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CLIMAT / METEO
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Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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    Samedi 29/09/18 - Un porte-conteneurs franchit pour la première fois l'Arctique par le Nord

    Le navire a rejoint l'Europe depuis l'Asie en cinq semaines seulement. Une première permise par la fonte des glaces, conséquence du réchauffement climatique.

    Une possible révolution pour le fret mondial, mais une mauvaise nouvelle certaine pour le climat. Un porte-conteneurs du groupe danois Maersk est arrivé jeudi 27 septembre à Saint-Pétersbourg après avoir franchi l'Arctique par le Nord depuis l'Extrême-orient russe. Une première pour un navire de cette taille, permise par la fonte des glaces induite par le réchauffement climatique.

    Le navire flambant neuf Venta, du géant danois du fret Maersk, est long de 200 mètres et pèse 42 000 tonnes. D'une capacité de près de 36 000 conteneurs, il est conçu pour opérer par des températures atteignant -25 degrés. Parti le 23 août de Vladivostok, le navire Venta a effectué la route arctique en cinq semaines. Il a effectué des arrêts au port Vostotchny, proche de Vladivostok, puis Busan en Corée du Sud avant de s'élancer via le détroit de Béring jusqu'à Bremerhaven, en Allemagne avant de mettre le cap sur Saint-Pétersbourg. Chargé de poisson gelé russe et de composants électroniques coréens, le navire a été assisté sur la route par des brise-glace nucléaires.

    Jusqu'à 15 jours de gagné

    Praticable auparavant seulement quelques semaines par an et pour des bateaux de taille plus modeste que ce géant des mers, cette route surnommée "passage du nord-est", qui longe les côtes septentrionales de la Sibérie, devient accessible de plus en plus longtemps. Si à court terme cet itinéraire reste difficile et coûteux à exploiter, la Russie mise beaucoup sur le développement de ce raccourci maritime, qui permet aux navires de gagner jusqu'à 15 jours par rapport à la voie classique passant par le canal de Suez.

    Source: www.francetvinfo.fr


    Vendredi 28/09/18 - Antilles: le fléau des sargasses

    Les sargasses envahissent les côtes antillaises et rejettent des gaz toxiques qui menacent la population.

    Aux Antilles, les sargasses dégagent une odeur entêtante d’œufs pourris et peuvent provoquer des nausées et des vomissements. Ces algues sont devenues le cauchemar des habitants. En Guadeloupe, des capteurs ont été installés pour surveiller leurs émanations potentiellement toxiques d'hydrogène sulfuré et d’ammoniaque. Depuis 2011, c'est par vagues que les sargasses déferlent sur les plages de Guadeloupe et de Martinique. Ces algues remontent depuis l'embouchure du fleuve Amazone. C'est un phénomène qui pourrait être lié au dérèglement climatique. Il est particulièrement important cette année.

    Un plan de dix millions d'euros annoncé par Nicolas Hulot

    Les sargasses sont une catastrophe pour l'industrie du tourisme. Comme à Saint-François, où en mars dernier, les terrasses sont restées clairsemées. En juin dernier, Nicolas Hulot, alors ministre de l'Environnement, était venu annoncer un plan de 10 millions d'euros sur deux ans. L'un des objectifs était le ramassage rapide des sargasses, 48 heures maximum après leur échouage. Un plan qui n'a pas suffi à calmer l'exaspération de la population.

    Source + vidéo: www.francetvinfo.fr


    28/09/18 - Tunisie: les promesses du gaz de schiste, 650 milliards de m³… mais il y a un gros hic

    Le gouvernement tunisien envisage, dans le cadre de la diversification des sources d’énergie, d’explorer les hydrocarbures non conventionnels, en particulier le gaz de schiste, en dépit de l’opposition de l’opinion publique et des organisations de la société civile.

    Les autorités ont déjà donné le feu vert, en 2015, à l’élaboration d’une étude “d’évaluation environnementale et stratégique pour l’exploitation et l’extraction d’hydrocarbures en Tunisie à partir des réservoirs non conventionnels“, moyennant un investissement de l’ordre de 2 millions 75 mille dinars.
    C’est la preuve que les gouvernements successifs de l’après-révolution (2011) n’ont pas tranché la question de l’extraction et ne se sont pas déclarés, clairement, pour ou contre l’exploration du gaz de schiste en Tunisie, alors que d’autres pays, dont la France, ont banni par la loi les forages de schiste.

    Le ministère de l’Environnement, qui chapeaute cette étude, menée par le bureau d’études tunisien “SCET- Tunisie” et le canadien WSP, estime qu’elle va “aider à la prise de décision” et convaincre l’opinion publique défavorable au recours à cet hydrocarbure non conventionnel, qu’est le gaz de schiste.

    Selon plusieurs études, l’Etat tunisien aurait permis à quelques entreprises étrangères d’exercer des fracturations hydrauliques pour l’extraction d’hydrocarbures conventionnels et non conventionnels.
    Depuis octobre 2012, des ONG se sont mobilisées et ont organisé un sit-in devant l’ANC (Assemblée nationale constituante), pour dénoncer les intentions d’exploration du gaz de schiste. Ils ont fait part aux députés de leur opposition à la fracturation hydraulique, espérant la constitutionnalisation du droit des générations futures aux richesses naturelles de leur pays. Une attente d’ailleurs satisfaite, puisque la nouvelle Constitution tunisienne a stipulé clairement la garantie de ce droit, dans l’article 13 et 129.

    En mai 2015, un “forum méditerranéen contre la fracturation hydraulique et le gaz de schiste”, a vu le jour après les actes de violence et les protestations dans la délégation d’El Faouar à Kébili (sud de la Tunisie), après l’annonce de l’exploitation de nouveaux permis pétroliers dans la région.

    Le forum avait appuyé les protestations sociales contre les pratiques de certaines sociétés étrangères actives dans le domaine de l’extraction gazière et pétrolière dans le sud du pays.

    L’étude précitée prévoit d’établir des contacts avec les populations dans les régions concernées par l’exploration du gaz de schiste.

    Une affaire qui pèse lourd

    Les ressources en gaz de schiste ont été évaluées en Tunisie à 114 000 milliards de pieds cubiques et celles techniquement récupérables sont évaluées, en 2011, à 18 000 milliards de pieds cubes (soit environ 510 milliards de m³).
    – 23 000 milliards de pieds cubes, soit environ 650 milliards de m³, de réserves de gaz de schiste revues à la hausse par l’Administration américaine de l’Information sur l’énergie de (EIA).
    – Comparé à d’autres pays, ce potentiel reste modeste mais demeure néanmoins dix fois supérieur à celui des réserves prouvées de gaz dit “conventionnel”, selon la même source.
    – Les réserves techniquement exploitables en huiles ou pétrole de schiste sont estimées à 1,5 milliards de barils.
    – Les ressources en hydrocarbures non conventionnels sont regroupées dans le bassin de Ghadamès, que la Tunisie partage avec l’Algérie et la Lybie, et dans le bassin pélagien qui borde la côte Est du pays. Les formations schisteuses sont le Silurien Tannezuft et le Dévonien Frasnien, pour le bassin de Ghadamès, et le Jurassic Nara, le Crétacé Fahdane, le Crétacé Bahloul et l’Eocène Boudabous, pour le bassin pélagien.

    Dans un entretien accordé à l’agence TAP, le directeur de l’environnement industriel au ministère de l’Environnement, Youssef Zidi, a précisé qu'”un comité spécial va assurer l’évaluation et le suivi de ses résultats. Ensuite, les associations, les représentants et les experts dans les régions concernées, seront invités par les bureaux d’études, à des contacts de vulgarisation, dans l’espoir de les convaincre et finir avec des recommandations qui aident le gouvernement à décider“.

    Et d’ajouter : “le gouvernement tunisien ne va pas se contenter des études menées sur les réserves de gaz de schiste, par l’AIE et la compagnie Shell ou d’autres études. Il a opté pour une étude nationale menée par des experts tunisiens pour confirmer ou infirmer les informations déjà publiées“.

    Les lois actuelles ne régissent pas les hydrocarbures non conventionnels !

    L’Etat tunisien semble aller de l’avant dans le choix de l’exploration des hydrocarbures non conventionnels bien que l’actuel Code des hydrocarbures, tel que promulgué en 1999, ne régisse pas les hydrocarbures de roche-mère, selon une analyse accessible sur Internet, de la spécialiste du droit de l’environnement et d’urbanisme Afef Hammami.

    Le code dans sa version actuelle est “lacunaire” et incapable d’encadrer l’exploitation du gaz de schiste en Tunisie. Donc, toute activité déjà entreprise dans le domaine du non conventionnel est illégale, laisse entendre l’analyse.

    Elle est même lacunaire s’agissant de l’exploitation des gaz conventionnels. “Les obligations incombant aux sociétés pétrolières sont jugées insuffisantes, trop générales et pas assez contraignantes. Un tel vide juridique laisse la possibilité aux entreprises de proposer des offres ambigües, ne précisant même pas quel type de gaz elles cherchent à exploiter et encore moins la technique qui sera utilisée. Les missions et services de l’ETAP se concurrencent, se neutralisent et affectent selon nous, sa neutralité dans le suivi technique des permis“, lit-on aussi dans ce document.

    Un membre de l’Alliance Tunisienne pour la Transparence dans l’Energie et les Mines, qui regroupe 13 ONG environnementales et de la société civile, a confirmé ceci, en déclarant qu’il “devient ainsi difficile de demander des comptes aux exploitants, quand il s’agit d’autres risques méconnus et non maîtrisables dont ceux engendrés par la fracturation hydraulique (activités sismiques, pollution de la nappe phréatique)”.

    La même source, qui a requis l’anonymat, a estimé que “l’exploration du gaz de schiste en Tunisie n’est pas un choix. Des lobbies et des sociétés pétrolières l’ont imposé au pays“, ajoutant que “des responsables du secteur de l’énergie ont fait exprès, d’associer des compétences de l’ATTEM, à l’étude d’impact environnemental pour justifier après l’autorisation qui sera donnée aux sociétés étrangères, d’extraire le gaz de schiste“.

    La fracturation hydraulique a-t-elle vraiment eu lieu en Tunisie ?

    Selon une étude et des données collectées par la Fondation allemande Heinrich Boel, qui défend l’environnement, l’Etat tunisien a déjà permis, à travers l’ETAP, à des entreprises étrangères d’exercer des fracturations hydrauliques, soit pour l’extraction d’hydrocarbures non conventionnels ou conventionnels.

    Les détails des opérations et des activités pétrolières n’ont jamais été communiqués au grand public. Ce qui laisse libre cours à la polémique et aux interprétations concernant le gaz de schiste.

    En dépit des controverses et du démenti des officiels, plusieurs études et rapports montrent que des compagnies pétrolières et gazières semblent avoir déjà eu recours à la fracturation hydraulique en Tunisie.

    Parmi ces compagnies, la société franco-britannique PERENCO, elle a annoncé sur son site électronique, en février 2014, le succès d’une opération de fracturation hydraulique en Tunisie.

    L’opération de PERENCO a été aussi, évoquée dans une étude publiée par la société internationale de services pétroliers “Schlumberger”, intitulée “tant de schistes, si peu de forage“, en tant qu’unique opération d’exploration du gaz de schiste en Tunisie.

    Une recherche par imagerie satellitaire, reprise par HB, indique que Perenco exploite des puits au sud de Chott El Djerid, à Kébili avec des installations caractéristiques de l’exploitation d’hydrocarbures par fracturation hydraulique.

    “Compte tenu de l’implication de l’ETAP dans cette concession (participation à hauteur de 50%), le gouvernement doit nécessairement être informé de l’évolution de ce projet“, commentent les auteurs de l’étude.

    L’observation d’une coupe géologique de la région révèle que les puits Franig-1, Franig-2 et Franig-3 (exploités par Perenco) surplombent la formation schisteuse du Silurien ” hot shale “.

    La même étude a indiqué que le gouvernement tunisien négociait, à cette époque (2014), avec des compagnies pétrolières, dont la compagnie britannique Shell, qui avait l’intention de mener plusieurs forages dans le pays.

    Elle évoque, dans une “note importante“, que des informations publiquement disponibles indiquent que Cygam Energy Inc a effectué 47 opérations de fracturation hydraulique sur 11 puits dans la concession de Bir Ben Tartar entre mai 2011 et janvier 2013.

    La Tunisie figure aussi sur la liste des pays arabes ayant eu recours à la fracturation hydraulique, laquelle comprend le Maroc, l’Algérie, le Yémen, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, alors que cette technique est interdite dans plusieurs autres pays, dont la France, l’Allemagne, la Bulgarie, quelques Etats américains, le Québec et dans certaines régions d’Australie et de la Grande Bretagne, selon le site .

    En dépit de ces données, le directeur à l’administration des études d’impact à l’Agence Nationale de la Protection de l’Environnement (ANPE), Baccar Tarmiz, a déclaré à l’agence TAP qu’aucune opération n’a été menée en Tunisie, pour l’extraction du gaz de schiste. “L’ANPE n’a approuvé aucune étude d’impact pour le compte de compagnies étrangères actives dans ce domaine“.

    Tarmiz, également connaisseur du domaine de la géologie, a avancé “nous ne savons pas encore si nous avons ou pas de gaz de schiste en Tunisie“. Il a admis toutefois qu’on peut avoir recours à la fracturation hydraulique, même dans l’extraction des hydrocarbures conventionnels.

    Pourtant, dans le document de la Fondation Heinrich Boel, les auteurs ont indiqué qu’en janvier 2014, l’ANPE a admis la réalisation d‘opérations de fracturation hydraulique effectuées sans autorisation dans des forages sur le territoire national.

    “Ces révélations n’ont pourtant pas empêché l’Agence d’attribuer au même moment deux autorisations de fracturation hydraulique aux sociétés pétrolières Perenco et Storm et une autre, en août 2014, à la compagnie Winstar/Serinus“, lit-on dans la même étude.

