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INFO CLIMAT
Changement climatique
Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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    Mardi 31/07/18 - 2017 devient la cinquième année la plus chaude au Royaume-Uni, selon le Met Office

    Londres - 2017 a été la cinquième année la plus chaude depuis 1910, a écrit le Met Office dans son 4ème rapport annuel sur le climat au Royaume-Uni, publié mardi.

    Le climat du pays se réchauffe, car la température moyenne au cours de ces dix dernières années (2008-2017) a dépassé de 0,8 degré Celsius la moyenne observée entre 1961 et 1990, selon le rapport.

    Parallèlement, les précipitations et l'ensoleillement ont respectivement augmenté de 8 % et 6 %.

    Pendant la décennie la plus récente, les étés britanniques ont été nettement plus humides : les précipitations ont en effet augmenté de 20 % par rapport à celles observées entre 1961 et 1990.

    "Notre climat est en train de changer, au plan mondial et ici au Royaume-Uni. Les gens ne se souviennent peut-être pas que 2017 a été une année particulièrement chaude, car l'été a été relativement humide et nous avons eu de la neige en décembre", a dit le directeur du centre d'information sur le climat national du Met Office, Mark McCarthy.

    "Pourtant, quand on regarde les chiffres sur le long terme, 2017 a été plus d'un degré Celsius plus chaude que les années de référence comprises entre 1961-1990 et est globalement la cinquième année la plus chaude au Royaume-Uni depuis 1910", a dit M. McCarthy.

    Source: Agence de presse Xinhua


    31/07/18 - Belgique: Le plus grand parc photovoltaïque wallon est à Lessines

    Plus de 17.000 panneaux au sol alimentent depuis peu les Carrières unies de Porphyre.

    C’est sur le territoire de Lessines que l’on peut depuis peu contempler la plus grande installation photovoltaïque de Wallonie. Avec ses 17.312 panneaux couvrant une superficie d’un peu plus de sept hectares, ce méga parc énergétique vient de détrôner celui de Moha en province de Liège, lequel comporte quand même déjà 13.200 panneaux qui s’étendent sur cinq hectares.

    Désireuses d’investir dans les énergies vertes et de contribuer de la sorte à la réduction significative des gaz à effets de serre comme l’exige l’Union européenne à l’horizon 2050, les Carrières unies de Porphyre ont fait appel à la société belge Perpetum Energy pour mettre en service cette gigantesque unité photovoltaïque qui couvrira 40 % de leurs besoins annuels.

    "Pour donner une idée comparative, la puissance totale de cette nouvelle installation (4.674 kilowatts) correspond à celle de 1.500 toitures résidentielles recouvertes de panneaux similaires captant la lumière du soleil avant de la convertir en électricité", précise Jérôme Flament, directeur commercial de la société Perpetum Energy.

    N’équipant que le secteur industriel et ne travaillant donc pas pour les particuliers, cette firme spécialisée a mis en service durant ces dix-huit derniers mois quelque 25.000 kilowatts d’installations photovoltaïques. "Parmi nos clients figure justement le secteur carrier qui, en plus d’être un grand consommateur d’énergie, dispose de vastes surfaces au sol pour monter de tels projets."

    Pour une entreprise telle que la SA CUP, l’avantage de recourir à la technologie photovoltaïque est double.

    Il est d’abord environnemental puisque la garantie de produire annuellement 4.825.000 kWh permettra à l’entreprise de couvrir 40 % de ses besoins électriques. "L’autre gain est économique dans la mesure où cette énergie verte coûte moins cher que celle provenant du fournisseur public d’électricité. L’installation appartient à un tiers investisseur (Green Four Power) qui vend l’électricité photovoltaïque aux CUP à un prix inférieur à celle achetée sur le réseau."

    L’installation fraîchement inaugurée occupe des terrains situés à l’extrémité du gisement de l’usine lessinoise, dans sa future zone d’extraction, sur laquelle l’exploitation n’interviendra pas avant une trentaine d’années.

    Source: www.dhnet.be - Rédaction: Bruno Deheneffe


    Lundi 30/07/18 - La Californie sous les flammes

    La Californie aux États-Unis est en proie aux flammes. Un premier bilan fait état d'au moins six victimes. Le feu n'est pas encore maîtrisé. Près de 40 000 personnes ont été évacuées.

    La scène a des airs d'apocalypse. Indomptable, l'incendie engloutit tout sur son passage. Comme dans cette ville du nord de l'État qui est ravagée par les flammes. Le plus dangereux des incendies, baptisé Care, a dévoré à lui seul 34 000 hectares. Cette femme habituée des incendies attend le dernier moment pour abandonner sa maison. "Ce feu n'a aucune pitié. Il est partout".

    10 000 pompiers mobilisés

    Par endroit, les pompiers n'arrivent pas à maitriser le brasier. Le feu laisse sur son passage des villes fantômes. Au sud, un autre incendie menace le parc national Yosemite et ses séquoias géants. En tout, on compte une vingtaine d'incendies en Californie (États-Unis). 63 000 hectares sont déjà partis en fumée, malgré la persévérance des 10 000 pompiers mobilisés.

    Source: www.francetvinfo.fr


    30/07/18 - Le mois de juillet a été le troisième plus chaud en France depuis 1900

    La France a connu en 2018 son troisième mois de juillet le plus chaud de l'histoire depuis 1900, derrière 2006 et 1983, a déclaré dimanche François Jobard, prévisionniste à Météo France, auprès de franceinfo.

    La moitié nord du pays, surtout, a connu des températures anormalement élevées. "Sur la ville de Lille, on a une moyenne provisoire des températures maximales des après-midi qui atteint 28 degrés", souligne François Jobard. "Ça correspond plus à un mois de juillet moyen à Toulouse. À Paris, on a eu plus de 29 voire 30 degrés en moyenne sur le mois de juillet, ce qui correspond à un mois de juillet moyen à Perpignan".

    Le prévisionniste décrit "une chaleur quasiment constante, quasiment ininterrompue et qui s'est doublée d'une sécheresse qui peut faire penser à un climat méditerranéen". Calais, Amiens et Lille n'ont quasiment pas vu une goutte d'eau depuis le début du mois.

    Pour expliquer cette situation, François Jobard évoque "des conditions plus anticycloniques que la normale sur une bonne partie de l'Europe du Nord et donc, associé à ces conditions anticycloniques, on a eu un temps remarquablement sec".

    Source:www.nouvelobs.com


    30/07/18 - Canicules et incendies seront de plus en plus fréquents, s’alarment les climatologues

    Avec le réchauffement climatique, les experts craignent que les vagues de chaleur aussi intenses que celle qui frappe l'hémisphère nord deviennent banales.

    La vague de chaleur exceptionnelle que subit l’hémisphère nord, avec son lot d’incendies en Grèce et en Scandinavie, est appelée à devenir de plus en plus banale avec le réchauffement de la planète, selon les experts.

    Une chaleur exceptionnelle ?

    En Grèce, où les incendies ont fait près de 100 morts selon le dernier bilan, des températures élevées sont habituelles en été.

    Mais la situation est exceptionnelle pour l’Europe du Nord, où l’Organisation météorologique mondiale (OMM) prévoit des températures supérieures à la normale jusqu’à début août, de l’Irlande aux pays Baltes en passant par la Scandinavie.

    Les températures ont déjà atteint les 30°C au niveau du cercle polaire. La Suède notamment, qui a dû faire appel à la solidarité européenne pour lutter contre le feu, connaît le mois de juillet le plus chaud depuis au moins deux siècles et demi.

    « La totalité de l’hémisphère nord a chaud, c’est stupéfiant »

    Phénomène extraordinaire aussi au Japon, où les températures ont excédé 35°C par endroit la semaine dernière, faisant 80 morts. La Sibérie a également été touchée, tout comme les Etats-Unis, avec des températures dépassant 40°C à Los Angeles début juillet.

    « Généralement, il y a des vagues de chaleur sur une partie de la planète (…), mais là, la totalité de l’hémisphère nord a chaud, c’est stupéfiant », explique à l’AFP Anders Levermann, climatologue au Postdam Institute for Climate Impact Research (PIK).

    Le changement climatique est-il responsable ?

    « Chaque événement individuel est très difficile à attribuer directement aux activités humaines », explique à l’AFP le climatologue français Jean Jouzel.

    Mais les récents épisodes « sont compatibles avec les tendances à long terme causées par l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre », estime l’OMM.

    « Nous aurions de toute façon eu un été chaud et sec mais, vu que la planète est aujourd’hui un degré plus chaude qu’elle ne l’était il y a 100 ans, (la chaleur et la sécheresse) sont pires que ce qu’elles auraient été autrement », a de son côté indiqué Bjørn Samset, du Centre norvégien de recherche sur le climat CICERO, sur la chaîne norvégienne NRK.

    Les trois dernières années ont été les plus chaudes sur Terre

    A posteriori, des recherches peuvent être menées pour estimer si un événement aurait pu ne pas se produire sans le changement climatique. Ainsi, en décembre dernier, pour la première fois, une étude publiée dans le « Bulletin of the American Meteorological Society » concluait que le réchauffement était le seul responsable du record de chaleur global pour 2016 et d’une canicule extrême en Asie.

    Mais alors que les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur Terre, « la question la plus importante est: +Verrons-nous (ces événements extrêmes) plus souvent si nous ne réduisons pas les émissions de CO2+ », insiste auprès de l’AFP Anders Levermann. Et la réponse est « oui ».

    Quelles prévisions pour les prochaines décennies ?

    Selon le rapport du groupe des experts climat de l’ONU (Giec) de 2012, les modèles « prévoient une intensification lors des prochaines décennies » des épisodes extrêmes.

    Même si le monde respecte l’Accord de Paris qui vise à limiter le réchauffement moyen au pire à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, les sécheresses, canicules, inondations et ouragans risquent de se multiplier, de s’intensifier et de s’étendre à des territoires nouveaux.

    Selon une étude parue en 2017 dans Nature Climate Change, même en respectant les engagements de Paris, la moitié de la population mondiale sera exposée à des vagues de chaleur meurtrières d’ici 2100, contre environ 30% aujourd’hui.

    « Les canicules seront la norme en 2050 »

    « Chaque année, nous aurons des températures record qui seront battues, une fois en Russie, l’autre fois en France ou au Japon (…) », souligne Jean Jouzel. Les canicules comme 2003 — 70 000 morts en Europe — « risquent de devenir la norme après 2050 ou 2060 », poursuit-il.

