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INFO CLIMAT
Changement climatique
Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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    Mercredi 27/02/19 - Des microplastiques jusque dans les entrailles des océans

    Aucun écosystème marin n'est épargné par la pollution au plastique: des chercheurs ont découvert pour la première fois des microplastiques dans les entrailles de mini crustacés vivant à près de 11 km de profondeur.

    Les auteurs de cette étude publiée mercredi dans la revue Royal Society Open Science ont disséqué 90 spécimens d'amphipodes Lysianassidés, sortes de minuscule crevettes, récoltés au fond de six des plus profondes fosses océaniques réparties autour de la Ceinture du Pacifique.

    Nylon, polyéthylène, PVC, soie synthétique... 65 individus (plus de 72%) contenaient au moins une microparticule.

    Et la contamination concerne tous les sites, avec un minimum de 50% des spécimens collectés à près de 7.000 mètres de profondeur dans la fosse des Nouvelles-Hébrides ayant ingéré du plastique, à 100% chez ceux capturés à près de 11.000 mètres dans la fosse des Mariannes, la plus profonde connue.

    "Une partie de moi s'attendait à trouver quelque chose, mais pas au point d'avoir 100% des individus du lieu le plus profond du monde ayant des fibres dans leurs entrailles. C'est énorme", explique à l'AFP Alan Jamieson, chercheur en écologie marine à l'université britannique de Newcastle.

    Plus de 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année, dont une partie se retrouvent dans l'océan.

    Si selon des estimations scientifiques, quelque 5.000 milliards de morceaux de plastique pesant plus de 250.000 tonnes flottent à la surface, la matière finit par se dégrader en microparticules qui coulent au fond des mers.

    L'impact de l'ingestion des microparticules par ces organismes qui sont le début de la chaine alimentaire des abysses n'est pas connu. Mais il y a sans doute un risque d'obstruction.

    "C'est comme si vous avaliez une corde de polypropylène de 2 mètres et que vous espériez que ça n'ait pas d'impact sur votre santé", commente le chercheur.

    Et une fois entrés dans la chaîne alimentaire, "il y a une forte probabilité" d'un "cycle perpétuel" de transfert de ces microplastiques d'un animal à son prédateur.

    Source: www.7sur7.be avec Belga


    Mardi 26/02/19 - L'UE prévoit déjà 10 milliards d'euros pour devenir climatiquement neutre

    La Commission européenne a présenté mardi son nouveau Fonds pour l'innovation, principal outil financier d'un programme d'investissement de plus de 10 milliards d'euros sur la période 2020-2030 dans des technologies à faible intensité de carbone.

    "Moins de trois mois après l'adoption de notre vision stratégique pour une Europe neutre pour le climat d'ici 2050, notre objectif est de continuer à construire une économie moderne, compétitive et socialement juste dans l'esprit de l'accord de Paris", a commenté le commissaire pour l'action pour le climat, Miguel Arias Canete.

    Quels investissements?

    Pour déployer des technologies innovantes à une échelle industrielle, la Commission investit dans les secteurs à forte intensité énergétique, dans le captage, le stockage et l'utilisation du carbone, dans le secteur des énergies renouvelables et dans le stockage de l'énergie.

    La Commission entend lancer dès 2020 le premier appel à propositions dans le cadre du Fonds pour l'innovation. Il sera suivi par des appels réguliers jusqu'en 2030.

    D'où proviendra l'argent?

    Le Fonds mettra en commun des ressources s'élevant à environ 10 milliards d'euros, en fonction du prix du carbone. Il tire notamment ses recettes de la vente de quotas d'émission sur le marché du carbone ainsi que des fonds non utilisés de son prédécesseur, le programme NER 300. Le champ d'application de ce dernier était jugé trop étroit et son mode de gouvernance et de délivrance trop lourd.

    Source: www.7sur7.be avec Belga


    26/02/19 - Le réchauffement climatique menace une couche protectrice de nuages

    Surplombant les océans, les nuages de basse altitude refroidissent l'atmosphère en réfléchissant les rayons du soleil vers l'espace. Mais le triplement de la concentration de CO2 dans l'atmosphère pourrait les faire disparaître et faire grimper en flèche le thermomètre, expliquent des scientifiques lundi.

    Les stratocumulus couvrent environ 20 % de la surface des océans dans les zones tempérées du globe et se trouvent en particulier dans les parties est des océans, par exemple le long de la Californie, du Mexique et du Pérou.

    Leur disparition entraînerait un réchauffement « d'environ huit degrés Celsius, qui s'ajouterait au réchauffement climatique provoqué par la hausse de la concentration des gaz à effet de serre » due aux activités humaines, avertit l'étude.

    « Nos résultats montrent qu'il existe des seuils de changement climatique dangereux dont nous n'avions pas conscience » jusqu'alors, explique à l'AFP Tapio Schneider, chercheur au Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, en Californie, et principal auteur de l'étude.

    Une augmentation des températures de cet ordre entraînerait une fonte de la glace dans les pôles et une montée des océans de dizaines de mètres, au-delà des capacités des humains à s'adapter, soulignent les scientifiques.

    La Terre n'a pas connu un tel climat depuis le début de l'Éocène (-53 à -48 millions d'années), quand la température moyenne était plus élevée d'environ 12 degrés et que des crocodiles peuplaient l'Arctique.

    Le réchauffement climatique en cours, de 1 °C par rapport à l'ère préindustrielle, entraîne déjà son lot de sécheresses, d'inondations et de cyclones. La concentration de CO2 a augmenté au cours de cette période de près de 45 % pour atteindre 410 parties par million (ppm).

    L'Accord de Paris, adopté en 2015, vise à limiter le réchauffement à +2 °C, idéalement +1,5 °C.

    Source: _ici.radio-canada.ca avec l'AFP


    Lundi 25/02/19 - L'écoanxiété: quand le sort de la planète vous angoisse

    Les changements climatiques font l'objet de multiples études, conférences et discussions sur la place publique. Pour certaines personnes, ils sont source d'un profond malaise appelé écoanxiété : un phénomène bien réel qui est de plus en plus observé par les scientifiques.

    Ils sont angoissés, ne dorment plus, ressentent un mal de vivre, une tristesse ou encore une colère face à leur propre impuissance et face à l'inaction des autres sur le plan du réchauffement planétaire. Ils souffrent d’écoanxiété.

    Krystel Papineau se décrit comme une écoanxieuse. Elle travaille dans le milieu de l'environnement depuis 20 ans et commence à ressentir les effets des changements climatiques sur sa santé mentale.

    Angoisse, impuissance, colère, chagrin profond, les symptômes de cette anxiété écologique sont multiples.

    Pour Amélie Côté, activiste écologique, cette anxiété se manifeste de façon cyclique. « Ce n'est pas constant, mais ça revient toujours », dit-elle.

    « Il y a une bonne palette de sentiments qui peuvent être vécus. Parfois, ça prend la forme d'une grande fatigue. Face à l'ampleur de la tâche, on devient fatigué ou découragé. Il peut y avoir de la colère face à l'inaction ou encore face à des gestes qu'on voit », explique-t-elle.

    Un concept étudié

    Inventé à l'aube des années 2000 par le philosophe australien Glenn Albrecht, le terme solastalgie ou écoanxiété se décrit comme une forme de détresse existentielle causée par les changements environnementaux.

    Ce phénomène observé par des chercheurs est de plus en plus répandu dans le monde.

    À Montréal, le psychologue Joe Fanders note une augmentation du nombre de patients inquiets du sort de l'humanité.

    Faire son épicerie peut devenir une source de culpabilité et de stress, illustre le spécialiste.

    « C'est très difficile de vivre dans un milieu urbain et de prendre conscience de l'omniprésence du plastique autour de nous. Ce sont des éléments déclencheurs de cette anxiété », indique-t-il.