    Source: africanmanager.com avec TAP


    27/09/18 - Minimum annuel de la banquise arctique

    Le minimum annuel d'extension de la banquise* Arctique a été atteint tardivement cette année. Selon le National Snow and Ice Data Center (NSIDC), il est d'environ 4,6 millions de kilomètres carrés, soit la sixième valeur la plus basse depuis le début des mesures, ex aequo avec 2008.

    Un contexte climatique variable au cours de la saison
    Le 23 septembre, l'extension des glaces arctiques s'établissait à 4,59 millions de km². Soit 1,81 millions de km² de moins que la normale 1981/2010 pour ce jour de l'année, mais 1,01 million de km² de plus que le record bas pour cette date, établi en 2012. Les conditions plutôt fraîches observées en juillet ont certainement joué un rôle dans le ralentissement du taux de fonte estivale. Si le passage du nord-est (le long de la Sibérie) était ouvert cet été, le passage du nord-ouest (grand Nord canadien) est resté encombré de glace toute la saison.

    Durant la première quinzaine de septembre, le taux moyen de fonte a été de 25 000 km² par jour, soit une valeur voisine de la normale à cette époque de l'année. Les températures sur le bassin arctique étaient souvent proches des normales, à l'exception notable de la mer de Sibérie orientale, où les températures ont excédé les moyennes saisonnières de 7 à 9 °C. Cet excédent thermique a engendré une fonte tardive (jusqu'en dernière décade de septembre) de la banquise dans cette région du bassin arctique.

    Ces températures particulièrement élevées pour la saison s'expliquent par un blocage de hautes pressions, particulièrement fort en première quinzaine de septembre, centré sur la mer de Béring. Ce blocage, couplé à de basses pressions en mer des Laptev, a conduit à un afflux d'air chaud en provenance du sud sur la mer de Sibérie orientale.

    Un minimum tardif

    La date du minimum a été de ce fait tardive, 9 jours plus tard qu'en moyenne. Depuis le début des mesures en 1979, seul 1997 a connu un minimum aussi tardif (le 23 septembre). Les minima les plus précoces ont été observés un 5 septembre, en 1980 et en 1987.

    *Couche de glace formée à la surface de la mer par congélation d'eau salée.

    Source: www.meteofrance.fr


    26/09/18 - Chine: des images satellites montrent une construction « effrénée » de centrales à charbon

    Plusieurs centrales dont la construction aurait dû être arrêtée sont tout de même sorties de terre, révèle un groupe de chercheurs qui alerte sur un « tsunami » de charbon à venir.

    Rien n'échappe aux yeux des satellites. Le groupe de recherche CoalSwarn affirme, ce mercredi, que plusieurs centrales à charbon chinoises seraient toujours en construction alors que le gouvernement avait initialement annoncé leur abandon, dans l'optique de réduire ses émissions de CO2. Les chercheurs s'appuient sur une série de photos prises par des satellites en 2018, qui montrent l'avancement de la construction de ces centrales voire leur fonctionnement.

    Selon CoalSwarn, la capacité totale de ces centrales serait de 259 GW, soit plus que la totalité des centrales à charbon des Etats-Unis, ce qui porterait la production chinoise largement au-dessus des limites fixées par l'accord de Paris sur le climat.

    Au total, cette production « cachée » représenterait une augmentation de près de 25 % par rapport aux capacités chinoises actuelles. Ce que l'organisme compare à « l'approche d'un tsunami » de charbon.

    Une multiplication par trois des permis entre 2013 et 2015

    Etant donné que la Chine possède à elle seule la moitié de la capacité de production d'énergie basée sur le charbon, ses décisions politiques en la matière ont « un impact particulièrement sensible sur les projections climatiques mondiales », souligne le groupe de recherche.

    La construction de la plupart des centrales identifiées par CoalSwarn a débuté entre 2014 et 2016, soit juste après que le gouvernement a transféré aux autorités locales le pouvoir de délivrer les permis de construire. Selon les chercheurs, cette décision a entraîné une multiplication par trois des permis délivrés entre 2013 et 2015. En réponse, le gouvernement chinois a ordonné que les projets soient ralentis, reportés ou annulés dès 2016.

    Incapacité à freiner la construction

    Mais les photos satellites compilées par CoalSwarn montrent que la construction de plusieurs centrales a continué. Ainsi, le chantier de la centrale de Huandian Nanxiong, dans le sud-est du pays, est censé avoir été suspendu en janvier 2017. Mais des photos datées de mars 2018 montrent que deux tours de refroidissement sont sorties de terre.

    Sur d'autres photographies on peut voir de la vapeur d'eau émergeant de tours de refroidissement alors qu'il n'y en avait pas auparavant, comme à la centrale électrique de Zhoukou Longda dans le centre de la Chine. Cela indiquerait une mise en service de la centrale. « Ces nouvelles preuves montrant que la Chine est incapable de juguler la construction effrénée de centrales à charbon sont alarmantes », estime CoalSwarn.

    Le plan quinquennal de la Chine prévoit une capacité de production maximale à partir de charbon de 1.100 GW. Un chiffre impossible à tenir selon les chercheurs étant donné que les 259 GW identifiés vont s'ajouter aux 993 GW déjà disponibles.

    Source: www.lesechos.fr - Rédaction: Gabriel Nedelec


    26/09/18 - Electroménager, vêtements... les objets ont un fort impact sur l'environnement, selon l'Ademe

    Selon une étude de l'Ademe dévoilée mercredi, les équipements de la maison peuvent représenter "jusqu'à 25%" des émissions des CO2 dans le monde.
    Réfrigérateur, lampe, téléphone, vêtement... Les équipements de la maison et l'habillement représentent une part élevée des émissions de gaz à effet de serre, alerte mercredi l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). L'organisme appelle à consommer moins et mieux.


    6 tonnes de CO2 pour fabriquer 2,5 tonnes d'objets. L'Ademe s'est intéressée au cycle de vie de ces objets du quotidien, qui va de l'extraction des matières premières à leur fin de vie, en passant par la fabrication, le transport, la distribution et l'utilisation. Il ressort de cette étude que "l'ensemble des équipements, meubles et électroménagers, présents dans la maison pèse en moyenne 2,5 tonnes". Pour fabriquer ces 2,5 tonnes d'équipements "il a fallu mobiliser 45 tonnes de matières premières" et "le CO2 émis pendant tout le cycle de fabrication est de 6 tonnes de CO2", soit l'équivalent de 6 allers-retours Paris-New York, souligne l'Ademe.

    Jusqu'à un quart des émissions. "Les équipements de la maison peuvent représenter un enjeu aussi important que les autres postes en termes d'émissions (...) jusqu'à 25%", ajoute l'Agence de l'environnement. Les ménages possèdent en moyenne 99 équipements électriques et électroniques (gros électroménager, lampes, télévision, téléphone portable, petit électroménager, outils) quand ils pensent en avoir 34, selon l'Ademe qui s'appuie sur une étude Ipsos.

    Acheter des biens durables... Pour limiter l'impact environnemental de ces objets, à la fois en matière de ressources de matières premières et d'émission de CO2, l'Ademe recommande de ne pas se sur-équiper, d'acheter des biens plus durables, d'éviter les équipements surdimensionnés (par exemple un écran de télévision trop grand), de ne pas renouveler trop souvent ces objets et d'augmenter leur durée de vie en respectant le manuel d'utilisation, en les faisant réparer, en les donnant ou en les revendant.

    ... et se méfier de "l'obsolescence culturelle". "Il faut responsabiliser toute la chaîne de consommation", des fabricants au consommateur, estime Pierre Galio, chef du service consommation et prévention de l'Ademe. Il cite pour exemple la question de l'obsolescence : "il en existe deux types : l'obsolescence programmée qui concerne l'offre et l'obsolescence culturelle", qui pousse un utilisateur à vouloir la dernière version d'un produit, même si celle qu'il possède fonctionne encore.

    Développer le prêt ou la location d'objets. Une autre piste est le prêt ou la location d'objets, voire des espaces partagés dans de l'habitat collectif comme des buanderies ou des chambres d'amis. "Depuis 50 ans, on privatise tout, alors qu'on peut très bien arriver à des outillages partagés", indique Pierre Galio. "Cela pousse aussi le fabricant à fabriquer des appareils plus robustes", ajoute-t-il.

    Source: www.europe1.fr


    Mardi 25/09/18 - J-1 pour le Grand Pavois de La Rochelle: quelques innovations pour protéger l'environnement

    Le Grand pavois de La Rochelle ouvre ses portes ce mercredi. Cette année, les organisateurs mettent en avant des innovations environnementales : robot aspirateur de déchets ou bateau utilisant le plastique comme carburant.

    Cette année, les organisateurs du Grand Pavois souhaitent mettre en avant l'environnement.

    Dans le dédales des 750 bateaux exposés, le public pourra découvrir deux nouveaux espaces dédiés aux bateaux électriques, l'un à terre et le second à flot.
    Selon une étude menée pour l'Association Française des Bateaux Electriques, ce type de bateaux ne représentent que 1 à 2% du marché, mais devraient connaître une croissance exponentielle sur la décennie à venir.

    Parmi les innovations, le public pourra découvrir "Recyclamer", un robot solaire marin conçu pour collecter les hydrocarbures et les déchets solides flottant dans les ports.

    Mis au point par le laboratoire Grese, basé à Limoges, cet "aspirateur flottant" est équipé de capteurs solaires pour assurer son autonomie.

    Le plastique comme carburant

    L'équipe du projet "Plastic odyssey" sera également présente, pour sensibiliser au recyclage du plastique avec son prototype "Ulysse", le catamaran carburant aux déchets plastiques.

    Le catamaran de 6 mètres de long, débarrassé de son mât, embarque un système de pyrolyse qui transforme le plastique en carburant, lequel est instantanément injecté dans un moteur thermique, alimentant un moteur électrique qui propulse le bateau.

    L'équipage du voilier Ekolibri, fera part de son expérience de tour du monde à la voile en autonomie complète pendant deux ans, avec potager et poulailler à bord. Les marins ont imaginé un bateau laboratoire zéro déchet.

    Autant d'innovations que le public pourra découvrir dés ce mercredi au Grand Pavois de La Rochelle, le plus important salon de la façade Atlantique.

    La veille de l'ouverture, c'est l'effervescence au bord du bassin à flot du port des Minimes de La Rochelle.
    Ce salon nautique à ciel ouvert emploie une importante main d'oeuvre pour préparer l'événement. Le recrutement est évalué à près de 5000 personnes.

    Regardez ce reportage d'Eric Vallet, Marc Millet et Sandy Renault.
    Intervenants : Alexandre Hegaret , Directeur commercial MC Technologies; Bruno Rivière, Commercial HDS peintures; Thierry Labbé
    Directeur Inox System; Nicolas Gélin, Halbout Events location de stands; Christophe Vieux, directeur général Grand Pavois.

    Source: france3-regions.francetvinfo.fr


    25/09/18 - Pologne: feu vert à la construction d'une centrale à charbon de 1 000 MW

    L'assemblée générale des actionnaires du géant d'État de l'énergie Enea a donné lundi son ultime feu vert à la construction d'une centrale à charbon d'une capacité d'environ 1 000 mégawatts, selon un communiqué, malgré les protestations des écologistes et alors que la Pologne s'apprête à accueillir le COP24 sur le climat en décembre.

    Enea construira cette centrale à Ostroleka, une ville à 120 kilomètres au nord de Varsovie, située aux portes de la région des lacs et forêts de Mazurie, avec le groupe Energa, appartenant également au Trésor polonais, et qui a déjà donné son accord à ce projet. La construction de cette centrale a été accordée en avril à un consortium formé de GE Power et Alstom pour un coût de plus de 6 milliards de zlotys (1,4 milliard d'euros).

    Selon des annonces antérieures, la centrale utilisera 3 millions de tonnes de charbon par an provenant des mines de Silésie (sud) et sa construction pourrait être lancée dès octobre. Le charbon reste la principale ressource énergétique en Pologne. L'an dernier, les mines polonaises ont extrait 65,5 millions de tonnes de charbon. L'investissement confirme la volonté du gouvernement conservateur de Droit et Justice (PiS) d'axer sa politique énergétique sur le charbon au détriment des sources renouvelables.

    Environ 100 000 personnes sont employées aujourd'hui dans le secteur du charbon en Pologne, pays qui produit 90% de son électricité dans les centrales à charbon et à lignite. Régulièrement, le taux de pollution de l'air en Pologne est parmi les plus élevés d'Europe et selon les estimations citées par le ministère de l'Entrepreneuriat et de la Technologie, environ 40 000 Polonais meurent chaque année à cause de la pollution.

    L'Agence européenne de l'environnement parle elle de 50 000 décès annuels, pour une population de 38 millions d'habitants. Selon les organisations écologistes, la construction de la nouvelle centrale à Ostroleka est un "projet politique" et qui ne sera jamais rentable malgré les aides de l'État polonais. En décembre, la Pologne accueillera à Katowice, au coeur de la région minière de Silésie (sud), la conférence COP24 sur le climat.

    Source: www.connaissancedesenergies.org avec l'AFP


    25/09/18 - 100 % de gaz vert en France en 2050 : le défi sera-t-il tenu ?

    Dans son rapport 2018 "La France indépendante en gaz en 2050", l'Agence De l'Environnement et de Maîtrise de l'Energie (Ademe) propose une étude sur la faisabilité technico-économique d’un gaz d’origine 100% renouvelable en France à horizon 2050. Selectra revient sur cette étude ainsi que les débats qu'elle a suscités. En effet, pour respecter les accords de Paris et s'engager dans la transition énergétique, la France doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 40% d'ici 2030. De ce fait, elle doit utiliser au moins 10% de biogaz dans sa consommation de gaz.

    Le gaz en France : un produit encore largement importé

    En matière de gaz, la France est encore en grande partie alimentée par les ressources d'autres pays. En effet, comme l'explique l'Ademe dans son rapport, "le mix d’approvisionnement repose quasiment uniquement sur les importations". Dès lors, outre l'enjeu écologique, la production de gaz vert en France représenterait une belle opportunité en termes d'économie et de création d'emplois. De plus, cela aiderait l'Hexagone de se délester de 63 Mt CO2/an d'émissions directes soit d'économiser 12,6 milliards d’euros puisque la taxe carbone monte à 200 €/t de CO2.