    Avec l’air plus chaud et la végétation plus sèche, les feux sont également appelés à se multiplier.

    Selon la Commission européenne, 2017 a été l’une des pires années pour les incendies en Europe, avec 800 000 hectares brûlés au Portugal, en Espagne et en Italie. Et une étude européenne (PESETA II) estime que les surfaces susceptibles de brûler en Europe du Sud pourraient augmenter de 50% à plus de 100% au cours du XXIe siècle, selon l’intensité du réchauffement.

    Source: actu.fr


    30/07/18 - Les activités humaines dérèglent le climat et c'est sûr à 99,9995%

    Selon une nouvelle étude, les activités humaines sont bel et bien responsables du dérèglement climatique actuel. En compilant 40 ans de données satellitaires, les scientifiques ont remarqué que les températures augmentaient plus en été qu'en hiver et que l'écart mensuel entre les maximales et les minimales grandissait. La marque des gaz à effet de serre.

    Le réchauffement terrestre est observable depuis des dizaines d'années et l'influence de l'homme paraît évidente. Toutefois, les plus sceptiques (qui se retrouvent parfois à la tête d'un État) continuent à dire que rien ne prouve que le réchauffement ne soit pas naturel. Pourtant, une nouvelle étude vient compléter l'ample bibliographie scientifique sur le sujet. Une nouvelle étude parue le 20 juillet 2018 dans la prestigieuse revue Science, chiffre à seulement 5 sur 1.000.000 la probabilité que l'homme ne soit pas responsable, au moins en partie, du changement climatique. Autant dire qu'il n'y a plus de doutes (s'il en restait) que ce sont bien les activités humaines qui sont à l'origine des dérèglements climatiques que l'on observe aujourd'hui.

    Pour leurs recherches, les scientifiques américains ont collecté 38 ans de données satellitaires, de 1979 à 2016. Ils se sont concentrés sur la troposphère, la couche de l'atmosphère terrestre située au plus proche de la surface du globe (jusqu'à une altitude de 13 à 16 kilomètres). Les chercheurs ont comparé l'évolution des températures à différents endroits du globe et à chaque saison. Grâce à un modèle statistique, les experts sont ici parvenus à distinguer la part du réchauffement climatique naturel de celui imputable aux activités humaines. "Le changement des cycles saisonniers est identifiable avec une grande fiabilité statistique dans cinq ensembles de données sur la température sur six" peut-on lire dans l'étude.

    L'écart entre les minimales et les maximales augmentent

    Les chercheurs ont constaté que depuis 40 ans, les températures augmentaient plus en été qu'en hiver et c'est particulièrement vrai pour les régions tempérées de l'hémisphère Nord. Le changement climatique n'a donc pas les mêmes conséquences en fonction de la région du globe sur laquelle on se trouve. Selon les chercheurs, seules les activités humaines et les gaz à effet de serre qu'elles émettent pourraient être responsables de ce phénomène.

    Pour avoir une idée plus précise de l'évolution des températures, l'équipe de Benjamin Santer, principal auteur de l'étude, a relevé chaque mois et à différents endroits de la Terre la température la plus basse et la plus haute. Si globalement le mercure grimpe, l'écart entre les minimales et les maximales est de plus en plus important. En effet, avec le réchauffement climatique, toutes les températures augmentent régulièrement mais les maximales le font plus vite que les minimales. D'après les calculs des chercheurs, il y aurait seulement cinq chances sur un million pour que l'homme ne soit pas responsable de ce dérèglement climatique.

    "Cela renforce ce qu'on pensait"

    Selon Jean Jouzel, climatologue et membre de l'Académie des sciences, "ces résultats confirment les études précédentes qui mettent en cause les humains quant au réchauffement de la planète. Il poursuit : C'est l'ensemble des observations qui permet d'identifier le rôle des activités humaines. Le dernier rapport du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) évaluait à 95% la probabilité que l'Homme soit responsable du changement climatique." Maintenant la probabilité est nettement plus faible. "Ça renforce ce qu'on pensait" conclut Jean Jouzel.

    "Nos résultats suggèrent que les études sur les changements des cycles saisonniers fournissent une preuve puissante et nouvelle de l'impact significatif des humains sur le climat de la Terre. Nous espérons que cette découverte stimulera une exploration plus détaillée des signaux saisonniers causés par l'action anthropique", concluent les auteurs de l'étude.

    Source: www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement - Rédaction: Jimmy Leyes


    Dimanche 29/07/18 - Des records de température enregistrés sur toute la planète

    Les différentes organisations météorologiques ont relevé plusieurs pics de température sur tout le globe. Dans plusieurs endroits, les records de chaleur ont été battus.

    Cercle polaire, Japon, Etats-Unis, France... La vague de chaleur exceptionnelle qui étouffe l'hémisphère nord depuis plusieurs semaines a affolé le mercure, qui a atteint des records par endroits en Norvège, en Algérie ou en Russie. "2018 s'annonce comme l'une des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec des températures record dans de nombreux pays. Ce n'est pas une surprise", a commenté dans un communiqué paru le le 26 juillet 2018 la secrétaire générale adjointe de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) Elena Manaenkova. Ces canicules sont "cohérentes avec les effets attendus du changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre. Ce n'est pas un scénario futur. Cela se produit maintenant", a-t-elle insisté.

    L'Europe en ébullition

    La situation est particulièrement exceptionnelle en Europe du Nord, où le thermomètre a dépassé les 30°C au niveau du cercle polaire arctique. Des records absolus de température ont ainsi été battus en Norvège avec 33,7°C le 18 juillet 2018 à Drag ou encore 33°C le 19 juillet à Lakselv, soit plus de 15°C au-dessus des normales, selon l'institut météorologique norvégien. Autre record, cette fois la nuit, à Makkaur, sur les bords de la mer de Barents, où le 18 juillet le mercure n'est pas descendu sous les 25,2°C, selon l'OMM. Record battu également près du cercle polaire à Kvikkjokk en Suède avec 32,5°C le 17 juillet ou en Laponie finlandaise avec 33,4°C à Utsjoki Kevo le 18 juillet 2018, selon Météo-France. En Sibérie, le mercure a également atteint des sommets avec 37,2°C à Tompo le 9 juillet ou 35,5°C à Vanavara le 26 juin, selon l'Agence nationale océanique et atmosphérique des Etats-Unis (NOAA). D'autres parties de l'Europe, Irlande, Grande-Bretagne ou France, font également face à des vagues de chaleur, qui n'entraînent pas nécessairement de records à ce stade. Plus au sud, l'Espagne, l'Italie, la Grèce ou la Turquie connaissent à l'inverse des températures inférieures à la normale, selon l'OMM.

    Plus de 52°C dans la Vallée de la mort aux Etats-Unis

    Au Japon, où la canicule a fait plusieurs dizaines de morts, le record national de chaleur a été battu le 23 juillet 2018 à Kamagaya, avec 41,1°C, selon des données officielles. Le même jour, les 40°C étaient pour la première fois dépassés dans une localité de la zone métropolitaine de Tokyo. Certaines parties des Etats-Unis ont également subi une vague de chaleur importante, en particulier en Californie. Selon l'OMM, des records ont été battus le 6 juillet à Chino (48,9°C) et Burbank (45,6°C), ou le 7 juillet à Van Nuys (47,2°C). Le 8 juillet, la station de Furnace Creek, dans la Vallée de la mort, a mesuré 52,8°C. Une température inférieure aux 56,7°C du 10 juillet 1913, officiellement le record historique mondial mais qui est contesté par certains experts.

    Cercle polaire, Japon, Etats-Unis, France... La vague de chaleur exceptionnelle qui étouffe l'hémisphère nord depuis plusieurs semaines a affolé le mercure, qui a atteint des records par endroits en Norvège, en Algérie ou en Russie. "2018 s'annonce comme l'une des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec des températures record dans de nombreux pays. Ce n'est pas une surprise", a commenté dans un communiqué paru le le 26 juillet 2018 la secrétaire générale adjointe de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) Elena Manaenkova. Ces canicules sont "cohérentes avec les effets attendus du changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre. Ce n'est pas un scénario futur. Cela se produit maintenant", a-t-elle insisté.

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    L'Europe en ébullition
    La situation est particulièrement exceptionnelle en Europe du Nord, où le thermomètre a dépassé les 30°C au niveau du cercle polaire arctique. Des records absolus de température ont ainsi été battus en Norvège avec 33,7°C le 18 juillet 2018 à Drag ou encore 33°C le 19 juillet à Lakselv, soit plus de 15°C au-dessus des normales, selon l'institut météorologique norvégien. Autre record, cette fois la nuit, à Makkaur, sur les bords de la mer de Barents, où le 18 juillet le mercure n'est pas descendu sous les 25,2°C, selon l'OMM. Record battu également près du cercle polaire à Kvikkjokk en Suède avec 32,5°C le 17 juillet ou en Laponie finlandaise avec 33,4°C à Utsjoki Kevo le 18 juillet 2018, selon Météo-France. En Sibérie, le mercure a également atteint des sommets avec 37,2°C à Tompo le 9 juillet ou 35,5°C à Vanavara le 26 juin, selon l'Agence nationale océanique et atmosphérique des Etats-Unis (NOAA). D'autres parties de l'Europe, Irlande, Grande-Bretagne ou France, font également face à des vagues de chaleur, qui n'entraînent pas nécessairement de records à ce stade. Plus au sud, l'Espagne, l'Italie, la Grèce ou la Turquie connaissent à l'inverse des températures inférieures à la normale, selon l'OMM.

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    Au Japon, où la canicule a fait plusieurs dizaines de morts, le record national de chaleur a été battu le 23 juillet 2018 à Kamagaya, avec 41,1°C, selon des données officielles. Le même jour, les 40°C étaient pour la première fois dépassés dans une localité de la zone métropolitaine de Tokyo. Certaines parties des Etats-Unis ont également subi une vague de chaleur importante, en particulier en Californie. Selon l'OMM, des records ont été battus le 6 juillet à Chino (48,9°C) et Burbank (45,6°C), ou le 7 juillet à Van Nuys (47,2°C). Le 8 juillet, la station de Furnace Creek, dans la Vallée de la mort, a mesuré 52,8°C. Une température inférieure aux 56,7°C du 10 juillet 1913, officiellement le record historique mondial mais qui est contesté par certains experts.

