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    Mardi 31/07/18 - Japon: un séisme de magnitude 5,4 secoue la préfecture de Fukushima

    Un séisme d'une magnitude provisoire de 5,4 a secoué la région côtière de la préfecture japonaise de Fukushima à 17h42 heure locale, a déclaré mardi l'agence météorologique japonaise.

    L'épicentre du tremblement de terre, qui se situe au large de la côte de la préfecture de Fukushima, est localisé à 37,2 degrés de latitude nord et à 141,3 degrés de longitude est, avec une profondeur de 20 km.

    Sur l'échelle d'intensité sismique japonaise qui compte sept degrés, le séisme a atteint le degré quatre dans certaines zones des préfectures de Miyagi et de Fukushima dans l'est du Japon.

    Jusqu'à présent, la secousse n'a pas fait de pertes majeures tant humaines que matérielles et les autorités n'ont pas publié d'alerte au tsunami.

    Source: Agence de presse Xinhua


    31/07/18 - Presque tous les randonneurs évacués du volcan après le séisme à Lombok

    Plus de 500 randonneurs, en majorité étrangers, et leurs guides ont été évacués du volcan Rinjani en Indonésie, où ils étaient bloqués à la suite d'un puissant séisme meurtrier qui a frappé dimanche l'île de Lombok.

    Le séisme de magnitude 6,4 et ses répliques ont causé la chute de pierres et de boue qui ont bloqué des sentiers du mont Rinjani, un volcan prisé par les touristes pour la randonnée.

    Conséquence, 560 personnes s'y sont retrouvées coincées dans la nuit de dimanche à lundi, parmi lesquelles de nombreux étrangers dont plusieurs Suisses, a confirmé à la RTS le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE).

    "Tous en bonne santé"

    "543 randonneurs ont été évacués, ils sont arrivés la nuit dernière. Ils sont tous en bonne santé", a indiqué l'agence de gestion des catastrophes, ajoutant qu'il restait encore 6 personnes dans la montagne, escortées par des secouristes. Un randonneur indonésien est mort en montagne.

    Parmi les 543 personnes évacuées se trouvaient 189 touristes étrangers, 173 touristes indonésiens et 181 porteurs et guides.

    Les randonneurs avaient commencé à descendre lundi du volcan. Des centaines d'autres avaient déjà réussi à redescendre dimanche.

    Source: www.rts.ch avec l'AFP


    Lundi 30/07/18 - Indonésie: plus de 500 randonneurs bloqués après un séisme à Lombok

    Un tremblement de terre de magnitude 6,4 a provoqué des glissements de terrain et des coulées de boue. Les opérations de secours vont durer jusqu'à mardi.

    560 randonneurs et leurs guides sont bloqués, lundi 30 juillet, au mont Rinjani (Indonésie). Ce volcan, situé sur l'île de Lombok, a été le théâtre d'un puissant séisme de magnitude 6,4 dimanche. "500 sont dans la zone (du lac) Segara Anakan et 60 à Batu Ceper", a détaille le directeur du parc national.

    Des hélicoptères et des équipes de secours à pied ont été déployés pour évacuer les randonneurs bloqués par les glissements de terrain. Selon le plan d'évacuation des autorités, les opérations devraient durer au moins jusqu'à mardi.

    Chutes de pierres et de boue

    Le mont Rinjani, qui culmine à 3 726 mètres d'altitude, est le deuxième volcan d'Indonésie. Il est très prisé pour ses sites de randonnées et ses magnifiques vues au sommet. Le séisme, qui a fait au moins seize morts des centaines de maisons détruites, a provoqué des chutes de tonnes de pierres et de boue.

    Le tremblement de terre a eu lieu à cinquante kilomètres au nord-est de Mataram, la principale ville de Lombok. Cette île se trouve à une centaine de kilomètres à l'est de l'île de Bali, elle aussi très touristique.

    L'Indonésie se trouve sur la Ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Ce pays est régulièrement frappé par de nombreux séismes, mais la plupart ne sont pas dangereux.

    Source: www.francetvinfo.fr


    Dimanche 29/07/18 - Un séisme de magnitude 5,3 frappe la région hawaïenne

    Un séisme de magnitude 5,3 a secoué dimanche la région hawaïenne à 22h10 GMT, a déclaré l'Institut américain de géophysique (USGS).

    Le foyer du séisme est situé à une faible profondeur de 0,91 kilomètres, tandis que son épicentre a été localisé à19,4 degrés de latitude nord et 155,3 degrés de longitude ouest.

    Source: Agence de presse Xinhua


    29/07/18 - Indonésie/séisme: le bilan s'alourdit à 14 morts et 162 blessés

    Jakarta - Le séisme de magnitude 6,4 qui a frappé dimanche matin les îles de Lombok et de Sumbawa dans la province indonésienne du Nusa Tenggara occidental (centre) a fait 14 morts et 162 blessés, ont annoncé des responsables locaux, ajoutant qu'une évacuation de centaines de touristes locaux et étrangers venus escalader le volcan Rinjani à Lombok était en cours par crainte de possibles éboulements.

    Le tremblement de terre s'est produit à 5h47 heure locale. Son épicentre a été localisé à 47km à l'est de Mataram, le chef-lieu de la province, et son hypocentre à 24km de profondeur, a indiqué l'Agence de géophysique, de climatologie et de météorologue (BMKG).

    Un Malaisien figure parmi les personnes décédées, a précisé par SMS à Xinhua Sutopo Purwo Nugroh, porte-parole de l'Agence nationale de gestion des catastrophes naturelles (BNPB), ajoutant qu'environ 1.000 maisons et autres bâtiments avaient été endommagés dans la province. Il a précisé que de la nourriture, des personnels et des équipements médicaux, ainsi que tout autre type d'aide étaient requis de toute urgence.

    Parallèlement, l'évacuation de plus de 700 touristes qui faisaient l'ascension du mont Rinjani, un volcan d'un parc national de Lombok, est en cours, selon la direction du parc national. Cent quinze ont déjà été évacués, a-t-il précisé en rappelant que l'ascension du volcan était interdite en raison de possibles glissements de terrain.

    Le séisme n'a pas perturbé le fonctionnement des aéroports de Lombok et de l'île voisine de Bali, ont assuré les autorités.

    L'archipel indonésien se trouve sur la Ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique sujette à de nombreux séismes et éruptions volcaniques.

    Source: Agence de presse Xinhua


    29/07/18 - Guatemala: Le volcan de Fuego a pris la vie à 135 personnes en juin dernier selon un récent bilan

    Actu Latino évoquait au mois de juin l’impressionnante éruption du volcan de Fuego (Volcan de Feu) qui a tristement porté son nom avec un processus éruptif meurtrier durant lequel des dizaines de personnes ont perdu la vie face à sa colère incontrôlable.

    Ce Volcan de Fuego, l’un des plus actifs des 37 volcans d’Amérique centrale, a rappelé, le 3 juin dernier, combien sa puissance peut être dévastatrice, situé à environ 50 kilomètres à l’ouest de la capitale guatémaltèque, il est entré pour la deuxième fois de l’année en éruption affectant 1,7 million de personnes, une catastrophe pour les habitants des localités alentours qui ont payé un lourd bilan humain selon un dernier rapport officiel.

    En cette fin juillet, les autorités guatémaltèques ont annoncé la mort de 135 personnes, victimes de cette tragédie occasionnée par l’activité volcanique, et ce sont toujours 287 personnes qui restent portées disparues, un chiffre annoncé par le porte-parole du coordonnateur national pour la prévention des catastrophes (Conred), David de León.

    Près de deux mois après la catastrophe, l’Institut national des sciences judiciaires a annoncé qu’il continuait à travailler sur l’identification des corps.
    Le plus grand nombre de morts a été enregistré dans le département d’Escuintla, la ville de San Miguel Los Lotes a été dévastée avec 186 maisons détruites.

    Le gouvernement a mis en place un «plan de redressement et de reconstruction», basé sur la déclaration d’un état de calamité décrété un jour après la tragédie dans les trois départements concernés. Son objectif est d’offrir aux sinistrés un toit temporaire puis d’entreprendre la construction de 1 000 logements.

    Depuis cette catastrophe naturelle, la pauvreté frappe les survivants, 86% des habitants en question ont perdu leur source de revenus, tel est le constat émis dans un rapport de l’Organisation internationale des migrations (OIM), tandis que le gouvernement du président Jimmy Morales fait des efforts pour leur réintégration sur leur lieu de travail.

    Cette réalité est reconnue par le Gouvernement guatémaltèque qui articule ses efforts dans le cadre de la Table multisectorielle pour trouver des solutions aux besoins immédiats des personnes touchées et pour faire face à leur situation à moyen et à long terme.
    Parmi les actions menées par le pouvoir exécutif figurent la fourniture d’abris transitoires décents, la construction de 1 000 logements et l’octroi de bourses de formation pour leur entrée sur le marché du travail et même la création d’une entreprise familiale.

    Par ailleurs, le nombre élevé de victimes de cette catastrophe naturelle a suscité une polémique sur le terrain politique. En effet, des députés des partis d’opposition au gouvernement de Jimmy Morales ont dénoncé le fait que, bien que l’institut scientifique chargé de surveiller les volcans ait prévenu à temps de l’éruption et ait recommandé l’évacuation des villages menacés, le Conrad n’a pas agi assez rapidement pour éviter ce drame humain.Cependant, les survivants ont également admis que de nombreuses familles dans les villages les plus à risque n’ont pas respecté les recommandations officielles et, qu’une fois décidées à quitter les lieux, il était déjà trop tard pour procéder à l’évacuation.

    Le volcan de Fuego appartient à la famille des stratovolcans, il entre irrégulièrement en éruption depuis 1524 et connaît une phase éruptive depuis 2002. Pour information, le stratovolcan est un édifice volcanique important qui s’est constitué par l’accumulation, au fil des éruptions (en plusieurs centaines de milliers d’années au moins), de coulées de lave et de niveaux de cendres. Le stratovolcan est un volcan aux manifestations explosives, qui se caractérise par des versants très pentus, et la présence d’un dôme à son sommet, composé de lave très visqueuse et empli de gaz.

    En septembre 2012, ce volcan du Guatemala a provoqué la dernière urgence due à une éruption dans le pays, provoquant l’évacuation de quelque 10 000 habitants installés dans les villes localisées au sud du colosse.

    Source: www.actulatino.com - Rédaction: Aline Timbert


    29/07/18 - Japon: un os fossile attribué à un dinosaure est en fait celui d'un mammifère

    Une équipe de chercheurs japonais annonce avoir identifié un os fossilisé, que l’on croyait depuis longtemps appartenir à un dinosaure. En réalité, celui-ci correspond à un paleoparadoxia, une ancienne créature ressemblant à l’hippopotame.

    L’os avait été retrouvé dans les années 1950 par des ouvriers lors de la construction d’un barrage au Japon, près de Fukushima. Une équipe d’archéologues appelée à récupérer le fossile avait alors décrit l’os comme un fémur de dinosaure, et il fut plus tard placé sur l’étagère d’un musée. Depuis, les techniques ont évolué. De nouvelles analyses menées par des chercheurs japonais suggèrent que le fossile date d’environ 15,9 millions d’années (époque à laquelle les dinosaures ont depuis longtemps disparu), et qu’il s’agit en fait des restes fossilisés d’un fémur de paleoparadoxia.

    Cette créature ressemblait à l’hippopotame moderne : des recherches antérieures ont montré qu’ils étaient des mangeurs de plantes et qu’ils pouvaient atteindre les deux mètres de long. Ces animaux vivaient dans ce qui est maintenant l’océan Pacifique, il y a 20 à 10 millions d’années, avec un territoire s’étendant de l’Alaska au Japon, en passant par le Mexique. Des recherches plus récentes ont par ailleurs montré qu’ils étaient de vrais animaux marins, passant la plupart de leur temps à ramper au fond de l’océan à la recherche de nourriture.

    Les chercheurs rapportent que leur travail a été facilité par la note manuscrite laissée par les enquêteurs originaux, qui ont décrit avec précision l’endroit de la découverte. Ces détails ont permis aux chercheurs de retourner sur le site de fouilles pour approfondir les recherches. Au lieu de faire des recherches directement sur l’os de la cuisse, l’équipe s’est attelée à dater la roche du site de fouille, qui contenait des zircons cristallins. Après avoir mesuré le fossile, les chercheurs ont ensuite pu créer un modèle en 3D de la créature.