    Un stress pour les jeunes

    Plusieurs études démontrent que les jeunes sont plus touchés par les enjeux environnementaux que les générations qui les précèdent, comme c’est le cas d’Adam Debbih, un élève de 16 ans.

    « En fait, je suis vraiment stressé par ces changements parce que je sais qu'on ne les voit pas, mais c'est ça qui me fait peur. Ça va venir d'un coup et nous frapper en plein visage. »

    De son côté, Béatrice Grace Castonguay admet faire des cauchemars dans lesquels la Terre est complètement détruite à cause des changements climatiques. « C'est un stress et ça affecte mes choix de vie », lance-t-elle.

    Certains de ses camarades de classe affirment que l'enjeu climatique les pousse à remettre en question leurs ambitions.

    Audrey Bibeau, une jeune fille de 16 ans, s’interroge sur son avenir. « Ça me brime dans mes choix de carrière. Je veux un emploi écoresponsable. Je n'ai pas envie de choisir un domaine comme le marketing, par exemple, pour encourager encore plus la consommation », confie-t-elle.

    Des pistes de solution

    Pour Joe Fauders, le traitement de l'écoanxiété est le même que pour n'importe quel type d'anxiété.

    « L'aspect très important du traitement repose dans la gestion de l'incertitude. Avec les changements climatiques, le niveau d'incertitude est très élevé, puisque personne ne sait précisément quand ni à quel point nous allons être affectés par ces bouleversements. C'est pour cette raison qu'il faut demeurer optimiste et apprendre à vivre avec cette incertitude », affirme-t-il.

    Une autre piste de solution est le militantisme. Selon l'écosociologue Laure Waridel, le meilleur antidote à l'écoanxiété réside dans l'engagement social.

    « Il existe une panoplie de gestes qu'on peut poser et qui font qu'on fait plus partie des solutions que du problème », déclare-t-elle.

    Comme tout problème de santé mentale, briser l'isolement est aussi une source puissante de résilience et d'espoir.

    Source: ici.radio-canada.ca - Rédaction: Jacaudrey Charbonneau


    Vendredi 22/02/19 - L'exploitation des sables bitumineux perturbe la santé de la faune

    Dans le nord-est de l'Alberta, à proximité de l'industrie pétrolière, les chercheurs rapportent des taux de reproduction plus bas, des organes sexuels modifiés et la présence de poison à rat dans plusieurs des spécimens analysés.

    Pékan, martre, rat musqué, loutre de rivière, les spécimens s’accumulent dans le laboratoire de Philippe Thomas, biologiste de la faune à Environnement et Changement climatique Canada. Les animaux à fourrure sont des sentinelles pour évaluer l’impact des polluants.

    Au total, près de 2000 animaux ont été analysés dans le cadre du programme conjoint Canada-Alberta de surveillance de l’environnement dans les zones d’exploitation de sables bitumineux, amorcé en 2012.

    Le biologiste Philippe Thomas séjourne régulièrement dans les communautés autochtones du nord-est de l’Alberta pour documenter l’effet des polluants.

    De concert avec les Premières Nations, il choisit les sites à échantillonner.

    Les animaux sont disséqués sur place. Des échantillons d’organes tels que le cerveau, le foie, les reins, les muscles ainsi que les organes reproducteurs sont ensuite acheminés au Centre national de recherche sur la faune, à Ottawa.

    Au fil des analyses, Philippe Thomas a découvert des changements importants qui touchent la loutre de rivière. Chez le mâle, le baculum, ou os pénien, est plus fragile et moins dense à proximité des sables bitumineux, ce qui veut dire qu’il casse plus facilement.

    « On a déterminé que, près de l’industrie pétrolière, les os du pénis des loutres sont en moins bonne santé », dit le chercheur.

    Des loutres stressées

    Le profil hormonal des animaux est également anormal, tant chez les mâles que chez les femelles. En laboratoire, Philippe Thomas mesure l’impact de ces perturbations sur le taux de reproduction des loutres en récoltant les blastocystes produits au stade précoce du développement embryonnaire.

    Les résultats sont clairs : à proximité des sables bitumineux, les loutres sont plus stressées, leur taux de cortisol est plus élevé et elles se reproduisent moins bien.

    Au fil de ses recherches, Philippe Thomas a également découvert du poison à rat dans des carcasses d’animaux à fourrure, en lien avec l’utilisation des raticides pour limiter la présence des rongeurs dans les camps de travailleurs et sur les sites industriels. Il a sensibilisé l’industrie, qui a collaboré pour mettre en place des solutions de rechange.

    Au cœur de la communauté

    Le dialogue avec les partenaires autochtones qui vivent près des sables bitumineux est au cœur du programme de surveillance. Par exemple, c’est en dialoguant avec des trappeurs que Philippe Thomas a fait sa découverte sur l’impact du poison à rat.

    Le savoir autochtone permet à Philippe Thomas de mieux cibler les problèmes à étudier. Le biologiste profite de ses séjours sur place pour discuter avec la communauté et partager ses résultats.

    Avec des collègues de l’Université McMaster, Philippe Thomas vient d’obtenir 1,5 million de dollars pour étudier la santé des visons dans le delta de la Paix et la rivière Athabasca. Une colonie de visons est en construction dans la communauté autochtone de Fort Chipewyan, qui jouera un rôle central dans le projet.

    Source + photos: ici.radio-canada.ca - Rédaction: Chantal Srivastava


    22/02/19 - La biodiversité, si cruciale pour notre alimentation et notre agriculture, disparaît de jour en jour

    Le premier rapport du genre sur l’état de la biodiversité pour l’alimentation et l’agriculture présente des preuves de plus en plus tangibles et inquiétantes que la biodiversité qui sous-tend nos systèmes alimentaires est en train de disparaître, menaçant gravement l'avenir de notre alimentation, de nos moyens de subsistance, de notre santé et de notre environnement.

    Une fois perdue, prévient le rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) diffusé ce vendredi, la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture -- c'est-à-dire toutes les espèces qui sous-tendent nos systèmes alimentaires et soutiennent les personnes qui cultivent et/ou produisent notre nourriture -- ne peut plus être récupérée.

    «La perte de la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture compromet sérieusement notre capacité à alimenter et à nourrir une population mondiale en croissance constante. Cela réduit notre efficacité face aux défis croissants du changement climatique et limite notre capacité à cultiver sans nuire à l’environnement», a déclaré notamment M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

    «Moins de biodiversité signifie que les plantes et les animaux sont plus vulnérables aux parasites et aux maladies. En plus de notre dépendance à l’égard d’un nombre décroissant d'espèces pour nous nourrir, la perte croissante de la biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture met en péril notre sécurité alimentaire déjà fragile», a encore dit M. Graziano da Silva.

    La biodiversité pour l'alimentation et l'agriculture comprend toutes les plantes et tous les animaux –sauvages et d’élevage – qui fournissent de la nourriture aux humains, des aliments pour les animaux, des combustibles et des fibres. C'est aussi la myriade d'organismes qui soutiennent la production alimentaire par le biais de services écosystémiques et qu’on appelle la «biodiversité associée». Cela inclut toutes les plantes, animaux et micro-organismes (tels qu'insectes, chauves-souris, oiseaux, mangroves, coraux, herbiers, vers de terre, champignons et bactéries du sol) qui maintiennent la fertilité des sols, pollinisent les plantes, purifient l'eau et l'air, gardent les poissons et les arbres en bonne santé, et combattent les parasites et les maladies des plantes et du bétail.

    Le rapport, élaboré par la FAO sous la direction de la Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture, examine tous ces éléments. Il s’appuie sur les informations fournies spécifiquement pour son élaboration par 91 pays et sur l'analyse des dernières données mondiales.

    Source: ONU


    19/02/19 - Les villes ont un rôle important à jouer dans la promotion d’une alimentation saine et durable

    L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a appelé mardi les villes et autorités locales à œuvrer en faveur d’une alimentation plus saine et durable.