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    WMO | OMM
    ✔
    @WMO
    🔥🔥🔥 Death Valley, California, broke its daily high temperature record on Tuesday, with a temperature of 52.8°C (127°F), says @NWSVegas #cawx

    Une température minimale de... 42,6°C !

    L'Algérie a enregistré 51,3°C le 5 juillet 2018 à Ouargla, dans le Sahara, probablement la température "la plus élevée jamais relevée en Algérie par des instruments fiables", indique l'OMM. Selon Météo-France, il s'agit en fait du record "pour l'ensemble du continent (...) depuis qu'on dispose de relevés fiables". Mais si l'OMM reconnaît que la fiabilité des relevés en Afrique pendant la période coloniale "a été remise en question", elle considère toujours les 55°C enregistrés en 1931 à Kébili, en Tunisie, comme le record africain. Le Maroc a également enregistré un maximum national le 3 juillet à Bouarfa, avec 43,4°C, selon l'OMM. D'autre part, au Moyen-Orient, sur la côte du sultanat d'Oman, à Quriyat, le mercure n'est pas descendu en dessous de 42,6°C le 28 juin, y compris la nuit, ce qui pourrait être la plus haute température minimale jamais enregistrée, selon l'OMM.

    Source illustrée: www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat avec l'AFP


    29/07/18 - La Suède dans l’œil de l’anticyclone

    Entre les incendies et la sécheresse, le pays scandinave est confronté à une crise inédite sous ces latitudes et lourde de conséquences économiques.

    «Le risque d’incendie va atteindre des niveaux extrêmes cette semaine, alertait le 23 juillet le MSB, l’agence suédoise chargée de la protection civile. La situation est très grave. Si vous causez un feu, vous pourrez être tenu responsable.» Le pays de Scandinavie se bat depuis plusieurs semaines contre de gigantesques feux de forêt que les autorités peinent à contrôler et à éteindre. Le 17 juillet, le gouvernement, dépassé par la situation, a même appelé le continent à l’aide. La Commission européenne a immédiatement réagi et s’est félicitée, cinq jours plus tard, d’avoir «acheminé un niveau record de soutien pour aider la Suède». Malgré cela, l’embrasement se poursuit. Dans la région d’Alvdalen, dans le centre du pays, un incendie dure depuis quatorze jours et se développe dans une zone d’entraînement militaire où se trouvent des obus actifs. Mercredi, l’armée a tenté le tout pour le tout en bombardant une autre partie de la zone pour que le souffle de l’explosion affaiblisse les flammes. Le 23 juillet, 25 000 hectares avaient brûlé dans ce pays qui n’avait pas vu de telles destructions depuis quarante-cinq ans.

    La Suède n’est pas le seul pays concerné. Cette sécheresse historique touche toute la Scandinavie où elle provoque des incendies. Depuis le mois de mai, un anticyclone de blocage stagne sur la zone et repousse toutes les précipitations atlantiques vers le nord et le sud. «Tous les phénomènes météorologiques extrêmes que connaît l’Europe depuis le printemps, comme les orages en France, les incendies en Grèce et la sécheresse au Royaume-Uni, sont liés à cet anticyclone», assure Robert Vautard, climatologue au CNRS. Entre le 30 juin et le 19 juillet, le Danemark a changé de couleur, passant du vert au jaune, comme le montrent les images satellites de l’Agence spatiale européenne. «Pour l’instant, difficile de dire si cet épisode est une conséquence du changement climatique, dit Erik Kjellström, climatologue au Bureau météorologique suédois. Il est sûr cependant que la probabilité de tels événements va augmenter dans les prochaines années, sous l’influence du réchauffement planétaire.» La Scandinavie vivra ainsi des étés plus secs et des hivers plus chauds. Dans la nuit du 18 au 19 juillet, la température n’est pas descendue sous 25,2 °C au phare de Makkaur, au bord de la mer de Barents. Il s’agit de la nuit la plus chaude jamais observée dans le nord de la Scandinavie. «Une telle sécheresse dans nos régions est nouvelle pour la science, décrit Rolf Anker Ims, chercheur à l’université norvégienne de l’Arctique. Elle provoque une forte mortalité pour les végétaux et les animaux qui en dépendent pour se nourrir.»

    Les vagues de chaleur ont aussi des conséquences catastrophiques pour les agriculteurs. «On est proches du désastre, interpelle Lennart Nilssen, éleveur de la Fédération des agriculteurs suédois. Pour les céréales, certaines exploitations ont des baisses jusqu’à 70 % de leurs récoltes.» L’organisation a évalué les pertes pour les agriculteurs à 10 milliards de couronnes suédoises (970 millions d’euros). «C’est dix fois plus que les pertes causées par les feux, dont on parle pourtant beaucoup plus, poursuit l’agriculteur. Nous attendons énormément du gouvernement, mais nous n’avons pour l’instant entendu aucune promesse d’aides financières.»

    Source: www.liberation.fr/planete - Rédaction: Aude Massiot


    29/07/18 - Canicule, les villes se préparent à vivre avec la chaleur

    Les agglomérations, très affectées par la montée du thermomètre, tentent de répondre au phénomène. Si les solutions ne manquent pas, la mise en œuvre se révèle plus balbutiante.

    Il va falloir s’y faire : les canicules seront de plus en plus régulières et de plus en plus fortes. La France devrait connaître 25 jours de canicule par an entre 2050 et 2100, avec des pointes au-delà de 50 °C. Pour les villes, le défi est énorme. Comment rendre l’insupportable tolérable  ? Tour d’horizon.

    Contre le béton, la végétation

    Le problème des villes, ce sont les îlots de chaleur. Il fait plus chaud en centre-ville qu’à la campagne. Pourquoi ? Le béton ou le goudron emmagasinent la chaleur la journée et la rejettent la nuit, maintenant la température à un niveau élevé ; la forme des bâtiments empêche la chaleur de s’évacuer. Enfin, les activités humaines, comme le transport ou l’industrie, créent de la chaleur.

    Au contraire, la végétation rafraîchit l’atmosphère. Les arbres font de l’ombre et rejettent de l’humidité grâce à leurs racines qui vont chercher l’eau profondément sous terre. « Un bon ombrage réduit la température ressentie de dix degrés », affirme Sophie Debergue, ingénieure et spécialiste de l’urbanisme à l’Ademe. En 2003, Météo France a mesuré un écart de trois à quatre degrés entre le centre de Paris et le bois de Boulogne. Quant à la verdure de façade ou de toiture, elle permet de conserver la fraîcheur à l’intérieur.

    Parmi les villes engagées dans l’adaptation aux canicules, Lyon fait figure de modèle. La capitale des Gaules, dont le climat devrait ressembler à ceux de Madrid en 2050 et d’Alger en 2100, a lancé un ambitieux plan climat il y a dix ans. Elle a ainsi prévu de planter chaque année 3 000 arbres résistant à la sécheresse, comme le micocoulier, et ce jusqu’en 2030, augmentant la surface ombragée de 13 à 22 %.

    Mais où ? « Il y a toujours de l’espace sur les places ou dans les rues », assure Bruno Charles, vice-président (EELV) de la métropole du Grand Lyon, chargé du développement durable. Dans son plan local d’urbanisme, la Ville impose 30 % de végétalisation à toute nouvelle construction.

    Une étude publiée par l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep) et Hortis montre que 9 Français sur 10 comptent sur la végétation pour améliorer leur cadre de vie. La dimension subjective joue un rôle considérable. Parmi les vingt plus grandes villes analysées par l’étude, une sur deux prévoit d’aménager un nouveau parc urbain d’ici à 2020. Mais les moyens manquent. « En 2017, les villes n’y consacraient que 46,50 € par an et par habitant en moyenne ! Un budget en baisse de 1,50 € par rapport à 2014 », déplorent la présidente de l’Unep, Catherine Muller, et le président d’Hortis, Jean-Pierre Gueneau.

    Moins utiliser la climatisation

    La climatisation, pour refroidir une pièce, rejette de l’air chaud vers l’extérieur, contribuant à créer des îlots de chaleur. Plusieurs villes ont choisi d’y sub­stituer le réseau de froid. Le fonctionnement est assez simple : un système souterrain pompe de l’eau naturelle, comme celle de la Seine à Paris, la refroidit dans des centrales et dessert les bâtiments en eau glacée (environ 5 degrés), qui est transformée en air frais. L’eau usée est ensuite ramenée vers les centrales de production pour être à nouveau refroidie.

    Avec plus de 600 clients desservis (administrations publiques, musées, centres commerciaux…), le réseau de froid parisien est le plus grand d’Europe. Selon la société concessionnaire Climespace, le réseau de froid génère « 90 % » de gaz à effet de serre en moins.

    Par ailleurs, un bâtiment bien isolé consomme moins de climatisation. À Lyon, « plus de 10 000 logements » ont été rénovés, selon Bruno Charles. Leurs parois extérieures ont été renforcées pour bloquer la chaleur. Pour les maisons individuelles, la fibre de bois est bien plus isolante que la laine de verre. Prendre en compte son environnement peut aussi faire gagner quelques degrés : orienter son habitation dans le sens du vent, planter de grands arbres à l’est et à l’ouest, placer sa baie vitrée vers le sud.

    Abandonner le tout-goudron

    Les scientifiques s’accordent sur la nécessité de désimperméabiliser les sols urbains. Autrement dit, abandonner le « tout-goudron » et employer des matériaux qui laissent passer l’eau pour recharger les nappes phréatiques et irriguer la végétation à moindre coût.

    À Lyon, sur les 6 000 m² de la place de Francfort, le goudron a été remplacé par du granit alba. Cet élément est plus réfléchissant que le bitume et capte moins la chaleur. Les joints, poreux, favorisent l’infiltration de l’eau dans le substrat, permettant aux arbres récemment plantés de s’enraciner. Cela présente aussi l’avantage d’évacuer plus vite les flots lors d’orages et d’inondations, qui devraient survenir plus souvent à l’avenir.

    Limiter la voiture et réduire le CO2

    « On ne diminuera pas la température sans réduire le trafic », avertit Sophie Debergues. Les voitures rejettent des gaz à effet de serre et contribuent au réchauffement climatique. Paris ou Grenoble ont déjà interdit l’accès à leur agglomération aux véhicules les plus polluants. D’autres villes ne le font que lors des pics de pollution. « Si nous voulons une ville agréable à vivre, avec de l’espace pour les piétons, pour les vélos et la végétation, il faudra bien empiéter sur celui des voitures », affirme Bruno Charles. Si l’élu lyonnais peut se targuer des 1 000 km de voies cyclables bientôt disponibles dans sa cité, il pointe du doigt le manque d’ambition de l’État en matière de réduction des gaz à effet de serre.