    Source illustrée: sciencepost.fr - Rédaction: Brice Louvet avec m.phys.org


    Samedi 28/07/18 - Japon: le typhon Jongdari « rétrogradé » en tempête tropicale, l’état d’alerte maintenu

    Après avoir déversé des pluies torrentielles sur l’est du pays, la tempête évoluait dimanche à mi-journée en direction de l’ouest. Les autorités ont exhorté des dizaines de milliers de personnes à évacuer.

    Le typhon est devenu tempête tropicale. Mais cela ne change pas grand chose pour les Japonais confrontés à un déluge de pluie, dimanche 29 juillet. Le typhon Jongdari, accompagné de vents allant jusqu’à 180 km/h, qui avait touché le territoire japonais à Ise, dans la préfecture de Mie, à environ 1 heure du matin dimanche (16 heures GMT samedi), a en effet été rétrogradé en tempête tropicale. Mais l’état d’alerte demeurait dans de nombreuses provinces.
    Après avoir déversé des pluies torrentielles sur l’est du Japon, la tempête évoluait dimanche à mi-journée en direction de l’ouest, et les autorités ont exhorté des dizaines de milliers de personnes à évacuer avant que les précipitations ne s’intensifient.

    « Nous n’avons pas cessé d’être en état d’alerte depuis les inondations catastrophiques » de début juillet, a déclaré Koji Kunitomi, un responsable des services de gestion de crise dans la préfecture d’Okayama, dans l’ouest du Japon. « Heureusement, à ce stade, il n’y a pas de nouvelles inondations », a-t-il dit à l’AFP.

    Le Chugoku, la région occidentale, avait été frappée par des pluies d’une ampleur exceptionnelle début de juillet ainsi que par des inondations et des glissements de terrain, qui ont fait environ 220 morts.

    Samedi, des images de télévision avaient montré de hautes vagues s’écrasant contre des rochers sur la côte à Shimoda, au sud-ouest de Tokyo, et des arbres secoués par le vent et par la pluie.

    Par ailleurs, un homme avait été porté disparu dans la préfecture de Kanagawa (près de Tokyo), après que plusieurs véhicules aient été bloqués sur une route en bord de mer battue par les vagues, selon l’agence de presse Kyodo.

    Evacuations préventives

    Avant l’arrivée du typhon, les autorités avaient averti la population du risque de pluies torrentielles, de glissements de terrain, de vents très violents et de grosses vagues. Elles avaient appelé à des évacuations préventives.

    « Nous exhortons les gens, spécialement dans les régions frappées par les pluies [au début de juillet], à être très attentifs aux conseils d’évacuation », a dit à la presse une responsable de l’agence météorologique.

    Les autorités de Shobara, dans la préfecture d’Hiroshima (Ouest), ont ordonné l’évacuation de quelque 36 400 résidents par précaution. « Même s’il n’a pas plu ici, nous demandons aux gens d’évacuer avant la nuit », a expliqué un responsable de la ville. Les télévisions montraient des employés et des habitants empilant à la hâte des sacs de sable pour faire barrage à d’éventuelles inondations.

    Plus de 410 vols intérieurs ont été supprimés jusqu’à présent en raison de l’arrivée du typhon, et les liaisons par ferry entre Tokyo et les îles voisines ont été suspendues en raison de hautes vagues, selon des informations des médias japonais.

    Le pire désastre depuis des décennies

    Les inondations dans le Chugoku sont le pire désastre provoqué par des intempéries qu’ait connu le Japon depuis des décennies. De nombreux habitants des zones affectées vivent toujours dans des abris ou dans des maisons endommagées.

    Les autorités se montrent dorénavant particulièrement prudentes car nombre d’habitants étaient alors restés bloqués faute d’avoir suivi les ordres d’évacuation, émis tardivement, selon des critiques.

    « Nous faisons attention aux zones où les rives des cours d’eau sont en cours de restauration, car ce seront les premières grosses pluies depuis le désastre », a dit un responsable de la préfecture d’Okayama, dans le Chugoku.

    « Nous avons peur que les gens ne puissent évacuer en raison des vents forts ou d’inondations bloquant les routes », a dit à la presse le gouverneur d’Hiroshima, Hidehiko Yuzaki, ajoutant vouloir que « les gens évacuent à l’avance ».

    Source: www.lemonde.fr/planete


    Vendredi 27/07/18 - À Hawaï, l’éruption du volcan Kilauea pourrait durer plusieurs années

    Cette éruption est l'une des plus intenses et des plus longues du Kilauea. Par endroit, 100 m3 de lave s'échappent chaque seconde.

    Un spectacle pour touristes

    Depuis le 3 mai 2018, ce volcan Hawaïen a couvert de lave plus de 23 km² de terres, entrainé l’évacuation de milliers de personnes, détruit plus de 700 maisons et a agrandi l'île d'au moins 3 km². Mais c'est aussi devenu un spectacle pour touristes, via des tours organisés en hélicoptère ou en bateau. Certaines embarcations pouvaient s'approcher jusqu'à 50 mètres de la lave, malgré les risques...

    ... mais dangereux

    Le 16 juillet, un accident a été annoncé par les autorités. L'un des bateaux a été touché par une explosion volcanique. Bilan : 23 blessés dont 13 hospitalisés dans un hôpital local.

    En réaction, les autorités ont décidé de fixer une distance minimale de 300 mètres pour les tours touristiques. Selon l’Observatoire volcanique d'Hawaï, si l'éruption continue à ce rythme, elle pourrait encore durer plusieurs mois voire plusieurs années.

    Source: www.francetvinfo.fr


    27/07/18 - Israël: un séisme de magnitude 4,2 enregistré près du Lac de Tibériade

    Un tremblement de terre d'une magnitude de 4,2 sur l'échelle du Richter a été enregistré vendredi au nord du Lac de Tibériade en Israël, selon l'Institut de géophysique d'Israël.

    Depuis le début du mois de juillet, plusieurs tremblements de terre, accompagné d'une série de répliques sismiques, ont frappé la région.

    Situé dans la vallée du Grand Rift, une zone allant du nord de la Syrie à la Corne de l'Afrique caractérisée par une série de failles et d'autres sites d'activité tectonique, Israël chevauche la faille syro-africaine, ce qui l'expose aux tremblements de terre.Le dernier séisme majeur (6.2) ayant frappé la région remonte à 1927. Le tremblement de terre avait fait 500 morts et 700 blessés. Or, les experts ont averti qu'un séisme de grande envergure pourrait frapper Israël dans un avenir proche.En 2016, des chercheurs de l'école de gestion d'urgence et des catastrophes - l'école médicale Sackler de l'Université de Tel-Aviv - ont constaté, via une étude, qu'environ 50% des Israéliens admettent qu'ils ont la responsabilité de se préparer en cas de catastrophe naturelle.

    Or, il y a un écart en termes de préparation à la maison et au travail, notamment pour ce qui concerne l'acquisition d'équipement essentiel.En outre, la construction et l'inspection des bâtiments continuent d'être mal réglementées en Israël, alors que le pays se bat pour résoudre rapidement et à moindre coût une crise du logement.Si la population israélienne pourrait ne pas être aussi bien préparée que les experts l'espèrent, les capacités d'intervention médicale, elles, sont opérationnelles notamment en raison de l'efficacité de l'armée face à ces phénomènes.Israël avait en effet mis au point un hôpital militaire de campagne haut de gamme pour répondre aux catastrophes, notamment les tremblements de terre en Haïti et au Népal.La délégation israélienne avait été encensée pour sa vitesse, ses capacités et son utilisation inégalée des technologies par rapport aux autres organisations qui avaient répondu présent.En novembre dernier, Benyamin Netanyahou avait d'ailleurs déclaré qu'Israël avait offert son aide aux victimes du tremblement de terre en Iran et en Irak par l'intermédiaire de la Croix-Rouge.

    Source illustrée: www.i24news.tv


    27/07/18 - Vanuatu: Éruption volcanique et état d’urgence au Vanuatu

    Le volcan Marano au Vanuatu est en éruption depuis septembre dernier

    Les autorités du Vanuatu ont à nouveau décrété l’état d’urgence sur l’île d’Ambae et ordonné l’évacuation obligatoire de tous les habitants en raison du regain d’activité de son volcan qui crache des cendres dans l’atmosphère.

    Le volcan Marano est entré en activité en septembre 2017 mais celle-ci s’est renforcée au cours de la semaine passée, avec une série d’éruptions qui ont envoyé une colonne de cendres à 12 kilomètres. L’Observatoire de prévention des risques géologiques du Vanuatu a déclaré que le volcan présentait « un danger direct pour la sécurité et la vie » et demandé aux personnes de rester à trois kilomètres du cratère.

    « La population d’Ambae et des îles voisines va continuer d’entendre des grondements et des explosions, et sentir des gaz volcaniques », a ajouté l’Observatoire. Selon la Croix-Rouge, l’île du Pacifique est recouverte par un épais nuage de cendres. Les récoltes sont ensevelies et la visibilité est inférieure à deux mètres par endroits. Le ministre des Affaires étrangères Ralph Regenvanu a déclaré que le gouvernement avait décidé d’évacuer la population de l’île. « Le gouvernement a réimposé l’état d’urgence et ordonné l’évacuation obligatoire de toute la population d’Ambae », a-t-il dit sur Twitter.

    Source: www.francesoir.fr


    27/07/18 - Algérie: un séisme d'une magnitude de 3,6 au nord-ouest de Djenet

    Un séisme d'une magnitude de 3,6 degrés sur l'échelle de Richter a eu lieu vendredi matin au nord-ouest de Djenet dans la wilaya de Boumerdès, a indiqué le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG).

    L'épicentre du tremblement de terre, enregistré à 06h39, a été localisé à 8 Km au nord-ouest de Djenet, a précisé le CRAAG dans un communiqué.

    Source: _www.aps.dz


    27/07/18 - Chine: découvertes de nouvelles espèces de dinosaure

    Les fossiles d'une nouvelle espèce de dinosaure ont été exhumés dans le nord-ouest de la Chine, une découverte qui pourrait bouleverser la théorie classique sur l'évolution des dinosaures.

    Une équipe de paléontologues chinois a exhumé les squelettes fossilisés d'une nouvelle espèce de dinosaure dans le nord-ouest de la Chine, et ce faisant, a renversé l'hypothèse généralement admise selon laquelle le diplodocus n'a jamais vécu en Asie orientale.

    Il existe même une possibilité, si d'autres fossiles sont mis au jour, que le diplodocus soit en réalité originaire d'Asie, comme le prétend Xu Xing, responsable en chef du programme de recherche.

    Les découvertes de Xu et de son équipe ont été publiées mardi dans la revue Nature Communication.

    Les squelettes de cette nouvelle espèce, baptisée « Lingwulong shenqi » en chinois, c'est-à-dire le « fabuleux dragon de Lingwu », ont été trouvés dans la banlieue de Lingwu, une importante ville industrielle de la région autonome Hui du Ningxia.

    Depuis 2005, date de la première fouille, les scientifiques ont pu reconstituer entre sept et dix squelettes.

    Les diplodocidés forment l'une des grandes familles des sauropodes. Ces derniers sont les dinosaures géants herbivores au long cou auxquels sont associés les apatosaures et les controversés brontosaures. Selon l'article publié dans Nature Communication, les diplodocus que l'on a retrouvés dans le Ningxia étaient des dinosaures jeunes et adultes qui vivaient il a 174 millions d'années.

    Longtemps, on a pensé que les diplodocus étaient apparus sur terre il y a environ 160 millions d'années et avaient connu une très courte période d'évolution avant de dominer les terres à la fin du Jurassique (entre – 200 et – 145 millions d'années), explique Xu, un chercheur associé de l'Institut de paléontologie paléoanthropologie des vertébrés, institut rattaché à l'Académie chinoise des Sciences.

    Avec ces nouvelles découvertes, on peut désormais envisager que le diplodocus « soit apparu au début de l'ère jurassique et qu'il ait connu une très longue période d'évolution », explique Xu.

    Les continents formaient alors une masse unique et cohérente. Ce n'est qu'après, entre le milieu et la fin du Jurassique, que l'Asie orientale s'est séparée du continent, comme le raconte Xu.

    Xu explique que plusieurs fossiles de diplodocus avaient déjà été retrouvés en Europe, en Afrique et en Amérique et qu'il était couramment admis que le diplodocus ainsi que plusieurs autres dinosaures n'avaient jamais pu s'aventurer jusqu'en Asie orientale. Or, pour le scientifique, ces nouvelles découvertes remettent en cause cette hypothèse.

    Xing Lida, un autre paléontologue de l'université des géosciences de Chine qui s'intéresse particulièrement aux fossiles de dinosaures, était très enthousiasmé en apprenant la nouvelle.