    « Le développement durable ne peut être atteint que si nous traduisons nos engagements mondiaux en actions locales », a souligné le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, lors d’une réunion au siège de l’ONU consacrée aux rôles des villes dans la réalisation du Programme de développement durable à l'horizon 2030. « Après tout, c’est au niveau local que les gens vivent, mangent, consomment de l’eau et se débarrassent de leurs ordures », a-t-il dit.

    « La plupart des défis auxquels sont confrontées les villes, y compris le changement climatique et la sécurité alimentaire, sont de nature globale et requièrent des solutions adaptées aux contextes locaux », a renchéri la Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, María Fernanda Espinosa, organisatrice de la réunion et qui a conviée plusieurs maires, responsables gouvernementaux et innovateurs à cette occasion pour partager leurs expériences.

    55% de la population mondiale vit aujourd’hui en zone urbaine. Un chiffre qui devrait passer à 68% en 2050 alors que la planète connait une forte urbanisation notamment en Afrique et en Asie, deux continents où se concentrent l’essentiel de la faim et la pauvreté.

    Au cours des trois dernières années, la faim a augmenté tout comme le nombre de personnes souffrant d’obésité. « Le surpoids et l'obésité sont en augmentation partout, mais surtout dans les zones urbaines, où les gens sont plus susceptibles de manger des aliments transformés de moindre qualité, riches en acides gras trans, en sucre et en sel », a alerté M. Graziano da Silva.

    La FAO appelle à mettre en place des systèmes alimentaires offrant à tous des aliments sains et nutritifs, tout en préservant les ressources naturelles et la biodiversité de la planète. Et « les villes ont un rôle fondamental à jouer dans cette transformation indispensable de nos systèmes alimentaires », estime le chef de la FAO.

    Favoriser un « continuum rural-urbain »

    « Nous ne pouvons plus considérer les zones rurales et urbaines de façon dichotomique, comme des choses dissociées », a insisté M. Graziano da Silva, soulignant que le développement durable appelle au renforcement des liens entre ces deux types d’espaces fondé sur une approche territoriale promouvant un « continuum rural-urbain ».

    Pour le chef de la FAO, les citadins ne peuvent être considérés comme de simples consommateurs de produits alimentaires et les communautés rurales ne doivent pas être perçues exclusivement comme des producteurs de produits alimentaires.

    Dans cette perspective, la FAO appelle à fournir aux familles d’agriculteurs un meilleur accès aux services, aux infrastructures et aux marchés. L’agence onusienne estime également nécessaire de créer les conditions permettant aux citadins de consommer plus d'aliments frais et nutritifs en s'appuyant sur des chaînes d'approvisionnement courtes et sur une agriculture située en zones urbaines et périurbaines. Une telle transformation appelle également à réduire la quantité de nourriture perdue ou gaspillée qui demeure importante dans les villes.

    Lancement du Cadre de la FAO pour l'agenda alimentaire en milieu urbain

    Lors de la Conférence de l’ONU sur l’habitat et le développement urbain durable (Habitat III) qui s’est tenue à Quito en 2016, la FAO a participé à l'adoption du ‘Nouvel agenda urbain’.

    « Pour appuyer la mise en œuvre du ‘Nouvel agenda urbain’, nous avons développé le ‘Cadre de la FAO pour l'agenda alimentaire en milieu urbain' », a rappelé le chef de la FAO. Un cadre qui sera officiellement lancé à Rome le 7 mars 2019.

    Le cadre affirme le principe que le développement durable nécessite une réflexion systémique. Il présente des idées sur la mise en œuvre d'actions visant à créer de l'emploi, renforcer des chaînes de valeur alimentaires locales et réduire et gérer les niveaux élevés de gaspillage alimentaire constatés dans de nombreuses villes.

    Le cadre reconnaît également que le développement des systèmes alimentaires dépend dans une large mesure du comportement des consommateurs dans les zones urbaines. M. da Silva a ainsi rappelé qu’environ 80% de tous les aliments produits dans le monde sont aujourd’hui consommés en ville. « Les consommateurs urbains peuvent donc constituer un point d'entrée très efficace pour promouvoir la transformation vers production agricole plus durable », a souligné le chef de la FAO.

    Source: ONU info


    17/02/19 - Une Danoise nommée à la tête du Programme des Nations Unies pour l'environnement

    Après avoir consulté les présidents des groupes régionaux des États membres, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a informé ce weekend l'Assemblée générale de son intention de nommer Inger Andersen, du Danemark, au poste de Directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

    Mme Andersen remplacera Erik Solheim, de la Norvège, qui a démissionné en novembre 2018. La Directrice exécutive adjointe du PNUE (appelé aussi ONU Environnement), Joyce Msuya, de la Tanzanie, a assuré l’intérim.

    Mme Andersen est actuellement Directrice générale de l'Union internationale pour la conservation de la nature, poste qu'elle occupe depuis 2015.

    Elle a précédemment occupé divers postes de direction à la Banque mondiale et aux Nations Unies, tout récemment en tant que Vice-présidente de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord à la Banque mondiale et Vice-présidente du développement durable et cheffe du groupe consultatif du conseil du Fonds international de recherche agricole.

    Source: ONU info


    17/02/19 - Un bateau en plastique recyclé fait campagne contre la pollution par les plastiques dans les océans

    Après avoir parcouru 500 km de l'île kenyane de Lamu à l'île tanzanienne de Zanzibar, le tout premier voilier traditionnel au monde construit en plastique recyclé, le Flipflopi, a réussi à faire prendre conscience de la nécessité de surmonter l’un des plus grands défis environnementaux au monde : la pollution par les plastiques.

    Le projet Flipflopi a été co-fondé par le voyagiste kenyan Ben Morison en 2016 et le bateau a été construit par des artisans et une équipe de bénévoles qui ont utilisé 10 tonnes de plastiques recyclés. Le bateau tire son nom des 30.000 tongs recyclées utilisées pour décorer sa coque multicolore.

    La campagne pour des mers propres (Clean Seas) de l'agence des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) s'est associée à Flipflopi pour ce voyage le long de la côte est-africaine, qui a débuté le 23 janvier pour se terminer le 7 février, dans le but d'inciter les citoyens d'Afrique et du monde entier à prendre davantage conscience des dangers de la pollution plastique.

    La campagne Clean Seas a été lancée en 2017 pour inciter les gouvernements, les entreprises et les citoyens à éliminer, d’ici 2022, deux sources majeures de déchets marins : les microplastiques dans les cosmétiques et les plastiques à usage unique.

    Huit millions de tonnes de plastiques dans les océans chaque année

    Chaque année, plus de 8 millions des tonnes de plastiques finissent dans les océans, ravageant la faune marine, la pêche et le tourisme et causant des dégâts d'au moins 8 milliards de dollars aux écosystèmes marins. Jusqu'à 80% des déchets dans les océans sont en plastique.

    Au cours de son voyage, le Flipflopi a fait plusieurs escales pour informer les habitants de la région de ce qu'ils pouvaient faire pour enrayer la propagation des déchets plastiques toxiques, notamment dans les villes côtières de Kipini, Malindi et Mombasa, au Kenya.

    Des ateliers ont été organisés pour permettre aux membres des communautés locales de mieux comprendre les conséquences du déversement de déchets plastiques dans l'océan et de montrer aux enfants comment créer de nouveaux objets utiles à partir de bouteilles en plastique qui ont été jetées.

    Au cours du voyage du Flipflopi, des engagements en matière de lutte contre la pollution ont été annoncés à chaque escale. L’un des plus importants est l’engagement pris de fermer le site d’enfouissement de Kibarani à Mombasa, qui laisse une eau toxique s’écouler directement dans l’océan. Kibarani est en train d'être restauré et planté d'arbres. Les déchets seront éliminés sur un nouveau site de manière plus respectueuse de l'environnement.