    Le plan mobilité propre présenté par Nicolas Hulot et Élisabeth borne mi-juillet ne contient aucune mesure pour le vélo. En France, seuls 2 à 3 % des déplacements quotidiens se font à vélo, contre 29 % aux Pays-Bas, alors que « les deux tiers des trajets en ville font moins de trois kilomètres », observe Bruno Charles.

    Toutes ces initiatives sont toutefois récentes. « Pour l’instant, on est plus dans l’urgence que dans la prévention, analyse Sophie Debergue. Lutter contre la canicule n’est pas qu’une question d’espaces verts : c’est un problème économique, urbanistique, social… C’est toute la conception de la ville qu’il faut changer. »

    Est-ce incompatible avec la densification de l’habitat ? « Pas du tout, répond-elle. Ce ne sont pas les tours qui créent de la chaleur, mais leur mauvaise isolation, le manque de verdure, les activités humaines… » Au maximum, ces mesures devraient faire baisser la température de 1 ou 2 degrés l’été. Quoi qu’il arrive, le réchauffement climatique devrait allonger les périodes de canicule. Il faudra bien les rendre plus supportables.

    Des seuils de chaleur qui varient selon les régions

    On parle de canicule lorsque les températures minimales et maximales dépassent certains seuils pendant 3 jours et 3 nuits consécutifs, mettant potentiellement en danger les personnes les plus vulnérables (on avait ainsi dénombré 15 000 morts en 2003).

    Ces seuils tiennent compte de l’impact de la chaleur sur la population, différent en bord de mer ou en altitude par exemple, et du climat régional. Ainsi à Rennes, on parle de chaleur caniculaire lorsqu’il fait au moins 34 °C le jour et 19 °C la nuit trois jours d’affilée, alors que les températures retenues à Toulouse sont, respectivement, 36 °C et 21 °C.

    Le nom canicula, qui signifie « petite chienne » en italien (du latin canis, chien), avait été donné à Sirius, l’étoile la plus brillante de la constellation du Grand Chien. Cette étoile se levant et se couchant avec le soleil du 22 juillet au 22 août, la canicule a fini par désigner les fortes chaleurs estivales.

    Source: www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Environnement - Auteur: Thomas Porcheron


    Vendredi 27/07/18 - Naval Energies coule les ambitions françaises dans l'hydrolien

    La filière française de l'hydrolien a connu jeudi un revers qui pourrait lui être fatal, avec l'annonce par Naval Energies de l'arrêt de ses investissements dans le secteur, un mois et demi seulement après avoir inauguré sa première usine de fabrication à Cherbourg.

    Vers la fin de l'hydrolien en France? Naval Energies a en tout cas décidé de stopper ses investissements dans le secteur. La société a expliqué avoir tiré les conséquences de l'absence de soutien public à ces technologies dont le coût était jugé trop élevé, alors que les élus locaux y voyaient une filière prometteuse d'emplois même si elle était très en retard en France. L'entreprise spécialisée dans les énergies marines renouvelables, détenue à 60% par Naval Group et à 34% par la banque publique Bpifrance, a annoncé jeudi soir dans un communiqué qu'elle avait «décidé lors de son conseil d'administration extraordinaire du 25 juillet de mettre fin à ses investissements dans le domaine des hydroliennes», invoquant un manque de perspectives.

    Naval Energies, filiale du constructeur naval français Naval Group (ex DCNS), avait inauguré à la mi-juin, à Cherbourg, la première usine française de fabrication d'hydroliennes, alors que le gouvernement français ne cachait pas déjà des doutes sur l'avenir de la technologie. La construction de l'usine, qui représentait un investissement de 10 millions d'euros financé en partie par les collectivités locales, avait démarré en juillet 2017. Avec seulement deux commandes fermes d'hydroliennes (au Japon et Canada), le site de 5 500 m2 tournait au ralenti avec juste une poignée de salariés. Naval Energies espérait des appels d'offres de l'État pour pouvoir augmenter sa production et faire tourner son outil de production. Ils ne sont jamais arrivés.

    Colère des élus

    Naval Energies évoque un «décalage entre l'offre technologique et la demande du marché» et dénonce «le système de subventions qui n'apporte pas d'aides directes aux constructeurs», ne permettant pas à l'industrie de «financer seule» le développement de ce secteur. «L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) (...) n'a prévu que 100 à 150 MW installés d'ici 2028, soit 50 turbines de 2 MW dans dix ans», a indiqué le groupe.

    Cette annonce a suscité la colère des élus normands. Le ministre de l'Environnement «Nicolas Hulot a tué une filière d'avenir pour les énergies marines renouvelables. C'est tout de même un comble pour un ministre qui se veut écologiste», a accusé Benoît Arrivé, maire de Cherbourg-en-Cotentin, dans une interview à La Manche Libre, dénonçant «un choix financier et non industriel». Le sénateur LR de la Manche, Philippe Bas, a critiqué «les retards répétés, depuis plusieurs années et malgré nos relances régulières, dans le passage à la phase commerciale des appels à projets, indispensable pour conforter le «business plan» de l'usine et lui permettre de remporter les marchés internationaux qui se multiplient». Il a appelé le gouvernement «au sursaut nécessaire».

    D'autres industriels sont présents sur cette filière, dont la société britannique Atlantis, numéro un mondial. «Si l'État ne lance pas dans de brefs délais d'appels d'offres commerciaux, l'ensemble de la filière (française) va s'arrêter», avait mis en garde lors de l'inauguration de l'usine de Cherbourg, le 14 juin, le président de Naval Energies, Laurent Schneider-Maunoury. «Les coûts de production des hydroliennes (...) apparaissent très élevés, même à long terme et même par rapport à l'éolien offshore», avait estimé la veille le ministre Nicolas Hulot, tout en demandant des études complémentaires à l'ADEME.

    Les hydroliennes, turbines sous-marines qui transforment les courants marins en électricité, suscitent depuis de nombreuses années l'espoir d'une source d'énergie propre, sans les nuisances visuelles causées par les éoliennes. La France dispose au large de la Manche, à une demi-journée de Cherbourg, dans le raz Blanchard, du deuxième courant marin le plus puissant au monde et de nombreux autres «gisements» au large de ses côtes.

    Source: www.lefigaro.fr - Rédaction: Antoine Garbay avec l'AFP


    27/07/18 - Seuls 13% des océans de la planète peuvent encore être considérés comme sauvages

    La vie marine sauvage est en train de disparaître.

    Il ne reste plus que 13% des océans de la planète pouvant être considérés comme sauvages, et ils pourraient disparaître complètement d'ici 50 ans, conséquence de l'augmentation du fret maritime, de la pollution et de la surpêche, selon une étude scientifique.

    Une équipe internationale de chercheurs a analysé les impacts humains sur l'habitat marin, entre ruissellements et augmentation du transport maritime. Les scientifiques emmenés par Kendall Jones, de l'Université du Queensland, ont établi une cartographie des zones sous-marines considérées comme intactes et les écosystèmes "pour l'essentiel libres de perturbations humaines".

    D'après leur étude publiée par le journal Current Biology, on trouve la plus grande partie des zones sauvages dans l'Antarctique et l'Arctique ainsi que près d'îles reculées du Pacifique. Les zones côtières proches d'activités humaines sont celles où la vie marine est la moins florissante.

    "Les zones marines qui peuvent être considérées comme intactes sont de plus en plus rares à mesure que les flottes marchandes et de pêche étendent leur champ d'action à la quasi totalité des océans du monde et que les ruissellements de sédiments ensevelissent de nombreuses zones côtières", a déclaré Kendall Jones.

    "L'amélioration des technologies du transport maritime signifie que les zones les plus reculées et sauvages pourraient être menacées à l'avenir, y compris les zones jadis recouvertes par la glace désormais accessibles à cause du changement climatique".

    Les régions maritimes sauvages ne seront plus d'ici 50 ans

    Selon les chercheurs, seuls 5% des zones restées sauvages sont situés dans des régions protégées. Le restant est d'autant plus vulnérable. Les chercheurs appellent au renforcement de la coopération internationale pour protéger les océans, lutter contre la surpêche, limiter les extractions minières sous-marines et réduire les ruissellements polluants.

    "Les régions maritimes sauvages constituent un habitat vital à des niveaux sans égal, comprennent une abondance énorme d'espèces et de diversité génétique, ce qui leur donne de la résistance face aux menaces comme le changement climatique", a expliqué James Watson, de la Wildlife Conservation Society australienne.

    "Nous savons que ces zones diminuent de façon catastrophique. Leur protection doit devenir l'objectif d'accords environnementaux multilatéraux. Faute de quoi, elles disparaîtront vraisemblablement d'ici 50 ans".

    En 2016, l'ONU a commencé à travailler sur un accord international qui régirait et protégerait la haute mer. "Cet accord aurait le pouvoir de protéger de vastes espaces en haute mer et pourrait représenter notre meilleure chance de protéger la dernière vie marine sauvage", souligne M. Jones.

    Source: www.huffingtonpost.fr


    27/07/18 - Le réchauffement climatique est à l’œuvre en Europe du Nord

    Pour les experts, les températures extrêmes ne sont pas seulement dues aux aléas météorologiques, mais à des origines humaines.

    Pour la deuxième année consécutive, les experts du World Weather Attribution (WWA) se sont livrés à l’analyse de la vague de chaleur estivale qui frappe une partie de l’Europe. En septembre 2017, une étude du WWA, partant de l’observation de l’épisode caniculaire enregistré en juillet-août dans le sud et l’est du continent – caractérisé par des températures supérieures à 40 0C – concluait que les vagues de chaleur de ce type pourraient devenir la norme d’ici les années 2050.

    « Au début des années 1900, un été comme celui que nous venons juste de vivre était extrêmement rare, avançait alors Geert Jan van Oldenborgh, de l’Institut météorologique royal des Pays-Bas. Dans tout le sud de l’Europe, la probabilité d’avoir chaque été une canicule aussi chaude que celle que nous avons observée l’été dernier est déjà de 10 %. »

    Cette année, c’est l’Europe du Nord qui retient l’attention du groupe de climatologues. Des records absolus de température ont été battus mi-juillet en Norvège avec des valeurs autour de 33 0C, soit plus de 15 degrés au-dessus des normales, et le mercure est monté en flèche près du cercle polaire.