    Comment produire du gaz vert ?

    La production de gaz renouvelable passe par 3 processus distincts les uns des autres :
    I. La méthanisation, un procédé biologique qui passe par la décomposition des matières organiques pour produire du biogaz ;
    II. La pyrogazéification ou gazéification, qui consiste à porter des matériaux, le plus souvent des déchets à des températures très hautes sans oxygène afin de générer du gaz ;
    III. Le power-to-gas (PtG), la transformation d’électricité en gaz de synthèse.

    Une filière d'avenir à construire

    Si l'on en croit Patrice Geoffron, Président du groupe de travail sur les gaz renouvelables à la Fabrique Ecologique et Professeur à l’Université Paris-Dauphine, "le gaz vert représente aujourd'hui de l'ordre de 1% de la consommation française et, en l'état, la progression est même insuffisante pour viser le seuil de 10% prévu dans la loi de transition énergétique en 2030." Dès lors, il faut une véritable volonté politique pour se lancer dans la construction d'une filière gaz vert. Une impulsion a été lancée en janvier dernier par le gouvernement qui a établi un groupe de travail sur la méthanisation.

    Or d'après l'expert, si les préconisations de ce groupe vont dans le bon sens, elles sont loin d'être suffisantes car "elles sont délibérément orientées vers le court terme, afin que les gaz renouvelables contribuent dès à présent à l'atteinte des objectifs fixés par la loi de transition énergétique.".

    L'agriculture au service du biogaz

    Selon le ministère de la Transition écologique et solidaire, "le gisement global mobilisable à l’horizon 2030 pour la méthanisation a été évalué à 56 GWh d'énergie primaire en production de biogaz. Il est composé à 90 % de matières agricoles". A l'heure actuelle, la loi autorise uniquement aux agriculteurs d'avoir 15% de cultures dédiées à l'énergie.

    L'étude réalisée par l'Ademe cherche à proposer un scénario viable de mobilisation des ressources agricoles sans entrer en concurrence avec la production destinée à l'alimentation humaine. Dès lors, pour atteindre les objectifs de gaz 100% renouvelable, l'institution souhaiterait organiser la production en s'appuyant davantage sur le bois et la paille via par exemple, ou l'augmentation des surfaces de forêts.

    Par ailleurs, l'Ademe propose de mobiliser la filière élevage en faisant de la méthanisation à partir des déjections animales, puisqu'elle est relativement facile à mettre en place. Une opportunité de taille puisque l'agence estime que "le scénario retenu pour cette étude est basé sur la mobilisation de 10 millions de tonnes de matière sèche de déjection d’élevage, soit 67% de la masse produite".

    Le power-to-gas : quand l'électricité verte se décline en gaz

    Autre filière d'avenir, le power-to-gas. D'après Patrice Geoffron, "le power-to-gas soutiendra la montée en puissance du photovoltaïque et de l'éolien en assurant, aux côtés des différentes techniques de stockage et de la gestion simultanée de la production et de la demande". Cette technologie permet d'exploiter les surplus de production des éoliennes ou panneaux solaires pour la transformer de l'eau en hydrogène afin de l'injecter dans le réseau de gaz.

    La gestion de la demande passera par la mise en place des smarts-grids qui se traduisent concrètement par l'installation des compteurs connectés Linky et Gazpar, qui permettront de mieux estimer les besoins en consommation des Français en énergie, donc en gaz et électricité.

    Les récentes avancées de cette filière ont permis d'ouvrir dans les Hauts-de-France, un démonstrateur Power-to-Gas "GRHYD" à Dunkerque. Ce projet vise à tester "l’injection d’hydrogène produit à partir d’électricité renouvelable dans le réseau de distribution de gaz naturel". Par ailleurs, il produit un gaz appelé "hythane®" qui sert à alimenter les bus GNV de la Communauté Urbaine de Dunkerque. Un autre projet similaire existe à Fos-sur-Mer, le système Jupiter 2000.

    Valoriser les déchets pour en faire de l'énergie

    La principale structure de pyrogazéification relevée par l'étude est celle de Gaya, une plateforme expérimentale située dans le Rhône à Saint-Fons mise en service par Engie en octobre 2017. Dans une logique d'économie circulaire, elle valorise les déchets naturels et issus de l'agriculture locale pour produire du biométhane. Il s'agit d'un projet encore unique en Europe.

    Dans sa reflexion sur la prochaine Programmation pluriannuelle de l'énergie, le gouvernement devrait prendre en compte les différentes préconisations de l'Ademe et des groupes d'experts pour gagner en indépendance énergétique et définir une feuille de route pour les énergies vertes et notamment le gaz.

    Source: selectra.info (Rédaction: Caroline)


    Lundi 24/09/18 - ONU: des dirigeants rappellent l'urgence climatique

    Plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement ont donné aujourd'hui, en marge de l'assemblée générale de l'ONU, le coup d'envoi d'une "Semaine du Climat" pour rappeler aux dirigeants de la planète l'urgence d'agir pour limiter le réchauffement climatique.

    Alors que patinent les négociations en vue du sommet COP 24 sur le climat prévu en décembre en Pologne, Patricia Espinosa, responsable des négociations climatiques à l'ONU, a appelé les pays à se ressaisir pour atteindre l'objectif de limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C qu'ils s'étaient fixé dans l'accord de Paris en 2015.

    "Les nations ne sont pas à la hauteur des promesses" faites à Paris, a déploré Patricia Espinosa, sans citer l'administration Trump qui s'est retirée de l'accord de Paris en juin 2017. "Les engagements qu'elles ont pris jusqu'ici élèveraient la température de la planète d'environ 3 degrés d'ici 2100". Les récentes négociations à Bangkok n'ont pas permis "suffisamment de progrès" pour mettre en oeuvre l'accord de Paris, a-t-elle déploré, "nous devons donc travailler plus dur que jamais entre maintenant et la Cop 24 pour finir le travail".

    La Semaine du climat, organisée par l'ONG The Climate Group en partenariat avec l'ONU et la ville de New York, en est à sa 10ème édition. Quelque 150 évènements sont prévus cette année, y compris un "One Planet Summit" mercredi emmené par le milliardaire et philanthrope Michael Bloomberg et le président français Emmanuel Macron, et de nombreux évènements culturels, dont le Global Citizen Festival, avec à l'affiche Janet Jackson, The Weeknd, ou Cardi B.

    Source: www.lefigaro.fr avec l'AFP


    24/09/18 - Les pays qui feront les frais du réchauffement climatique révélé par des chercheurs

    La première victime du réchauffement climatique sera les États-Unis qui devront débourser 250 milliards de dollars par an pour parer aux conséquences, tandis que la Russie et les pays de l'Union européenne pourraient améliorer leur vie en cas de remontée des températures moyennes.

    Le réchauffement climatique touchera tout particulièrement les États-Unis. La montée du niveau de la mer, des phénomènes météorologiques extrêmes et d'autres conséquences du changement climatique obligeront l'économie américaine à débloquer 250 milliards de dollars par an, ont constaté des chercheurs qui ont publié un article à ce sujet dans la revue Nature Climate Change.

    «Nous avons établi la fausseté de l'idée, populaire aujourd'hui, selon laquelle les grands gagnants de l'accord de Paris ne seront pas les États-Unis, mais la Chine et certains autres pays. Des centaines de scénarios différents prouvent que les États-Unis souffriront plus que quiconque des retombées du réchauffement climatique, même par rapport aux autres économies puissantes», a indiqué Kate Ricke de l'université de Californie à San Diego.

    La majorité des scientifiques ne doutent pas aujourd'hui que le réchauffement climatique est une réalité qui modifiera radicalement notre planète si la hausse des températures dépasse 1,5 degré.

    Pour éviter de tels développements, de nombreux pays ont signé en décembre 2015 l'accord de Paris, s'engageant notamment à réduire les émissions de gaz à effet de serre, accord dont l'application a toujours été mise en doute par les climatologues.

    Kate Ricke et ses collègues ont décidé de vérifier si le retrait des États-Unis de l'accord de Paris était justifié du point de vue économique et climatique, comme l'ont affirmé à plusieurs reprises Donald Trump et ses partisans. Leur étude a donné un résultat inattendu: les conséquences du réchauffement climatique seront très différentes pour différents pays.

    Ainsi, la Russie, le Canada, les pays de l'Union européenne et de l'Europe du Nord n'en feront visiblement pas les frais. Au contraire, ils pourraient améliorer leur vie si les températures annuelles moyennes connaissent une montée rapide, vu que les températures existantes dans ces pays sont plus basses que l'optimum économique. Leur hausse augmentera le rendement à l'hectare et diminuera la consommation d'énergie dans l'industrie.

    De nombreux pays méridionaux souffriront plus que ne l'estiment les pronostics climatiques. Mais les plus grands problèmes viendront frapper les États-Unis et l'Inde dont les économies perdront respectivement 250 et 206 milliards de dollars par an. Les économies du Mexique, de la Chine et du Brésil souffriront un peu moins, mais ne seront pas épargnées.

    Les auteurs de l'étude constatent un paradoxe économique: ce sont les futures victimes du réchauffement climatique qui prônent aujourd'hui un refus partiel ou complet de l'accord de Paris, tandis que les pays qui auraient avantage à voir les thermomètres remonter préconisent la réduction des émissions.

    Les chercheurs espèrent que leur étude aidera les politiciens du premier groupe à revenir sur leurs positions et à cesser d'agir contre leurs intérêts économiques.

    Source: fr.sputniknews.com



    Surprise : depuis janvier 2018, la part du diesel est stable, 40% des ventes chaque mois. Autorités politiques et media ne cessent pourtant de clamer sa fin. Mais le public n'est pas sot : malus, consommation, il sait combien il coûte de rouler à l'essence sur un long trajet.

    La cause paraissait entendue : en France, le diesel n’avait plus que quelques années à vivre. La classe politique, de tous bords, relayait volontiers le discours venu de Paris clamant son interdiction prochaine. Ce tam-tam médiatique amplifiait le reflux constaté depuis 2012. Cette année-là, 73% des véhicules neufs vendus s’abreuvaient de gazole. La part ne cesse depuis de chuter : 64% en 2014, 47% en 2017.

    77% de diesels parmi les immatriculations en 2008, c’est un record du monde dont la France devrait avoir honte. Il était dû au maintien aveugle d’une fiscalité sur les carburants née dans l’immédiat après-guerre et favorisant le gazole. A l’époque, la France était en reconstruction, le législateur pensait aux camions. Pourquoi n’a-t-il pas rectifié le tir quand injection par rampe commune et turbo ont changé dans les années 90 les performances et donc la destination des voitures diesels ? Pourquoi Dominique Voynet, ministre de l’Environnement, a-t-elle invité les diesels à venir en ville, où ils n’avaient rien à faire, en leur octroyant en 1998 une pastille verte ? Ce brevet de salubrité publique était établi uniquement sur les émissions de CO2, critère avantageant le diesel. Pourquoi l’ADEME, organisme dépendant du ministère de l’Environnement, a-t-il décerné des années durant le titre de « Voiture la plus propre de France » à la Smart diesel, hérésie automobile d’ailleurs boudée par le public et qui n’a pas eu d’héritière ?

    Le public sait comparer

    Ces questions resteront sans réponse : pour faire oublier ses fautes, oublier aussi qu’elle s’est faite rouler hier dans le gazole par des constructeurs français en pointe sur cette technologie, notamment Peugeot, la classe politique tape aujourd’hui deux fois plus fort sur le diesel qu’il n’est nécessaire. 77% de diesel en 2008, c’était ridicule. 0% le serait tout autant : du moment qu’il roule hors des villes, un diesel représente en l’état actuel des énergies alternatives le meilleur compromis entre préservation de la couche d’ozone et prix accessible par le public. Il suffit pour s’en convaincre de comparer les malus d’un moteur essence et d’un diesel de même puissance sur un véhicule à vocation routière, ou la différence de leur budget carburant…

    Cette comparaison, le public sait la faire : depuis le début de l’année, le diesel semble avoir atteint une phase de plateau, 40% des immatriculations, mois après mois. Ce qui correspond grosso modo à la part du diesel dans un pays comme la Grande-Bretagne où la fiscalité sur les carburants a toujours été neutre. Soit un retour à un étiage normal, après des années où le diesel est monté bien trop haut, envahissant toutes les catégories du marché.

    Ligne de démarcation: les compactes

    Depuis le début de l’année, la ligne de démarcation passe par les compactes : l’essence vient d’y devenir majoritaire, mais de peu, 53% des ventes. En dessous de ce gabarit (4,37 m pour la compacte moyenne de France), le diesel est rare, et sa part décroit en fonction de la taille : 29% des ventes chez les SUV urbains (4,17 m), 20% chez les citadines polyvalentes (4,01 m). Jusqu’à frôler le néant chez les citadines (3,53 m) : 0,2% des ventes. Le public n’a nul besoin d’écouter l’opinion des autorités politiques de ce pays pour voir où est son intérêt. A priori, un petit modèle est destiné à un usage urbain et effectue un faible kilométrage annuel : un moteur essence lui va donc comme un gant.

    Au-dessus des compactes, même s’il a cédé du terrain, le diesel est resté roi. Et la règle reste la même. Elle s’applique juste à l’inverse : plus le gabarit grandit, plus la part du diesel est forte, de 62% chez les monospaces compacts (taille moyenne, 4,48 m) à 97% chez les grands monospaces (4,91 m) en passant par 66% chez les SUV compacts (4,45 m) ou 75% chez les familiales (4,74 m).