    Un autre résultat positif de la campagne a été la décision de 29 entreprises, dont 22 hôtels, de réduire leurs déchets plastiques grâce à des mesures telles que l'interdiction d'utiliser des bouteilles et des pailles en plastique.

    Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre des efforts du Kenya pour devenir un pionnier mondial de la lutte contre la pollution par les plastiques. En août 2017, le pays a instauré l'interdiction la plus sévère au monde en matière de sacs en plastique. Quiconque produisant, vendant ou utilisant un sac en plastique risque une peine de prison pouvant aller jusqu'à quatre ans ou une amende de 40.000 dollars.

    La prochaine étape pour le Flipflopi sera un voyage dans la capitale kényane, Nairobi, où chefs d’État, ministres de l’Environnement, activistes de l’environnement, innovateurs, ONG et PDG d’entreprises multinationales se réuniront pour la quatrième Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement du 11 au 15 mars 2019.

    Source: ONU info


    08/02/19 - Australie: le climat invoqué par un tribunal pour rejeter un projet minier

    Un tribunal australien a rendu aujourd'hui une décision potentiellement lourde de conséquences pour l'industrie minière en invoquant le réchauffement climatique et l'Accord de Paris pour rejeter un projet de mine de charbon.

    Le tribunal des affaires foncières et environnementales de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, dans l'ouest de l'Australie, a estimé que le projet de mine de charbon à ciel ouvert de Rocky Hill, situé à Gloucester, à 220 km au nord de Sydney, intervenait "au mauvais endroit, au mauvais moment".

    La décision rendue par le juge Brian Preston se distingue en particulier par le fait qu'elle ne s'appuie pas seulement sur les études d'impact local du projet de la société Gloucester Resources, mais aussi sur les répercussions secondaires en termes de réchauffement climatique liées à l'utilisation du charbon.

    "Au mauvais endroit parce qu'une mine de charbon à ciel ouvert dans ce paysage spectaculaire et culturel (...) aura des impacts importants en termes visuel, social et en termes d'aménagements", peut-on lire dans la décision.

    "Au mauvais moment parce que les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la mine de charbon et des produits du charbon accroîtront les concentrations mondiales de GES au moment où ce qui est nécessaire et urgent, pour atteindre les objectifs climatiques qui ont été agréés, est une baisse rapide et profonde des émissions de GES", écrit le juge.

    "Il faut éviter ces conséquences graves. Le projet doit être refusé", poursuit-il. "Toutes les ressources naturelles ne doivent pas nécessairement être exploitées."

    Le contentieux climatique est né

    La décision cite à de multiples reprises l'Accord de Paris sur le climat, que l'Australie a ratifié en 2016, et la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Et des climatologues avaient été appelés à témoigner. Ainsi le chercheur Will Steffen a-t-il rappelé au tribunal que la température moyenne de surface avait augmenté en Australie d'un degré au cours du dernier siècle.

    Les organisations environnementales avaient fait de la mine de Rocky Hill un dossier "de référence" pour le droit australien en espérant qu'il crée un précédent. L'Australie est un des premiers producteurs de charbon au monde, et son premier exportateur, alimentant les centrales électriques de Chine, d'Inde, de Corée du Sud ou encore du Japon.

    "C'est une décision d'une importance énorme", a déclaré l'avocat David Morris, conseil du Bureau des défenseurs de l'environnement (EDO), une ONG qui représente les habitants en lutte contre le projet de Rocky Hill.

    "Cela annonce l'arrivée du contentieux climatique en Australie", a-t-il dit à l'AFP. "C'est la première fois que le changement climatique est utilisé comme un motif de refus d'un projet d'énergie fossile dans ce pays et, à ce que je sache, ailleurs aussi."

    Le tribunal avait été saisi par Gloucester Resources après que son projet de mine a été rejeté par les autorités de Nouvelle-Galles du Sud. Le groupe minier non coté, qui espérait extraire sur 16 ans 21 millions de tonnes de charbon du site de Rocky Hill, n'a pas pu être joint dans l'immédiat par l'AFP. Gloucester Resources, qui promettait notamment de créer 170 emplois, peut encore faire appel.

    Un des pays qui génère le plus de gaz à effet de serre par habitant

    Plusieurs projets miniers, notamment le gigantesque projet Carmichael du géant indien Adani, sont notamment confrontés à de multiples recours judiciaires en raison de leur impact environnemental.

    En raison de sa dépendance massive au charbon et de sa population relativement restreinte - 25 millions d'habitants - l'Australie est un des pays qui génère le plus de gaz à effet de serre par habitant.

    Le gouvernement conservateur du Premier ministre Scott Morrison traîne les pieds en matière de lutte contre le réchauffement, ayant fait du développement économique une priorité aux dépens des objectifs de réduction des émissions.

    Il a reconnu en décembre être mal parti pour respecter les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2030 déterminés dans le cadre de l'Accord de Paris.

    Source: www.lefigaro.fr avec l'AFP


    06/02/19 - Les quatre dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées

    L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a confirmé mercredi que les années 2015, 2016, 2017 et 2018 ont été les plus chaudes jamais enregistrées.


    En 2018, la température moyenne à la surface du globe dépassait de quelque 1,0 °C (avec une marge d’erreur de ±0,13 °C) celle de l’époque préindustrielle (1850-1900). 2018 se classe au quatrième rang des années les plus chaudes constatées, après 2016 (1,2 °C de plus qu’à l’époque préindustrielle) et 2015 et 2017 (1,1 °C de plus qu’à l’époque préindustrielle pour ces deux années).

    « Il est bien plus important d’examiner l’évolution à long terme de la température, qui accuse une tendance à la hausse, que d’opérer un classement entre les différentes années », a souligné le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas dans un communiqué. « Les 22 dernières années comptent les 20 années les plus chaudes jamais enregistrées, et le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel, tant à la surface des terres que dans les océans », a-t-il précisé.

    Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a pris note « avec préoccupation » des informations confirmées par l’OMM. Pour M. Guterres, les données publiées par l'OMM confirment « l'urgence de lutter contre le changement climatique », a indiqué son porte-parole dans une déclaration de presse.

    Cette urgence avait déjà été soulignée dans le récent rapport spécial du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) concernant les effets du réchauffement planétaire de 1,5 ° C par rapport aux niveaux préindustriels. Selon ce rapport, limiter le réchauffement de la planète à 1,5 ° C nécessite des transitions rapides et profondes dans les domaines des terres, de l'énergie, de l'industrie, des bâtiments, des transports et des villes.

    « Le Secrétaire général note que, pour opérer ces transformations, nous devons augmenter de manière significative le niveau mondial d'action et d'ambition pour le climat », a dit son porte-parole.

    Pour atteindre un taux d’émission « net zéro » d’ici à 2050, les émissions nettes mondiales de dioxyde de carbone dues à l'homme devraient être réduites de 45% environ par rapport aux niveaux de 2010 d’ici à 2030, souligne le groupe d’experts.

    Pour le Secrétaire général de l’OMM, nombre des phénomènes météorologiques extrêmes constatés s’inscrivent dans la logique d’un climat en évolution. « C’est une réalité à laquelle nous devons nous confronter. La communauté internationale doit donner la priorité absolue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et aux mesures d’adaptation au climat », a souligné M. Taalas.

    Mobiliser la volonté politique pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris
    M. Guterres organisera un sommet sur l’action pour le climat au siège de l’ONU le 23 septembre à la veille de l’ouverture du débat général de la prochaine Assemblée générale des Nations Unies qui réunira les chefs d’Etat et de gouvernements du monde entier.

    Avec ce sommet, le Secrétaire général cherche « à mobiliser la volonté politique nécessaire pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris » sur le climat, a dit son porte-parole. L’occasion de souligner l’importance d’une action transformatrice dans tous les domaines où elle est nécessaire.