    Dans l’analyse qui devait être rendue publique vendredi 27 juillet, les experts du WWA – groupe qui associe notamment l’Environmental Change Institute de l’université d’Oxford (ECI), l’Institut météorologique royal des Pays-Bas (KNMI) et le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement en France (LSCE) – livrent les premières pistes de réflexion sur la persistance de hautes pressions à l’origine de températures anormalement élevées et de sécheresse depuis la Scandinavie jusqu’aux Pays-Bas.

    Ils ont, à cet effet, relevé en sept lieux différents la moyenne la plus forte de trois jours consécutifs de température maximale sur la période du 1er mai au 24 juillet, et comparé les résultats avec les données enregistrées les années précédentes. Les sept villes retenues – Dublin en Irlande, De Bilt aux Pays-Bas, Copenhague au Danemark, Oslo en Norvège, Linköping en Suède et deux localités de Finlande – constituent un panel homogène dans la mesure où elles présentent une même qualité des données, précise Robert Vautard, le chercheur du LSCE associé à l’étude.

    Si les auteurs conviennent prudemment qu’il faudra agréger les données du mois d’août pour qualifier avec précision la saison chaude qui sévit ces derniers mois dans le nord du Vieux Continent, ils identifient tout de même des éléments de constat. Les chercheurs mentionnent ainsi une chaleur « très extrême » installée dans le cercle arctique, qui s’atténue lorsqu’on progresse vers le sud de la zone observée.

    Plusieurs modèles

    « En Irlande, aux Pays-Bas et au Danemark, les observations font clairement apparaître une tendance à l’augmentation des vagues de chaleur, constatent les principaux auteurs de l’étude, Geert Jan van Oldenborgh du KNMI et Friederike Otto d’Oxford ECI. La probabilité est au moins deux fois plus forte à Dublin et quatre fois plus élevée à Oslo. »

    « Ces anomalies de températures qu’on observe dans le nord de l’Europe sont liées à la situation météorologique, explique le climatologue français. L’anticyclone est bloqué sur la Scandinavie depuis deux mois et les perturbations sont rejetées vers le Sud et en Méditerranée. Mais à cela s’ajoutent les effets du changement climatique. »

    Car Robert Vautard comme ses collègues européens estiment que « le changement climatique d’origine humaine accroît les risques de vagues de chaleur comme celle constaté en 2018 en Scandinavie, même s’il reste compliqué de quantifier dans quelle proportion il intervient ».

    Pour étayer leur analyse, les experts du WWA ont fait tourner plusieurs modèles climatiques en intégrant les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère attribués aux activités humaines. « Il est important de retenir que ce qui contribue à l’élévation de la température, ce ne sont pas les fluctuations des émissions de gaz à effet de serre, mais la quantité de CO2 déjà stocké, pour longtemps, dans l’atmosphère », indique Robert Vautard. On ne doit par conséquent pas s’attendre à une baisse, mais, dans le meilleur des cas, à une stabilisation des températures, selon le chercheur du LSCE.

    Source: www.lemonde.fr/climat - Auteur: Simon Roger


    27/07/18 - Des ingénieurs chiliens ont inventé un sac plastique soluble dans l'eau et non-polluant

    Un sac plastique non-polluant qui se dissout dans l'eau en quelques secondes seulement, voici ce qu'ont inventé des ingénieurs chiliens. Une avancée majeure qui tient à un ingrédient : le calcaire.

    Des ingénieurs chiliens ont peut-être trouvé la solution à la pollution plastique qui asphyxie les écosystèmes du monde entier. Il s’agit de sacs en plastique non-polluants solubles dans l’eau. Le secret de ces ingénieurs ? Remplacer le pétrole par du calcaire dans la formule chimique.

    "Notre produit est un dérivé de roche calcaire qui n’a pas d’impact sur l’environnement", a expliqué à l’AFP Roberto Astete, directeur de l’entreprise SoluBag lors d’une conférence de presse à Santiago. "C’est comme faire du pain", ajoute-t-il. "Pour faire du pain, il faut de la farine et d’autres ingrédients. Notre farine c’est l’alcool polyvinylique et d’autres ingrédients, approuvés par la FDA (l’agence en charge de la sécurité alimentaire et des médicaments aux États-Unis), qui nous ont permis de fabriquer différents produits" en plastique avec ce matériau.

    Lors de la présentation du produit, le mardi 24 juillet 2018 à Santiago, Roberto Astete a fait office de cobaye. L’entreprise SoluBag a présenté deux sacs : l’un classique et l’autre en toile réutilisable. Ce dernier, plus résistant, se dissout dans l'eau chaude, tandis que le premier a simplement besoin d’eau froide. Une fois les sacs dissous face aux journalistes M. Astete déclare "il reste du carbone dans l’eau, ce qui n'a aucun effet sur le corps humain", avant de joindre le geste à la parole et de boire l’eau en question.

    Un fléau mondial

    Si des sacs en plastique biodégradables et/ou biosourcés existent déjà, ils sont loin d’être 100 % écologiques. En cause : les fragments, invisibles à l’œil nu, qui se déposent dans l’environnement lorsqu’ils se désintègrent. Dans les mers et les océans, ces plastiques pourraient ainsi se retrouver ingérés par les animaux "bien avant qu'ils n'aient eu le temps nécessaire pour se biodégrader (...) représentant ainsi la même menace pour la vie marine que les plastiques conventionnels", notait à ce propos Fiona Nicholls, de Greenpeace Royaume-Uni.

    "La grande différence entre le plastique traditionnel et le nôtre est que le premier va rester entre 150 et 500 ans dans la nature et le nôtre seulement cinq minutes. On décide quand on le détruit, ajoute M. Astete. "À présent, on peut recycler [les sacs] dans sa casserole ou sa machine à laver". Ils espèrent désormais commercialiser leur produit, dont le coût de fabrication est similaire à celui des sacs plastiques, d'ici octobre. Une alternative bienvenue dans ce pays où l'usage des sacs en plastique est interdit depuis 2017 dans une centaine de villes côtières.

    Dans un rapport publié récemment, l’ONU pointait le fait que moins de 20 % des 9 milliards de tonnes de plastiques produits jusqu'ici dans le monde ont été recyclées ou incinérées. Le reste ayant fini dans les décharges ou l'environnement où elles mettront des milliers d'années à se décomposer. Au moins 8 millions de tonnes de plastiques sont déversées dans les mers chaque année. Cette pollution plastique met à mal la vie marine : en Thaïlande une baleine pilote est morte après avoir avalé plus de 80 sacs plastiques.

    Source + vidéo: www.maxisciences.com - Rédaction: Léa Esmery


    Jeudi 26/07/18 - Barrage au Laos: itinéraire d'une tragédie annoncée

    L'effondrement d'un barrage au Laos sur le fleuve Mékong, qui a fait plusieurs dizaines de morts lundi, met en lumière les dangers de la course à l'énergie hydraulique dans laquelle le Laos s'est engagé.

    Depuis des années, les organisations de défense de l’environnement mettaient en garde. La course aux barrages sur le Mékong, que ce soit au Laos ou dans les autres pays traversés par ce fleuve long de plus de 4 500 km, n'est pas sans risque.

    L’effondrement, lundi 23 juillet, du barrage Saddle Dam D, qui fait partie d’un réseau de barrages en construction à la frontière entre le Laos, le Cambodge et le Vietnam, vient conforter l’avis des opposants à la politique du "tout hydroélectrique" menée par le gouvernement laotien. Les 500 millions de tonnes d’eau qui se sont déversées sur sept villages, causant des dizaines de morts et plus d'une centaine de disparus, "rappelle de la manière la plus dure qui soit à quel point l'option de l’énergie hydraulique pose de multiples dangers", a réagi Marc Goichot, responsable des questions environnementales autour du Mékong pour le WWF.

    Pour le Laos, pays le plus pauvre d’Asie du Sud-Est, le Mékong représente depuis longtemps la clef de sa croissance future. Le pays espère, depuis le début des années 1990, devenir le réservoir régional d’électricité. Une série de barrages hydrauliques, tout au long du fleuve, devraient lui permettre d’exporter de l'électricité aussi bien vers la Thaïlande que le Vietnam, le Cambodge ou encore le Myanmar. Le Laos, sous la coupe d'un régime communiste très dur, espère ainsi doper sa croissance en profitant des besoins grandissants en énergie de pays voisins qui, eux, ont déjà ouvert leur économie à l’international depuis longtemps.

    Près de 80 millions de kWh d'électricité par an

    En 2006, le Laos avait ainsi signé des protocoles d’accord pour la construction de 55 barrages sur le Mékong, et une dizaine de ces projets ont été mis en chantier, souligne un rapport de l’ONG International Rivers sur l’exploitation du Mékong au Laos. Officiellement, ces barrages doivent permettre au Laos d’exploiter une centaine de centrales hydroélectriques d’ici 2020, capables de produire 77 millions de kWh d’électricité par an. Le barrage qui s'est effondré le 23 juillet devait produire de l’électricité dès 2019.

    Conséquence indirecte de cette ruée sur les barrages : le pays a commencé à apparaître sur le radar des investisseurs. Les promesses d’un eldorado d’énergie hydraulique ont attiré près de 6,6 milliards de dollars de capitaux étrangers depuis les années 1990, soit plus du tiers de l’investissement direct au Laos sur cette période, rappelle le site sud-coréen d’information Asia Time. Des partenaires avant tout thaïlandais, mais aussi russes ou chinois, ont accepté de financer en grande partie la construction de ces barrages, dans l’espoir d’en retirer des bénéfices futurs.

    L’atout de l’énergie hydraulique est tel pour ce pays, qui ne dispose pas de beaucoup d’autres cartes économiques en main, que les petites voix des ONG environnementales étaient inaudibles pour le régime laotien. D’autant plus que "la Banque mondiale et l’Agence américaine pour le développement international ont promu l’hydroélectricité comme une source d’énergie propre et durable", souligne le site spécialisé dans les questions asiatiques The Diplomat.

    Mortelle course à l'énergie hydraulique

    Mais pour les associations de défense de l’environnement, l'obsession pour l'énergie hydraulique revient tout simplement à tuer le Mékong à petit feu. Chaque nouvel ouvrage, qu’il soit au Laos, au Cambodge ou encore en Chine, transforme davantage le 11e plus long fleuve du monde en succession de réservoirs d’eau.