    La disparité des marques devant le diesel répond à la même loi. Encore 92% de véhicules diesels dans les ventes Land Rover depuis janvier, 86% chez Jaguar, 75% chez Mercedes. C’est logique : leurs modèles sont de grand gabarit et fort tonnage. L’arrivée du XC 40, un SUV compact, a fait baisser la part du diesel chez Volvo (74%). Mouvement opposé chez Alfa Romeo, DS ou Dacia : rebond du diesel grâce aux bons résultats commerciaux obtenus par trois nouveautés qui ne sont pas des poids plume, Stelvio, DS7 et Duster II. Et les marques qui réalisent le plus clair de leurs ventes dans les petites catégories du marché penchent du côté de l’essence.

    Il est toutefois trop tôt pour savoir si le diesel est désormais stabilisé autour de 40% des ventes en France, et sa chute véritablement enrayée. Sans doute pas : Porsche vient de décider de retirer son offre diesel, Toyota est sur cette pente puisque tous ses motorisations hybrides partent d’un bloc essence. Le diesel n’est pas l’avenir de l’automobile, pas plus que l’essence d’ailleurs, mais tant que les énergies alternatives ne sont pas au prix du marché, ces deux carburants ont encore de beaux jours devant eux.

    Proclamer la mort prochaine du diesel comme le font les autorités politiques françaises relève donc d’une triple cécité. D’abord, Paris n’est pas la France. Ensuite, le diesel garde aujourd’hui sa pertinence sur des gros modèles à fort kilométrage annuel. Enfin, c’est faire peu de cas du marché des Véhicules Utilitaires Légers : 301 651 immatriculations sur les huit premiers mois 2018 (contre 1 513 933 voitures particulières), et un taux de diéselisation proche des 100% !

    La chute du diesel a été spectaculaire ces dernières années. Sur les huit premiers mois 2018, la part du diesel est toutefois constate : 40% des ventes. Et son déclin n’est pas uniforme : le diesel reste majoritaire chez huit des trente premières marques du marché français.

    Source: pro.largus.fr - Rédaction: pro.largus.frlRédaction: Xavier Chimits et Bertrand Gallienne


    20/09/18 - 2018: année la plus foudroyée en France

    Mercredi 12 septembre, le 697 000e éclair de l'année (record de 1995) a frappé la commune de Chaviniac-Lafayette en Haute-Loire, faisant d'ores et déjà de 2018 l'année la plus foudroyée depuis la création du réseau de détection de la foudre Météorage* il y a 30 ans.

    Même si juillet et août, les 2 mois traditionnellement les plus foudroyés de l'année, ont largement contribué à ce record, c'est en mai 2018 que l'activité orageuse a été la plus importante sur l'Hexagone. On a en effet enregistré plus de trois fois plus d'impacts au sol qu'en moyenne sur les années 2000/2017.

    Source:
    www.meteofrance.fr


    Mercredi 19/09/18 - Le plastique pollue l'air à cause... des moustiques

    En plus d'être vecteurs de maladies, les moustiques pourraient également être porteurs de pollution. Des biologistes ont récemment révélé que ces insectes ingèrent, sans le savoir, des micro-plastiques.

    En plus de polluer nos océans, le plastique pollue aussi notre air. Des chercheurs exerçant à l'École de sciences biologiques de l'université de Reading (Royaume-Uni) ont découvert que la pollution du plastique pouvait aussi se répandre dans l'atmosphère à cause... des moustiques.

    Cette étude, publiée dans la Royal Society Publishing et reprise par The Guardian, révèle notamment que de nouveaux niveaux de la chaîne alimentaire sont contaminés par les micro-plastiques ingérés par les insectes, qui sont ensuite mangés par les oiseaux.

    L'étude concerne plus particulièrement les larves de moustiques, qui ont été étudiées de près par les scientifiques. Ces derniers ont administré des micro-plastiques à des larves vivant dans l'eau et ont constaté que, par la suite, alors que les larves se transformaient en moustiques, les micro-plastiques restaient dans les organismes des insectes.

    Après la terre et la mer... l'air

    La présence des micro-plastiques avait déjà été révélée dans l'eau du robinet de nombreux pays, les océans, les créatures marines et même dans l'environnement de montagnes suisses pourtant isolées. L'ensemble des données récoltées jusqu'à présent inquiètent les scientifiques qui, par cette étude, démontrent officiellement que l'air est désormais pollué par le plastique.

    "C'est une réalité choquante que le plastique contamine presque tous les coins de l'environnement et ses écosystèmes", a déclaré à The Guardian la professeure Amanda Callaghan, qui a co-dirigé ces recherches. "Une attention toute récente a été accordée aux plastiques qui polluent nos océans, mais cette étude révèle qu'elle concerne également notre air".

    Nous ne savons pas quel sera l'impact

    Amanda Callaghan, professeure et co-directrice des recherches Partager la citation
    Les cobayes utilisés par les chercheurs pour l'expérience sont des larves de moustique culex pipiens. Ils leur ont fait ingérer des particules de plastique fluorescentes de 0,0002 cm. L'étude précise que les moustiques se nourrissent d'algues qui ont à peu près la même taille que ces micro-plastiques, et que leur physionomie ne leur permet pas de voir avec précision ce qu'ils avalent. Ils ont donc mangé ces micro-plastiques sans s'en rendre compte.

    Et si les larves de moustiques gardent à vie les particules de micro-plastique en eux, on peut aisément comprendre qu'il en est de même pour les larves des autres insectes. D'autres recherches ont également démontré que la moitié des larves d'éléphants et de phyragnes présents dans les rivières du pays de Galles contenaient des micro-plastiques.

    Et la chaîne de pollution ne s'arrête pas là : les oiseaux, les chauve-souris, les araignées se nourrissent de ces insectes et récupèrent donc les micro-plastiques dans leur organisme. Et si des études ont déjà montré la présence de plastique dans les corps des oiseaux de mer, cette étude est la première à démontrer que les oiseaux de terre sont également en danger. "Il s'agit là d'un nouveau moyen de faire monter les plastiques dans l'air et d'exposer des animaux qui ne sont normalement pas exposés", explique la professeure britannique. "Nous ne savons pas quel sera l'impact".

    Un danger pour l'Homme ?

    Chaque année, la production industrielle et la mauvaise gestion des eaux usées et des déchets contribuent à l'émission et la propagation des micro-plastiques dans la nature. Vêtements synthétiques, pneus, lentilles de contact... Toute sorte de plastique voyage et se répand dans les eaux du monde entier.

    Et le danger pour l'Homme ne doit pas être écarté : "Nous en mangeons tous, cela ne fait aucun doute", déplore Amanda Callaghan. Et pas seulement en mangeant des fruits de mer : la bière, le sucre et le sel contiennent tous des micro-plastiques.

    Un état de pollution généralisé auquel il devient extrêmement difficile d'échapper d'autant que la production de plastique devrait augmenter de 40% pendant les dix prochaines années. Les scientifiques demandent par ailleurs à ce que des recherches "urgentes" soient engagées sur les effets des micro-plastiques sur les humains.

    Source: www.rtl.fr - Rédaction: Leia Hoarau


    Lundi 17/09/18 - Allemagne: le premier train à hydrogène entre en exploitation

    Ce mode de propulsion, mis en service dans la région de Hambourg, pourrait être la solution d’avenir pour remplacer les anciennes locomotives diesel.

    Sur les 100 km de ligne ferroviaire reliant Cuxhaven, Bremerhaven, Bremervörde et Buxtehude, près de Hambourg, les usagers vont s’habituer à voir passer ou emprunter les rames bleues du Coradia iLint, le premier train à hydrogène mis en service dans le monde.

    Au moment où le diesel est poussé vers la sortie dans tous les transports, ce train assemblé dans l’usine Alstom de Salzgitter, en Basse-Saxe, ne rejette aucun gaz polluant mais de la vapeur d’eau à l’échappement. Il est équipé de piles à combustible qui transforment en électricité de l'hydrogène stocké sur le toit et de l'oxygène ambiant. Des batteries ion-lithium permettent de stocker l'énergie récupérée pendant le freinage, laquelle est réutilisée dans les phases d'accélération.

    Peu bruyant, il offre une belle promesse : transporter 300 personnes à une vitesse maximum de 140 km/h. Il dispose d’une autonomie de 1 000 km, soit autant qu’un train diesel, une fois rechargé en hydrogène via une station mobile installée au milieu de cette ligne. L’opération prend quelques minutes.

    Les deux rames déjà mises en service commercialement, qui vont servir pour des retours d’expérience, vont être progressivement renforcées par quatorze autres trains à partir de 2021. Le tout représente un contrat de 200 millions d’euros.

    De son côté, le gouvernement fédéral de Basse-Saxe va investir 8,4 M€ pour fabriquer de l’hydrogène non plus à partir d’énergies fossiles mais par électrolyse et au moyen d’énergie éolienne.

    « Désormais, le transport ferroviaire non électrifié disposera d’une véritable alternative aux trains au diesel », s’était félicité, il y a quelques mois le ministre des Transports de Basse-Saxe, Olaf Lies. « L’association de l’hydrogène et des piles à combustible est la solution idéale pour protéger l’environnement et révolutionner les secteurs de l’énergie et des transports, avait-il ajouté. Elle permet le stockage d’énergie et le transport ferroviaire de voyageurs sans aucune émission. Nous finançons des technologies innovantes et contribuons de manière durable à la révolution énergétique dans le secteur des transports. »

    « Certes, un train à hydrogène est un peu plus cher à l'achat qu'un train diesel, mais l'exploitation est moins coûteuse", souligne Stefan Schrank, le chef de projet chez Alstom. Le groupe a déjà signé des lettres d'intentions avec quatre Länder (États) allemands.

    En France, l’idée de ces trains à hydrogène commence à faire son chemin. « L’objectif est d’avoir un train à hydrogène en exploitation en France avant la fin du quinquennat », explique dans Les Echos Benoît Simian, député LREM de Gironde et chargé par Edouard Philippe d’une mission sur le « verdissement du parc ferroviaire ».

    En France, des atouts et des retards

    Un pré-rapport devrait être remis à la fin septembre à Elisabeth Borne, la ministre des Transports, avant les conclusions définitives à la fin novembre.

    Comme pour le développement des voitures à hydrogène, la France souffre déjà d’un sérieux retard dans ce domaine alors que tous les ingrédients sont pourtant accessibles. De grandes entreprises françaises sont à la pointe dans ce domaine, telles que Air Liquide, Alstom, Engie ou Total, mais aussi des PME performantes comme SymbioFCell…

    Surtout, le réseau ferroviaire français se prête à cette mutation technologique. « La moitié du réseau français n’est pas électrifiée et donc potentiellement éligible », reprend Benoît Simian. Selon lui, l’hydrogène « n’a pas vocation à se déployer partout mais peut contribuer à pérenniser certaines petites lignes : passer à l’hydrogène coûterait quatre fois moins cher que l’électrification. »

    Plusieurs régions sont sur les rangs : l’Occitanie, la Nouvelle Aquitaine ou encore la Bourgogne. Le député Damien Pichereau (LREM, 1re circonscription de la Sarthe), qui siège à la commission du développement durable et aménagement du territoire de l’Assemblée, a déjà proposé que des trains fonctionnant à l’hydrogène remplacent progressivement le matériel vieillissant sur la ligne entre Caen, Le Mans et Tours.

    Source illustrée: www.leparisien.fr


    17/09/18 - Au Danemark, de l'hydrogène produit "proprement"

    Air Liquide, spécialiste français de l'hydrogène (entre autres) vient d'ouvrir une station de traitement de l'énergie électrique un peu particulière au Danemark. Le but ? Récupérer l'énergie qui serait perdue, et la transformer en hydrogène.

    Air Liquide appelle cela l'hydrogène "décarboné". En effet, en temps normal, la production d'hydrogène se fait sous l'action du vaporeformage, qui nécessite de très hautes pressions et surtout l'utilisation de carburants d'origine fossile. Cette fois, Air Liquide fait l'impasse sur tout carburant polluant puisque l'hydrogène est produit à partir d'électricité.

    Vous le savez sans doute déjà, dans une pile à combustible, l'hydrogène est le composé servant à produire de l'électricité. C'est le principe de la voiture à hydrogène. Mais ici, c'est le sens inverse : l'énergie électrique alimente une électrolyse qui va produire de l'hydrogène.

    Et cette énergie est verte puisque l'industriel Air Liquide se sert du "trop-plein" produit par les nombreuses éoliennes au Danemark pour sortir son hydrogène. D'une capacité de 1,2 MW, cette mini usine permet de produire quelque 500 kg d'hydrogène par jour. Ce serait logiquement suffisant pour faire le plein d'une centaine de voitures, même si, ici, l'hydrogène sert à des camions et à des fins professionnelles.

    Air Liquide s'est en tout cas engagé depuis deux ans dans une politique de "dépollution" de la production d'hydrogène. Et cette petite usine est une preuve du potentiel que pourrait avoir ce carburant dans le futur.

    Source: www.caradisiac.com - Rédaction: Audric Doche


    Samedi 15/09/18 - La Nasa envoit dans l'espace un laser pour mesurer la glace sur Terre

    Le compte à rebours a démarré à la Nasa pour le lancement samedi de son laser le plus avancé jamais placé en orbite, l'ICESat-2, une mission d'un milliard de dollars destinée à révéler l'ampleur de la fonte des glaces sur une Terre qui se réchauffe.

    Le satellite d'une demie-tonne doit être propulsé par une fusée Delta II depuis la base Vandenberg de l'US Air Force en Californie.

    Les prévisions météo étaient 100% favorables pour la fenêtre de tir, de quarante minutes, qui doit s'ouvrir à 08H46 locales (12H46 GMT).

    Cette mission est "extraordinairement importante pour la science", a relevé Richard Slonaker, responsable du programme ICESat-2 à la Nasa, à des journalistes.

    Car depuis près de dix ans l'agence ne disposait plus d'un instrument en orbite pour mesurer l'épaisseur des superficies recouvertes de glace à travers la planète.

    Avec l'ICESat-2, les mesures seront "extrêmement précises", de l'épaisseur d'un crayon, a assuré un membre de l'équipe, Kelly Brunt.

