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    Mercredi 28/02/18 - L'épicentre du séisme ressenti cette nuit se situe à moins de 100 km de La Réunion

    L’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) a confirmé l’information. Ce mardi 27 février 2018 à 23h25, la terre a tremblé à La Réunion. Un séisme d’origine tectonique "a été ressenti par des habitants de l’île de la Réunion, principalement dans les régions des Plaines et dans le secteur sud-sud-ouest, et dans une moindre mesure jusqu’à St-Denis".

    Une première arrivée des ondes sismiques sur la station TTR (située secteur externe au nord-nord-est du massif du Piton de la Fournaise) a été enregistré par les sismomètres de l’Observatoire, confirment les scientifiques dans un bulletin ce matin.

    "Les premières analyses de ce séisme ont permis de le localiser, à mi chemin entre l'île de La Réunion et l'île Maurice. Sa magnitude a été mesurée à 4", l'épicentre se situe donc à moins de 100 km de La Réunion. Quelques séismes d'une magnitude inférieure à 1 ont été enregistrés une heure et deux heures avant le principal, nous précise ce matin l'observatoire.

    L’ événement est "pour l’instant isolé" et à l’heure actuelle, ce séisme n’a pas été suivi de répliques, indique l’OVPF."Ce type d’événements, ressenti par la population est enregistré plusieurs fois par an".

    Source: www.zinfos974.com


    28/02/18 - Un séisme de magnitude 4,0 enregistré près de Maurice mardi soir

    De nombreux Mauriciens de différentes régions de l’île affirment avoir ressenti une secousse mardi soir 27 février. Du coup, des questions et des témoignages affluent sur Facebook et beaucoup se demandent s'il s'agit d'un tremblement de terre.

    Selon le site USGS (United States Geological Survey), qui répertorie les activités sismologiques dans le monde, un séisme de magnitude 4,0 a été enregistré à 23 h 25 à 70 km à l'est-nord-est de La Réunion, soit à environ 150 km de la côte sud-est de Maurice. Ce qui explique pourquoi une secousse a été ressentie dans plusieurs régions des deux îles.

    La station météorologique de Vacoas a émis un communiqué spécial à 02 h 00 dans lequel elle affirme que «based on historical data such earthquakes do not generate Tsunamis». Elle confirme qu'un séisme de magnitude 4,0 a été enregistré près de Maurice.

    Aucun dégât n'a été causé à Maurice et La Réunion. La secousse a duré deux ou trois secondes, selon de nombreux témoignages sur Facebook.

    Selon le site USGS, les régions à Maurice où la secousse a été la plus ressentie sont : Cap-Malheureux, Port-Louis, Vacoas et Chemin-Grenier.

    Source + carte: defimedia.info avec l'USGS


    28/02/18 - Hydrocarbures: gigantesques réserves

    D’une superficie de 83 000 km², le bassin de la Méditerranée posséderait, selon les estimations, des réserves estimées à 3 452 milliards de m³ de gaz naturel et de 1,7 milliard de barils de pétrole. Voici les plus importants champs.

    EGYPTE

    Le géant gisement Zohr

    Inauguré officiellement le 31 janvier dernier, Zohr est le plus grand gisement gazier jamais découvert en mer Méditerranée. Zohr produira, dans la première phase, prévue pour le premier semestre de 2018, 1,7 milliard de m3/jour d’ici à la fin 2018. La production finale devrait être de 2,7 milliards de m³ par jour avec la fin de 2019.

    Situé dans la zone d’Al-Chorouq du gouvernorat de Port-Saïd, à 200 km des côtes égyptiennes et 4000 mètres de profondeur dans la mer Méditerranée, ce gisement a été découvert, à la fin du mois d’août 2015, par le groupe pétrolier italien Eni. Selon le ministère du Pétrole, ce gisement contient environ 850 milliards de m³ de gaz. Une ressource qui va clairement modifier la situation énergétique de l’Egypte.

    Le gisement Noras

    Le champ de gaz naturel de Noras est l’un des plus importants gisements de gaz découvert dans la région du Delta du Nil, au nord d’Alexandrie. C’est aussi l’un des plus grands champs contribuant à accroître la production locale de gaz naturel égyptien, et l’un des plus importants du secteur pétrolier. Le ministère du Pétrole a élaboré un plan d’urgence pour le développement de ce champ découvert en juillet 2015. La production sur terrain est passée de 900 millions de pieds cubes à la fin de l’année 2016 à 1,066 milliard de pieds cubes en 2017.