    « Ces découvertes concordent avec les empreintes de dinosaures que nous avons retrouvées ces dernières années », explique Xing.

    L'équipe de Xing a retrouvé divers sauropodes du Jurassique moyen « dont l'existence est aujourd'hui prouvée, grâce aux récentes découvertes qui ont mis au jour leurs squelettes », souligne Xing.

    Surnommé le « roi des dinosaures » en Chine, Xu et son équipe sont devenus célèbres en découvrant un dinosaure de la taille d'un faisan qui arborait alors un plumage iridescent.

    « Les évolutions biologiques n'ont jamais été isolées », confie Xu. Notre compréhension du processus d'évolution d'autres animaux comme le lézard, le crocodile ou certains mammifères, pourrait bien être limitée en réalité, fait-il remarquer.

    Xu et son équipe prévoit de poursuivre leurs recherches dans le Ningxia où ils espèrent faire de nouvelles découvertes encore plus passionnantes.

    Source: Le Quotidien du Peuple - Rédacteurs: Wei Shan & Yishuang Liu


    Mercredi 25/07/18 - Métaux rares (3/3): la réouverture de mines en France est-elle envisageable ?

    Soutenue par plusieurs experts, une éventuelle réouverture des mines en France semble toutefois confrontée à un obstacle majeur : l'acceptabilité sociale.

    D'une part, un marché des métaux rares de plus en plus tendu, en raison de facteurs géopolitiques comme de réputation. D'autre part, des arguments stratégiques ainsi qu'éthiques mis en avant par plusieurs experts afin de relancer la création de mines sur le territoire national et européen. Qu'est-ce qui s'oppose alors à l'idée de refaire de la France un géant minier ? Le principal obstacle qu'elle va rencontrer est sans doute d'ordre politique et social.

    Au lendemain de la fermeture de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, et à l'heure où l'on redoute un durcissement de l'opposition au "cimetière de déchets radioactifs" de Bure, l'acceptabilité de nouveaux projets de mines semble plus qu'improbable.

    Les précédents de Mountain Pass et de La Rochelle

    Par le passé d'ailleurs, c'est bien le rejet des populations occidentales face aux conséquences environnementales de l'extraction et du raffinage des terres rares qui ont permis à la Chine de s'en approprier le monopole, montre Guillaume Pitron dans son livre. La mine américaine de Mountain Pass, dans les alentours de Las Vegas, a fini par être définitivement fermée en 2002 par la société Molycorp après une série d'accidents environnementaux, actions judiciaires et amendes. En France, la raffinerie de Rhône-Poulenc (aujourd'hui Solvay) à La Rochelle, qui dans les années 80 purifiait 50% du marché mondial de terres rares, a décidé de sous-traiter aux Chinois la première partie du raffinage en raison des craintes de la population et à la pression médiatique face aux risques de radioactivité. Et encore aujourd'hui, le projet guyanais de la Montagne d'Or rencontre l'opposition des deux tiers de la population locale, selon un sondage réalisé en juin par Ifop pour WWF.

    Ce dernier dossier montre d'ailleurs aussi l'ambiguïté du gouvernement actuel face à la question de la réouverture des mines. Alors qu'Emmanuel Macron s'est dit favorable au projet lorsqu'il était ministre de l'Économie, Nicolas Hulot a exprimé ses réticences devant l'Assemblée nationale, estimant qu'il y avait "intérêt" à "remettre à plat" les impacts environnementaux comme les bénéfices économiques du projet. C'est d'ailleurs à la suite de la présentation par le ministre de la Transition écologique et solidaire du projet de loi mettant fin à la recherche ainsi qu'à l'exploitation des hydrocarbures que l'Académie des sciences a décidé de se pencher sur le sujet des mines et de publier sa récente "Stratégie d'utilisation des ressources du sous-sol pour la transition énergétique française", confie l'un des co-auteur, Ghislain de Marsily, qui espère rencontrer Nicolas Hulot à la rentrée.

    D'autres pays et les entreprises s'organisent

    En attendant que la question soit ouvertement mise sur la table puis éventuellement tranchée en France, d'autres pays s'organisent. Le Japon investit depuis une décennie non seulement dans des mines à l'étranger, mais aussi dans l'amélioration du recyclage des déchets électriques et électroniques, dans lequel il est devenu un modèle. Donald Trump a annoncé fin décembre plusieurs mesures en faveur de la relance de l'extraction de minerais critiques sur le sol américain ainsi que de l'amélioration des technologies de recyclage.

    Pour leur part, conscientes des temps longs de ce genre de stratégies, les entreprises cherchent aussi leurs propres solutions. Les prises d'actifs d'industriels dans des projets miniers se multiplient, témoigne Alcimed, qui observe également le développement de stratégies de stockage de métaux rares ou de négociation directe avec les producteurs.

    "Le sujet de l'approvisionnement des métaux rares doit être traité sérieusement et en permanence, même en l'absence de crise", suggère le cabinet.

    Source: www.latribune.fr - Auteur: Giulietta Gamberini


    25/07/18 - Etats-Unis: Découverte d’une empreinte de dinosaure colossale

    Aux États-Unis, la chaîne de montagnes Black Hills, qui s’étend du Dakota du Sud au Wyoming, est connue pour ses forêts, ses cascades et ses systèmes de grottes. Il y a 150 millions d’années, des dinosaures géants et à long cou y vivaient. Des archéologues ont d’ailleurs identifié une empreinte. Et elle est colossale : la plus grande jamais découverte.

    L’empreinte fossilisée a été mise au jour en 1998 dans la formation de Morrison. Cette région a révélé une grande quantité de fossiles de dinosaures datant de la fin du Jurassique, soit entre 155 millions et 148 millions d’années. Les scientifiques y ont déterré des diplodocus, des allosaures et des stégosaures – entre autres. La quantité de fossiles est telle qu’il aura fallu deux décennies aux chercheurs pour identifier cette empreinte d’un mètre de long.

    Cette dernière, qui est la plus grande jamais enregistrée, semble avoir appartenu à une sorte de brachiosaure qui mesurait environ 24 mètres de long. C’est du moins ce que suggère une numérisation du pied en 3D, comparée à d’autres fossiles de sauropodes. « Il s’agit probablement d’un type de brachiosaure, celui qui est devenu célèbre dans Jurassic Park (et qui a ensuite été tristement abandonné dans le dernier Jurassic World) », explique à Gizmodo Femke Holwerda, de la Collection de Paléontologie et de Géologie de Bavière. « Le seul problème est que les pieds peuvent rarement être attribués à une espèce spécifique ».

    Pendant la fouille, les paléontologues ont trouvé « plusieurs individus de différents âges et d’au moins trois espèces différentes », peut-on lire. « Ce pied appartenait définitivement au plus grand individu conservé dans cette carrière, mais malheureusement, rien d’autre n’a été trouvé ». L’équipe de recherche a par ailleurs été surprise de voir un brachiosaure si loin au nord : on pensait auparavant que ces animaux évoluaient dans des zones plus méridionales. Une découverte qui pose donc plusieurs questions : Est-ce une espèce différente ? Ou peut-être a-t-elle migré vers le nord ?

    Source illustrée: sciencepost.fr - Rédaction: Brice Louvet avec www.livescience.com


    Mardi 24/07/18 - Préhistoire: découverte du plus vieux des Français à Tautavel

    Une dent de lait découverte à Tautavel, dans les Pyrénées-Orientales, fait reculer à - 560.000 l’âge du premier occupant de l’hexagone. Appartenant à un enfant de 5 à 6 ans, elle constitue la plus ancienne trace humaine fossile de France.

    Ce n'est qu'une quenotte, ayant appartenu à un enfant âgé de 5 ou 6 ans… mais découverte sur le site de la Caune de l'Arago, à Tautavel, près de Perpignan, elle fait reculer l'âge du plus ancien reste fossile découvert dans l'hexagone. Cette incisive, dont la découverte a été annoncée sur Twitter par le Musée de Tautavel a en effet 100 000 à 110.000 ans de plus que les couches qui avaient livré en 1971 le célèbre homme de Tautavel, vraisemblablement un néandertalien, jusqu'alors réputé le "premier des Français". La dent, exhumée dans des couches vieilles de - 550 000 à - 560 000 ans, sera scannée et étudiée au microscope pour tenter d'en apprendre plus sur la croissance et l'alimentation de son petit propriétaire. Les paléontologues espèrent trouver d'ici à la fin de la saison des fouilles, au mois d'août, d'autres ossements de l'enfant dans la grotte :" la dent est en effet toujours dotée de sa racine, ce qui suggère que l'enfant ne l'a pas perdue, mais qu'il est mort sur place avant qu'elle ne tombe naturellement" explique Gaël Bercam, attaché temporaire d'enseignement et de recherche à l'Université de Perpignan et au Centre Européen de recherches préhistoriques du Musée de Tautavel. L'espèce exacte à laquelle il appartenait reste sujette à spéculations.

    La dent de lait vient s'ajouter à deux incisives adultes, exhumées en 2015 et 2014, parmi les restes de repas de chasseurs de bisons et de rennes qui fréquentaient cette grotte, c'est-à-dire au milieu d'une accumulation d'ossements animaux fracturés et de pierres taillées et découvertes dans des strates antérieures à - 550 000 ans. Les scientifiques espèrent mettre un jour la main sur la mâchoire de leur propriétaire : "Les dents, déchaussées mais non fracturées pourraient appartenir à un même individu" confiait il y a trois ans, la paléoanthropologue Amélie Vialet, du Muséum national d'Histoire naturelle, à Sciences et Avenir. Ce dernier aurait pu être consommé rituellement, le gibier ne manquant pas en cette période froide.

    Les chercheurs travaillent à établir quel lien ces hominidés de 560.000 et 550.000 ans avaient avec leur cadet l'homme de Tautavel, considéré par certains comme un Homo erectus, (l'un des premiers Homo à sortir d'Afrique), par d'autres comme un Homo heidelbergensis (une sorte de pre-néandertalien). Les dents de Tautavel seront comparées aux restes d'autres colons européens plus anciens : Homo antecessor (Espagne, - 800 000 ans), Homo Heidelbergensis (Allemagne, - 600 00 ans), ainsi qu'aux multiples hommes de la Sima del Huesos, vieux de 430.000 ans et attribués également à l'espèce H. heidelbergensis. C'est donc l'histoire de la lignée néandertalienne qui pourrait s'écrire dans la grotte française.

    Source illustrée: www.sciencesetavenir.fr - Rédaction: Rachel Mulot


    24/07/18 - Métaux rares (2/3): faudrait-il rouvrir des mines en France ?

    Afin de sécuriser l'approvisionnement, la question est de plus en plus souvent posée par les experts. Des arguments stratégiques et éthiques la soutiennent.
    Ils sont indispensables à la transition énergétique et numérique, mais exposés à des risques géopolitiques, de responsabilité sociale et environnementale, voire d'épuisement des réserves. Afin de sécuriser l'approvisionnement en métaux rares, une question fâcheuse revoit donc le jour en France : celle de l'opportunité de relancer la création de mines sur le territoire national et européen. Elle sous-tend la toute récente "Stratégie d'utilisation des ressources du sous-sol pour la transition énergétique française" de l'Académie des sciences, dont "la conclusion majeure (...) est que la transition énergétique ne pourra être réalisée sans adaptations technologiques majeures ni modification significative de la chaîne d'approvisionnement", et qui recommande "d'analyser les ressources exploitables en France (métropole et outre-mer), y compris dans le domaine maritime".

    Le potentiel semble notamment important en Nouvelle-Calédonie, en Guyane, mais aussi dans le Massif armoricain et dans le Massif central, où il s'agit d'étendre l'exploration au-delà des 500 mètres de profondeur, soulignent les académiciens. Le journaliste Guillaume Pitron consacre également un chapitre de son livre sur "La Guerre des métaux rares" à la réouverture de mines françaises, qui figure aussi parmi les stratégies suggérées par le cabinet de conseil Alcimed dans une récente étude consacrée au sujet.

    Souveraineté et éthique

    Les partisans d'une telle solution mettent en avant deux arguments. Le premier porte sur la nécessité de réduire la dépendance française de pays étrangers aux politiques incontrôlables, voire de se réapproprier une culture des matières premières, présente lorsque la France était encore un géant minier, mais perdue au long des dernières décennies, souvent avec le savoir-faire qui l'accompagnait. Cela permettrait de raviver d'anciennes compétences qui vieillissent, ainsi que de créer des emplois locaux, souligne Guillaume Pitron.