    La mission précédente, ICESat, a été lancée en 2003 et s'est achevée en 2009. Grâce à elle, les scientifiques ont appris que la banquise s'affinait et que les surfaces recouvertes de glace disparaissaient des régions côtières du Groenland et de l'Antarctique.

    Depuis, des relevés ont été effectués grâce à un avion dans le cadre d'une mission baptisée Operation IceBridge qui a survolé l'Arctique et l'Antarctique. Des "mesures de hauteur et des données sur l'évolution de la glace" ont été récoltées, a expliqué la Nasa.

    Mais une mise à jour est nécessaire de toute urgence.

    L'utilisation croissante des sources d'énergie fossile par l'humanité entraîne une hausse constante des émissions de gaz à effet de serre, considérées comme les principaux responsables du changement climatique.

    La température mondiale moyenne augmente année après année, les quatre années les plus chaudes des temps modernes ayant été enregistrées entre 2014 et 2017.

    La couche de glace s'amenuise dans l'Arctique et le Groenland, accentuant le phénomène de hausse du niveau des océans qui menace des centaines de millions d'habitants des régions côtières du monde entier.

    Le tout nouveau ICESat-2 devrait aider les scientifiques à comprendre l'ampleur de la contribution de la fonte des glaces à la montée des océans.

    Laser de rechange

    "Nous allons être capables de regarder spécifiquement la façon dont la glace évolue sur une seule année", a relevé Tom Wagner, un chercheur du programme cryosphère (glace terrestre) de la Nasa.

    Combiner ces relevés précis avec ceux rassemblés au fil des ans devrait donner un coup de fouet à la compréhension du changement climatique et améliorer les prévisions sur la hausse du niveau des mers, a-t-il ajouté.

    L'ICESat-2 est équipé de deux lasers --dont l'un de rechange au cas où-- beaucoup plus perfectionnés que le modèle à bord de la mission précédente.

    Malgré sa puissance, le rayon ne sera pas chaud au point de faire fondre la glace depuis le poste d'observation orbital déployé à quelque 500 kilomètres au-dessus de la Terre, a relevé la Nasa.

    Il tirera 10.000 fois par seconde, contre quarante fois pour son prédécesseur, ce qui fournira des données beaucoup plus détaillées.

    Des mesures seront prises tous les 70 centimètres sur la trajectoire du satellite.

    "La mission va récolter suffisamment de données pour quantifier les changements annuels d'épaisseur de la couche de glace au Groenland et dans l'Antarctique, même si ce n'est que de quatre millimètres à peine", a indiqué l'agence spatiale américaine.

    Outre l'épaisseur et la superficie de la couche de glace, le laser va aussi mesurer la pente sur laquelle elle est posée.

    "L'une des choses que nous essayons de faire est de décrypter les changements qui s'opèrent à l'intérieur de la glace, et cela va énormément améliorer notre compréhension en la matière, en particulier dans les régions où nous ne savons pas bien encore comment ils évoluent", a expliqué M. Wagner, citant les grandes profondeurs de l'Antarctique comme l'une de ces zones mystérieuses.

    La mission est censée durer trois ans mais le satellite dispose d'assez de carburant pour perdurer pendant une décennie, si ses responsables décidaient de prolonger sa durée de vie.

    Source: www.rtl.be/info/magazine/science-nature


    Mercredi 12/09/18 - États-Unis : état d'urgence et évacuation en masse avant l'arrivée de l'ouragan Florence

    Les autorités américaines ont émis, ce mardi, une alerte à la montée des eaux sur une vaste portion de la côte est des États-Unis. Plus d'un million de personnes ont été forcées d'évacuer la Caroline du Sud, qui a décrété l'état d'urgence au même titre que la Caroline du Nord, la Virginie et la ville de Washington.

    De longues files de voitures se sont formées mardi sur les routes du littoral d'une vaste zone de l'est des États-Unis où la population fuyait vers l'intérieur des terres avant l'arrivée de Florence, un ouragan potentiellement dévastateur attendu avec des vents extrêmement violents et des pluies diluviennes. Plusieurs autoroutes de Caroline du Nord et de Caroline du Sud ont été mises à sens unique dans le cadre de ces opérations d'évacuation, qui concernent plus d'un million et demi de personnes. Les deux États sont, avec la Virginie, les plus menacés par Florence - catégorie 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5 - avec des vents atteignant 215 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC).

    Florence, qui progresse vers l'ouest et le nord-ouest à une vitesse de 28 km/h, devrait atteindre jeudi les côtes américaines. «Tout le monde est prêt», a rassuré le président américain Donald Trump, assurant que les autorités étaient «totalement préparées».

    À Charleston, certains ont choisi d'ignorer les ordres d'évacuation alors que le soleil baignait la grande ville touristique de Caroline du Sud, où de nombreux restaurants et magasins ont fermé. Desiree Taylor, une infirmière, va rester dans son appartement de la banlieue de la ville. Elle compte sur ses voisins et leur générateur électrique pour alimenter son réfrigérateur. «Tout le monde est solidaire», explique-t-elle à l'AFP. D'autres habitants ont choisi de partir. Michael Kennedy, ingénieur chez Boeing, a indiqué qu'il partait dans la journée pour Atlanta, en Géorgie, où vivent ses parents.

    Les supermarchés ont été pris d'assaut par la population qui faisait le plein d'eau, de nourriture et de produits de première nécessité. De nombreux habitants ont également calfeutré portes et fenêtres de leur logement en prévision des vents violents. Florence est un ouragan «historique, qui n'arrivera peut-être qu'une fois dans votre vie», a affirmé Roy Cooper, gouverneur de Caroline du Nord, en appelant la population à «partir maintenant». «Nous nous attendons à un impact fort» et la zone s'étendant de la Caroline du Sud à la Virginie sera «frappée de plein fouet», a affirmé mardi matin Jeffrey Byard, un responsable de l'Agence fédérale de gestion des situations d'urgence (Fema) à Washington.

    Après les trois Etats côtiers, la capitale fédérale Washington a également déclaré l'Etat d'urgence, redoutant les précipitations portées par l'ouragan qui pourraient provoquer des crues soudaines alors que les sols sont déjà gorgés d'eau après plusieurs jours de pluie. Le Potomac, qui longe la capitale fédérale, était déjà en crue mardi et inondait la vieille ville d'Alexandria, en Virginie, où les autorités ont fourni des sacs de sable aux habitants pour se protéger de la montée des eaux. Florence «se réorganise et augmente en taille», a indiqué le NHC dans son bulletin de 19 heures, mettant en garde contre une «possible montée des eaux potentiellement mortelle sur les côtes de Caroline du Nord et du Sud, suivie par des inondations dans les terres».

    Inondations majeures

    Les autorités s'attendent à des inondations majeures, avec des montées d'eau de 35 à 50 cm, et des crues à l'intérieur des terres jusqu'en début de semaine prochaine. Le NHC a appelé à la plus grande prudence, la majorité des décès lors d'ouragan étant provoquée par les inondations. Deux autres dépressions suivent Florence dans l'Atlantique.

    Helene, un ouragan de catégorie 2 dont les vents atteignaient 175 km/h mardi matin, doit se renforcer jusqu'en soirée en allant vers le nord-ouest, puis perdre progressivement de la vigueur. La tempête tropicale Isaac, dont le bulletin du NHC relevait mardi des vents de 110 km/h, prenait la direction des Petites Antilles, qui se remettent encore du passage de Maria.

    Entre août et septembre 2017, les trois puissants ouragans Harvey, Irma et Maria ont causé la mort de milliers de personnes et provoqué des milliards de dollars de dégâts dans les Caraïbes et le sud-est des États-Unis.

    Source illustrée: www.lefigaro.fr/sciences - Rédaction: Yohan Blavignat avec l'AFP


    12/09/18 - Fonte des glaces dans l’Arctique et réchauffement des relations commerciales entre Chine et Russie

    Russie et Chine se félicitent de leur alliance pour développer le transport maritime rendu possible dans l' Océan Arctique par le réchauffement climatique. Egalement au sommaire, l'attente de "l'ouragan-monstre" Florence aux Etats-Unis, et Alexey Navalny provoqué en duel par un général russe.

    Pour la Chine, le réchauffement climatique est aussi une formidable opportunité pour polluer plus, dans l'Arctique. Et elle a trouvé en la matière un allié de poids avec la Russie.

    Ce matin le South China Morning Post nous alerte, sur ce grand projet qui lie donc chinois et russes dans le Grand Nord : on en a peu parlé, mais cet été pour la première fois de l'Histoire, deux navires russes ont relié le port de Sabetta, dans la péninsule de Yamal en Sibérie, à celui de Rudong dans la province du Jiang-Su. Dans leurs cuves, ils transportaient des milliers de mètres cubes de gaz naturel liquéfié issu des gisements sibériens. Et, nous explique le chercheur Donald Gasper, basé à Hong Kong, cette grande première, les deux ports reliés en seulement 19 jours au lieu de 35 par le Canal de Suez, n'aurait pas été possible sans la fonte des glaces arctiques et donc le réchauffement climatique.

    Pékin appelle cela "la route nord de la Soie", un vieux projet, décrié par les défenseurs de l'environnement du monde entier mais bel et bien devenu réalité. En atteste une autre première, elle aussi assez peu médiatisée la semaine dernière, mais évoquée tout de même par l'agence officielle chinoise Xin Hua, et reprise, entre autres, par l'Asia Times : un porte-conteneur a inauguré la fameuse "route des glaces"... depuis la Chine jusqu'au port français de Rouen : le "Tia'nen" transportait des éoliennes, et il aura mis 12 jours de moins que par les routes traditionnelles.

    Aucun des articles asiatiques qui évoquent ces prouesses ne pose la question des conséquences environnementales : on sait pourtant que les porte-conteneurs sont extrêmement polluants, et que la conséquence de l'ouverture de cette voie maritime arctique, c'est l'expansion sans limite des capacités d'exportation et donc de production des champs gaziers russes en Sibérie.

    Dernier point, soulevé par Donald Gasper dans le South China Morning Post : pour Moscou, se tourner vers l'industrie chinoise, c'est une manière inespérée de contourner la guerre commerciale et les sanctions économiques imposées par l'Amérique et l'Europe. Ou quand géopolitique et préservation de l'environnement ne font décidément pas bon ménage.

    Source illustrée: www.franceculture.fr - Rédaction: Ronnie Glassberg


    Lundi 10/09/18 - Le dangereux phénomène météorologique El Niño semble être de retour

    L'Organisation météorologique mondiale évalue à 70% la probabilité que les eaux de surface atteignent le niveau correspondant à un épisode El Niño, laissant craindre une recrudescence d'inondations et de sécheresses dans le monde à partir de cet hiver.

    El Niño serait de retour. La probabilité que survienne ce grave phénomène météorologique a grimpé à 70% pour le dernier trimestre de l'année, a annoncé lundi l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l'ONU.

    «D'après les prévisions des modèles et les interprétations des experts, il est probable à 70% environ que les conditions observées atteignent le stade d'un épisode El Niño de faible intensité au dernier trimestre de 2018 et pendant l'hiver boréal 2018/19», écrit-elle dans un communiqué. «Autrement dit, ce scénario est deux fois plus probable que celui d'une persistance des conditions neutres. (...) Ce réchauffement pourrait (...) intervenir très vite, entre septembre et novembre déjà, bien que les prévisions en question soient incertaines.»

    Le phénomène El Niño réapparaît régulièrement et se traduit par une hausse de la température des eaux de surface dans l'océan Pacifique, poussant la moyenne des températures à la hausse et affectant les précipitations mondiales. Elles provoquent généralement des inondations très importantes dans certaines régions pendant que d'autres sont au contraire frappées des sécheresses plus intenses que d'ordinaire. Le phénomène climatique peut aussi renforcer l'intensité des cyclones.

    L'agence de l'ONU note que l'intensité du prochain épisode El Niño est «incertaine vu que les résultats des prévisions numériques oscillent entre des conditions neutres et un Niño d'intensité modérée». Elle estime toutefois que «l'arrivée d'un puissant Niño semble peu probable». L'OMM souligne que le phénomène El Niño n'est pas le seul facteur qui détermine les régimes climatiques à l'échelle du globe. En outre, selon les experts, il n'y a pas nécessairement de corrélation directe entre l'intensité d'un épisode Niño et l'ampleur de ses incidences.

    Source: www.lefigaro.fr/sciences avec l'AFP


    10/09/18 - Une machine pour transformer nos déchets plastiques en... diesel

    Le comédien Samuel Le Bihan a présenté un prototype capable de transformer un kilo de plastique en 500 grammes de diesel en une heure.

    Une machine capable de transformer le plastique en carburant. C'est l'une des idées de l'association Earthwake fondée par le comédien Samuel Le Bihan. L'acteur était ce lundi à Antibes où il a présenté un prototype d'une machine vertueuse, conçue pour recycler les déchets. Baptisée Chrysalis, elle a été inventée et développée par un technicien salarié de l'association, Christopher Costes. Earthwake assure qu'elle est déjà capable de traiter un kilo de plastique par heure et de fournir ainsi de 500 à 600 grammes de diesel.

    "Le but de l'association, c'est de développer des technologies pour revaloriser les déchets plastiques et stimuler le ramassage, et donc de valoriser les déchets pour créer une économie, car selon moi la vraie solution à ce problème des déchets sera économique", a indiqué le comédien de 52 ans.

    Le principe est apparemment simple : une fois broyé, le plastique (polyéthylène et polypropylène) est chauffé à haute température avant d'être distillé. De l'eau pour le refroidissement et une petite alimentation électrique sont nécessaires au processus. Le diesel est quant à lui récupéré comme carburant pour un moteur de bateau, de voiture ou pour un générateur. Intéressant même si le fait de chauffer à haute température nécessite une source d'énergie à calculer dans le bilan écologique global.

    "L'étape suivante, d'ici 3 à 6 mois, est de fabriquer une machine plus grande, de la taille d'un demi-container et donc facilement transportable sur une zone polluée, qui sera capable de traiter 70 kilos de déchets par heure", a assuré Samuel Le Bihan. Celui-ci estime à 50 000 euros le coût de fabrication d'une telle installation et son amortissement à moins d'un an.

