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Les thèmes abordés ici sont l'environnement, l'écologie et le développement durable. Les articles sont classés chronologiquement.

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    02/09/19 - Comment le gouvernement justifie l'arrêt du projet nucléaire Astrid

    L'arrêt du chantier d'Astrid, prototype de réacteur nucléaire de quatrième génération, secoue la filière nucléaire française. Le 31 août, le ministère de la Transition écologique et solidaire a justifié cette décision.

    Le gouvernement justifie l’arrêt du projet Astrid. Vendredi 30 août, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) a confirmé l’abandon du chantier du prototype de réacteur nucléaire de quatrième génération. En plein débat sur la gestion des déchets radioactifs, l’annonce fait l’effet d’un séisme pour la filière de l’atome et déchaîne les réactions politiques.

    “Il n’y a aucune information nouvelle, tempère dans un communiqué le ministère de la Transition écologique et solidaire. Les orientations du gouvernement en matière de politique nucléaire ont été présentées dans le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie [PPE] en janvier dernier.” Document public, le rapport de consultation de la PPE estimait en effet à cette époque que le besoin d’un démonstrateur et le déploiement de réacteurs à neutrons rapides n’étaient pas utiles, “au moins jusqu’à la deuxième moitié du XXe siècle”.

    Le gouvernement donne priorité aux réacteurs EPR

    Quelles sont les raisons de cet arrêt, alors que le prototype Astrid aurait permis de recycler les combustibles nucléaires usés des réacteurs déjà en service ? Sans surprise, le cabinet d’Elisabeth Borne invoque “l'abondance d'une ressource bon marché en uranium”.

    “La priorité de la filière industrielle doit par ailleurs aller à la réussite de la filière des réacteurs EPR de troisième génération”, ajoute le ministère. Cette justification fait écho aux difficultés du chantier de l’EPR de Flamanville (Manche) qui a subi plusieurs retards et dont le coût ne cesse de gonfler. “Dans ce contexte, la mise en chantier d’un démonstrateur de taille industrielle n’était ni nécessaire, ni opportune”, ajoute le gouvernement.

    Faut-il comprendre que la réussite des réacteurs de troisième génération conditionnera le développement de la quatrième génération ? En juin, le prédécesseur d’Elisabeth Borne s’interrogeait sur l’intérêt des EPR. “Il faudra tirer toutes les leçons pour voir [...] du point de vue économique si ce type de réacteur nucléaire est compétitif”, déclarait alors François de Rugy.

    Les solutions de multi-recyclage ne sont pas abandonnées

    Les opposants au nucléaire ont naturellement bien accueilli l’annonce. “Le nucléaire est bel et bien une impasse”, a commenté Yannick Jadot, eurodéputé Europe Écologie-Les Verts en pointant du doigt le coût du projet Astrid. À l’inverse, les représentants de la droite et de l’extrême droite ont condamné la décision. “Nous ne pourrons pas protéger notre environnement sans la recherche et l’innovation”, estime Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat.

    Alors que se déroule le débat public sur le plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR), l’abandon d’Astrid soulève des questions sur le recyclage des matières radioactives et plus largement sur l’avenir de l’innovation dans la filière nucléaire. “La France reste engagée dans la politique de fermeture complète du cycle du combustible”, assure le gouvernement. “Le gouvernement a demandé aux industriels d’engager les actions de R&D nécessaires avec le CEA pour approfondir la faisabilité industrielle des solutions de multi-recyclage du combustible dans les réacteurs de troisième génération, solution transitoire qui contribuera à la recherche sur la fermeture du cycle et la quatrième génération de réacteurs”, ajoute-t-il.

    Source: www.usinenouvelle.com - Rédaction: Simon Chodorge


    03/09/19 - Ouragan Dorian: au moins cinq morts aux Bahamas, évacuations aux États-Unis

    Classé dans la catégorie maximale 5 au moment de frapper les Bahamas, Dorian a faibli, avec des vents d'une vitesse maximale de 175 km/h. Il se déplaçait en direction de la Floride à une vitesse très réduite de 4 km/h. Aux Bahamas, au moins 61.000 personnes ont besoin d'aide alimentaire.

    L'ouragan Dorian continuait ce mardi de s'acharner sur les Bahamas, où il a fait au moins cinq morts, avec des vents d'une extrême violence, des vagues plus hautes que les toits de nombreuses maisons, et au moins 61.000 personnes ayant besoin d'aide alimentaire. Aux États-Unis, plusieurs millions de personnes en Floride, en Géorgie et en Caroline du Sud ont reçu l'ordre d'évacuer les côtes, que Dorian devrait frôler à partir de ce mardi soir.