    "Connaître l'existence de nos ressources permettrait de meilleures négociations sur les prix, même si on ne les exploite pas", ajoute Ghislain de Marsily, coauteur avec Bernard Tardieu de l'étude de l'Académie des sciences, lequel insiste aussi sur l'enjeu de "réintégrer l'ensemble de la chaîne de valeur chez nous", en développant une industrie à forte valeur ajoutée.

    Le deuxième argument est de nature éthique. Il s'agit d'assumer le poids de la transition énergétique et numérique, en cessant d'en exporter les externalités, martèle Guillaume Pitron - qui met également en avant un paradoxe : l'absence de toute mention de l'enjeu des matières premières dans la loi de transition énergétique, dans l'accord de Paris ou dans les bilans de cycle de vie des véhicules électriques.

    "Des mines profondes environnementalement et socialement acceptables ont déjà été développées dans plusieurs pays occidentaux", ajoute l'Académie des sciences, pour qui la France a donc un rôle à jouer dans le développement de techniques plus propres.

    Le faible impact des matières premières sur le prix des appareils technologiques (quelques euros pour un smartphone par exemple) devrait permettre aux consommateurs d'absorber le surcoûts, conviennent les experts.

    Un recyclage encore insuffisant

    Quant aux autres moyens qui pourraient permettre de réduire la dépendance française des pays monopolistiques ainsi que les externalités de la production de métaux rares, ils ne sont pas négligés par les partisans de la réouverture des mines. Mais les obstacles à leur développement sont tels qu'ils n'y voient, à moyen terme, qu'une solution complémentaire, plutôt qu'une véritable alternative.

    Le recyclage des déchets électriques et électroniques, notamment, est encore "loin de pouvoirs subvenir aux besoins croissants" de ces matières, admet Christian Brabant, directeur général de la société réunissant les deux éco-organismes agréés en France pour cette filière, Eco-systèmes et Recyclum. Auprès des consommateurs, le tri peine encore à s'affirmer : en France, en 2017, sur l'ensemble des flux, le taux de collecte, de 50%, restait inférieur à l'objectif réglementaire français (de 52%). Et face aux coûts élevés de la récupération des métaux rares, souvent mélangés dans le cadre de complexes alliages, pour nombre d'entre eux, l'industrie du recyclage n'est pas encore parvenue à trouver un modèle économique lui permettant de vendre la matière recyclée à des prix compétitifs par rapport à celle vierge. Une difficulté incarnée en France par un décalage entre une R&D "sur le recyclage des métaux critiques dynamique et productive" et une "industrialisation des projets encore faible", reconnaissait dans une étude de 2017 l'Ademe, suggérant aux pouvoirs publics de mieux accompagner y compris financièrement les projets.

    Quant à la réduction progressive de la quantité de matières premières utilisées pour chaque produit, elle ne compense pas l'augmentation globale de la demande de technologie. Sans compter que l'allègement des appareils passe souvent par l'utilisation de métaux rares.... Et si des substitutions de matières sont parfois possibles, la performance technologique finira sans doute par primer sur l'accessibilité des métaux.

    Source: www.latribune.fr - Auteur: Giulietta Gamberini


    Lundi 23/07/18 - Iran: un séisme de magnitude 5,9 fait près de 300 blessés

    Un séisme de magnitude 5,9 a secoué dimanche l'ouest de l'Iran, où au moins 287 personnes ont été blessées, quelques heures après que deux secousses se sont produites dans le sud du pays, a rapporté l'agence de presse officielle Irna. La plupart des blessés ont pu quitter les hôpitaux dans lesquels ils ont été soignés, a annoncé le gouverneur de la province de Kermanshah, Houshang Bazvand, cité par l'agence Irna.

    Deux séismes, de magnitude 4,7 et 5,7, ont endommagé des bâtiments dans plusieurs villages, sans faire de victimes, a précisé Irna. La région de Kermanshah a été frappée en novembre dernier par un violent tremblement de terre de magnitude 7,3 qui a fait au moins 620 morts et plusieurs milliers de blessés.

    Source: www.lefigaro.fr


    23/07/18 - Métaux rares (1/3): doit-on craindre pour l’approvisionnement ?

    Indispensables à la transition énergétique et numérique, les métaux rares sont toutefois exposés à des risques géopolitiques, de responsabilité sociale et environnementale, voire d'épuisement des réserves qui font craindre d'importantes variations des prix.
    Cobalt, tungstène, étain, mais aussi dysprosium, praséodyme, néodyme, etc.: lointains souvenirs des heures passées dans l'étude du tableau de Mendeleïev, parfois même complètement inconnus, ces noms sont pourtant ceux des matières premières indispensables au XXIe siècle. Utilisés dans la fabrication de véhicules électriques, batteries, panneaux solaires, éoliennes, mais aussi smartphones et appareils électroniques, quelques dizaines de métaux, dont une vingtaine de "terres rares", sont en effet à la transition énergétique et à celle numérique ce que le charbon et le pétrole étaient, respectivement, à la machine à vapeur et puis au moteur thermique. A l'échelle mondiale, leur demande croît, en entraînant une hausse exponentielle de leur production. Et même si les besoins futurs restent difficiles à mesurer, la courbe semble plutôt destinée à grimper en flèche tout au long des prochaines décennies.

    Les experts inquiets

    Depuis quelques années, plusieurs experts expriment donc des inquiétudes croissantes sur l'approvisionnement de ces matériaux. L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) y a consacré deux rapports: un premier en 2011, relatif aux "tensions d'approvisionnement des terres rares", suivi par un deuxième en 2016, portant sur "les enjeux des terres rares et des matières premières stratégiques et critiques". Le journaliste Guillaume Pitron, déjà auteur de documentaires sur le sujet en 2012, vient de publier quelque 250 pages d'enquête sur La Guerre des métaux rares. Le World Materials Forum a souligné à l'occasion de sa quatrième édition le "risque très élevé" pesant sur six métaux, qui selon une étude du cabinet de conseil Alcimed en concernerait même une dizaine. Et dans sa toute récente Stratégie d'utilisation des ressources du sous-sol pour la transition énergétique française, l'Académie des sciences insiste sur les importants besoins à venir pour la France, dont "le coût cumulé d'ici 2050 n'est pas très éloigné de celui des importations de pétrole qui seraient nécessaires si cette transition n'avait pas lieu".

    Des métaux concentrés dans un nombre restreint de pays

    Ces experts partagent globalement la même analyse. Une première préoccupation vient du risque d'épuisement des réserves existantes: pour certains métaux comme l'antimoine, l'étain et le chrome, au rythme de consommation actuel, elles seraient même inférieures à 17 ans, selon Alcimed. Si au niveau mondial l'exploitation d'autres gisements souterrains, voire sous-marins, semble théoriquement plus que possible, ses coûts potentiels pourraient néanmoins être élevés.

    Un deuxième danger est de nature géopolitique. Les réserves exploitées de ces métaux stratégiques sont en effet concentrées dans un nombre restreint de pays, dont la Chine, qui contrôle notamment plus de 80% de l'extraction de terres rares, mais aussi le Congo, qui a le monopole du cobalt, et le Brésil, qui assure la quasi-totalité de niobium. Dans le cas de Pékin, cette situation monopolistique est même le résultat d'une véritable stratégie développée depuis les années 2000, explique Guillaume Pitron. La Chine a ainsi réussi, via la création de quotas d'exportation, qui ont contraint les industriels occidentaux à transférer leur production sur son territoire en joint-venture avec des entreprises locales, à remonter la chaîne de valeur de l'industrie utilisant ces matières. Afin de décourager le déploiement de projets miniers concurrents, elle a ensuite supprimé ces quotas, mène une politique des prix bas, constitue des stocks de matières et achète des mines de terres rares dans d'autres pays, dont elle retire la production du marché. Bien que la réussite de telles politiques demande l'existence d'infrastructures, d'une industrie locale et d'une main-d'oeuvre adaptée, les experts mettent en garde: rien n'exclut que d'autres pays tentent un jour d'imiter Pékin.

    Le dernier risque pesant sur l'approvisionnement de métaux stratégiques concerne le coût environnemental et social de leur production. En raison de leur présence infinitésimale dans la roche, l'extraction des terres a un impact particulièrement lourd sur le paysage, mais aussi sur l'utilisation d'énergie. Les rejets toxiques et la radioactivité issus de leur raffinage polluent l'environnement et empoisonnent les populations locales, témoigne Guillaume Pitron. Au Congo, l'exploitation du cobalt, utilisé dans les batteries de smartphones, est associé au travail des enfants. Ainsi, vingt-quatre des 36 matières étudiées par Alcimed "posent des problèmes de RSE modérés ou avérés", analyse le cabinet.

    L'opinion publique prend progressivement conscience de ces enjeux, obligeant des marques telles qu'Apple et Samsung, confrontées à la menace d'une aversion croissante pour leurs produits, à s'engager dans des démarches de traçabilité. Et le risque d'un durcissement soudain de la législation -tel que celui intervenu en 2017 en Chine à propos de l'importation des déchets- guette, y compris dans les pays aujourd'hui encore très permissifs, qui basculent progressivement vers une croissance qualitative. Or, la production limitée des métaux rares multiplie les effets potentiels de toute petite variation de l'offre ou de la demande sur les prix.

    Source: www.latribune.fr - Auteur: Giulietta Gamberini


    23/07/18 - Japon: à Fukushima, les plages réouvertes au public, 7 ans après le séisme

    Pour la première fois depuis l'accident nucléaire de Fukushima, il y a plus de sept ans, une plage proche de la centrale accueille des baigneurs avec l'espoir que cela contribuera à changer l'image de la région. Deux autres plages dévastées par le séisme et le tsunami géants, du 11 mars 2011, ont rouvert au moment où le Japon subit une vague de chaleur meurtrière avec des températures records.

    Pour la première fois, des rivages situés entre 30 et 40 kilomètres de la centrale de Fukushima accueillent des baigneurs et des surfeurs. Les contrôles de qualité de l'eau n'ont pas détecté de contamination radioactive depuis plusieurs années, assure un responsable de la plage de la ville de Soma. Pourtant, plus de sept ans après l'accident de la centrale de Fukushima, Tepco, son opérateur, peine toujours à empêcher les fuites d'eau radioactives vers le Pacifique.

    La plage de la ville de Soma rouvre au moment où le Japon subit une vague de chaleur qualifée de « grand danger pour la santé » par l'Agence de la météorologie. Elle a déjà coûté la vie à une trentaine de personnes. La température à Tokyo a franchi les 40 degrés à l'ombre avec un taux d'humidité de 80 %, du jamais vu depuis le début des statistiques météorologiques, il y a 130 ans.

    Contre l'avis d'experts, les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo de 2020 estiment pouvoir limiter les risques pour la santé des athlètes. Les jeux auront lieu du 24 juillet au 9 août 2020.

    Source: www.rfi.fr - Rédaction: Frédéric Charles, correspondant à Tokyo


    Samedi 21/07/18 - Des milliards de tonnes de diamant sous nos pieds

    Des chercheurs du MIT sont arrivés à cette découverte en étudiant les relevés sismiques et la manière dont les ondes sonores se déplacent sous la surface terrestre.

    Il en existerait beaucoup plus que tout ce qu'on peut imaginer. Dans une étude publiée cette semaine par le prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) cette semaine, des chercheurs expliquent avoir découvert que plus d' un million de milliards de tonnes de diamant se trouvent sous la surface de la Terre.

    Mais il ne faut pas s'attendre à une ruée vers le diamant : cette masse de pierres précieuses se trouve 145 à 240 kilomètres sous la surface de la planète, soit bien au-delà des distances atteintes par les techniques de forage actuelles.

    1.000 fois plus de diamants

    Les scientifiques sont arrivés à cette découverte en étudiant les relevés sismiques et la manière dont les ondes sonores se déplacent sous la surface terrestre. Tsunami, tremblement de terre et explosions déclenchent des ondes sonores que les scientifiques utilisent pour déterminer l'origine d'un séisme. Or, ils ont relevé que les ondes accéléraient subitement lorsqu'elles traversaient des roches appelées « cratons ».

    Et une des propriétés du diamant est de conduire à l'augmentation de la vitesse des ondes sonores qui la traverse. Les scientifiques ont alors conclu que le seul type de roche qui correspondait aux vitesses qu'ils détectaient dans le craton contenait de 1 à 2 % de diamants. Ils sont ainsi arrivés à la conclusion que cette découverte représente au moins 1.000 fois plus de diamants que ce qu'on estimait auparavant.