    Le sommet de septembre se concentrera sur neuf domaines clés : davantage d’ambition dans la réduction des émissions ; la transition énergétique ; la transition dans le secteur industriel ; des solutions basées sur la nature ; les infrastructures, les villes et l’action locale ; la finance climatique et la tarification du carbone ; la résilience et l’adaptation ; les facteurs sociaux et politiques ; et la mobilisation.

    « Le Secrétaire général travaille en étroite collaboration avec les États membres et les parties prenantes non parties au traité pour donner au sommet des résultats dans ce domaine », a dit son porte-parole, afin de donner un « nouvel élan à la course pour répondre aux objectifs de l'Accord de Paris ».

    Source: ONU info


    05/02/19 - Réaliser une agriculture durable nécessite une approche intégrée

    L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a lancé mardi une nouvelle publication Alimentation et agriculture durables : une approche intégrée, qui vise à présenter des données modernes sur la manière dont une agriculture durable peut être continuellement améliorée.

    « Nous avons atteint la limite du paradigme de la révolution verte », a déclaré José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, à l’occasion du lancement de cette publication.

    « Nous ne pouvons pas continuer à produire des aliments de la même manière que dans le passé », en nous fiant aux techniques agricoles intensives, aux intrants chimiques et à la mécanisation, et nous avons «besoin d'adopter une approche plus globale de la durabilité», a-t-il souligné lors d'une table ronde tenue aujourd'hui.

    Le livre est une contribution fondamentale à l'importance qu’il convient d’accorder à la mise en place de cadres politiques permettant de faire face aux défis posés par le changement climatique et une population mondiale croissante, a souligné M. Graziano da Silva.

    Il faut avant tout des politiques pour s'attaquer aux conflits d'intérêts qui surgissent inévitablement face à la nécessité d'un changement, a-t-il dit. Evoquant la nécessité d’améliorer les revenus et les opportunités d’agriculture pour les communautés rurales du monde entier, en particulier dans les pays en développement, il a déclaré que trop souvent, essayer d’intégrer de nouvelles techniques aux modèles existants ne permet pas « d’intégrer tous les acteurs et aller de l'avant ».

    « La seule façon de réunir et d'harmoniser les choses pour aller de l'avant est de réviser les politiques et les orientations », a-t-il ajouté.

    Fruit des travaux de 78 experts
    Le livre, un ouvrage de 585 pages publié par la FAO avec la Division de la presse académique d’Elsevier, rassemble les travaux de 78 experts de la FAO et d’un large éventail d’universités et d’organisations du monde entier.

    Il est organisé en 48 chapitres et cinq sections, couvrant des domaines allant de la démographie et la pauvreté rurale à la biodiversité et à la pénurie d’eau, tout en cherchant des exemples viables de la façon d’accroître la productivité agricole en intégrant différents secteurs sans nuire ni même augmenter le capital environnemental et social existant.

    Les analyses de l’ouvrage ont pour objectif d'identifier et d'équilibrer les arbitrages qui se produisent généralement et de mettre en évidence les initiatives de gouvernance et de politique qui ont permis de les résoudre aux niveaux mondial et national.

    La nouvelle publication s'adresse aux décideurs, aux professionnels de la recherche et de la vulgarisation agricoles, aux praticiens du développement, aux étudiants et aux enseignants de sciences biologiques, sociales et agricoles. Elle vient compléter la récente publication de la FAO, Transformer l’alimentation et l’agriculture pour atteindre les objectifs de développement durable, qui décrit 20 actions interdépendantes menant aux changements transformationnels requis.

    Source: ONU info


    Lundi 04/02/19 - «La rareté des ressources est une formidable chance !»

    Loin d'être un problème, Jean Fèvre soutient que la rareté est au contraire une opportunité pour le progrès économique. Il dessine ainsi une vision de l'écologie qui ne cède pas à la tentation du catastrophisme.

    Les ressources de notre monde sont-elles finies ou infinies ? La rareté est une chance et une formidable espérance pour les générations à venir.

    L'infini est. De ce fait, le temps a été conçu, pas l'éternité. Pourtant certaines « élites » affirment que nous serions entrés dans un monde fini ; l'Homme vide le monde de ses ressources. Bientôt, il ne restera plus rien. Là où nous sommes aujourd'hui, 509 millions au sein de l'Union européenne et plus de 700 millions à travers l'Europe, nous n'étions que 30 millions sous Charlemagne. Pourtant, les élites de l'époque affirmaient déjà que nous ne pourrions plus nourrir le moindre enfant supplémentaire. Aujourd'hui, la vision de nos élites reste la même : comment le monde pourra-t-il nourrir 9 milliards d'habitants en 2050 alors que déjà aujourd'hui 800 millions souffrent de problèmes de sous-nutrition ? Et si c'était encore faux ?

    L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) précise que 30 à 60 % de la production agricole mondiale sont détruits sans jamais être consommée, au cours du stockage en Afrique, par manque de transformation en Inde, par excès des déchets dans les restaurants des métropoles mondiales, etc.

    Par ailleurs, si l'on se penche sur les causes de la famine, on se rend compte que son origine est humaine et qu'elle n'existe que là où il y a des guerres et là où l'État est tout-puissant (Yémen, Soudan du Sud, Somalie, Venezuela, etc.) À l'inverse, partout où la liberté d'entreprendre est protégée, les cuves débordent, au point qu'on invente des quotas ou des primes pour l'agriculteur qui renoncerait à cultiver sa terre !

    À chaque fois que nous pensons que nous avons atteint une limite, c'est que nous vivons une crise spirituelle, une crise de l'esprit. Notre créativité, notre imagination, nos rêves, nos fulgurances, nos questions ne se dessinent pas comme une asymptote ! Ils suivent une exponentielle sans limite.

    Si ce monde a eu un début, alors il aura sans doute une fin. La rareté des ressources sera-t-elle le signe de ce début de la fin ? Erik Orsenna a publié «Un monde de ressources rares » (Le Cercle des Économistes), résumé, en couverture, par un sablier, laissant passer les dernières gouttes de pétrole de la planète.

    Ainsi, le monde serait une juxtaposition de citernes: une citerne d'eau, puis une citerne de pétrole, puis une citerne de blé, etc. dont le volume serait fini jusqu'à épuisement. De quoi désespérer les générations à venir. Sans avenir, autant donc en profiter avant qu'il ne reste plus rien et se laisser entraîner dans le tourbillon consumériste, individualiste, règne de l'individu-roi ; ou alors s'engager dans les combats « écolo » idéologiques qui mélangent lutte des classes, alter-mondialisme, décroissance et écologie.

    Si nous sortons de ces visions étriquées et profondément désespérantes du monde, il y a en effet de vraies urgences pour la planète. En premier lieu, la lutte contre la pollution et le gaspillage. En second lieu, et ô combien important, l'enseignement de l'écologie, qui n'est ni une activité économique, ni un mouvement politique, ni une révolution idéologique, mais une science dont l'objet est d'expliquer le fonctionnement de notre univers avec en son cœur la notion fondamentale de la rareté.

    En vérité, le monde n'est pas récemment « devenu » fini. L'écologie nous enseigne en effet que la rareté a toujours existé. La rareté n'a pas été toujours la même dans le temps (scandium ou yttrium n'étaient pas des « terres rares » au Moyen-Âge) et sur tous nos continents (ce qui est rare en Finlande n'est pas rare en Arabie). À l'époque de Néandertal, la planète comptait 100 000 habitants. L'Homme était un chasseur-cueilleur, un éternel migrant, marchant pour assurer sa survie. Il a fait plus de 10 000 km pour échapper aux périodes glaciaires et lutter contre cette rareté terrible : le manque de pain quotidien.

    L'écologie nous enseigne ensuite que l'homme est capable de produire ce qui est rare !