    Le gisement Baltim

    Il s’agit de l’une des plus récentes découvertes de gaz naturel en Egypte faite par la compagnie pétrolière italienne Eni, en partenariat avec la société britannique British Petroleum (BP). Les deux compagnies ont découvert, en juin 2016, un nouveau gisement de gaz offshore situé au sud-ouest de Baltim, dans le gouvernorat de Kafr Al-Cheikh, à quelque 12 km des côtes méditerranéennes égyptiennes. Les deux compagnies pétro-gazières ont foré 6 puits gaziers à 4000 mètres de profondeur. Ce gisement est en réalité une continuité souterraine du gisement Noras, découvert en juillet 2015, qui produit environ 65000 barils par jour et a atteint avec la découverte de Baltim, selon Eni, les 120000 barils par jour. Un résultat qui dépasse les estimations annoncées lors de sa découverte. Selon les responsables de la compagnie pétrolière Petrolean qui aujourd’hui opère dans la région, l’année prochaine verra l’achèvement du forage de 5 puits de gaz.

    Le gisement Atoll-1

    Découvert par le groupe britannique BP, le 9 mars 2015, le gisement offshore Atoll-1 se trouve au nord du gouvernorat de Damiette. Son exploitation a commencé en décembre dernier avec une production d’en moyenne 42 milliards de m3 de gaz. La production a commencé par 250 millions de pieds cubes et devrait atteindre, dans quelques mois, 300 millions de pieds cubes par jour. Les réserves de gaz d’Atoll sont estimées à 1,5 billion de pieds cubes, ainsi que 31 millions de barils de condensats, tandis que les investissements du projet s’élèvent à environ 3,8 milliards de dollars.

    ISRAËL

    Le gisement Tamar

    Jusqu’à la fin de 2008, la production de gaz naturel était inexistante en Israël, qui recourait aux importations pour répondre à sa demande énergétique. Découvert par Noble Energy en janvier 2009, le gisement de Tamar a une réserve de près de 180 milliards de m³ de gaz naturel. Il est situé à 90 km des côtes israéliennes au large de Haïfa, dans sa zone économique exclusive. L’exploitation de ce gisement a commencé en mars 2013. Le Liban émet des revendications sur une partie de ce gisement, mais l’Onu refuse en janvier 2011 de statuer sur la délimitation de la frontière maritime israélo-libanaise.

    Le gisement Leviathan

    En 2010, Israël a découvert le gisement Léviathan à 135 km à l’ouest de Haïfa. C’est le gisement israélien de plus grande capacité. Il contiendrait des réserves estimées à 16 trillions de barils, soit 450 milliards de m3. L’exploitation de ce champ doit débuter en 2019 quand commenceront à se tarir les réserves de Tamar.

    CHYPRE

    Aphrodite

    Le champ Aphrodite est situé dans la zone économique exclusive au sud de Chypre. En 2011, la firme américaine Noble Energy a été la première à découvrir du gaz au large de Chypre, en 2011, dans le champ Aphrodite (bloc 12), dont les réserves sont estimées à 127,4 milliards de m³ de gaz. Le bloc 12 a été déclaré commercialement viable mais son exploitation n’a toutefois pas encore commencé.

    GAZA

    Gaza Marine

    Situé à 8 kilomètres des côtes de Gaza, le gisement de gaz naturel Gaza Marine à été découvert en 1999 par la compagnie British Gas Group. La capacité de ce champ inexploité en gaz offshore dans les eaux palestiniennes a été estimée à environ 40 milliards de m³ de gaz naturel. Découvert il y a seize ans, ce gisement n’a jamais produit de gaz. En effet, l’exploitation du champ gazier reste piégée par les divisions palestiniennes et l’occupation. Israël reconnaît officiellement les droits souverains de l’Autorité palestinienne sur ce champ, mais en empêche l’exploitation.

    Source: hebdo.ahram.org.eg - Rédaction: Amira Samir et Ghada Ismaïl


    Mardi 27/02/18 - Séisme en Papouasie-Nouvelle-Guinée : au moins 30 morts et 300 blessés

    Un puissant tremblement de terre, de magnitude 7,5, a secoué lundi le centre du pays. Le bilan risque encore de s’alourdir.