    « Relativement commun »

    Alors que les analystes estiment que l'offre mondiale de diamant est en déclin , ces pierres précieuses ne sont toutefois pas près de faire leur arrivée dans les joailleries. Mais cette découverte relativise tout de même la perception que les scientifiques peuvent avoir de la pierre.

    « Cela montre que le diamant n'est peut-être pas ce minéral exotique, mais sur l'échelle [géologique] des choses, c'est relativement commun », explique Ulrich Faul, chercheur au Département des sciences terrestres, atmosphériques et planétaires du MIT. « Nous ne pouvons pas les atteindre, mais il y a beaucoup plus de diamants que nous ne l'avions jamais imaginé auparavant. »

    Source: www.lesechos.fr


    20/07/18 - USA: une fissure géante s'ouvre près du super-volcan de Yellowstone

    Une vaste fissure apparue dans les roches à proximité du volcan américain de Yellowstone a entraîné la fermeture partielle du parc national de Grand Teton. Les chercheurs, quant à eux, appellent au calme.

    Plusieurs zones du parc national américain de Grand Teton, situé à 16 km de Yellowstone, ont été fermées après la découverte la semaine dernière d'une fissure large de 30 mètres, relate Science Alert.

    Ce sont les responsables du parc qui se sont aperçus de cette fissure qui s'étend horizontalement le long d'une paroi rocheuse haute d'au moins 30 mètres.

    «Hier, les guides du parc ont remarqué des fissures dans les rochers», a déclaré la porte-parole de Teton Park, Denise Germann, citée par L'Express. «Ils ont communiqué l'information aux gardes ce matin, et quand ils sont allés voir, ils se sont rendus compte qu'elle était devenue plus grande et s'était élargie», a-t-elle ajouté.

    Face à une possible chute de rochers, les autorités du parc ont décidé de fermer au public les cascades Hidden Falls ainsi que la zone avoisinante.

    Les scientifiques appellent en revanche au calme expliquant que l'apparition de la fissure relève d'une activité sismique considérée comme normale pour cette région et n'annonce aucunement une éruption à venir.

    Le super-volcan de Yellowstone, qui se trouve près du parc national de Grand Teton, était entré en éruption il y a 630.000 ans éjectant dans le ciel environ 1000 kilomètres cubes de roches, de cendres et de poussière volcanique. Aujourd'hui, la plupart des géologues s'accordent à dire que la chambre magmatique de Yellowstone ne contient pas le volume de magma nécessaire pour une éruption aussi importante, et que le processus de réapprovisionnement de cette chambre se produit à un rythme ralenti. L'USGS considère que le risque d'une apocalypse entraînée par Yellowstone au cours des deux prochains millénaires est «extrêmement faible».

    Source: fr.sputniknews.com


    20/07/18 - Paléontologie: découverte de deux bébés serpents fossilisés dans l'ambre

    Ces deux reptiles vivaient il y a 99 millions d'années et ce sont les plus anciens serpents fossilisés connus.

    L'ambre de Birmanie recèle bien des surprises : en 2017 on y découvrait, saisie pour l'éternité, une scène inédite d'une parade amoureuse entre deux libellules et cette fois, cette résine durcie par les ans révèle les fossiles de deux serpents dont un juvénile, tout juste éclos. Les deux reptiles ont été découverts et identifiés par une équipe de paléontologues de l'Université chinoise des géosciences de Beijing et du Musée royal de l'Alberta, au Canada. Ils constituent les plus anciens spécimens de serpents fossilisés jamais retrouvés.

    Peu d'évolution en 100 millions d'années

    D'après les chercheurs, ce sont les premiers serpents à avoir vécu dans un environnement boisé, un habitat dans lequel aucun fossile de serpent n'avait encore été découvert. Leur étude, publiée dans la revue Sciences Advances, suggère que les serpents étaient plus diversifiés que prévu à cette époque et qu'au cours des quelque 100 millions d'années, leur ontogénèse (leurs stades évolutifs de l'embryon à l'adulte) n'a presque pas changé. Un des deux serpents fossilisés est Xiaophis myanmarensis. Il a pu être identifié grâce à ses 97 vertèbres et plusieurs côtes retrouvées dans l'ambre. Son anatomie est comparable à certains juvéniles d'espèces asiatiques.

    Le deuxième spécimen de serpent fossilisé - DIP-V-15104 - n'a pas pu être identifié : seuls des fragments de peau d'une mue ont été récupérés. Il était vraisemblablement plus gros que son congénère et sans doute de la même espèce mais il manque de matériel pour le confirmer. Ces échantillons proviennent de la région orientale de la Laurasie (un ancien supercontinent) qui était une zone boisée et riche en insectes comme d'autres morceaux d'ambre l'ont révélé.

    Source: www.sciencesetavenir.fr - Rédaction: Joël Ignasse


    Jeudi 19/07/18 - Mayotte: le BRGM tire des leçons de l'activité sismique

    Si on connaît depuis un mois une accalmie, l’activité sismique se poursuit. L’intense activité sismique vécue du 10 mai au 10 juin a permis aux scientifiques du BRGM de tirer quelques leçons et d’envisager des recherches à l’avenir.

    Depuis le début de la crise sismique, le 10 mai, le Bureau de recherches géologiques et minière (BRGM) de Mayotte assure un suivi sismologique de l’île et tient informé les services de l'Etat. Elle publie également régulièrement des points de situation sur son site internet afin d'informer le public. Il a pu être fixé sur quelques certitudes, notamment sur la stabilité du phénomène. « Ce qu’on a mesuré montre que le phénomène est toujours localisé au même endroit, explique Frédéric Tronel, directeur régional du BRGM Mayotte. En termes de magnitude, on est toujours dans la même gamme. A part le séisme à 5.8, nous n’avons jamais dépassé 5.5. Je sais que ça ne va pas rassurer la population mais on ne peut rien exclure. On est malgré tout dans un phénomène relativement stable. »

    Le phénomène a aussi révélé le manque de connaissance de la structure océanique à cet endroit, le type de faille, son origine, son fonctionnement, son nombre ainsi que le mécanisme déclenchant les séismes. Le phénomène a donc amené les scientifiques a reconsidéré ce qu’ils connaissaient de l’archipel des Comores. « Il y a des choses qui vont être mises en place en termes de surveillance, annonce Frédéric Tronel. Pour ça il va falloir mettre en place des dispositifs type sismomètre autour de l’épicentre. C’est-à-dire installer du matériel peut-être aux Glorieuses ou dans les îles Eparses. C’est compliqué en termes de télétransmission et de gestion. Il va falloir acquérir des données. ça va être certainement assez long. Ceux ne sont investigations qu’on met en œuvre du jour au lendemain. C’est très lourd et très couteux. Cela nécessite l’intervention de l’ensemble de la communauté scientifique. Le BRGM est tout petit nous là-dedans. »

    Les élus de Mayotte auront un rôle essentiel à jouer pour demander à l’Etat que cette étude scientifique soit une priorité malgré le coût que cela suppose.
    Source: la1ere.francetvinfo.fr/mayotte



    19/07/18 - Un tremblement de terre secoue fortement l'Alaska

    Un séisme de magnitude 6 a frappé l'État américain d'Alaska, selon les informations communiquées par l'USGC.

    Un tremblement de terre a secoué le sud de la péninsule américaine d'Alaska.

    Selon les données de l'United States Geological Survey (USGC), la magnitude du séisme est de 6, alors que le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen (CSEM) l'évalue à 5.9.

    L'épicentre du séisme se trouve à une centaine de kilomètres du village Sand Point, et son foyer à une profondeur de 16 kilomètres, selon l'USGS.

    Au mois de février dernier un séisme de magnitude 8,2 a frappé l'Alaska, entraînant une alerte au tsunami au Canada et sur la côte ouest des États-Unis qui a rapidement été levée.

    Source:
    fr.sputniknews.com


    19/07/18 - Un séisme de magnitude 5,8 secoue l'ouest de l'Indonésie

    Un séisme de magnitude 5,8 a secoué jeudi la province indonésienne du Java oriental, située dans la partie ouest du pays, a annoncé l'agence météorologique et géophysique.

    Le tremblement de terre a eu lieu à 19h23, heure locale. Son épicentre se trouvait à 161 km au sud-est du district de Malang de la province et son foyer se trouvait à 10 km sous le fond marin, a confirmé un responsable de l'agence à Xinhua.

    L'Indonésie est sujette aux séismes du fait de sa situation sur la zone sismique appelée ceinture de feu du Pacifique.

    Source: Agence de presse Xinhua


    19/07/18 - « L’enfant du Krakatoa » se réveille

    Un volcan indonésien considéré comme « l’enfant » du Krakatoa, dont l’explosion avait fait 36.000 morts en 1883 dans le pays, est entré en éruption jeudi, crachant un panache de fumée et déversant de la lave le long de ses flancs.

    Anak Krakatau, une petite île volcanique qui vu le jour un demi-siècle après l’éruption meurtrière du Krakatoa, avait commencé à gronder ces dernières semaines, crachant de son cratère des cendres et des roches de feu.

    Escale touristique populaire

    Krakatau, archipel du détroit de la Sonde entre Java et Sumatra (centre), est inhabité mais reste une escale touristique populaire. L’Agence géologique d’Indonésie n’a pas relevé le niveau d’alerte sur l’île. Toutefois, une zone d’un kilomètre autour du sommet du volcan est interdite d’accès.

    L’explosion du Krakatoa

    L’explosion du volcan Krakatoa, au XIXe siècle, est considérée comme la plus importante jamais observée: le jet de cendres et fumée, jusqu’à 20.000 mètres d’altitude, avait plongé la région dans une nuit totale. L’éruption avait provoqué un tsunami dont les vagues ont fait le tour du monde.

    L’Indonésie est située sur le « cercle de feu » du Pacifique, où l’activité volcanique et sismique est très élevée.

    Source: senepeople.com avec Belga


    Mercredi 18/07/18 - Un important gisement de lithium découvert au Pérou

    Macusani Yellowcake, filiale de la société canadienne Plateau Energy, a annoncé mardi 17 juillet la découverte d'un gisement de lithium et d'uranium dans la région andine de Puno, dans le sud-est du Pérou. Il pourrait devenir la plus grande mine de lithium au monde.

    Ce gisement, découvert dans la seconde moitié de 2017, est situé à une altitude de 4 500 mètres dans une région andine limitrophe de la Bolivie, à environ 150 kilomètres au nord du lac Titicaca. Selon le directeur général de Macusani, Ulises Solis, le gisement pourrait devenir la plus grande mine de lithium au monde, avec une production plus élevée qu'au Chili, en Bolivie et en Argentine réunis.

    Aujourd'hui, le plus grand gisement de lithium en production se trouve au Mexique. « Avec ce qui a déjà été foré, nous voyons que nos ressources en lithium ajouteront entre 2,2 et 2,5 millions de tonnes de carbonate de lithium et que nos ressources en uranium passeront de 130 à 132 millions de livres à ce jour », a indiqué le directeur général de Macusani.

    La société a besoin d'un investissement de 800 millions de dollars pour commencer à produire du lithium et de l'uranium dans ce gisement, qui occupe un tiers d'un lac très ancien. La société prospectait dans la région depuis 2007 et n'a exploré jusqu'à présent que 8 000 des 92 000 hectares qu'elle possède grâce à des fusions et acquisitions de concessions d'autres sociétés.

    « Macusani devient le premier gisement au monde à contenir du lithium et de l'uranium », a déclaré Laurence Stefan, directeur des opérations à Plateau Energy, estimant que la production commencera à la fin de 2020.

    Source: www.rfi.fr avec l'AFP


    Dimanche 15/07/18 - Panorama des ressources naturelles géologiques de l’Algérie

    L’auteur de ces lignes est géologue, Docteur d’Etat es sciences, il a rejoint très tôt Sonatrach alors dirigée par Belaïd Abdeslam et dont il a été responsable d’exploration de l’Algérie du Nord et de l’offshore jusqu’en 1978. Il a ensuite fondé et dirigé le CRAG (Centre national de recherches et d’application des géosciences). Il a également enseigné dans diverses universités algériennes et étrangères. Il dirige depuis une trentaine d’années un bureau d’études basé en France.

    C’est en lisant les statistiques douanières algériennes qu’en 2010, l’auteur de ces lignes s’est aperçu de l’énormité du scandale «import-import».

    En effet, notre pays importe quelque 100 millions de dollars par an de produits dont son sous-sol regorge à l’infini ; il s’agit de marbre, de granite, de baryte et même de gravier ! On sait depuis longtemps que l’Algérie est riche en ressources naturelles de qualité, la tour Eiffel et différents monuments américains sont faits grâce au fer et aux marbres algériens.