    D’un point de vue écologique, c’est une catastrophe en devenir, dénonce le WWF dans une note de 2016. Près de 60 millions de personnes au Laos, en Thaïlande, au Cambodge et au Vietnam dépendent pour leur nourriture et leur travail de l’extraordinaire richesse en poissons d’eau douce du Mékong. Les barrages vont entraîner une baisse du niveau de l’eau et un débit plus lent, prévient l’ONG. Le fleuve risque de ne plus être suffisamment profond pour permettre à certaines espèces de poissons d’y circuler librement, mettant leur survie en péril.

    Les associations dénoncent aussi la logique économique de cette course à l’énergie hydraulique. La plupart des partenariats conclus au Laos au milieu des années 2000 sont venus remplacer ceux que des grands groupes européens et américains avaient abandonnés à la fin des années 1990, lors de l’éclatement de la crise économique en Asie du Sud-Est. Les nouveaux acteurs, thaïlandais ou chinois essentiellement, sont moins regardants sur les conséquences environnementales et sociales des barrages et misent davantage sur la rapidité de construction, déplorent l’ONG International Rivers. Elle souligne, ainsi, que le consortium en charge du projet d’un milliard de dollars où a eu lieu la catastrophe du 23 juillet, a ignoré de façon répétée les populations locales, qui demandaient à être consultées et informées sur les travaux.

    Les conséquences du réchauffement climatique n'auraient pas non plus été prises suffisamment en compte lors de la conception des barrages, craignent ces opposants. Le Saddle Dam D n’aurait ainsi pas résisté à la violence de la mousson cette année. "Mais les événements climatiques extrêmes comme celui-ci vont justement devenir de plus en plus fréquents à cause du réchauffement climatique, et les financiers et opérateurs de ces barrages doivent de toute urgence réévaluer la capacité de leur ouvrage à y faire face", souligne International Rivers. Sans cela, des tragédies similaires risquent de se reproduire et le rêve d’une croissance dopée à l’exportation d’énergie "propre" se transformerait en cauchemar d’un modèle économique mortel pour les habitants.

    Source: www.france24.com


    26/07/18 - Un aveugle traverse le désert de sel bolivien

    Il a fallu sept jours à l'enseignant français Alban Tessier pour traverser le désert de sel bolivien, en autonomie complète et à pied.

    Alban Tessier, âgé de 41 ans souffre d'une rétinite pigmentaire, une maladie dégénérative de l'œil qui entraîne progressivement sa cécité.

    Malgré ce handicap visuel, il s'est donné un incroyable défi qui consiste à parcourir 140 km dans le désert Salar de Uyunin, en Bolivie.

    Il a réalisé cet exploit en sept jours en s'aidant d'un GPS à assistance auditive dans le plus grand désert salin du monde.

    Bien qu'il fût suivi par une équipe de soutien à distance, il avait emporté le strict nécessaire durant cette odyssée, tirant derrière un chariot sur roulettes dans lequel se trouvait ses équipements.

    Cette étendue de sel est située à 3.650 mètres d'altitude dans le département andin de Potosí.

    Avec une superficie de 10.582 km2, ses dimensions sont de 150 kilomètres sur 100 et représente un tiers des réserves de lithium exploitables de la planète.

    La température y oscille entre -3 et 20 degrés et Alban Tessier a dû les affronter pendant sa traversée.

    Le gouvernement bolivien qui a apporté son soutien à cette initiative de l'enseignant français avait annoncé qu'Alban Tessier était venu "pour démontrer que les personnes avec des capacités différentes étaient capables de prouesses".

    Son exploit a aussi permis de faire connaître un peu plus le désert du Salar de Uyuni, une merveille naturelle et l'une des principales attractions touristiques du pays.

    Source: BBC.com


    23/07/18 - Canicule : en 2050, il pourrait faire jusqu’à 55°C dans l’est de la France, s’alarme un climatologue

    La canicule pourrait toucher la France ces prochains jours. Le climatologue Jean Jouzel s'inquiète des températures des prochaines années. Il prévoit plus de 50 degrés d'ici 2050.

    Un épisode de canicule devrait déferler sur la France cette semaine. Les températures pourraient monter jusqu’à 37°C par endroits.

    Au micro d’Europe 1, le climatologue Jean Jouzel a rappelé les conséquences de telles vagues de chaleur sur l’environnement à l’échelle européenne : « Avec 25 000 hectares de feux de forêt en Suède, il est prioritaire de protéger les habitations ».

    Plus de 50 degrés dans l’Est d’ici 2050 ?

    Lorsqu’on l’interroge sur d’éventuelles canicules de plus grande ampleur à l’avenir, Jean Jouzel se montre peu rassurant :

    Les températures record en France ne dépassent pas actuellement 42 ou 43°C. Mais dans un contexte de réchauffement climatique, dans la deuxième partie de ce siècle, on pourrait craindre 50°C, voire 55°C sur l’est de la France. »

    Quand l’Europe étouffe

    La France est loin d’être le seul pays touché par une potentielle vague de canicule. Le nord de la Scandinavie bat tous les records de chaleur, avec plus de 30 degrés enregistrés au nord de la Norvège, du jamais vu.

    Cette situation a alarmé Jean Jouzel, qui invite à « respecter l’accord de Paris » et tire une première conclusion : « On est donc dans un contexte d’années successives chaudes et de réchauffement climatique global lié à nos activités humaines ».

    Source: actu.fr


    Mercredi 18/07/18 - Réchauffement climatique: les fondements scientifiques

    Deux ans après l’Accord de Paris, les avertissements se multiplient au sujet des dérèglements climatiques. Les archives climatiques renseignent sur la réalité du réchauffement climatique en cours.

    Enjeu mondial dont les effets font la quasi-unanimité, la réalité du changement climatique a cependant été contestée, notamment entre 2009 et 2012. La portée des modèles de simulation du climat, en particulier ceux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), contribue à alimenter les débats parmi les climato-sceptiques et les climato-réalistes.

    Les “archives climatiques” mettent à jour la permanence des variations climatiques, à toutes les échelles de temps. En France, l’analyse des climats passés bénéficie des expertises de Météo-France, du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et du Centre national des études spatiales (CNES). Ces analyses mettent en avant le caractère exceptionnel du changement climatique en cours qui a débuté avec la Révolution industrielle.

    Les mises en garde sur les dérèglements climatiques se multiplient

    Parmi les mises en garde au sujet des dérèglements climatiques figurent notamment celles du GIEC, de ONU Environnement, de la FAO et de l’Organisation météorologique mondiale.

    Le premier rapport du GIEC publié en 1990 a servi de base à la négociation de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 1992. Au terme de six années de travaux menés par un réseau de 2 500 scientifiques, le GIEC a établi la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique dans son premier volume de l’édition 2007 du rapport intitulé “Changement climatique 2007 : les bases scientifiques physiques”.

    Les experts du GIEC confirmaient le rôle des émissions de gaz à effet de serre et la gravité des changements en cours : perspective d’augmentation moyenne de 1,8°C à 4°C et hausse du niveau des océans de près de 60 cm d’ici la fin du XXIe siècle ; généralisation de vagues de chaleur et d’épisodes de fortes précipitations.

    25 ans après l’appel lancé à l’occasion du sommet de la Terre, à Rio de Janeiro (Brésil), par 1 700 scientifiques, 15 364 scientifiques ont signé, le 13 novembre 2017, un manifeste dans la revue “BioScience” reproduit dans “Le Monde”, intitulé : “Il sera bientôt trop tard”. Les scientifiques soulignent que la trajectoire actuelle d’un changement climatique “potentiellement catastrophique” est “particulièrement troublante”. Le taux de CO2 dans l’atmosphère terrestre n’a jamais été aussi élevé depuis au moins 800 000 ans et se situe désormais au-dessus de 400 parties par million (ppm), contre 280 avant l’ère industrielle.

    Dans son rapport 2017, ONU Environnement (anciennement Programme des Nations unies pour l’environnement) mesure l’écart “substantiel” entre les engagements pris par les États pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et les efforts nécessaires pour respecter l’accord de Paris adopté lors de la COP21, en décembre 2015. L’agence rappelle que même une stricte application des engagements de l’Accord de Paris ne serait pas en phase avec l’objectif de limiter le réchauffement en dessous de 2°C.

    Dans son rapport intitulé “La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture 2018. Atteindre les objectifs du développement durable”, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) prévoit que d’ici 2050 le changement climatique aura modifié la productivité de nombreuses pêcheries marines et d’eau douce de la planète, affectant les moyens de subsistance de millions de personnes les plus pauvres du monde.

    Pour sa part, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) met en garde contre une hausse dangereuse de la température. Institution spécialisée de l’ONU basée à Genève, l’OMM a publié une déclaration provisoire sur l’état du climat mondial le 6 novembre 2017, à la veille de la 23e Conférence climat de l’ONU. Selon l’agence onusienne, la température moyenne à la surface du globe pour les neuf premiers mois de 2017 dépassait de quelque 1,1°C celle de l’époque préindustrielle. Selon le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, “les trois dernières années sont les plus chaudes qui aient jamais été enregistrées et s’inscrivent dans la tendance au réchauffement à long terme de la planète”.

    Les incertitudes liées aux modèles de simulation du climat

    Les processus mis en jeu dans la machine climatique n’étant pas tous connus ou compris, l’échelle utilisée pour les étudier (le degré de résolution) est de l’ordre d’environ 10 kilomètres sur la région d’intérêt. Les modélisateurs ont donc recours à des paramètres ajustables qui ont une signification statistique et compensent les incertitudes. Ces simulations incorporent différents scénarios socio-économiques d’évolution et doivent tenir compte de la variabilité propre du climat qui ne peut être précisément anticipée.

    En 2013, la taille des mailles des projections climatiques globales est d’environ 150 km. Elle était plutôt de l’ordre de 300 km pour les projections du rapport du GIEC de 2007. Les modèles utilisés par le GIEC s’inscrivent dans un projet dit "Coupled model intercomparison project" (CMIP) dont la cinquième phase (CIMP5) associe 20 centres climatiques et près de 50 modèles climatiques. Les modèles actuels intègrent l’océan et sont appelés pour cela “modèle de circulation générale atmosphérique et océanique” (MCGA).

    La contestation des modèles entre 2009 et 2012

    Un débat inédit au sujet de la réalité du changement climatique a émergé en novembre 2009 à partir du piratage et de l’exploitation frauduleuse des données et des courriels du Climatic Research Unit de l’université d’East Anglia de Norwich, Angleterre (CRU). Les scientifiques du CRU ont été accusés de surestimer toutes les informations allant dans le sens d’une accélération des températures moyennes de la Terre depuis le début de la Révolution industrielle.