    Un bateau qui carbure au plastique

    "Nous-mêmes allons l'utiliser pour des applications vertueuses en la mettant à disposition de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) et ainsi lui fournir du carburant, mais on peut aussi imaginer dans les pays émergents d'en installer une dans un village qui serait submergé par les déchets et qui pourrait ainsi alimenter un générateur, par exemple pour une école", a expliqué encore Samuel Le Bihan.

    Son association, Earthwake, qui dispose aujourd'hui de financements de la part de fondations familiales, pourrait à terme adopter un statut d'entreprise de manière à développer ce type de solutions, a enfin précisé le comédien. La première ambition de l'association est de recycler, avec cette méthode et d'autres procédures techniques, "15.000 tonnes de plastiques qui ne rejoindront pas les océans. Earthwake espère ainsi créer 4 000 emplois dans trois pays de l'Afrique de l'Ouest.

    En juin a déjà été mis à l'eau un prototype de bateau de 6 mètres de long, préfigurant un catamaran de 25 mètres qui doit être mis à l'eau en 2020, propulsé grâce à des déchets plastiques transformés en carburant. Construit notamment pour tester ce système de plastique-carburant, le démonstrateur Ulysse est d'ailleurs "le premier bateau au monde à avancer aux déchets plastiques", selon ses concepteurs. Le prototype a une capacité de 5 kilos/heure de plastique traité, pour une production de 3 litres de diesel et 2 litres d'essence maximum.

    Source illustrée : www.lepoint.fr avec l’AFP


    10/09/18 - “Personne n'est capable de garantir sa mise en service”, François de Rugy s'interroge sur l'EPR de Flamanville

    C'est une annonce qui était attendue quelques jours à peine après sa nomination. François de Rugy vient de se positionner très clairement sur l'avenir du nucléaire en France : "La France doit sortir de la guerre de religion" et remet en cause la mise en service de l'EPR de Flamanville en 2019.

    C'est un nouveau coup d'épée dans le contrat avec EDF. Et les déboires ne cessent de s'accumuler pour l'EPR de Flamanville. François de Rugy, le nouveau ministre à la transition écologique a opté pour un discours plus tranché que son prédécesseur sur le nucléaire. Il faut dire que l'ancien candidat à la primaire citoyenne ( de gauche) a toujours eu un discours prudent sur la mise en service.

    Il a donc décidé de rester droit dans ses bottes sur le sujet et de trancher publiquement sur le dossier. Un entretien accordé ce 10 septembre au journal Le Monde nous éclaire sur son point de vue.

    La France doit "sortir de la guerre de religion" et ce sera son nouveau leitmotiv à propos du nucléaire.

    A la question "le nucléaire est-il encore une +énergie d'avenir+, comme le disait Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle?", l'ancien candidat à la primaire de la gauche de 2017, qui prônait une sortie de l'atome d'ici à 2040, a répondu "spontanément, ma réponse est non. Mais il faut sortir de la guerre de religion".

    "Le risque nucléaire n'est pas un petit risque qu'on peut balayer d'un revers de la main", a-t-il développé dans cet entretien mis en ligne lundi.

    Sur la construction de nouveaux EPR en France, réclamée par EDF en plus de celui de Flamanville, "il faudrait déjà qu'EDF fasse la démonstration que l'EPR fonctionne, ce qui n'est pas encore le cas", a-t-il dit. "Personne n'est capable de garantir sa date de mise en service. Il faudraitégalement démontrer que l'EPR est compétitif au niveau des coûts."

    Plus largement, sur ses exigences avant d'accepter ce poste, il a indiqué avoir "demandé au président de la République si on se situait bien dans (une) priorité de transformation écologique".

    "J'ai toujours avec moi le programme électoral avec lequel j'ai mené campagne pendant des mois", a-t-il assuré. "Et dans celui-ci, on dit notamment qu'on donnera la priorité à la rénovation des bâtiments existants, aux transports du quotidien plutôt qu'aux investissements dans des infrastructures nouvelles. La transformation que cela exige, il faudra l'inclure dans la loi d'orientation des mobilités".

    Flamanville : l'Arlésienne du nucléaire

    Alors que cet EPR de Flamanville est devenu "l'Arlésienne du nucléaire français", on se souvient qu'EDF a officiellement annoncé un nouveau retard au début de l'été 2018 : avec un retard d'un an (4ème trimestre 2019) et un nouveau surplus financier de 10,5 milliards d'euros à 10,9.
    En cause toujours : la qualité des soudures.
    Ce réacteur, à l'origine, devait être mise en service en 2012 pour 3, 3 milliards d'euros.

    Source: france3-regions.francetvinfo.fr - Rédaction: Alexandra Huctin


    09/09/18 - Dérèglement climatique: l'inquiétante leçon du passé

    Les conséquences du dérèglement climatique pourraient être bien plus importantes que les prévisions actuelles des climatologues. C’est ce qu’affirment des chercheurs de l’Université de Genève. Ils sont remontés dans le lointain passé pour tirer les enseignements d’un réchauffement qui s’est produit il y 56 millions d’années. Contrairement au dérèglement actuel qui se produit à vitesse accélérée, ce réchauffement s’est produit sur plusieurs milliers d’années. Il a néanmoins produit des conséquences qui défient l’entendement des scientifiques. Des leçons du passé à méditer.

    Il y a 56 millions d'années, la Terre a connu un réchauffement climatique exceptionnel. En un temps très court à l'échelle géologique, 10 à 20 000 ans à peine, la température moyenne a augmenté de 5 à 8 degrés, ne retrouvant son niveau d'origine que quelques centaines de milliers d'années plus tard. En s'appuyant sur l'analyse de sédiments sur le versant sud des Pyrénées, des chercheurs de l'Université de Genève (UNIGE) ont mené une étude pour mesurer l'impact de ce réchauffement sur les crues des rivières et sur les paysages qui les entouraient alors : des crues dont l'amplitude est multipliée par huit - et parfois même par un facteur 14 -, ou encore une végétation qui disparaît au profit d'un décor de galets. Leurs conclusions inquiétantes, à lire dans Scientific Reports, montrent que les conséquences de ce phénomène ont été bien plus importantes que ne le prévoient les modèles utilisés aujourd'hui par les climatologues.

    « La méthode qui nous a permis d'analyser ce réchauffement est directement inspirée de la biologie, qui étudie la réponse des cellules à des stimuli extérieurs », explique Sébastien Castelltort, professeur au Département des sciences de la terre de la Faculté des sciences de l'UNIGE, et leader de l'étude, en collaboration avec des chercheurs des universités de Lausanne, Utrecht, Western Washington et Austin. « On s'intéresse à la façon dont un système, dans notre cas le système hydrique à travers le comportement des rivières, réagit à un signal extérieur, ici le réchauffement climatique.» Baptisé Earth Surface Signaling System et soutenu par le Fonds National Suisse (FNS), ce projet s'est concentré sur un cas climatique extrême, bien connu des scientifiques : un réchauffement de 5 à 8 degrés intervenu voici 56 millions d'années entre le Paléocène et l'Éocène, connu sous l'acronyme anglais de PETM (Palaeocene-Eocene Thermal Maximum).

    Des palmiers au pôle Nord

    Dès les années 70, les scientifiques ont observé une forte anomalie du rapport entre les isotopes stables du carbone (δ13C), due à l'augmentation relative de la proportion de l'isotope léger (12C) par rapport à l'isotope lourd (13C), et traduisant un bouleversement du cycle du carbone, tant dans les océans que sur les continents, associé à un réchauffement global aux conséquences spectaculaires. Il y avait des palmiers au pôle Nord et certaines espèces de plancton marin, comme le dinoflagellé Apectodinium, normalement restreintes aux eaux tropicales se sont soudainement répandues sur toute la surface du globe. Les géologues utilisent ce type d'observations comme de véritables « paléothermomètres » qui témoignent dans ce cas d'une élévation de la température des eaux de surface ayant atteint presque 36 degrés par endroits, une température létale pour de nombreux organismes. Plusieurs causes sont avancées, de l'activité volcanique intense à cette période à la déstabilisation des hydrates de méthane, ces « glaçons » de méthane stables sous certaines conditions de pression et de température, qui en dégazant auraient libéré leur gaz à effet de serre.

    Mais si l'événement est connu et ses causes explorées, qu'en est-il de ses conséquences ? « La question est importante car il y a une analogie évidente avec le réchauffement actuel et des leçons à tirer de cet événement, d'autant que la hausse des températures à laquelle on assiste aujourd'hui est beaucoup plus rapide », souligne Sébastien Castelltort.

    Retracer l'histoire des rivières grâce aux galets

    On trouve dans les Pyrénées espagnoles des sédiments qui permettent d'observer les anciens chenaux de rivières et d'en connaître la largeur. Dans le cadre du projet de thèse de Chen Chen, doctorant à la Faculté des sciences de l'UNIGE, la taille des galets qu'elles charriaient a fait l'objet de plusieurs milliers de mesures effectuées sur le terrain. Pas à pas, grâce à la relation directe qui existe entre la taille des galets et la pente des rivières, les chercheurs ont ainsi pu en calculer la profondeur et le débit. C'est donc toute l'histoire de ces rivières qui apparait, et celle des changements spectaculaires qui les ont affectées.

    Il y a 56 millions d'années, les Pyrénées sont en cours de formation et leur piémont est parcouru de petits chenaux isolés dans une plaine d'inondation où ils déposent des alluvions très fertiles, favorisant le développement de la végétation dont les racines vont ancrer le terrain. Parvenues au pied des montagnes, ces petites rivières s'orientent ensuite vers l'ouest pour se jeter dans l'Atlantique qui n'était alors qu'à une trentaine de kilomètres de la zone d'étude.

    Une transformation complète du paysage

    « Avec le réchauffement, le paysage se transforme complètement. Les crues exceptionnelles, qui ne se produisent que tous les 2 à 3 ans et dont nous avons pu mesurer le débit, sont jusqu'à 14 fois plus importantes qu'auparavant », explique Sébastien Castelltort. Les rivières changent constamment de cours, ne s'adaptent plus à la hausse du débit en creusant leur lit mais s'élargissent, parfois de façon spectaculaire : les différents cours d'eau observés passent ainsi parfois de 15 mètres à 160 mètres de largeur. Au lieu d'être piégés dans les plaines d'inondation, les alluvions sont emportés vers l'océan, et avec eux la végétation. On ne trouve plus que des étendues de graviers, traversées par des rivières torrentielles.

    Des risques bien plus importants qu'attendus
    Les scientifiques ignorent encore comment le régime des précipitations a évolué, mais savent que ce réchauffement a entraîné des crues plus intenses et une plus forte saisonnalité, avec des étés plus chauds. L'évaporation plus importante a entraîné une hausse des précipitations dans une proportion inattendue. Un degré d'élévation de la température implique une hausse de 7% de la capacité de rétention de l'humidité dans l'air, et c'est ce rapport qui est généralement utilisé pour évaluer l'augmentation des précipitations. « Mais notre étude montre qu'il y a des seuils, des évolutions non linéaires qui vont au-delà de ce rapport. Avec un rapport de 14 pour l'amplitude des crues, on est face à des effets qu'on ne comprend pas, qui s'expliquent peut-être par des facteurs locaux, mais aussi par des effets qui ne sont pas encore incorporés dans les modèles climatiques actuels. Notre étude prouve que les risques associés au réchauffement climatique sont plus importants qu'on ne le pense généralement », conclut Sébastien Castelltort.

    Source: UNIGE (UP' MAGAZINE)


    Samedi 08/09/48 - Mobilisation planétaire face à l’urgence du dérèglement climatique

    De Melbourne à Bangkok, des rassemblements citoyens ont débuté en Asie. D’autres sont prévus en Europe, de Paris à Bruxelles, puis aux Etats-Unis.

    Les militants écologistes ont prévu, samedi 8 septembre, de descendre dans la rue à travers le monde pour réclamer aux gouvernements de saisir l’urgence à agir contre le dérèglement climatique et la fin des énergies fossiles.

    Ce mouvement, baptisé « Rise for climate » (« Debout pour le climat ») est organisé à travers une centaine de pays. Il est censé culminer avec une grande manifestation à San Francisco, où se tiendra à partir du 12 septembre le Sommet mondial des villes et entreprises pour le climat, organisé par le gouverneur de Californie en réponse à la politique anti-écologique de Donald Trump.

    Faible mobilisation à Bangkok

    A Bangkok, près de 200 manifestants se sont réunis devant le siège régional de l’ONU où est organisée jusqu’à dimanche une réunion de préparation du prochain sommet sur le climat, dit COP24, prévu en Pologne dans trois mois. Certains dénonçaient l’arrêt de la contribution des Etats-Unis décidée par Donald Trump, un manifestant portant un masque du président américain.

    « Nous condamnons le président Trump qui s’est retiré des accords de Paris », a dénoncé parmi les manifestants à Bangkok Lidy Nacpil, représentante de l’Asian People’s movement in Debt and Developpement, un mouvement asiatique réclamant plus d’implication des pays riches, notamment de Washington. « Les Etats-Unis sont une grande part du problème du changement climatique, alors ils doivent faire partie de la solution », a-t-elle réclamé.

    D’autres manifestants dénonçaient quant à eux la poursuite de l’usage des centrales à charbon, encore très utilisées en Thaïlande, alors que Bangkok a été confronté en début d’année à un pic de pollution du niveau de ceux de New Delhi et Pékin.

    Plusieurs dizaines de pêcheurs thaïlandais sont venus dénoncer la menace du réchauffement climatique sur les réserves de poissons, apportant des crabes et crevettes devant le siège de l’ONU. Les manifestants dénoncent plus globalement les lenteurs à Bangkok des négociations sur la mise en œuvre du pacte de 2015.