    Conrad Kilian a été assassiné à Paris dans l’immédiate après- guerre pour avoir révélé l’importance géostratégique du Sahara en roches mères d’hydrocarbures et en potentiels gisements de gaz et de pétrole.

    Leur découverte en 1952 (Djebel Berga) et surtout en 1956 (Hassi Messaoud et Hassi R’mel) allait retarder de quelques années l’accession de l’Algérie à l’indépendance politique. La révolution récente des «gaz de schiste» a révélé que l’essentiel des hydrocarbures est resté piégé de façon diffuse dans la roche-mère et que celle-ci devenait alors un objectif majeur pour leur extraction, en lieu et place des pièges conventionnels maintenant rares et difficiles à découvrir.

    Cette révolution s’est étendue au domaine minier et l’on s’est aperçu qu’outre les hydrocarbures qu’elles pouvaient receler, ces roches-mères contenaient également d’autres matières précieuses, au point que, dans la cas du Silurien du Sahara, la valeur financière des hydrocarbures, gaz et huile de schistes, ne représente que moins de 4% des métaux contenus conjointement dans cette roche-mère.

    Alors se pose légitimement la question suivante : sous quel régime légal devrait être exploitée cette prodigieuse roche-mère, celui de la loi pétrolière pour ses 4% de gaz et huiles de schistes ou pour ses 96% en métaux parfois stratégiques ? La question a été posée le 3 mars 2014 au président d’Alnaft dont la réponse, honnête, est qu’elle n’était pas de son ressort. Cette question est d’autant plus pertinente que le mode d’exploitation de ces deux types de matières est l’exploitation in situ par fracturation hydraulique avec des boues à solvants légèrement acides.

    L’uranium du Kazakhstan (et d’autres pays producteurs) est ainsi extrait avec cet avantage que la totalité de l’uranium est extraite alors qu’avec les méthodes minières classiques, seule la partie riche était économiquement accessible (notion de taux de coupure). Ainsi, comme pour les hydrocarbures, il y a des gisements concentrés dits conventionnels mais souvent vieillissants et des gisements diffus de gaz et huiles de schistes incomparablement plus importants.

    Dans le cas des mines, il y a également des gisements concentrés (par exemple des filons) et des ressources diffuses infiniment plus riches qui, si elles étaient exploitées, placent l’Algérie en pole position dans le monde et lui confèrent une place légitime parmi les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) où figurent les déjà ou futurs maîtres du monde.

    Mais atteindre ce niveau nécessite également un essentiel encore plus important, celui de la formation des hommes tant au niveau des cadres que des agents subalternes ; on ne construit pas un pays avec une «armée mexicaine» : beaucoup de généraux et peu de soldats et de sous-officiers. Les schémas d’organisation et les rapports entre les différents corps sont trop connus pour être encore exposés. La position dans le classement de Shanghai des universités algériennes révèle l’état indigent de celles-ci, qu’elle hérite d’ailleurs, pour partie, des structures de formation qui la précèdent. La faute est donc partagée.

    On est loin de la qualité de la formation des années 60’ et 70’ où les diplômes délivrés par les universités algériennes étaient reconnus et souvent appréciés outre-Méditerranée et outre-Atlantique sans l’outrage infamant d’avoir à refaire ses études.

    Ainsi, des noms connus ou non ici ont dirigé la recherche scientifique au Québec ou la recherche médicale aux USA, d’autres ont enseigné dans les temples du savoir que sont les universités ou exercé des professions libérales avec succès. L’autre ingrédient essentiel du développement est l’eau.

    L’Algérie, pays essentiellement désertique, est sur sa bordure maritime un pays à climat méditerranéen sec, quoique dans certains cas comme la région de Collo, une pluviométrie abondante, le double de celle de Brest, mais c’est le régime des pluies qui fait la différence. Chez nous, la battance des pluies est telle qu’aucun sol ne lui résiste s’il n’est pas le support d’un couvert végétal qui élimine ou atténue cet effet dévastateur. D’où la nécessité de reboisements intensifs, tous les espaces nus doivent être couverts de plantations afin d’éviter l’érosion des sols et l’envasement très rapide de nos barrages.

    Cependant, malgré l’aridité du climat et grâce à la permanence des systèmes géologiques, l’Afrique du Nord s’est trouvée à certaines époques plus ou moins lointaines soumise à des régimes pluviaux favorables, de climats humides tempérés ou tropicaux qui ont permis de recharger ses aquifères.

    Les ressources hydriques sont dans ces cas des ressources fossiles qui se chiffrent en milliards de milliards de mètres cubes: 2 milliards de milliards de mètres cubes pour le «Continental intercalaire» et 1,1 milliard de milliard de mètres cubes pour le «Continental terminal».

    Elles existent tant au Sahara qu’en Algérie du Nord. On ne discutera pas ici de celles, présumées, du Djurdjura afin de ne pas initier de polémique stérile. Disons simplement que cette chaîne de montagnes que nous connaissons bien pour avoir cartographié un de ses segments dès 1965 en compagnie du regretté Téfiani et de M. Mégartsi, présente un des systèmes karstiques les plus remarquables avec des gouffres à plus de 1000 m de profondeur, c’est-à-dire que c’est un système où l’eau ne fait que circuler et s’évacuer par des exutoires situés en contrebas (sources, etc.) excluant pour cela toute accumulation en aquifère de grande ampleur tel qu’il a été décrit récemment.

    En outre, la géologie structurale de la région telle qu’elle est décrite par J. Flandrin (1952) et la cohorte de chercheurs qui lui on succédé jusqu’à récemment ne permet pas d’envisager des réceptacles de type «flower-structures».

    Pour subvenir aux besoins vitaux et agricoles, l’Algérie a implanté nombre de stations de dessalement de fonctionnement coûteux en raison du coût des membranes en ignorant qu’elle possédait, en Algérie du Nord même, un immense «barrage enterré» suralimenté en eau et qui laisse se perdre par évaporation forcée (artésianisme diffus) d’après M. Gauthier (1952) plus de 500 millions de mètres cubes d’eau douce par an.

    Enfin, les matériaux utiles de toute nature sont disponibles en quantités illimitées dans le sous-sol algérien et exploitables en surface sans nécessité de travaux miniers.

    La question qui vient immédiatement à l’esprit est pourquoi l’Algérie disposant de telles richesses sur son sol national importe de pays bien moins dotés tels le Maroc, la Tunisie, la Turquie, etc., des matériaux aussi banals que la baryte, le marbre, l’argile ou le gravier ? Enfin, les compagnies minières étrangères avec lesquelles nous avons pu discuter préfèrent acheter le minerai brut ou plus ou moins élaboré de producteurs nationaux s’affranchissant ainsi de la jungle bureaucratique et des lenteurs qu’elle induit — time is money. Or, il n’existe pas de producteur privé national exerçant dans le domaine minier et les sociétés étatiques n’arrivent même pas à exploiter leurs propres gisements en raison de leur inertie fatale.

    La raison du blocage n’est certainement pas une volonté politique de fermer le secteur minier aux acteurs algériens, mais une mauvaise rédaction des articles 5 et 6 du décret exécutif 02-65 de 2002 et relatif à la loi minière de 2001 (la loi minière de 2014 adoptée et promulguée n’étant pas encore applicable car sans décret exécutif).

    Même si les lois minières algériennes ne sont pas merveilleuses, loin s’en faut, ce ne sont pas elles qui bloquent mais les 2 articles sus-cités du décret 02-65 qui stipulent : article 5 : «La liste des travaux de recherche ou d’exploitation minière auxquels la société a participé durant les trois dernières années, avec une description sommaire des travaux exécutés les plus importants ; et article 6 : les bilans et les comptes d’exploitation des trois (3) derniers exercices.

    En d’autres termes, tout diplômé algérien ayant les capacités scientifiques et techniques et ne possédant pas déjà de société minière active de façon effective, ce qui est le cas de tous les Algériens, ne peut prétendre à l’activité minière.

    Cet article rédigé probablement par un sombre rédacteur-scribouillard qui a copié-collé une version qui existe dans le code minier d’un pays hyper développé qui veut restreindre l’activité minière aux seules sociétés qui opèrent dans le pays afin de ne pas engorger l’activité. Mais dans un pays neuf, cela devient un frein puissant au développement, un crime d’Etat stalinien.

    L’Algérie possède, avons-nous dit, des richesses insolentes au point qu’on peut la qualifier de scandale géologique, terme autrefois utilisé pour désigner le Congo belge, mais que l’on peut appliquer à l’Algérie.

    Pratiquement, tous les éléments chimiques du Tableau de Mendeleïev y sont représentés en quantités et à des teneurs compatibles avec l’extraction. Nous en présentons ci-après quelques-uns.

    Panorama des ressources : (Quantités exprimées en Tm3 ou Tt = milliards de milliards de m3 ou de tonnes, Gm3 ou Gt = milliard de mètres cubes ou de tonnes, Mm3 ou Mt = millions de m3 ou de tonnes).

    Eau : Réserves aquifères (eau douce) principales : Sahara eaux fossiles dans le Continental intercalaire (2 Tm3, salinité 1-4g/l) et le Continental terminal (1,1 Tm3, salinité 2,5 g/l). Déplétion anthropique actuelle 2,5 Gm3/an. Algérie du Nord : Nappe du Chott Chergui, barrage enterré alimenté par les eaux actuelles et fossiles, les réserves probablement considérables ne sont pas calculées mais un trop-plein permanent s’évacue par artésianisme diffus évaporé à raison d’au moins 500 Mm3/an. La salinité des eaux y est de 1,6 g/l.

    Hydrocarbures conventionnels : Les réserves initiales sont : 5 Gm3 d’huile dont 0,5 dans le Berkine et 4,5 Tm3 de gaz dont 1Tm3 de gaz dissous dans les hydrocarbures liquides.

    Hydrocarbures non conventionnels de roches-mères (gaz et huile de schistes) : Silurien et Frasnien, estimation AIE 19,8Tm3 équivalent gaz, estimation SH 600 Tm3 (d’après Zerguine PDG Sonatrach en 2012). Elle est proche des nôtres. Mais de nombreuses roches-mères existent également dans le Tell. Ainsi, dans la région de Aïn Kébira (Sétif), une campagne géochimique en 1974 avec 25 puits à 100 m nous a révélé une très forte présence de gaz humide de roche-mère à raison de 31 litres de gaz hydrocarbures par litre de boue.

    Hélium : les réserves=3 Gm3, 3e du monde. Cet hélium est migré dans les hydrocarbures dont il est extrait.

    Lithium : Réserves mondiales (hors Algérie =h-A) : 13 Mt prix 2000 Euros/tonne. Algérie : au Hoggar, le gisement d’étain et de wolfram de Rechla recèle aussi du lithium de teneur 0,63 à 1%. Au Sahara central et oriental, le Silurien en contient à des teneurs de 120 ppm qui sont sensiblement celles du plus grand gisement bolivien du Salar d’Uyuni. Dans le Silurien, nous estimons les réserves à 9,4 milliards de tonnes.

    Le lithium est un élément majeur dans les nouvelles énergies à la fois pour les stocker (batteries) que comme carburant dans la fusion nucléaire qui est promise à supplanter toutes les autres énergies dans un avenir à moyen terme.
    Bérylium : Prix 500 dollars/kg, réserves mondiales (h-A) 80 000t, production 163t/an. Algérie au Hoggar, le gisement d’étain et de wolfram de Guérioun en contient 2500 tonnes à des teneurs de 2,5ppm. C’est un métal important dans les circuits intégrés électronique sous la forme d’alliage cuivre-beryllium et dans la fusion nucléaire comme matériau de couverture du plasma ainsi que dans l’aéronautique et l’industrie spatiale.

    Charbon : De la houille bitumineuse est présente à faible profondeur dans les Hauts-Plateaux. A Béchar, les gisements de charbon aujourd’hui fermés recèlent encore 1 milliard de tonnes (estimation du BRGM).

    Sel gemme (NaCl) : en Algérie du Nord, le sel est très présent sous de fortes épaisseurs (1000 m), il gicle parfois en montagnes de sel (Rocher de sel de Djelfa, El Outaya de Biskra. Les forage sahariens l’ont également rencontré sous des épaisseurs moyennes de 500 m. On estime les réserves au Sahara à 400 000 milliards de tonnes et autant en Algérie du Nord. En profondeur, son extraction est facile car très soluble.