    Plus de 30 personnes seraient décédées suite au puissant séisme de magnitude 7,5 qui a secoué le centre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, selon un premier bilan de médias locaux révélé mardi. Ce bilan pourrait s’alourdir car les équipes de secours s’efforçaient d’atteindre les zones montagneuses touchées.

    Les lignes téléphoniques ont été en grande partie coupées mais le journal PNG Post Courier cite l’administrateur provincial de Hela, William Bando, rapportant qu’au moins 13 personnes sont mortes dans la capitale des Hautes-Terres méridionales, Mendi, tandis que 18 autres seraient décédées dans les environs.

    Le site PNG Today, citant le prêtre catholique Pius Hal, a indiqué qu’au moins 10 personnes, dont quatre enfants, sont mortes dans des glissements de terrain provoqués par le séisme.

    Un bilan à confirmer officiellement

    Quelque 300 personnes auraient été blessées. Aucun de ces bilans n’avait été confirmé officiellement. Une équipe d’évaluation du gouvernement, aidée de militaires, devait se rendre dans la région mardi pour mesurer l’ampleur des dégâts.

    « Des informations seront fournies au fur et à mesure qu’elles seront mises à disposition par les équipes d’évaluation », a indiqué le secrétaire en chef du gouvernement, Isaac Lupari.

    L’institut américain de géophysique, USGS, a situé l’épicentre du séisme à 90 km au sud de Porgera, dans la province montagneuse d’Enga, et à 35 km de profondeur. La secousse s’est produite à 03 h 45 (18 h 45 dimanche en France). Aucun avis de tsunami n’a été émis.

    Sur la « ceinture de feu » du Pacifique

    La zone de l’épicentre est riche en activités pétrolière et gazière. ExxonMobil PNG a indiqué que certains des installations de son usine gazière de Hides, dans la province de Hela -frontalière des Hautes-Terres méridionales-, avaient été endommagées mais que les employés étaient sains et saufs. Le groupe a précisé que le personnel non essentiel serait évacué.

    Le groupe australien Oil Search a annoncé de son côté qu’il suspendait ses opérations dans la zone le temps d’évaluer les dégâts.

    Les séismes sont fréquents en Papouasie-Nouvelle-Guinée qui se trouve sur la « ceinture de feu » du Pacifique, où se rencontrent des plaques tectoniques, source de fréquente activité sismique et volcanique.

    Source + cartes: www.leparisien.fr avec l'AFP


    27/02/18 - Les USA, premier producteur mondial de pétrole d'ici 2019

    Les Etats-Unis dépasseront la Russie en tant que premier producteur mondial de pétrole en 2019 au plus tard, a déclaré mardi le directeur de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), l'essor de la production américaine de schiste continuant de bouleverser le marché.

    Lors d'un déplacement à Tokyo, Fatih Birol a dit que la production américaine de pétrole dépasserait la production russe "assurément l'année prochaine", si ce n'est dès cette année. "La croissance de la production américaine de schiste est très dynamique, le rythme est très dynamique (...) Les Etats-Unis deviendront le producteur numéro un de pétrole très bientôt", a-t-il dit par ailleurs à Reuters.

    La production américaine de brut a dépassé les 10 millions de barils par jour (bpj) en fin d'année dernière, pour la première fois depuis les années 1970, dépassant celle de l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial. L'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) a déclaré ce mois-ci que la production américaine passerait la barre des 11 millions de bpj d'ici la fin de l'année, ce qui la ferait passer au-dessus de celle de la Russie, qui est juste inférieure à ce seuil.

    Fatih Birol a dit ne pas s'attendre à un pic de la production américaine avant 2020 et ne pas prévoir de baisse dans les quatre ou cinq prochaines années. L'exploitation des sols de schiste aux Etats-Unis va à l'encontre des efforts conjoints entrepris par les membres de l'Opep, emmenés par l'Arabie saoudite, et d'autres pays comme la Russie pour soutenir les cours via une limitation de leur propre production.

    La production américaine est en outre de plus en plus exportée, notamment vers l'Asie où se trouvent les marchés les plus dynamiques au monde, et elle prend des parts de marché à l'Opep et à la Russie. Parallèlement, les importations nettes américaines de pétrole brut sont tombées la semaine dernière à leur plus bas niveau depuis le début de cette série statistique de l'EIA en 2001, à 4,98 millions de bpj, ce qui témoigne de l'érosion d'un marché sur lequel l'Opep s'est reposée pendant des décennies. Du côté de la demande mondiale, Fatih Birol a dit que l'AIE s'attendait à une croissance d'environ 1,4 million de bpj en 2018.