    Mobilisation en Australie

    En Australie, les organisateurs ont fait entrer dans le port de Sydney, face à son emblématique opéra, un bateau portant la bannière « Rise for climate ». Des centaines de manifestants se sont réunis devant les bureaux du Premier ministre Scott Morrison en l’appelant à « sortir le charbon de la politique ».

    Rassemblements à Paris et en France

    En France, le départ surprise de Nicolas Hulot, combiné aux événements climatiques extrêmes de cet été à travers le monde, a joué un rôle de détonateur. Plus de 114 000 personnes se disaient intéressées sur Facebook par la « Marche pour le climat », samedi à Paris, lancée par Maxime Lelong, 27 ans. Une initiative qui a essaimé à travers toute la France avec plus d’une vingtaine de rassemblements annoncés.

    Un ordre strict de marche a été défini : citoyens devant, puis ONG, syndicats, partis politiques. « On veut absolument éviter la récupération politique », insiste Maxime Lelong.

    Source: www.lemonde.fr/climat


    Vendredi 07/09/18 - Sortie du nucléaire, ce que prévoit le gouvernement français

    A peine entré au gouvernement, François de Rugy va devoir s’atteler à la feuille de route énergétique de la France et à la question délicate du nucléaire, dont il a par le passé prôné une sortie d’ici à 2040.

    Le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, qui vient de succéder à Nicolas Hulot, a renvoyé cette semaine les choix en matière de nucléaire à la publication de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

    «Nous serons en mesure de la présenter à la fin du mois d’octobre». Elle précisera «la part de chaque énergie, le développement des énergies renouvelables que nous voulons faire», a-t-il souligné.

    Cette PPE, dont le gouvernement devait normalement présenter une première version cet été, doit porter sur les années 2019-2023 et 2024-2028.

    La question du nucléaire — et des fermetures de réacteurs français — est la plus épineuse du débat, notamment parce qu’elle concernera des milliers de salariés. Seul l’arrêt de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) a été pour l’instant décidé.

    Nicolas Hulot avait encore promis fin juin un «échéancier» précis d’ici à la fin de l’année afin «qu’on sache quels réacteurs et le nombre de réacteurs» qui doivent fermer.

    S’il ne s’est pas encore exprimé sur le fond à ce stade, François de Rugy a pris des positions très tranchées dans le passé.

    Lorsqu’il était candidat à la primaire de la gauche de 2017, il prônait en effet une sortie du nucléaire à l’horizon 2040 et l’objectif de 100% d’électricité d’origine renouvelable en 2050.

    Plus récemment, alors président de l’Assemblée nationale, il s’était montré agacé par la volonté du groupe énergétique EDF de ne fermer — après Fessenheim — aucun autre réacteur nucléaire avant 2029. «Ce n’est plus EDF qui fait la politique de l’énergie en France», avait-il lancé en juillet.

    « Horizon 2035 » ?

    Mais les opposants au nucléaire restent sceptiques sur sa capacité à changer la trajectoire du gouvernement. «Objectivement, aujourd’hui on a peu d’espoir parce que ce n’est pas un homme qui va changer les choses, quelle que soit l’identité de la personne», juge auprès de l’AFP Yannick Rousselet, de l’ONG Greenpeace.

    «Ou bien on a la volonté politique de changer de trajectoire ou on ne l’a pas. Aujourd’hui on n’a vu aucun signe politique que le gouvernement veut changer de trajectoire», estime-t-il.

    Le président Emmanuel Macron a pour sa part souligné jeudi soir au Luxembourg que sa «priorité, c’est de réduire les émissions de CO2». «Quand je regarde la liste des sources d’énergie, en particulier d’électricité, le nucléaire n’est pas la pire des chose», a-t-il estimé, rappelant qu’il voulait d’abord fermer les centrales à charbon.

    La France dépend beaucoup du nucléaire pour produire son électricité : il a représenté 71,6% de la production totale l’an dernier. Mais le pays veut réduire sa dépendance à l’atome et consentir une plus grande place aux énergies renouvelables à l’avenir.

    La loi de transition énergétique de 2015 prévoyait que la part du nucléaire dans la production d’électricité soit ramenée à 50% «à l’horizon 2025». Mais Nicolas Hulot avait abandonné cet objectif, jugé irréaliste, sans fixer de nouvelle date précise mais en évoquant un horizon entre 2030 et 2035.

    Interrogé à l’issue d’un séminaire gouvernemental à l’Elysée, le Premier ministre Edouard Philippe a semblé mercredi retenir plutôt cette dernière option en évoquant simplement «l’horizon 2035». Matignon a cependant assuré que «l’arbitrage sur la date précise n’est pas pris à ce jour» et sera tranché dans la PPE.

    Signe que la question est sensible, les opposants au nucléaire ont aussitôt réagi à la déclaration d’Edouard Philippe. C’est «un insupportable cadeau à EDF» qui «confirme la mainmise du lobby nucléaire sur le gouvernement dénoncée par Nicolas Hulot», a dénoncé le Réseau Sortir du nucléaire.

    Source: lhttp://www.lest-eclair.fr


    07/09/18 - Climat: le cri d'alarme des petits Etats insulaires à la pré-COP24 de Bangkok

    A Bangkok, lors d'une réunion de préparation de la prochaine COP, les petits Etats insulaires, dont l'existence même est menacée à court terme par la montée du niveau des océans liée au réchauffement climatique, ont alerté les participants de leur situation préoccupante.

    Les petits Etats insulaires participant à Bangkok à une réunion de préparation du prochain sommet sur le climat, dit COP24, ont lancé vendredi un cri d'alarme, étant "en première ligne" du changement climatique.

    "Nous sommes en première ligne. mais c'est un problème global, qui ne peut être réglé qu'au niveau mondial", insiste Amjad Abdulla, négociateur en chef pour l'Alliance des petits Etats insulaires (Alliance of Small Island States, AOSIS), en marge des discussions de Bangkok.

    Donner vie à l'accord de Paris

    A trois mois de la COP24 en Pologne, cette session intermédiaire de négociations sur le climat, prévue jusqu'à dimanche, doit régler un certain nombre de divisions entre pays pour donner enfin vie à l'accord de Paris.

    "Nos îles sont menacées. Nous faisons plus que ce qui nous incombe, avec nos moyens limités", a protesté Amjad Abdulla, qui représente cette quarantaine de nations allant des Maldives aux Bahamas en passant par Singapour, éparpillées sur tous les océans.

    Les quelque 190 États participants ont jusqu'à la fin de l'année et la 24e Conférence climat de l'ONU, en décembre à Katowice, en Pologne, pour finaliser les règles de mise en oeuvre du pacte de 2015, qui vise à contenir le réchauffement mondial sous les 2°C, voire 1,5°C, par rapport à l'ère préindustrielle.

    Tensions entre pays

    Les tensions entre pays ont conduit à la paralysie cet été du Fonds vert pour le climat de l'ONU, déjà affecté par l'arrêt de la contribution des Etats-Unis décidé par Donald Trump. L'accord prévoit une aide annuelle de 100 milliards de dollars d'ici à 2020 pour les pays pauvres, qui reprochent aux pays riches de trop compter sur le secteur privé.

    "Notre message à la communauté internationale, c'est que nous n'avons pas les moyens financiers, technologiques ou humains de limiter le réchauffement climatique. Nous avons besoin de la coopération internationale afin de tous pouvoir survivre sur nos îles", a lancé le négociateur en chef de l'AOSIS.

    Inondations, multiplication d'événements extrêmes deviennent plus fréquents et plus soutenus, à travers le monde, mais a fortiori dans ces îles au ras de l'eau.

    "Les gens perdent leurs moyens de subsistance, perdent leurs maisons... On est presque arrivés au point de non retour. Le coût pour s'adapter va massivement augmenter", la situation se dégradant, a insisté Amjad Abdulla, qui vient lui-même des Maldives.

    Source: www.bfmtv.com/planete - Rédaction: B.L. avec l'AFP


    Jeudi 06/09/18 - Coraux: blanchissement à toutes les profondeurs

    Une nouvelle étude démontre que le récent blanchissement massif des coraux sur la Grande Barrière de corail ne s'est pas limité aux faibles profondeurs, mais a également affecté les récifs profonds.

    La Grande barrière de corail est située au nord-est de l'Australie. Elle s'étend sur près de 2600 km : c'est la plus grande construction réalisée par un organisme vivant sur Terre ! Hélas, ce chef-d'œuvre de la nature est en péril. Depuis le milieu des années 90, la moitié de ses prairies coralliennes a disparu sous l'effet de facteurs conjugués tels que l'arrivée d'une étoile de mer dévoreuse de coraux, des tempêtes ou encore d'une maladie provoquant leur blanchissement avec un épisode massif en 2016. Les scientifiques estimaient jusqu'à présent que les coraux situés proches de la surface, entre 5 et 25 mètres de profondeur étaient les seuls à être touchés et que le blanchissement épargnait les coraux de profondeur car l'eau était plus froide. Les choses ne sont pourtant pas si simples.

    Un refuge aux effets limités

    Une nouvelle étude réalisée par l'Académie des sciences de Californie et publiée dans la revue Nature Communications met en évidence les limites du rôle protecteur de la profondeur et soutient que les récifs peu profonds et profonds sont menacés par des événements de blanchiment massif. La recherche a porté sur l'épisode de 2016 qui a causé la mort de 30% des coraux situés en eaux peu profondes. Les chercheurs démontrent que les récifs profonds peuvent offrir un refuge contre le stress thermique mais que ce refuge n'est que transitoire.

    Pour s'en rendre compte, ils ont envoyé des engins robotisés relever les température de l'eau à différentes profondeurs et à différentes saisons autour de la Grande barrière. Les auteurs ont constaté que les remontées d'eau froide protégeaient les récifs plus profonds au début de l'été mais cette protection cesse à la fin de l'été avec l'arrêt du courant froid venant du fond. Si bien qu'en 2016, 40% des coraux ont été affecté par le blanchissement entre 30 et 40 mètres de profondeurs et 6% en sont morts. "Cela a été un choc de voir que les impacts se sont étendus à ces récifs faiblement éclairés, car nous espérions que leur profondeur pourrait avoir fourni une protection contre cet événement dévastateur" souligne Pedro Frade, qui a dirigé cette étude, dans un communiqué. Avec son équipe, il va maintenant étudier les différences au niveau du taux de récupération des coraux en fonction de la profondeur.


    Le blanchissement des coraux s'explique, en partie, par le réchauffement climatique qui provoque une augmentation des températures des océans. Les coraux expulsent alors des algues symbiotiques à l'origine de leur couleur et de leurs nutriments. Les récifs peuvent reprendre du poil de la bête si l'eau refroidit. Mais il faut compter au moins une décennie pour que la couverture corallienne s'en remette.

    Source: www.sciencesetavenir.fr


    06/09/18 - Bangkok coule sous la montée du niveau de la mer

    Montée du niveau de la mer, érosion du rivage, urbanisation galopante : Bangkok, qui accueille du 4 au 9 septembre la réunion préparatoire de la COP-24, la prochaine conférence de l'ONU sur le climat, s'enfonce inexorablement et pourrait être en partie submergée d'ici à 2030. Un avant-goût de ce qui menace de nombreuses mégapoles côtières qui risquent de payer cher une course au développement irresponsable pendant des années.

    Construite sur des terres marécageuses à 1,5 mètre au-dessus du niveau de la mer, la mégapole de plus de dix millions d'habitants "s'affaisse aujourd'hui de un à deux centimètres par an et risque de subir des inondations très importantes dans un futur proche", relève Tara Buakamsri, directeur de Greenpeace Thaïlande, dans un entretien à l'AFP.

    Lors des grandes inondations de 2011, plus d'un cinquième de la ville avait été submergé. Les zones périphériques avaient été particulièrement touchées, tandis que le quartier des affaires avait été épargné grâce à des digues dressées à la hâte.

    Un scénario qui est amené à se reproduire de plus en plus fréquemment : "Près de 40%" de la ville pourraient être inondés dès 2030, selon des prévisions de la Banque mondiale, qui classe la mégapole comme l'une des plus menacées d'Asie, avec Jakarta. Bangkok, "ville obèse sur un squelette d'enfant" selon l'expression du géologue Thanawat Jarupongsakul, est d'abord victime de son développement frénétique : le poids des gratte-ciels qui ne cessent de grimper dans la cité en perpétuelle transformation contribue à son engloutissement progressif.

    Et "les nombreux canaux qui traversaient la capitale, appelée autrefois la Venise de l'Orient, ont en partie disparu, recouverts par l'important réseau routier. Ils constituaient pourtant un bon système de drainage naturel", relève Suppakorn Chinvanno, expert sur le climat à l'Université Chulalongkorn de Bangkok.

    Nappe phréatique menacée

    Le problème vient aussi des millions de mètres cube d'eau pompés dans la nappe phréatique pendant des décennies. L'utilisation des eaux souterraines est désormais réglementée mais certains continuent à les ponctionner en toute illégalité : en janvier, la police thaïlandaise a ainsi inspecté des dizaines de maisons closes, accusées de les siphonner pour offrir des "massages savonneux" à leurs clients.

    La ville est aussi victime du changement climatique qui fait grimper les eaux du Golfe de Thaïlande de 4 millimètres par an, plus que la moyenne mondiale. "Aujourd'hui, elle est déjà en grande partie sous le niveau de la mer", note Tara Buakamsri.

    Quant aux kilomètres de littoral qui bordent la capitale, ils subissent une importante érosion. "On y a construit de nombreuses fermes de crevettes, ce qui a accentué le phénomène", souligne Suppakorn Chinvanno.

    Menacée au sud par la mer, la ville est, au nord, très vulnérable aux crues de mousson, et "les spécialistes anticipent des tempêtes de plus forte intensité dans les années à venir", ajoute-t-il.

    Au lendemain des inondations de 2011, le gouvernement avait dévoilé un plan de prévention qui a été abandonné après le coup d'État militaire de mai 2014.

    "Nous devons suivre en permanence les facteurs météorologiques et géographiques et nous adapter chaque année", souligne Narong Ruangsri, directeur du département de drainage et d'assainissement de Bangkok.