    La Floride a commencé à sentir les effets de Dorian avec de fortes pluies et de possibles tornades mardi, et le risque de crues subites et d'inondations va s'accroître, a averti tôt ce mardi le Centre national des ouragans américain (NHC). L'ouragan s'est affaibli dans la nuit et a été rétrogradé à la catégorie 2 par le NHC à 17 heures mais devrait rester dangereux et les habitants des Bahamas ont reçu pour consigne de rester à l'abri. Classé dans la catégorie maximale 5 au moment de frapper les Bahamas, Dorian a faibli, avec des vents d'une vitesse maximale de 175 km/h. Il se déplaçait en direction de la Floride à une vitesse très réduite de 4 km/h.

    Mardi, il restait stationnaire, selon un dernier bulletin du NHC, balayant l'île de Grand Bahama dans le nord-ouest de l'archipel avec des pluies torrentielles et des vents à 195 km/h avec des rafales d'une vitesse parfois supérieure. Il devrait se mouvoir vers le nord-ouest durant la nuit de mardi à mercredi. Le premier ministre des Bahamas, Hubert Minnis, a confirmé lundi la mort d'au moins cinq personnes dans les îles Abaco et évoqué une «tragédie historique» pour cet archipel des Caraïbes comprenant 700 îles au relief très plat, facilement submergé par les vagues de trois à six mètres de haut charriées par l'ouragan. Les autorités ont annoncé le début des opérations de secours «là où les conditions le permettent».

    «Nous sommes sous l'eau»

    Un SMS envoyé par une habitante de Grand Bahama, que l'AFP a pu consulter, témoignait de la détresse des habitants pris au piège de cet interminable cataclysme: «Nous sommes sous l'eau. Est-ce que quelqu'un peut nous aider ou nous envoyer de l'aide? S'il vous plaît. Moi, mes six petits-enfants et mon fils sommes dans le grenier», écrivait cette habitante, Kendra Williams. Selon des témoignages sur les réseaux sociaux, le niveau de l'eau atteignait par endroits la hauteur des toits. Les vagues déchiquetaient le bois des habitations. «Regardez-moi ça», témoignait un résident de l'île principale des Abacos Ramond A. King, dans une vidéo montrant des rues inondées et jonchées d'arbres et de poteaux électriques arrachés. «Nous avons besoin d'aide, tout est par terre. Regardez mon toit, il s'est écroulé. Je suis en vie, grâce à Dieu. Je peux reconstruire».

    Au moins 61.000 personnes auraient besoin d'aide alimentaire, a estimé mardi l'ONU qui s'apprête à participer à deux équipes d'évaluation aux Bahamas, notamment avec des experts du Programme alimentaire mondial (PAM). La Croix-Rouge avait estimé lundi que quelque 13.000 maisons pourraient avoir été endommagées ou détruites et que l'ouragan a causé des «dégâts considérables» dans les îles Abacos et Grand Bahama. Après son passage dévastateur aux Bahamas, l'ouragan devrait longer les côtes américaines. Il «s'approchera dangereusement près de la côte est de la Floride de mardi soir à mercredi soir puis s'avancera dangereusement près des côtes de la Géorgie et de la Caroline du Sud mercredi soir et jeudi», selon le NHC.

    Évacuations obligatoires

    Les trois États de l'est des États-Unis ont ordonné l'évacuation obligatoire de plusieurs zones côtières, affectant près d'un million de personnes au total. La Caroline du Nord et la Virginie ont également déclaré l'état d'urgence. «Si vous êtes dans une zone d'évacuation, partez MAINTENANT», a lancé le sénateur et ancien gouverneur de Floride Rick Scott. «Nous pouvons reconstruire vos maisons. Nous ne pouvons pas reconstruire votre vie».

    Plus de 9500 personnes se sont réfugiées dans 121 abris en Floride, selon les autorités. Venue avec ses deux enfants et sa mère, Stefanie Passieux, âgée de 30 ans, raconte: «je suis arrivée hier, dès l'ouverture». «Mon père est resté avec les chats, mais nous, nous sommes partis. Il ne part jamais. Il ne veut pas aller dans les abris», poursuit-elle.

    Selon la Croix-Rouge américaine, 19 millions de personnes vivent dans des zones qui pourraient être touchées. Jusqu'à 50.000 personnes en Floride, en Géorgie et en Caroline du Sud pourraient avoir besoin d'un abri d'urgence en fonction de l'impact.

    Source + Photos: www.lefigaro.fr avec l'AFP



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