    Sel de potasse (KCl) : Le périmètre formé par les puits où il a été reconnu couvre
    140 000 km² au nord-est Sahara, soit environ 2800 milliards de tonnes. Son épaisseur d’exploitation est d’environ 10 m. C’est la réserve la plus considérable pour un produit aussi stratégique, car il conditionne l’alimentation de bientôt 9 milliards d’êtres humains à nourrir dans les prochaines années. Il est à la base d’engrais au même titre que l’ammoniac et le phosphate (NKP), en plus de nombreuses autres applications industrielles.

    Sel de baryum (BaSO4) : Réserves considérables de baryte dans le Tell. Utilité : forage, chips électroniques.

    Sels de strontium (SrSO4 et SrCO3) : idem que le baryum et des applications diverses dont les aimants.

    Manganèse : Métal classé stratégique aux USA, car les réserves mondiales déclinent dangereusement et il est indispensable pour la fabrication de l’acier. Les réserves sous-marines profondes dans les plaines abyssales ne sont pas économiquement rentables.

    Au Sahara, le Djebel Guettara : 3,22 Mt à 47,2%, n’est pas pour l’instant exploitable en raison de l’arsenic qu’il contient. En Algérie du Nord (Oran), nous estimons le potentiel à 3,3 Mt mais à teneur de 30%. D’autres réserves sont connues dans les terrains du Tell, mais à 23% de teneur.

    Arsenic : Sahara, Djebel Guettara, 74 000 tonnes à 1,1%. La production mondiale est de 30 000 t/an avec une utilisation dans la haute technologie en alliage avec le gallium ou l’indium dans les cellules photovoltaïques.

    Fer : Le fer existe en quantité considérable au Sahara : fer oolithique du Sahara : 25 milliards de tonnes dont 4,6 Gt à Gara Djebilet de teneur 58 à 60%, mais il pose problème à cause du phosphore qui le rend incompatible en sidérurgie,

    Fer du Hoggar : Ihedane, magnétite : 3 millions de tonnes par mètre d’approfondissement, d’autres grands gisements existent dans les terrains très anciens de l’Archéen. Mais le plus grand gisement est dans le Silurien sous la forme de sulfures (teneur : 30%), les réserves y sont gigantesques, du même ordre que le soufre auquel il est associé de l’ordre de 20 Mt chacun au kilomètre carré.

    Fer et titane : Des phénomènes climatiques dans le Quaternaire ont permis la migration du fer et des métaux compatibles des roches mères du Silurien et du Frasnien sous forme de carapace ferrugineuse.

    Celle de l’Idikel contient les oxydes de fer et de titane avec de fortes teneurs d’oxydes de Fe (60,8%) et Ti (5,8%). Le titane entre dans l’électronique nomade, etc. et les OTEC, technologie qui exploite la différence de température entre les eaux marines profondes et superficielles pour produire de l’électricité et l’eau dessalée.

    Polymétaux (cuivre, plomb, zinc), Algérie du Nord : plusieurs centaines d’exploitations à très forte teneur ont fonctionné dès le début de la colonisation et qu’il faudra reprendre avec profit car les gisements ont simplement été grossièrement écrémés. D’autres gisements ont été découverts au Sahara. Citons par exemple :
    Hoggar : Tan Chaffao, 6,6 Mt à Cuivre (0,56 à 1,2 %), Zinc (1,65%), Plomb (0,43%), Or (1,62 g/t).

    Eglab : Indice Caroline outre des minéralisations polymétalliques cet indice comprend aussi de l’or (11,7 g/t) et de l’Argent (9 g/t).
    Sahara : l’indice du Tabelbala est très étendu et mérite une étude attentive. Le gisement de cuivre du Bou Kaïs, bien étudié par le BRMA (Meindre 1953) et SONAREM et estimé à 50 Mt.

    Terres rares : Un indice est connu, il s’agit des carbonatites et fénites d’Ihouahène dans le Hoggar occidental, mais économiquement il est très peu attractif, à peine 20 millions de dollars par mètre d’approfondissement d’après nos estimations, insuffisants pour couvrir les frais d’exploitation et de traitement minéralurgique, la surface d’exploitation à couvrir étant importante et la teneur moyenne du minerai est faible.

    Par contre, dans l’Ordovicien du Sahara, 4 gisements existent dont un avec 50 Mt et une teneur de 6,69% qui en fait le plus gros gisement du monde, plus riche et deux fois plus important que le géant chinois de Bayan Obo.

    Le terme de Terres rares dans la haute technologie est maintenant bien connu pour ses applications éminentes

    Coltan (niobium, tantale) : Très recherché dans la très haute technologie, il est l’objet des «guerres sales» en RDC, le tantale se négocie à 18 400 euros/kg, le niobium à 472 euros/kg. En Algérie, il est présent dans le Hoggar, dans les gisements de Rechla et El Karoussa où il est associé aux topaze et fluorine.

    Or : Les principaux districts aurifères d’Algérie se situent au Hoggar avec 300 indices et gisements. Les sites majeurs sont situés dans : l’In Ouzzal (26,5 t à 25g/t), la zone pharusienne juvénile (4,1 t jusqu’à 500g/t) le Hoggar central (55t), l’Est Hoggar région de Tiririne (50t jusqu’à 25g/t).

    Wolfram-étain : Ces gisements sont liés aux granites tardifs dits Taourirt du Hoggar.

    Les réserves portées par les gisements de Tin Amzi, El Karoussa, Bachir, Nahda placent déjà l’Algérie au 2e rang mondial avec 98 000 tonnes nonobstant ce qui reste encore à évaluer dans ces granites. Le wolfram (ou tungstène) est produit dans le monde à 86000 t/an et ses réserves hors Algérie sont de 3,1 millions de tonnes

    Uranium : Des gisements sont reconnus au Hoggar (Timgaouine, etc..) où ils sont évalués à 26 000 t. Mais des réserves gigantesques existent dans le Silurien du Sahara où il est à hauteur de 16500t/km², soit un total de 9,5Gt. La lixiviation (percolation d’eau acide à 8% à travers la roche-mère permet de le récupérer à 100%.

    Vanadium : Ce métal se négocie à 1200 euros le kilo. Dans le Silurien, il est présent à hauteur de 350000 tonnes/km², soit pour les 570 000 km² de Sahara utile un gisement de 200 milliards de tonnes. C’est un métal qui entre dans la composition d’alliages de haute performance et dans les batteries du futur.

    Magnésium : Il est obtenu par les procédés Pidgeon et Magnétotherm à partir de dolomie. 1,43 Mt/km² en Algérie du Nord. Il est massivement utilisé dans les alliages légers de l’aéronautique et d’autres applications.

    Chrome : des ressources très abondantes et affleurantes en chromite sont reconnues au Hoggar.

    Thorium : C’est un métal qui remplacera l’uranium dans les centrales atomiques car moins versatile et donc plus sûr sur le plan de la sécurité. Son équation énergétique est 10 kg Th = 278 t U naturel = 12 500 m3 de pétrole. Au Sahara, nous avons un gisement de 600 000 t de Th, ce qui équivaut alors sur le plan énergétique à 750 milliards de mètres cubes de pétrole, soit près de 79 fois tous les hydrocarbures découverts au Sahara.

    Matériaux utiles : Des évaluations faites dans l’Est du Tell et des Aurès sur une trentaine de cartes géologiques au/50 000e et extrapolables à l’Algérie du Nord sont données ci-après.

    Cet inventaire ne se veut pas exhaustif. D’autres métaux et substances utiles peuvent encore être cités. Il est simplement destiné à donner un aperçu des richesses du sous-sol algérien, mais rappelons-le la principale est humaine et repose sur l’acquisition des connaissances dans les écoles et les universités, éducation sans laquelle nous serons asservi aux puissances néo-impérialistes. Notre trésor ne nous appartiendra plus.

    Source: www.elwatan.com - Rédaction: Naceredinne Kazitani


    Jeudi 12/07/18 - Inondations au Japon: 199 morts au moins

    Le bilan s'alourdit alors que les autorités japonaises poursuivent les recherches de disparus. Le gouvernement est vivement critiqué pour sa gestion de crise.

    Il s'agit de la plus grave catastrophe météorologique que le Japon ait connue depuis 1982. Les inondations et glissements de terrain dans l'ouest du Japon ont tué 199 personnes au moins. Alors que les autorités disent être sans nouvelles de plusieurs dizaines de personnes, les médias parlant d'une soixantaine de disparus, le bilan s'aggrave de jour en jour. Les recherches se poursuivent avec des chances très amoindries de découvrir des personnes en vie. « Le délai critique de 72 heures est passé, mais nous allons continuer en pensant qu'il y a peut-être des survivants », a indiqué à l'Agence France-Presse Mutsunari Imawaka, un fonctionnaire de la province d'Okayama, la plus meurtrie avec celle de Hiroshima.

    Le Premier ministre Shinzo Abe, qui a annulé une tournée dans quatre pays, dont la Belgique et la France, s'est rendu mercredi 11 juillet dans la province d'Okayama et prévoit une visite dans une autre région affectée vendredi. Il n'a pas fait de déclaration, mais s'est brièvement entretenu en privé avec quelques habitants sinistrés. Des milliers sont hébergés dans des refuges publics, d'autres ayant été accueillis par des proches. « C'est la première fois », « je n'ai jamais vu cela », « ma famille habite depuis des générations ici, on n'a jamais connu un phénomène pareil » : tous les témoignages recueillis sur place par les journalistes de l'AFP convergent pour pointer une situation exceptionnelle.

    Le gouvernement japonais critiqué

    La hauteur d'eau dans les parties inondées du quartier de Mabi à Kurashiki (préfecture d'Okayama) a atteint par endroits 4,8 m, selon les évaluations faites par l'Autorité d'information géospatiale du Japon. Les météorologues ont constaté une pluviométrie record en 72 heures dans 118 points d'observation répartis dans une quinzaine de préfectures. Que les habitants n'aient pas pu partir à temps soulève la question des méthodes d'évaluation du danger, a reconnu le gouvernement, fortement critiqué par l'opposition pour sa gestion de crise jugée tardive. La cellule de crise nationale présidée par le Premier ministre n'a été mise en place que dimanche matin alors que le bilan avait atteint au moins 30 morts samedi soir.

    « Nous avons vu ces dernières années des désastres liés à la pluie bien plus meurtriers qu'auparavant. Nous devons revoir ce que le gouvernement peut faire pour réduire les risques », a indiqué mercredi après-midi le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga. « La fréquence à laquelle les catastrophes météorologiques ont lieu a augmenté, et nous vivons dans un monde où les règles apprises par l'expérience passée ne peuvent plus être appliquées », prévient Hiroyuki Ohno, responsable de l'institut Sabo, qui étudie les glissements de terrain. Près de 70 % du territoire nippon est constitué de montagnes et de collines. Beaucoup d'habitations sont construites sur des pentes abruptes ou des plaines inondables, bref des zones à risque. Sans compter que de nombreuses maisons japonaises sont en bois, notamment les habitations traditionnelles en zone rurale.

    Mais les experts pointent aussi du doigt le système d'avertissement japonais, qui confie à des fonctionnaires locaux, n'ayant aucune expérience de gestion des catastrophes, la décision d'émettre ou non des ordres d'évacuation, lesquels ne sont en outre pas contraignants. Avec pour conséquence que les habitants doivent décider eux-mêmes s'ils partent ou restent, dans des situations où ils manquent souvent d'informations précises. Les autorités locales ont aussi la hantise de dire aux gens de s'en aller pour rien. Du coup, « les réticences à émettre des ordres d'évacuation peuvent créer des retards [...] et si l'avertissement est donné à une heure nocturne, personne ne l'entend », s'inquiète Hirotada Hirose, un expert en gestion des catastrophes.

    Source: www.lepoint.fr avec l'AFP


    Mercredi 11/07/18 - Un dinosaure géant vieux de 200 millions d'années découvert en Argentine

    Baptisé « Ingenia prima », cet herbivore mesurait entre 6 et 7 mètres, était jeune et pesait quelque 10 tonnes, soit le poids de 2 à 3 éléphants.

    La découverte est énorme, au sens propre comme au figuré. Des chercheurs ont mis la main sur les restes d'une espèce de dinosaure géant qui a vécu sur Terre il y a plus de 200 millions d'années, a annoncé lundi 9 juillet une source scientifique. Baptisée Ingenia prima, cette espèce mesure près de trois fois la taille des dinosaures les plus grands de la période du Trias. Elle a été découverte en 2015 sur le site paléontologique de Balde de Leyes dans la province de San Juan, à 1 100 kilomètres à l'ouest de Buenos Aires, capitale de l'Argentine.