    En février 2010, “L’imposture climatique” de Claude Allègre, chercheur et ancien ministre de l’Éducation nationale, reprend les critiques formulées à l’encontre du CRU et des climatologues du GIEC. Il minimise l’impact de l’activité humaine sur le réchauffement du climat mesuré depuis la fin du XIXe siècle à l’échelle terrestre.

    La controverse s’est arrêtée après l’édition du rapport de l’Académie des sciences (octobre 2010), qui donnait raison aux 400 climatologues signataires de la pétition contre les idées de Claude Allègre.

    L’état des expertises sur les variations climatiques en France

    Parmi différentes expertises figurent notamment les apports de la météorologie, de la paléoclimatologie et de l’observation spatiale.

    L’apport de Météo-France à la compréhension du changement climatique

    Établissement public administratif, Météo-France collabore avec l’Organisation météorologique mondiale, le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), Eumetsat, l’opérateur des satellites météorologiques européens, et le réseau des 31 services métérologiques européens, le GIE Eumetnet.

    Selon les constats et projections dressés par Météo-France, à partir des archives du climat collectées depuis le milieu du XVIIIe siècle, une tendance à l’accélération du réchauffement se manifeste depuis 1850. Au XXe siècle, la température moyenne du globe a augmenté d’environ 0,6°C et celle de la France métropolitaine de plus de 1°C.

    Depuis 2012, Météo-France et les Archives nationales ont engagé un programme de sauvegarde d’archives sur le climat de la France et de ses anciennes colonies de 1850 à 1960. Ce projet fait partie du Plan national d’adaptation au changement climatique.

    Paléoclimatologie sur les variations climatiques : mises en perspective du BRGM

    Le BRGM oeuvre à l’observation, à la compréhension et à la modélisation des effets du changement climatique sur l’érosion des sols et du littoral, les submersions marines et remontées de nappes, les risques de mouvements de terrain. Il développe des analyses conduisant à des stratégies nouvelles pour les territoires, leur aménagement et l’adaptation de leurs activités. Ainsi, dans sa revue “Géosciences” de juillet 2015, le (BRGM) met en perspective les variations récentes du climat avec la géologie et la paléoclimatologie.

    Parmi les projets scientifiques du BRGM liés au changement climatique, figurent notamment l’étude des aléas submersion pour les plans de prévention des risques littoraux, le suivi de l’impact du changement climatique sur les eaux souterraines ou l’évaluation de la recharge des nappes et la prévision saisonnière des ressources en eau compte tenu de l’impact du changement climatique.

    Un observatoire spatial du climat pour lutter contre le changement climatique

    26 des 50 variables climatiques essentielles qui décrivent le climat ne peuvent être observées que depuis l’espace, notamment la hausse des températures, les émissions de gaz à effet de serre et le niveau des océans.

    Réunis à Paris en décembre 2017 lors du One Planet Summit, les chefs de 25 agences spatiales nationales ont adopté la Déclaration de Paris qui propose la création d’un Observatoire spatial du climat. À l’initiative de la France et de son agence spatiale, le Centre national d’études spatiales (Cnes), cet observatoire a été mis en place pour mutualiser les données climatiques acquises depuis l’espace et faciliter leur utilisation par la communauté scientifique internationale.

    Source: www.vie-publique.fr


    Lundi 16/07/18 - L'année 2018 est déjà l'une des plus chaudes enregistrées par Météo France

    Le premier semestre 2018 est l'un des plus chauds enregistrés en France. Une évolution qui n'est pas sans lien avec le réchauffement climatique.

    La première moitié de l'année 2018 compte déjà parmi les plus chaudes recensées par Météo-France, qui confirme cette tendance pour l'été, sans toutefois prévoir de vague de chaleur dans l'immédiat. Jusqu'ici l'année 2018 a été "très chaude", selon un bilan présenté le 12 juillet 2018, avec d'abord un mois de janvier record depuis le début des relevés (1900), puis une chaleur qui s'est installée "précocément", dès avril (3e mois d'avril le plus chaud recensé).

    "On ne vit plus dans le même climat que nos parents"

    La période du 1er avril au 10 juillet bat ainsi les records, "légèrement plus chaude" qu'en 2003. Au total, l'année 2018 figure dans le top 4 des premiers semestres en termes de température (les trois premières sur cette période du 1er janvier au 10 juillet étant par ordre croissant 2007, 2017 et 2014).

    De nombreuses villes n'ont jamais connu autant de jours à plus de 25°C de température maximale : Lille, Paris, Strasbourg, Chartres, Troyes... À Brest, la première décade de juillet (du 1er au 10) est déjà la plus chaude depuis le début des relevés (devant 2006 et 1976). "On est plutôt partis pour une année chaude, dans le contexte du 21e siècle", souligne le prévisionniste François Gourand. Avec le changement climatique, "on ne vit pas du tout dans le même climat que nos parents", rappelle-t-il. Dans l'immédiat, Météo-France ne prévoit pas de canicule pour les jours qui viennent . "La tendance est clairement chaude pour juillet. Mais au vu des simulations, une vague de chaleur d'ampleur nationale semble peu probable" ces 10-15 jours à venir, indique l'ingénieur. Le pays devrait connaître un pic de chaleur entre le 14 juillet 2018 et le 16 juillet 2018, avant un rafraîchissement des températures.

    Deux fois plus de vagues de chaleur puis jusqu'à 7 fois d'ici 2100

    Les prévisions saisonnières sur trois mois, qui n'autorisent pas une grande précision, prévoient un temps "plus chaud que la normale probable" sur le nord et l'est de la France. Ailleurs, aucun scénario n'est privilégié. Et "rien ne permet de dire qu'octobre ou décembre ne seront pas frais ou pluvieux", souligne François Gourand.

    "La tendance est clairement chaude pour juillet. Mais au vu des simulations, une vague de chaleur d'ampleur nationale semble peu probable" ces 10-15 jours à venir, indique l'ingénieur. Le pays devrait connaître un pic de chaleur entre le 14 juillet 2018 et le 16 juillet 2018, avant un rafraîchissement des températures.

    Deux fois plus de vagues de chaleur puis jusqu'à 7 fois d'ici 2100

    Les prévisions saisonnières sur trois mois, qui n'autorisent pas une grande précision, prévoient un temps "plus chaud que la normale probable" sur le nord et l'est de la France. Ailleurs, aucun scénario n'est privilégié. Et "rien ne permet de dire qu'octobre ou décembre ne seront pas frais ou pluvieux", souligne François Gourand.

    1,4°C. Sous l'effet des gaz à effet de serre émis mondialement, la France a déjà gagné 1,4°C depuis 1900, une tendance qui s'accentue depuis 30 ans, plus marquée encore en été qu'en hiver. Selon Météo-France, les vagues de chaleur devraient voir leur fréquence doubler d'ici à 2050 dans l'Hexagone. Et pour la suite, tout dépendra des efforts mis en oeuvre pour réduire les émissions de GES dans l'atmosphère. Si rien n'est fait pour renverser la tendance actuelle, les vagues de chaleur en France seront à la fin du siècle cinq à sept fois plus nombreuses qu'aujourd'hui, souligne l'organisme national.

    L'accord de Paris peine à endiguer le réchauffement climatique

    Les États du monde se sont mis d'accord à Paris en 2015 pour garder le réchauffement sous 2°C par rapport à la Révolution industrielle. Mais leurs engagements, à condition qu'ils soient tenus, devraient quand même faire grimper le mercure de plus de 3°C. Si les émissions et concentrations gardaient leur trajectoire actuelle, le réchauffement pourrait atteindre 4°C en France à l'horizon 2071-2100, voire 5°C en été, selon Météo-France. Ce qui signifierait une vague de chaleur au moins aussi sévère que 2003 plus d'une année sur deux.

    La grande canicule du 4 au 18 août 2003 reste aujourd'hui "hors norme et inégalée" (avec un excès de mortalité estimé à 15.000 personnes). Mais la France, théâtre de huit vagues de chaleur entre 1947 et 82, en a déjà traversé 30 depuis 1983 ! Depuis peu, elle subit aussi des épisodes plus tardifs dans la saison (fin août 2016, septembre 2016), et plus précoces, comme celui de mi-juin 2017 au "niveau de chaleur jusque-là jamais atteint avant un mois de juillet". Depuis le choc de 2003, les pouvoirs publics ont mis en place un "plan canicule", associé à une "vigilance" météo et activé chaque été pour anticiper les effets sanitaires. Cette année, la période de veille saisonnière a pour la première fois été étendue jusqu'au 15 septembre 2018.

    Source: www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat


    Samedi 14/07/18 - Déchets nucléaires: la France passe la barre des 1,5 millions de mètres cubes

    La hausse sur trois ans est conforme aux prévisions selon le dernier inventaire officiel. Il devrait être multiplié par trois à l'issue du démantèlement des installations françaises.

    Comment le stock des déchets radioactifs de la France va-t-il évoluer ? C'est l'une des questions traitées par l'inventaire de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), présenté ce vendredi et réalisé tous les trois ans. Fin 2016, la France possédait un stock de 1,54 million de m³ de ce type de déchets, soit 80.000 m³ de plus qu'en 2013.

    Si l'augmentation des volumes en trois ans est « conforme aux prévisions », assure l'Andra, l'inventaire met également en avant la forte progression du nombre de déchets radioactifs à prévoir avec le démantèlement des installations nucléaires. Selon les chiffres publiés par l'agence, ce volume devrait être multiplié par trois d'ici la terminaison du parc actuel à environ 4,5 millions de m³.

    Trois scénarios étudiés

    Pour mesurer l'évolution de ce volume de déchets radioactifs, l'Andra a étudié trois scénarios répondant « aux demandes du Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs » 2016-2018. Tous prennent en compte les 59 réacteurs nucléaires que compte le parc actuel : 58 réacteurs de types REP (à eau pressurisée) et le réacteur EPR de Flamanville.

    Les scénarios diffèrent sur la durée de vie des réacteurs, entre 50 et 60 ans, leur remplacement par des EPR puis des RNR (réacteur à neutrons rapides) ou des EPR uniquement. Enfin, un scénario envisage l'arrêt des 59 réacteurs au bout de quarante ans sans renouvellement du parc.