    L'Homme va observer la nature, comprendre les saisons, découvrir que des plantes portent des fruits et un jour oser planter ces fruits. Bref, l'Homme va inventer l'agriculture. Il va produire ce qui était rare : la nourriture. Il va devenir sédentaire, créer les premiers villages, avec leurs marchés pour écouler les excédents. À combien s'élevait la production agricole à l'époque de Néandertal ? ZÉRO ! Depuis, la production agricole n'a jamais cessé d'augmenter et peut déjà nourrir aujourd'hui 9 milliards d'habitants.

    Consternation de mes étudiants en dernière année d'école d'ingénieurs en agriculture : « On nous explique depuis 5 ans que la terre est finie, qu'elle ne peut plus nourrir ses habitants... alors que nous découvrons, non seulement que le cosmos n'est pas une simple juxtaposition de cuves au volume fini, mais que notre devoir, à la suite de nos grands-parents, est de remplir ces cuves jusqu'à les faire déborder!» Produire les ressources rares. La rareté est donc une bonne nouvelle pour celui qui ose entreprendre !

    En fondant, il y a 29 ans, l'activité Pechiney-High-Purity (PHP), j'avais déjà l'intuition que c'est l'offre qui crée la demande. En effet, la demande pour ce marché des alliages ultra-purs pour circuits intégrés et écrans LCD/TFT était encore balbutiante. On connaît la suite. Pionnier dans le domaine, PHP est devenu par la suite leader mondial du secteur avec 50 % de part de marché. Car tous les besoins préexistent. De fait, les crises structurelles de la demande n'existent pas. Toutes les crises, y compris la crise mondiale actuelle, sont des crises de l'offre, parce que l'offre existante est trop chère, pas assez performante, dépassée par des solutions plus innovantes. Notre offre à PHP était tellement supérieure à celle de nos concurrents japonais, américains ou allemands que nous avons réussi, malgré un coût du travail élevé en France, à transformer une ancienne usine des Pyrénées en leader mondial d'une ressource au cœur des circuits intégrés. Pour remplir les cuves, créer et multiplier des ressources nouvelles, il faut ainsi au contraire multiplier les échanges de biens, de services, de cultures et de savoirs. Aujourd'hui, nous ne sommes pas plus « cultivés » que l'Homme de Néandertal : nous sommes des chasseurs-cueilleurs de pétrole et de charbon. Heureusement, beaucoup d'hommes et de femmes travaillent à la production d'énergie. Ainsi, si l'on en croit l'Histoire, la question de la rareté énergétique sera bientôt un sujet sans intérêt médiatique.

    La rareté est donc une formidable chance pour notre monde. Cessons de ruminer une vision désespérée d'élites désespérantes et transmettons le devoir enthousiasmant de multiplier les ressources et d'entreprendre !

    Source : www.lefigaro.fr - Auteur: Jean Fèvre président de Business-School TANDEM. Il a notamment dirigé l'Institut de Gestion Internationale en Agroalimentaire (Campus HEC), puis fondé et dirigé l'association Nutripole au sein de la Chambre de Commerce et d'Industrie de région Paris - île de France. Il enseigne en dernière année de Master dans les Grandes Écoles de Commerce et d'Ingénieurs.


    Samedi 02/02/19 - Un séisme de 6,1 frappe l’Indonésie, pas d’alerte au tsunami

    L’ampleur des dégâts ou le nombre des victimes éventuelles n’étaient pas connus dans l’immédiat.

    Un séisme d’une magnitude de 6,1 a frappé samedi l’île de Mentawai, dans l’ouest de l’Indonésie, mais aucune alerte au tsunami n’a été émise, selon des sources officielles indonésiennes. L’évaluation du séisme est toujours en cours mais l’ampleur des dégâts ou le nombre des victimes éventuelles n’étaient pas connus dans l’immédiat.

    Le tremblement de terre s’est produit à dix km de profondeur sur l’île de Mentawai, dans la province de Sumatra, à une centaine de kilomètres au sud-est de la ville de Tuapejat et à 200 km au sud du port de Padang, selon l’USGS, les services américains de surveillance de l’activité sismique dans le monde. "Le séisme a été très fortement ressenti à Tuapejat. Nos officiers évaluent l’impact mais tout va bien pour l’instant", selon Akmal, le responsable de l’agence locale en charge des secours et des recherches.

    "Cela faisait très peur"

    Des scènes de panique ont cependant eu lieu dans les rues de Padang. "Cela faisait très peur. C’est le deuxième tremblement de terre que nous ressentons aujourd’hui. Notre demeure tremblait. Nous nous sommes précipités dehors", a confié Ira, une habitante de Padang.

    L’île de Mentawai avait été frappée par un tsunami en 2010, qui avait coûté la vie à plus de 400 personnes, et plus de 1 100 personnes avaient péri lors d’un tremblement de terre à Padang en 2009. L’année dernière, quelque 2 200 personnes sont mortes à Palu, sur l’île de Sulawesi, lors d’un tremblement de terre suivi d’un tsunami.

    Source + carte: www.sudouest.fr


    02/02/19 - Tunisie: séisme au large de Monastir

    Les services de météorologie ont enregistré, ce samedi matin, peu avant 10H00, un séisme de magnitude 3.14 sur l’échelle de Richter.

    L’épicentre du séisme se situe au large de la région de Monastir, à l’est des îles Kuriat.

    Source + carte: www.tunisienumerique.com


    02/02/19 - Pakistan: Séisme de magnitude 5,8 dans les montagnes de l'Hindou Kouch

    Un séisme de magnitude 5,8 a frappé samedi les montagnes de l'Hindou Kouch dans le nord-ouest du Pakistan.

    L'épicentre du séisme a été localisé près de la frontière avec l'Afghanistan à 208 kilomètres de profondeur, a indiqué l’agence météorologique pakistanaise dans un communiqué.

    Des habitants de la capitale Islamabad, de Peshawar, à la frontière afghane, et de Lahore (est) ont ressenti le séisme.

    Selon les médias indiens locaux, la secousse a été ressentie jusqu’en Inde, dans quelques zones de la capitale New Delhi et dans d'autres régions du nord du pays.

    Aucune perte humaine ou matérielle n'a été signalée jusqu'à 14h30 GMT.

    Source: www.actualite-news.com/fr


    Vendredi 01/02/19 - Fin des pesticides pour les particuliers, misez tout sur la biodiversité

    Depuis le 1er janvier, les jardiniers amateurs français n’ont plus le droit de se procurer, d’utiliser ou de stocker des produits à base de pesticides de synthèse, tels que le Roundup de Monsanto.

    Les ravageurs combattus par les pesticides ne comptent pas pour autant déserter nos potagers. Dès lors, comment protéger nos plantations ? En recherchant sur Google des solutions pour « jardiner sans pesticides », on retrouve souvent l’idée selon laquelle diversifier les plantes composant un jardin constituerait une arme efficace contre les ravageurs. Qu’en est-il réellement ?

    Les ravageurs désignent les insectes herbivores nuisibles pour l’agriculteur, le jardinier ou l’heureux propriétaire d’une terrasse fleurie ; en s’alimentant sur les plantes – sans les tuer, ce ne sont pas des prédateurs – ils compromettent la production ou la conservation de denrées alimentaires, ou altèrent l’esthétique des plantes d’ornement. Le doryphore, insecte de la famille des coléoptères, est par exemple l’un des pires ennemis de la pomme de terre. De son côté, la mineuse du marronnier, chenille ravageuse, donne une teinte brune aux feuilles de marronnier dès le début de l’été, leur donnant l’air moribond.

    Des ravageurs aux goûts sélectifs

    Tous les herbivores n’attaquent pas toutes les plantes, et toutes les plantes ne subissent pas les assauts de tous les herbivores. Ces interactions dépendent des espèces des unes et des autres.

    Les écologues distinguent les espèces spécialistes, des espèces généralistes. Les herbivores dits « spécialistes » ne sont capables de s’attaquer qu’à un petit nombre de plantes de la même famille. La piéride du chou, par exemple, est un papillon dont la chenille ne s’attaque qu’aux Brassicacées, la famille de plantes incluant le chou.