    L'ère du Mésozoïque se subdivise en trois grandes périodes : le Trias (de - 251 à - 200 millions d'années), le Jurassique (de - 200 à - 145 millions d'années) et le Crétacé (de - 145 à - 65 millions d'années). La découverte a été publiée lundi dans la revue spécialisée Nature Ecology & Evolution et diffusée en Argentine par les autorités scientifiques de l'université nationale de La Matanza. « Dès qu'on l'a trouvée, on s'est rendu compte que c'était quelque chose de différent. On a découvert une forme, la première à être géante au milieu de tous les dinosaures. Voilà la nouveauté », affirme Cecilia Apaldetti, chercheuse de l'Institut et musée de sciences naturelles de l'université de San Juan (IMCN) et du Conicet (Conseil national de la recherche scientifique et technique).

    Un herbivore au long cou

    Les chercheurs ont trouvé des vertèbres du cou et de la queue, des os des pattes avant et une partie des os des pattes arrière. Il s'agit de « dinosaures herbivores, quadrupèdes et qui se distinguent facilement par leur long cou et leur longue queue, du groupe des sauropodes », a-t-elle dit. Jusqu'ici, on estimait que le gigantisme chez les dinosaures était apparu durant la période jurassique, soit il y a 180 millions d'années environ. Selon les estimations de chercheurs, le spécimen découvert mesurait entre 6 et 7 mètres, était jeune et pesait quelque 10 tonnes, soit le poids de 2 à 3 éléphants.

    Source illustrée: www.lepoint.fr/sciences-nature avec l'AFP


    11/07/18 - Voyage dans le temps, à l’époque des dinosaures

    Votre enfant est fasciné par Jurassic Park ? Votre nièce ne croit pas qu’un dinosaure puisse avoir des plumes ? Une seule chose à faire : un arrêt au musée d’Espéraza !

    Le premier musée français consacré aux dinosaures se trouve dans la Haute-Vallée. Difficile à imaginer mais il y a 70 millions d’années les Pyrénées n’existaient pas et la Haute-Vallée était plate comme une plaine. La mer arrivait jusqu’à Toulouse et de drôles d’animaux rôdaient de la Provence au pays basque espagnol dans un climat tropical…

    Les premières découvertes d’ossements de dinosaures dans la Haute-Vallée datent de la fin du XIXe siècle lorsqu’un géologue trouve quelques vertèbres fossilisées à Espéraza.

    La chasse aux dinosaures audois débute réellement dans les années 1980, avec la découverte du site de Bellevue, à 3 km d’Espéraza - le plus grand gisement de dinosaures de France, rien que ça ! C’est donc la richesse exceptionnelle des gisements fossilifères audois qui a poussé en 1992, à la création de ce musée unique : près de 3 500 m2 consacrés à ces étranges bestioles qui occupaient notre planète.

    Une visite passionnante pour tout comprendre

    La visite débute par la galerie de l’évolution où des fossiles illustrent toute l’histoire de la Terre depuis 4,5 milliards d’années. Au fil des fouilles et découvertes de l’équipe scientifique du musée, cette galerie s’enrichit de nouvelles pièces.

    Pour mieux s’imaginer l’environnement des dinosaures à l’époque, la serre du Crétacé propose la reconstitution d’un écosystème proche de celui qui a vu grandir ces animaux dans le sud de la France.

    Après un tour du monde des dinosaures et une salle consacrée aux stars locales, les dinosaures trouvés dans l’Aude, le diorama présente des reconstitutions de ces animaux. Didactique et ludique, le musée comprend aussi des jeux, des quiz et des ateliers sont proposés pour les enfants.

    Le musée ne pouvait faire l’impasse sur le roi médiatique des dinosaures, le Tyrannosaurus rex, qui dispose d’un espace consacré depuis 2011.

    Informations pratiques : musée ouvert tous les jours, de 10 h 30 à 12h30, et de 13h30 à 17h30. Adresse : 1 Place Maréchal de Lattre de Tassigny, Espéraza. Tarifs : 8,70 € pour les adultes, 6,20 € pour les enfants. Téléphone : 04 68 74 26 88. Site web : www.dinosauria.org

    Source: www.midilibre.fr


    Mardi 10/07/18 - Inondations au Japon: plus de 156 morts et 35 °C à l'ombre

    Dans l'ouest du Japon, un soleil de plomb dessèche désormais la boue... De retour dans leurs maisons, leurs commerces, les habitants tentent de sauver ce qui peut l'être.

    Par endroit, il est tombé trois fois plus de pluie en 3 jours que sur tout le mois de juillet. Ces torrents d'eau déversés du ciel ont engendré inondations et glissements de terrain meurtriers...

    Le nouveau bilan des autorités est pour l'instant de 156 morts, des corps qui ont été retrouvés par les secouristes.

    Le gouvernement japonais estime que ce sont les pires inondations depuis 1983 dans le pays.

    Des nombreux bâtiments se sont effondrés et beaucoup de zones sont encore recouvertes de boue collante. Il faudra donc encore du temps pour localiser les disparus, estimés à ce jour entre une dizaine de personnes par le gouvernement, plutôt 80 par les médias japonais.

    75 000 agents des forces de l'ordre et pompiers sont mobilisés. Mais les 35 degrés à l'ombre ne facilitent pas leur tâche, et pour les sinistrés, l'accès à l'eau potable pourrait rapidement devenir un problème, malgré la mise en place de canalisation d'eau de secours dans les zones privées de courant.

    Les autorités ont également mis en garde la population quant au risque d'orage violent et de coulée de boue, de glissements de terrain en zone montagneuse qui sont saturée par les eaux de pluie...

    Source: fr.euronews.com avec l'AFP et Reuters


    Dimanche 08/07/18 - Israël: un nouveau petit séisme autour du lac de Tibériade

    L'institut israélien de géophysique a indiqué que la secousse d'une magnitude de 3 sur l'échelle de Richter a été ressentie dans le nord d'Israël

    Un tremblement de terre mineur a été signalé dans le nord d’Israël, dans l’après-midi de dimanche, le dernier d’une semaine marquée par plusieurs secousses similaires.

    D’une magnitude de 3 sur l’échelle de Richter, il a été ressenti dans la région du lac de Tibériade, selon l’institut israélien de géophysique.

    Aucun dégât ni aucune victime ne sont à déplorer.

    La première secousse, d’un niveau de 4,3 sur l’échelle de Richter, a touché la zone du nord de la Galilée dans la matinée de mercredi. Elle a été ressentie dans la région de Haïfa et dans le nord d’Israël. Des répliques ont continué à agiter le secteur du nord d’Israël, aux premières heures de la matinée de jeudi, avec deux petits tremblements de terre enregistrés durant la nuit, avec un total de quatre séismes en moins de 24 heures.

    Un autre petit tremblement de terre a été ressenti dans le nord d’Israël samedi matin. D’une magnitude de 3,4 sur l’échelle de Richter, son épicentre survenue à 5 heures du matin, d’une magnitude de 3,4 sur l’échelle de Richter, s’est situé à quelques kilomètres au nord-ouest du lac de Tibériade.

    L’Etat juif est situé le long de la faille africo-syrienne, une rupture de la croûte terrestre qui court le long de la frontière qui sépare Israël et la Jordanie, et le pays fait partie de la grande vallée du Rift qui s’étend du nord de la Syrie jusqu’au Mozambique.

    Le nord d’Israël et les secteurs environnants de Jérusalem et de la mer Morte présentent un risque élevé de séisme allant d’une magnitude de 5 à 5,9 sur l’échelle de Richter, selon l’Organisation mondiale de la Santé. Les zones du centre et de la côte ainsi que le désert du Negev connaissent un risque moyen de séisme, d’un niveau de 4 à 4,9.

    Les experts ont averti qu’un important tremblement de terre pourrait frapper l’Etat juif dans un proche avenir et le gouvernement a commencé à financer des projets pour protéger des séismes les bâtiments publics.

    Le dernier tremblement de terre majeur à frapper la région remonte à 1927 — une secousse d’une magnitude de 6,2 qui avait fait 500 morts et 700 blessés.

    Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a annoncé jeudi qu’un nouveau plan s’étendant sur plusieurs années dont l’objectif est de protéger Israël des séismes sera présenté ce mois-ci au cabinet.

    « L’année dernière, nous avons organisé le plus grand exercice en cas de séisme depuis des années », a fait savoir le ministère dans un communiqué.

    « Nous avons tiré de nombreuses leçons, notamment la nécessité d’un plan de défense national sur plusieurs années et en particulier pour le nord. Ce mois-ci, nous le présenterons au cabinet et je suis sûr que nous obtiendrons le feu vert et le budget pour le lancer ».

    Les responsables municipaux ont ordonné dimanche que trois immeubles d’appartements dans la ville de Tbériade soient évacués après inspection des dégâts causés par les récents tremblements de terre qui ont touché l’Etat juif.

    Source: fr.timesofisrael.com


    Samedi 07/07/18 - Séisme de magnitude 6,0 près de Tokyo, pas de risque de tsunami

    Aucun dégât n'a été rapporté dans l'immédiat.
    Un séisme de magnitude 6,0, enregistré samedi soir dans la région du Kanto (Est du Japon), a été ressenti à Tokyo mais n'a pas engendré de risque de tsunami, selon l'Agence japonaise de météorologie.


    Le séisme, survenu aux environs de 20h30 locales (11H30 GMT) a été précédé d'une alarme avertissant les habitants. Aucun dégât n'a été rapporté dans l'immédiat, mais les habitants d'une partie de la région de Chiba ont subi de fortes secousses, selon les informations données par la chaîne publique NHK.

    Source: www.europe1.fr


    02/07/18 - Gaz: BP lance l'exploitation d'un gisement géant en Azerbaïdjan

    Le groupe britannique BP a annoncé lundi le lancement de l'exploitation du gisement géant Shah Deniz 2 en Azerbaïdjan, représentant un investissement de 28 milliards de dollars, qui s'inscrit dans la volonté des Européens de réduire leur dépendance au gaz russe.

    Le début de l'exploitation commerciale a été marqué par une première livraison de gaz à la Turquie, à précisé BP dans un communiqué.

    Il s'agit du "premier projet sous-marin dans la mer Caspienne et de la plus grande infrastructure sous-marine exploitée par BP dans le monde", affirmé le géant britannique.

    Shah Deniz 2 pourra produire jusqu'à 16 milliards de mètres cubes de gaz par an, selon les prévisions du groupe, pour un total allant jusqu'à 26 milliards pour l'ensemble du champ gazier Shah Deniz.

    Ce projet doit constituer le premier maillon du "Southern Gas Corridor", un complexe de trois gazoducs qui doit permettre aux Européens de s'approvisionner via la Turquie, la Grèce, l'Albanie et la mer Adriatique en réduisant leur dépendance au gaz russe.

    Il devrait être terminé en 2020 et comportera à terme 3.500 kilomètres de gazoducs permettant d'acheminer à terme 10 milliards de mètres cubes de gaz par an vers l'Europe et six milliards vers la Turquie.

    Fin mai, l'Azerbaïdjan avait déjà inauguré un gazoduc de ce "corridor", ouvrant les vannes au terminal de Sangacal, à une cinquantaine de km de la capitale Bakou, du tronçon devant rejoindre la Turquie.

    Situé dans la mer Caspienne au large de l'Azerbaïdjan, le champ géant Shah Deniz, découvert en 1999, pourrait renfermer environ 1.000 milliards de mètres cubes de gaz sur une surface de 860 kilomètres carrés, "environ la taille et la forme de l'île de Manhattan", selon BP.

    La première phase du projet, Shah Deniz 1, a commencé la production en 2006 et fournit actuellement du gaz à l'Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie.

    Le consortium gérant ce projet est composé de BP (28,8 %), qui en est l'opérateur, ainsi que de TPAO (19 %) Petronas (15.5 %) et d'autres dont le russe Lukoil.

    Malgré l'intention affichée par l'Union européenne de réduire sa dépendance au gaz russe, la consommation de ce dernier en Europe ne cesse de croître d'année en année, sa part de marché représentant en 2017 35 % dans l'UE des 28.

    Le géant russe Gazprom s'attend même à un nouveau record d'exportations vers l'Europe en 2018, espérant dépasser pour la première fois la barre symbolique de 200 milliards de mètres cubes.

    Et les projets de gazoducs TurkStream et Nord Stream 2, qui contournent l'Ukraine, pourraient encore renforcer cette dépendance.

    Source:
    www.lepoint.fr avec l'AFP

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