    Bilan des courses, à l'issue de chacun des scénarios, le volume de déchets produits varie entre 4,2 millions et 4,6 millions de m³. « Plus on exploite longtemps, plus on produit des déchets radioactifs, c'est une évidence. Mais si on arrête le nucléaire, on va être amenés à stocker des combustibles usés », jusque-là retraités pour en récupérer le plutonium, précise Florence Liébard à l'AFP, qui dirige le service de l'inventaire des matières et déchets radioactifs de l'Andra.

    0,2 % de déchets très radioactifs

    Tous les déchets n'ont pas le même niveau de dangerosité, précise l'Andra. Environ 31 % du volume actuel est dit « de très faible activité (TFA) ». « Il s'agit de bétons, gravats ou terres, provenant du démantèlement des installations. » Environ 60 % sont considérés comme de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC). On y trouve les vêtements, outils, gants, filtres... Ces 91 % de déchets ne représentent qu'une part « infime » de la radioactivité totale des déchets.

    Respectivement 6 % et 5 % sont des déchets de faible activité à vie longue (FA-VL) et de moyenne activité à vie longue (MA-VL). Les FA-VL représentent 0,1 % de la radioactivité et les MA-VL, 3 %. Au final, 95 % de la radioactivité des déchets provient de 0,2 % du volume produit.

    La grande majeure partie de ce volume provient du parc nucléaire français (60 %). Puis de la recherche (28 %) et de l'industrie en général (10 %).

    Des centres de stockage insuffisants
    Les TFA et les FMA-VC « ont d'ores et déjà une solution de stockage », assure l'Andra. Le centre industriel de regroupement, d'entreposage et de stockage (Cires) de l'Aube accueille les déchets de très faible activité, à vie courte ou longue, entreposés en surface. Les FMA-VC sont stockés en surface dans l'Aube et la Manche.

    Quant aux déchets de moyenne activité à vie longue et ceux de haute activité, ils devraient être enfouis sous 500 mètres de terre au centre industriel de stockage géologique (Cigéo), en expérimentation à Bure (Meuse).

    Cependant, l'Agence l'assure, « l'ensemble des volumes ne pourront être stockés dans les centres existants ». Elle étudie ainsi « la possibilité de construire un nouveau centre de stockage ». L'inventaire, quant à lui, doit permettre d'enrichir le débat public autour du plan national de gestion des déchets radioactifs qui aura lieu de septembre à décembre.

    Source: www.lesechos.fr - Rédaction:
    Enrique Moreira
    - En savoir plus sur le stockage des déchets radioactifs


    Vendredi 13/07/18 - Colombie : à cause du réchauffement climatique, la surface des glaciers a fondu de 18% en sept ans

    Au total, 30% de la biodiversité du pays pourrait disparaître à cause de la disparition des glaciers.

    "Des conséquences énormes pour le pays." La Colombie a perdu presque un cinquième de ses glaciers en sept ans, à cause de bouleversements climatiques, ont annoncé jeudi 12 juillet les autorités environnementales colombiennes. La superficie totale des six glaciers colombiens est passée de 45 km2 en 2010 à 37 km2 en 2017 (-18%), a précisé l'Institut d'hydrologie, de météorologie et d'études environnementales (Idean), dans un communiqué.

    Ces deux dernières années, 5,8% de la surface glaciaire du pays a ainsi disparu, partagée sur deux principales chaînes de montagnes, la Sierra Nevada del Cocuy et la Sierra Nevada Santa Marta, et quatre volcans, le Ruiz, le Santa Isabel, le Nevado del Tolima et le Nevado del Huila. A ce rythme, le Santa Isabel pourrait disparaître dans les dix prochaines années, a déclaré le directeur de l'IDEAN.

    "Les conséquences du réchauffement climatique sont énormes pour le pays", a alerté le ministre de l'Environnement colombien Luis Gilberto Murillo, en précisant que 30% de la biodiversité de la Colombie pourrait disparaître. La Colombie est le deuxième pays au monde, après le Brésil, où la biodiversité est la plus importante."Nous appelons les pays émetteurs de gaz à effet de serre à respecter leurs promesses. Nous n'en émettons que 0,46%, et notre pays en subi quand même les conséquences", a-t-il ajouté. La diminution de la surface glaciaire de la Colombie correspond à la tendance mondiale, selon le Service mondial de surveillance des glaciers.

    Source: www.francetvinfo.fr avec l'Afp


    Mercredi 11/07/18 - Agriculture. « 36 solutions concrètes » pour réduire l'usage des pesticides

    Le monde agricole vient de dévoiler ses premières solutions pour réduire l’usage des pesticides, dont le glyphosate. Les agriculteurs ne veulent cependant pas assumer seuls le coût de la réduction des produits pesticides. Ils attendent le soutien des pouvoirs publics.

    Face à des inquiétudes de plus en plus vives, le monde agricole se mobilise pour réduire l’usage des pesticides. Une quarantaine d'organisations agricoles menées par la FNSEA, le syndicat majoritaire, ont présenté ce mercredi leur « contrat de solutions ». Avec, déjà, « 36 solutions concrètes » susceptible d’être appliquées.

    « Nous réussirons si le déploiement est massif, si ce ne sont pas seulement les pionniers mais l'ensemble des agriculteurs qui déploient ces solutions. C'est un gage de résultat », a souligné la présidente de la FNSEA Christiane Lambert lors d'une conférence de presse.

    Des solutions pour réduire le glyphosate

    Les trente-six solutions dévoilées ce mercredi permettent de lutter contre les maladies ou les ravageurs pour les pommes de terre, la lavande, le basilic ou encore le tournesol. Chaque fiche estime les coûts et les gains pour les agriculteurs, mais aussi les freins à lever, les conditions de réussite et les acteurs à mobiliser.

    L’objectif est de répondre aux attentes exprimées par la société tout en garantissant la rentabilité et la compétitivité des exploitations agricoles. « Concernant la réduction du glyphosate, notre #contratsolutions a identité des solutions mécaniques sur le court terme et des solutions combinatoires sur le long terme. Nous avons privilégié une approche pragmatique, méthodique et transversale », précise le site de la FNSEA.

    Un soutien attendu des pouvoirs publics

    Le monde agricole sollicite le soutien des pouvoirs publics pour mettre en œuvre son « contrat de solutions ». « Pour jouer le match, il faut être deux. Tout ce travail c'est notre contribution à ce que le gouvernement appelle la responsabilité des acteurs. Nous attendons le même engagement des pouvoirs publics », a souligné Mme Lambert.

    C’est en novembre 2017 que la FNSEA a dévoilé son intention de bâtir un « contrat de solutions » afin de réduire l’usage des pesticides en agriculture. Un projet ambitieux puisqu’il se propose d’aller au-delà du plan Ecophyto 2 lancé par l’ex-ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Ce plan prévoit une réduction de leur utilisation de 25 % d’ici 2020 et de 50 % à l’horizon 2025.

    Source: www.ouest-france.fr avec agence


    Dimanche 01/07/18 - Les trésors archéologiques de l'Arctique menacés par le changement climatique

    Des archéologues ont appelé à agir d'urgence pour sauver des milliers de sites historiques situés au pôle Nord. Ils disparaissent rapidement en raison du changement climatique, deux fois plus prononcé en Arctique que sur le reste de la planète.

    Un cimetière d'Amérindiens ayant vécu vers l'an 500 a déjà quasiment disparu. Au nord de l'Alaska, où s'affrontent les mers des Tchouktches, de Beaufort et l'océan Arctique, la montée des eaux engloutit des terres habitées par les Autochtones depuis au moins 4.000 ans. Ce site est pourtant crucial pour comprendre le peuplement de l'Arctique canadien et du Groenland. Le Grand Nord compte quelque 180.000 sites archéologiques que "le climat froid et humide" de cette région a "préservé de manière extraordinaire" jusqu'à tout récemment, rappellent les auteurs d'une étude internationale publiée jeudi 28 juin 2018 dans la revue scientifique Antiquity, consultée par l'AFP.

    Or, les bouleversements engendrés par la hausse de la température de la surface de la Terre "détruisent un grand nombre de ces archives culturelles et environnementales de l'Arctique", regrettent ces archéologues. Leurs conclusions reposent sur 46 études préalables.

    Montée des eaux et disparition du permafrost

    La situation est pressante d'autant que "très peu de ces sites ont été fouillés et pourraient disparaître avant d'avoir livré leurs secrets" notent les chercheurs. Ils pointent deux menaces en particulier. "L'intensification de la fonte du permafrost" : ce sol gelé en permanence représente un quart des terres émergées de l'hémisphère nord. Sa fonte libérerait plusieurs milliards de tonnes de gaz à effet de serre dans l'atmosphère (CO2 et méthane). Des bactéries et des virus disparus depuis plusieurs centaines d'années pourraient également s'en échapper.

    L'augmentation de la température contribue aussi à la montée des eaux, responsable en partie de l'érosion côtière. "C'est une catastrophe. Une majorité de sites, dont plusieurs parmi les plus importants, ont déjà disparu !", a déclaré au Globe and Mail Max Friesen, archéologue polaire de l'université de Toronto. Ces deux conséquences majeures du changement climatique sont déjà responsables de la disparition de plusieurs villages polaires.

    "La pire catastrophe patrimoniale"
    Les archéologues citent d'autres effets néfastes de l'augmentation de la température. Les matières premières arctiques sont plus exploités car plus disponibles. La fonte de la banquise permet de multiplier les croisières polaires. Cette augmentation du tourisme entraîne parfois le vol d'artefacts sur ces sites historiques non surveillés. "C'est la pire catastrophe patrimoniale du monde en ce moment", a même avancé à l'AFP Matthew Betts, conservateur au Musée Canadien d'Histoire qui a organisé le mois dernier un forum avec 30 archéologues et dirigeants amérindiens afin de trouver des solutions d'urgence. "Le Canada a le plus long littoral de la planète donc on est à l'apogée de la crise. Nous devons tout extraire du sol avant que cela ne soit emporté" par les eaux.

    Selon le conservateur du Musée Canadien d'Histoire, ces phénomènes ont aussi des conséquences sur les communautés autochtones nordiques. En plus de voir disparaître leur patrimoine, elles perdent "les preuves permettant de revendiquer leurs droits sur ces terres". L'équipe d'archéologues polaires appelle donc les pouvoirs publics à dégager des fonds pour la protection de ces sites historiques en péril, car, selon eux, rien n'a été prévu pour le moment. Or, "avec le climat qui continue de changer, la situation va inévitablement encore s'aggraver".

    Source: www.sciencesetavenir.fr avec l'AFP

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