    À l’inverse, la chenille du papillon dite « noctuelle méditerranéenne » peut s’alimenter sur une gamme de plantes beaucoup plus large, appartenant à des familles botaniques différentes. On la qualifie donc d’espèce « généraliste ».

    Cette préférence des herbivores pour certaines plantes explique la capacité de résistance d’un potager comportant des plantes diverses.

    Les monocultures, cibles privilégiées des ravageurs

    Prenons un paysage agricole dominé par les champs de colza. Pour un insecte herbivore spécialiste friand de cette plante oléagineuse, c’est le paradis !

    Dans les années 1970, le chercheur américain Richard B. Root a formulé l’hypothèse selon laquelle ces grandes monocultures seraient plus susceptibles d’être attaquées par les herbivores spécialistes : ceux-ci auraient une plus grande chance de coloniser ces champs et seraient donc moins susceptibles d’en partir.

    Cette hypothèse, dite « de concentration de la ressource » a été largement vérifiée depuis. Dans ce contexte, la diversité des plantes joue le rôle de « diluant » : les plantes hôtes de l’herbivore spécialiste se retrouvent mélangées au milieu d’autres espèces végétales que l’herbivore ne reconnaît pas, voire même évite.

    Cela s’applique autant à la diversité des plantes dans un champ qu’à la diversité des cultures à l’échelle du paysage. Lorsqu’ils prospectent dans leur environnement à la recherche de nourriture, les herbivores spécialistes seraient plus susceptibles de se perdre en chemin quand leur ressource est diluée.

    Toutes les études ne vont toutefois pas dans le même sens. Il arrive qu’ils se concentrent au contraire dans les rares parcelles ou sur les quelques plantes hôtes qu’ils trouvent ! La diversité des plantes ne fait donc pas tout, parce qu’aux yeux et aux antennes de l’herbivore, toutes ne se valent pas.

    Résister en s’associant

    Comment les herbivores reconnaissent-ils et choisissent-ils leurs plantes hôtes ?

    Tout comme nous, les insectes herbivores utilisent leurs sens, la vue, l’odorat et le goût. Par exemple, les récepteurs olfactifs présents sur leurs antennes permettent aux insectes herbivores de reconnaître et de s’orienter vers les odeurs attractives émises par leurs plantes hôtes, tout en évitant les odeurs répulsives émises par celles qui n’entrent pas dans leur régime alimentaire.

    Des chercheurs de l’université d’Uppsala, en Suède, ont ainsi montré que des plants de pommes de terres cultivées en présence d’odeurs d’oignons étaient moins attractifs pour des pucerons que des plants 100 % pommes de terre ! On appelle « résistance par association » celle conférée par la présence de plantes voisines.

    Attention toutefois : associer différentes espèces de plantes ne marche pas à tous les coups ! Le phénomène inverse, dit de « susceptibilité par association », existe tout autant. Une plante émettant des composés répulsifs pour certains herbivores peut les amener à se concentrer sur les plantes voisines qui se retrouvent ainsi plus vulnérables. Dans un exemple classique, Jennifer White et Thomas Whitham ont montré que le peuplier était plus attaqué par la chenille arpenteuse d’automne lorsqu’ils étaient associés à l’érable négundo.

    Encourager les ennemis des herbivores

    En l’absence de pesticides de synthèse, le jardinier amateur pourra aussi utiliser la diversité des plantes pour favoriser les ennemis des herbivores. La diversité de taille ou d’architecture des plantes crée par exemple des habitats hétérogènes qui abritent une plus grande diversité de prédateurs (notamment des araignées, des carabes, des syrphes) que celle de cultures très homogènes.

    De plus, les prédateurs et les parasitoïdes – des organismes dont les larves se développent dans le corps des herbivores et les rongent de l’intérieur – peuvent bénéficier du nectar produit par certaines plantes et y trouver une source de nourriture complémentaire en cas de manque de proies. Dans ces deux cas, la diversité des plantes favorise la diversité et l’activité des prédateurs, ce qui – souvent, mais pas systématiquement – peut conduire à un meilleur contrôle des insectes herbivores.

    Les conseils pratiques délivrés par de nombreux sites Internet pour « jardiner sans pesticides » s’appuient donc sur des éléments bien établis. La recherche en écologie montre effectivement que la diversité des plantes permet de limiter l’impact des insectes herbivores sur les plantes – en réduisant l’accessibilité des herbivores à leurs plantes hôtes et rendant plus probable le contrôle biologique exercé par les ennemis naturels des herbivores.

    Mais ce que les recommandations omettent de préciser, c’est que toutes les associations ne se valent pas. Il est donc urgent de mieux comprendre pourquoi certaines associations de plantes « marchent », ou pas, pour lutter efficacement contre les insectes herbivores. Mélanger des plantes trop ressemblantes entre elles pourrait avoir des effets contraires à ceux attendus. La recherche en écologie a de beaux jours devant elle !

    Source illustrée: theconversation.com - Auteur: Bastien Castagneyrol, chercheur en écologie à l'Inra


    01/02/19 - La météo en janvier: un mois de températures extrêmes

    Le mois de janvier a été marqué par des phénomènes météorologiques violents, notamment des températures extrêmement froides en Amérique du Nord, des chaleurs record et des incendies de forêt en Australie, des températures élevées et des précipitations abondantes en Amérique du Sud et de fortes chutes de neige dans les Alpes et dans l'Himalaya, indique l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

    De grandes parties de l'Amérique du Nord ont été saisies par un afflux d'air arctique. Combiné aux vents en rafales, il produit un refroidissement dangereux dans une partie importante du Haut-Midwest jusqu'au nord-est des États-Unis. La masse d'air glaciale soutient également les fortes neiges à effet de lac sous le vent des Grands Lacs.

    Le National Weather Service des États-Unis a déclaré que les températures seraient bien inférieures à la moyenne dans la la vallée du Mississippi, la région des Grands Lacs, dans certaines parties du nord du littoral Atlantique. Dans le sud du Minnesota, le facteur de refroidissement éolien a poussé les relevés à -30,9 ° Celsius le 30 janvier. La plus basse température enregistrée aux Etats-Unis est de -48,9 °Celsius.

    Les températures extrêmement froides sont causées par l'influence du vortex polaire. Il s'agit d'une vaste zone de basse pression et d'air froid entourant le pôle Nord, avec de forts vents dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, connus sous le nom de jet-stream qui emprisonne le froid autour du pôle.

    Les perturbations dans le jet-stream et l'intrusion de masses d'air plus chaudes dans les latitudes moyennes peuvent modifier la structure et la dynamique du vortex polaire, envoyant l'air arctique au sud sous des latitudes moyennes et apportant de l'air plus chaud dans l'Arctique. Ce n'est pas un phénomène nouveau, même si de plus en plus de recherches ont été menées sur l'impact du changement climatique.

    «Le temps froid qui règne dans l'est des États-Unis ne réfute certainement pas le changement climatique», a déclaré Petteri Taalas, Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

    «De manière générale et au niveau mondial, le réchauffement de la planète a entraîné une baisse des nouveaux records de froid. Mais les températures glaciales et la neige continueront de faire partie de nos conditions météorologiques habituelles durant l'hiver de l'hémisphère nord. Nous devons faire la distinction entre le temps quotidien à court terme et le climat à long terme », a-t-il déclaré.

    «L’Arctique a fait face à un réchauffement qui correspond à deux fois la moyenne mondiale. Une grande partie de la neige et de la glace de la région a fondu. Ces changements ont une incidence sur les conditions météorologiques en dehors de l'Arctique, dans l'hémisphère nord. Une partie des anomalies froides aux basses latitudes pourrait être liée aux changements dramatiques dans l'Arctique. Ce qui se passe aux pôles ne reste pas aux pôles mais influence les conditions météorologiques et climatiques des basses latitudes où vivent des centaines de millions de personnes », a dit M. Taalas.