    Aujourd'hui, "nous disposons d'outils importants : un réseau de canaux atteignant 2.600 kilomètres, des stations de pompage et huit tunnels souterrains pour évacuer l'eau. Un autre tunnel gigantesque est en construction et trois autres sont à l'étude", détaille-t-il.

    Un parc a également été construit en 2017, spécialement conçu pour drainer plusieurs millions de litres d'eau de pluies et les réorienter afin qu'elles n'inondent pas les quartiers environnants.

    Ont aussi été construites des digues supplémentaires le long des voies d'eau, de nouveaux bassins de rétention, et des canaux ont été assainis.

    Mais, pour les experts, ces plans très coûteux pourraient se révéler insuffisants.

    Source: www.up-magazine.info avec l'AFP


    Mercredi 05/09/18 - Consultation publique sur la cuve controversée du réacteur EPR de Flamanville

    L'Autorité de sûreté nucléaire soumet à la consultation du public sur son site "un projet de décision autorisant la mise en service et l'utilisation de la cuve du réacteur EPR de Flamanville".

    Le public peut donner jusqu'au 24 septembre son avis sur la mise en service de la cuve du réacteur nucléaire EPR de Flamanville, malgré des anomalies, a-t-on appris mercredi auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

    Le gendarme du nucléaire "soumet à la consultation du public sur son site internet un projet de décision autorisant la mise en service et l'utilisation de la cuve du réacteur EPR de Flamanville", peut-on lire sur son site. "L'utilisation du couvercle actuel de la cuve n'est pas autorisée au-delà du 31 décembre 2024", précise toutefois le projet. L'EPR doit démarrer fin 2019.

    Des anomalies sur la cuve sont pourtant connues

    Une anomalie "sérieuse" avait en effet été annoncée en 2015 sur le fond et le couvercle de cette cuve, pièce majeure pour la sûreté. Mais en octobre 2017, dans un avis ne valant pas décision, l'ASN avait estimé que la cuve pouvait être autorisée à condition que des contrôles soient effectués sur cette pièce pendant son utilisation. Ces contrôles n'étant pas réalisables sur le couvercle actuel, le gendarme du nucléaire avait demandé son remplacement avant 2025.

    Dans son projet, l'ASN précise que selon le fabricant de la cuve, Framatome, "la réparation ou le remplacement des composants concernés n'est pas raisonnablement envisageable".

    Malgré les anomalies de la composition en carbone de l'acier, "les propriétés de ténacité sont suffisantes pour prévenir (...) le risque de rupture brutale du fond et du couvercle de la cuve", selon le projet. Des contrôles réalisés par le fabricant sous la surveillance d'un organisme indépendant mandaté par l'ASN, "n'ont pas mis en évidence de défaut de taille supérieure à la limite de détection", a précisé le projet.

    L'EPR a déjà huit ans de retard. Avec huit ans de retard, un coût qui a déjà triplé (10,9 milliards d'euros), l'EPR de 1.650 MW, plus puissant que ceux en fonctionnement en France, a connu de multiples déboires. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a estimé fin août qu'il convenait "d'attendre" que cet EPR "soit achevé" avant de décider d'en construire d'autres, comme le suggérait un rapport récent.

    Source: www.europe1.fr


    04/09/18 - France: François de Rugy nommé ministre de la Transition écologique

    Suite à la démission de Nicolas Hulot, François de Rugy, jusqu’alors président de l’Assemblée Nationale, est nommé au ministère de la transition écologique.

    Le réchauffement climatique sur le devant de la scène
    François de Rugy nommé ministre de la Transition écologiqueAprès la démission fracassante de Nicolas Hulot et la canicule de cet été, la question du réchauffement climatique est revenue sur le devant de la scène.

    Le lundi 3 septembre, 200 personnalités lançaient un appel à « sauver la planète » dans le journal Le Monde en réponse à l’appel de Juliette Binoche et de l’astrophysicien Aurélien Barrau. Ils demandent une action politique « ferme et immédiate » face au changement climatique.

    Toujours le 3 septembre, les économistes Alain Grandjean et Gaël Giraud lançaient un autre appel, cette fois dans les colonnes du magazine Alternatives Economiques, pour « Libérer l’investissement vert ». Une centaine de personnalités (dont de nombreux économistes) se sont joint à cet appel, parmi lesquels Michel Aglietta ou Thomas Piketty.

    L’objectif de cet appel est de prôner de lourds investissements publics en faveur de la transition écologique. Il est notamment rappelé que « les émissions de gaz à effet de serre ont crû en France de 3 % en 2017, alors que le respect de l’accord de Paris imposerait qu’elles décroissent de 5 % par an » et que la tendance ne pourra être inversée sans investissements massifs.

    De plus, l’appel indique que les fonds investis dans la transition écologique ne devraient pas être comptabilisés dans le déficit budgétaire, car ils représentent des investissements et pas des dépenses de fonctionnement.

    Le déficit budgétaire est limité à 3 % du PIB par les traités européens (bien que cette limite ait été régulièrement dépassée par de nombreux pays). Ce seuil de 3 % est parfois critiqué car il gênerait la conduite de la politique économique des pays, et parce qu’il ne fait pas de différences entre les dépenses de fonctionnement et d’investissement.

    Peut-on verdir l’économie ?

    La question se pose de savoir s’il est possible de concilier développement économique et préservation de l’environnement. Certains écologistes prônent la décroissance, c’est-à-dire la baisse délibérée du produit intérieur brut (c’est-à-dire de la production) de façon à limiter le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources naturelles.

    Cependant, écologie et économie ne sont pas forcément incompatibles. Par exemple, accroître la production d’énergie verte en France créerait des emplois et limiterait les importations d’hydrocarbures.

    De nombreuses initiatives et incitations peuvent « verdir » la croissance économique, en avantageant les activités les moins polluantes. Le bonus-malus écologique, la taxe carbone, le marché du carbone ou les obligations vertes sont des exemples d’une nouvelle approche de l’économie et de la finance baptisée « finance verte ».

    Source: www.lafinancepourtous.com


    03/09/18 - Bangkok va accueillir des négociations sur la mise en oeuvre de l'Accord de Paris

    Alors que des vagues de chaleur inédites, feux de brousse, sécheresses et graves inondations se multiplient dans le monde entier, plusieurs gouvernements convoqueront mardi à Bangkok, en Thaïlande, une réunion supplémentaire pour préparer la mise en place des lignes directrices de l'Accord de Paris sur le changement climatique.

    Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de l'ONU sur le changement climatique, a fait cette annonce lors d'une conférence de presse lundi. Elle a souligné que des lignes directrices étaient nécessaires pour que l'Accord de Paris fonctionne de manière équitable et transparente pour tous.

    Après deux ans de négociations, ces lignes directrices devraient être adoptées lors de la conférence annuelle sur le climat, la COP24, qui se tiendra cette année à Katowice, en Pologne, au mois de décembre.

    Alors que les progrès des négociations ont été modestes, la réunion de Bangkok représente la dernière occasion avant la COP24 d'accélérer les négociations.

    "S'appuyant sur les progrès réalisés, les pays doivent maintenant franchir une étape décisive dans la préparation du résultat ambitieux et équilibré dont nous avons besoin à Katowice", a déclaré Patricia Espinosa, ajoutant que le succès de la COP24 serait difficile sans la préparation d'un texte officiel de négociation sur les lignes directrices de la mise en oeuvre de l'Accord de Paris.

    "Avec seulement six jours supplémentaires pour les négociations de Bangkok, l'ONU coordonne soigneusement les demandes visant à soutenir pleinement les pays dans cette tâche importante", a-t-elle ajouté.

    Source: Agence de presse Xinhua


    03/09/18 - « Une question de survie », 200 personnalités appellent à sauver la planète

    Delon, Aznavour, Adjani… Dans « Le Monde », 200 personnalités demandent aux politiques d' « agir fermement » contre le réchauffement climatique.

    Une tribune face à l'urgence climatique. 200 personnalités interpellent la classe politique dans Le Monde , demandant des actions « fermes et immédiates » en faveur de l'environnement. Parmi les signataires du texte, on retrouve de nombreux comédiens comme Alain Delon, Bradley Cooper, ou encore Marion Cotillard, mais aussi d'autres artistes du monde de la chanson allant de Charles Aznavour à Patti Smith, ainsi que des intellectuels comme la philosophe Florence Burgat et le physicien Alain Benoit. Tous ont répondu à l'appel de Juliette Binoche et de l'astrophysicien Aurélien Barrau, à l'origine de la tribune.

    « Quelques jours après la démission de Nicolas Hulot, nous lançons cet appel : face au plus grand défi de l'histoire de l'humanité, le pouvoir politique doit agir fermement et immédiatement. Il est temps d'être sérieux, lancent les signataires du texte. Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l'eau et de l'air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien. »

    « L'effondrement est en cours »

    « Il est trop tard pour que rien ne se soit passé : l'effondrement est en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans précédent, alertent les personnalités. Mais il n'est pas trop tard pour éviter le pire. Nous considérons donc que toute action politique qui ne ferait pas de la lutte contre ce cataclysme sa priorité concrète, annoncée et assumée, ne serait plus crédible. »

    « Nous proposons le choix du politique – loin des lobbys – et des mesures potentiellement impopulaires qui en résulteront. C'est une question de survie. Elle ne peut, par essence, pas être considérée comme secondaire. De très nombreux autres combats sont légitimes. Mais si celui-ci est perdu, aucun ne pourra plus être mené », concluent les signataires de cette tribune.

    Une marche pour le climat le 8 septembre

    Dans son interview, Nicolas Hulot faisait le vœu que sa démission soit utile et favorise une prise de conscience qui jusque-là faisait défaut. A-t-il été entendu ? Ici même, notre chroniqueur Bernard Quiriny avouait le choc qu'il avait lui-même ressenti : « Sa démission nous confronte à la question vertigineuse de nos styles de vie, et de la survie du genre humain. »

    Ainsi, le soir même de l'interview de l'ex-ministre de la Transition écologique, une page anonyme sur Facebook appelait à une grande « Marche pour le climat », une réponse spontanée à Nicolas Hulot qui se lamentait que les foules ne se mobilisaient guère pour la cause écologique. Devant son succès fulgurant, (elle compte ce lundi matin 13 000 participants et 72 000 personnes « intéressées »), l'organisateur, simple quidam, s'est vite retrouvé dépassé, relatait le site WeDemain et des associations sont venues à la rescousse. Parmi elles, Oxfam France, dirigé par Cécile Duflot qui s'est elle aussi fendue d'une tribune dans L'Obs, titrée en référence à une célèbre punchline d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle : « Parce que c'est notre planète. »

    L'ancienne ministre du Logement y appelle à participer à cette marche. « L'action politique, qui n'est pas réservée aux dirigeants, peut changer les choses. Mais elle ne l'a pas encore fait, constate Cécile Duflot. C'est pour cela qu'Oxfam France participera à l'initiative du 8 septembre et qu'elle est importante : se lever pour le climat, c'est se lever pour nous-mêmes. Car ce n'est pas la planète qui est en danger, mais l'humanité. »

    Source: www.lepoint.fr/environnement


    02/09/18 - Solaire: les panneaux chinois ne seront plus taxés à partir de mardi

    La mesure visait à protéger l'industrie solaire européenne, mais elle était jugée contre-productive par les installateurs de panneaux solaires. Les producteurs craignent l'afflux massif d'importations bon marché.

    Les restrictions sur la vente de panneaux solaires chinois dans l'Union européenne prennent fin lundi soir à minuit, au grand dam des producteurs européens qui craignent un afflux d'importations bon marché. En vigueur depuis cinq ans, la mesure visant à protéger l'industrie solaire européenne était jugée contre-productive par les installateurs de panneaux solaires qu'elle privait de produits meilleur marché.

    Les droits antidumping sur les importations de panneaux solaires, de cellules et de wafers chinois institués par la Commission européenne en 2013 avaient été reconduits en mars 2017 pour 18 mois, l'exécutif européen faisant alors savoir qu'il ne comptait pas les renouveler. Pendant ces cinq années, les producteurs chinois ne payaient pas de droits s'ils vendaient leurs produits à ou au-dessus d'un prix minimum qui a progressivement diminué. Sous ce prix, ils s'exposaient à des taxes allant jusqu'à 64,9%.

    La Commission a estimé que l'extinction des mesures était dans le meilleur intérêt de l'UE, compte tenu de son objectif de développement des énergies renouvelables, et elle a estimé qu'elles avaient permis aux prix à l'importation de s'aligner sur les prix du marché mondial.

    Le gouvernement chinois satisfait

    Le ministère chinois du Commerce s'est félicité de cette issue en y voyant un "modèle de règlement positif d'un différend commercial grâce à des consultations."

    Cette décision "va rétablir des conditions de marché normales pour le commerce UE-chinois de panneaux photovoltaïques, suscitera un environnement plus stable pour la coopération entre ces industries et bénéficiera mutuellement aux deux parties", a écrit le ministère dans un communiqué publié sur son site internet.

    SolarPower Europe, qui regroupe les importateurs et installateurs européens de panneaux photovoltaïques, a salué la fin des mesures restrictives en parlant d'un "tournant décisif" pour l'industrie solaire européenne qui voit se lever la principale barrière à sa croissance. EU ProSun, le groupement de fabricants de panneaux à l'origine de la première plainte en 2012, avait au contraire demandé une nouvelle prolongation des restrictions en affirmant qu'une levée serait dévastatrice pour l'industrie.

    Un marché de 7 gigawatts

    La décision de Pékin de limiter les installations de panneaux solaires en Chine a entraîné des capacités excédentaires de 30 gigawatts mais avec peu de débouchés pour les écouler puisque les Etats-Unis, le deuxième marché après la Chine, ont imposé des tarifs douaniers et que l'Inde, juste après, prévoit d'en faire autant.

    Le marché européen dans son ensemble représente environ 7 gigawatts. Selon EU ProSun, certaines entreprises envisagent de porter l'affaire devant la Cour de justice européenne.

    Source: www.latribune.fr

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