    Records de froid et de chutes de neige

    L'est des États-Unis et certaines régions du Canada connaissent des températures record, mais les températures relevées en Alaska et dans de grandes parties de l'Arctique ont été plus chaudes que la moyenne.

    Au Canada, l'aéroport d'Ottawa a reçu le 29 janvier un volume record de neige de 97 cm, plus que le record de 1999 (93 cm), selon l’agence canadienne pour l’environnement et le changement climatique.

    Les tempêtes de neige hivernales et les fortes chutes de neige ne sont pas non plus incompatibles avec les conditions météorologiques dans un climat en mutation.

    Certaines parties des Alpes européennes ont enregistré des chutes de neige record plus tôt en janvier. À Hochfilzen, dans la région du Tyrol, en Autriche, plus de 451 centimètres (cm) de neige sont tombés au cours des 15 premiers jours de janvier, un événement statistiquement prévu une seule fois par siècle. D'autres stations du Tyrol ont également reçu des chutes de neige uniques au siècle. La Suisse orientale a reçu deux fois plus de neige que la moyenne à long terme.

    Le service météorologique allemand ou Deutscher Wetterdienst, DWD, a également émis un certain nombre d’avertissements météorologiques de neige et d’hiver de haut niveau. Les prévisions climatiques montrent que les précipitations hivernales en Allemagne devraient être plus intenses, selon le service météorologique allemand DWD. Cela nécessitera des mesures d'adaptation, par exemple dans la réglementation des bâtiments pour résister au poids de la neige.

    Au cours du mois de janvier, de violentes tempêtes hivernales ont frappé l'est de la Méditerranée et certaines régions du Moyen-Orient, avec des conséquences particulièrement graves pour les populations vulnérables, notamment les réfugiés.

    Durant la troisième semaine de janvier, un front froid a balayé le sud de la péninsule arabique, entraînant une tempête de poussière généralisée entre l’Égypte et l’Arabie saoudite, Bahreïn, le Qatar, l’Iran et les Émirats arabes unis.

    Le 21 janvier, le département météorologique indien a lancé des avertissements de pluie et de neige abondantes ou très fortes dans le Jammu-et-Cachemire et dans l'Himachal Pradesh, provoquant des avertissements d'avalanches alors que la région connaissait une intense vague de froid.

    La vague de chaleur et les incendies australiens

    L’Australie a pour sa part connu le mois de janvier le plus chaud de son histoire, selon le Bureau national de la météorologie du pays. Le mois a été marqué par une nouvelle série de vagues de chaleur sans précédent par leur ampleur et leur durée. Les précipitations ont été globalement inférieures de 38% à la moyenne en janvier. La Tasmanie a connu le mois de janvier le plus sec de tous les temps.

    L'Australie a connu une vague de chaleur inhabituelle et prolongée qui a débuté début décembre 2018 et s'est poursuivie jusqu'en janvier 2019. Dans la ville d'Adélaïde, un nouveau record de 46,6 ° Celsius a été atteint le 24 janvier. Dans l'Etat d'Australie du Sud, 48,5 °Celsius ont été enregistrés à Whyalla, 48.6 ° Celsius à Caduna et 49,1 ° Celsius à Port Augusta, selon le Bureau national de la météorologie.

    De grands incendies alimentés par des conditions extrêmement sèches et chaudes frappent depuis la mi-janvier le centre et le sud-est de la Tasmanie, l'État le plus méridional de l'Australie. Au 28 janvier, le service d’incendie de Tasmanie avait signalé 44 incendies.

    Une grande partie des incendies se trouvent dans la zone du patrimoine mondial, frappant de rares écosystèmes du Gondwana que l'on ne trouve qu'en Tasmanie et qui, historiquement, ne brûlent pas.

    Au cours des dernières semaines, les températures à la surface de la mer (TSM) se sont réchauffées dans la mer de Tasman avec des anomalies de + 2,0 ° Celsius à 4,0 ° Celsius.

    L’Australie a enregistré son mois de décembre le plus chaud et son plus beau jour de décembre (27 décembre). Marble Bar, en Australie occidentale, a enregistré une température de 49,3 ° C le 27 décembre.

    Amérique du sud

    Toujours dans l'hémisphère sud, des records de chaleur ont été enregistrés au Chili. Une station météorologique située dans la capitale, Santiago, a établi un nouveau record de température de 38,3 ° Celsius le 26 janvier. Dans le centre du pays, les températures ont dépassé les 40 ° Celsius, selon Météo Chili.

    L'Argentine a également été frappée par une vague de chaleur qui a provoqué de nombreuses alertes pour des températures élevées. Le nord-est de l'Argentine et les régions adjacentes du Paraguay, de l'Uruguay et du Brésil ont été frappés par de nombreuses inondations, avec des précipitations bien supérieures aux prévisions moyennes à long terme. Le 8 janvier, la ville argentine de Resistencia a enregistré des précipitations de 224 mm. Il s'agit d'un nouveau record de précipitations en 24 heures, bien supérieur au précédent record de 206 mm enregistré en janvier 1994, selon le service météorologique national, SMN Argentina.

    Afrique australe

    Le cyclone tropical Desmond a touché terre le 22 janvier au Mozambique. Il a provoqué des vents violents, et a causé des inondations dans la ville de Beira, tout en renforçant les précipitations à Madagascar et au Malawi.

    Source: ONU


    01/02/19 - Le "glacier de la mort" a perdu 14 milliards de tonnes de glace en 3 ans

    Une gigantesque cavité se développant au fond du glacier Thwaites dans l’Antarctique a été découverte par la Nasa. Si celui-ci continue de grandir, le niveau des eaux augmentera dangereusement.

    Le glacier de Thwaites est l'un des plus vastes d'Antarctique occidental et c'est aussi l'un des plus étudiés par les scientifiques qui redoutent son effondrement proche, au cours de ce siècle. Les dernières données le concernant n'incitent pas à l'optimisme.

    Un endroit difficile d'accès mais très étudié

    Le Thwaites est grand comme la Floride et il est surveillé depuis le ciel par les satellites d'observation braqués sur la Terre. Depuis 2010, dans le cadre de l'opération IceBridge, la Nasa étudie aussi l'Antarctique et le Groenland avec un radar embarqué dans un avion. C'est ce dernier qui a repéré sous ce glacier une immense cavité longue de 10 kilomètres sur quatre de large et de 350 mètres de hauteur. Elle se forme entre le substrat rocheux sur lequel repose le glacier et les premières glaces au-dessus. Dans cette cavité, l'eau de mer pénètre et grignote la glace à un rythme effréné puisque selon une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances qui est basée sur les résultats de la campagne IceBridge, l'équivalent de 14 milliards de tonnes de glace a disparu en l'espace de trois ans !

    Un glacier qui provoque déjà l'élévation des eaux

    Et plus le trou s'agrandit plus l'eau est en contact avec une surface importante de glace susceptible de fondre : c'est un cercle vicieux. Les estimations actuelles évaluent déjà à 4% la participation du Thwaites à l'élévation du niveau mondial des eaux. Et il contient suffisamment de glace pour soulever les mers d'un peu plus de 65 cm, d'où son surnom de "glacier de la mort". De plus, il joue un rôle protecteur pour les autres glaciers qui l'entourent. Si l'ensemble de la région était affectée par une fonte importante des glaces, les océans s'élèveraient alors de près de 2,4 mètres ; ce qui serait catastrophique.

    Afin de mieux comprendre l'évolution du glacier Thwaites, Le Royaume-Uni et les États-Unis ont lancé en avril 2018 un vaste programme scientifique de surveillance et d'étude in-situ. Une centaine de scientifiques armés de foreuses à jet d'eau pouvant creuser à 1500 mètres de profondeur et épaulés de sous-marins autonomes vont le scruter sous tous les angles dans les prochaines années.

    Source illustrée: www.sciencesetavenir.fr - Rédaction: Joël Ignasse

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