    Source: www.lefigaro.fr avec Reuters


    Lundi 26/02/18 - Un séisme de magnitude 6,1 au large des côtes de l'est de l'Indonésie

    Jakarta - Un séisme de magnitude 6,1 a touché l'est de l'Indonésie lundi soir mais aucune alerte au tsunami n'a été émise, a annoncé l'institut américain de géophysique USGS.

    L'épicentre du tremblement de terre se situe dans la mer de Seram, à 194 kilomètres au nord-ouest d'Ambon, capitale de la province de Maluku, et à 11,9 kilomètres de profondeur, selon l'USGS.

    "Le séisme n'a pas le potentiel pour provoquer un tsunami. Je suis toujours en train de collecter des informations sur des dégâts et victimes", a affirmé à l'AFP Mochammad Riyadi, de l'Agence de météorologie, climatologie et géophysique indonésienne (BKMG).

    "Il n'y a pas de dégâts chez nous et je ne pense pas qu'il y en ait à cause du séisme", a confié Hentithu, un résident de Namlea, petite ville sur l'île de Buru, la terre la plus proche à une cinquantaine de kilomètres au sud de l'épicentre.

    Des habitants d'Ambon, ville de 330.000 habitants, ont eux aussi affirmé à l'AFP n'avoir été que peu touchés par les secousses.

    Plus tôt lundi, un séisme de 7,5 avait frappé la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

    L'Indonésie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée sont toutes deux situées sur la "ceinture de feu" du Pacifique, où se rencontrent des plaques tectoniques, source d'une fréquente activité sismique et volcanique.

    Source: www.romandie.com avec l'AFP


    26/02/18 - Papouasie: l'armée appelée en renfort après un séisme de magnitude 7,5

    La Papouasie-Nouvelle-Guinée a envoyé lundi des troupes et des sauveteurs dans les zones touchées dans la nuit par un puissant séisme de magnitude 7,5 dans les montagnes du centre du pays.

    Les autorités, qui ont mis en garde contre les glissements de terrain et les répliques, ont dit avoir reçu des informations sur de possibles décès à la suite de la secousse, en précisant qu'elles devaient être vérifiées.

    L'institut américain de géophysique, USGS, a situé l'épicentre du séisme à 90 km au sud de Porgera, dans la province montagneuse d'Enga, et à 35 km de profondeur. La secousse s'est produite à 03H45 du matin (17H45 GMT dimanche). Aucun avis de tsunami n'a été émis.

    "Nous conseillons de se tenir à l'écart des bâtiments de plusieurs étages, d'être conscient du risque de glissements de terrain et de se tenir prêt à sortir dehors en cas de répliques", a déclaré le secrétaire du gouvernement Isaac Lupari dans un communiqué.

    Selon un sismologue de l'Observatoire de Géophysique dans la capitale Port Moresby, le séisme a été ressenti jusqu'au mont Hagen, à 168 km de là.

    "Cela va prendre du temps pour acheminer nos équipes sur place et avoir une idée claire des conséquences", a déclaré Felix Taranu.

    Selon des messages postés sur les réseaux sociaux, des immeubles avaient subi des dégâts à Porgera, également touchée par des coupures d'électricité, a-t-il ajouté, sans faire état de blessés.

    Chris McKee, du bureau de gestion des catastrophes naturelles, a fait état de possibles décès, selon des informations non confirmées.

    "Nous avons reçu de Mendi des informations, qui ne sont pas confirmées, au sujet de décès, mais je ne suis pas sûr de l'endroit où ils ont été recensés, et il faut vérifier ces informations", a dit M. McKee. Mendi est la capitale de la province des Hautes-Terres méridionales.

    La zone de l'épicentre est riche en activités pétrolière et gazière.

    ExxonMobil PNG a indiqué que certains des installations de son usine gazière de Hides, dans la province de Hela -frontalière des Hautes-Terres méridionales- , avaient été endommagées mais que les employés étaient sains et saufs. Le groupe a précisé que le personnel non essentiel serait évacué.

    Le groupe australien Oil Search a annoncé de son côté qu'il suspendait ses opérations dans la zone le temps d'évaluer les dégâts.

    Selon l'USGS, la région touchée abrite "un mélange de constructions à la fois vulnérables, et résistantes aux tremblements de terre". L'impact de la secousse devrait être relativement localisé.

    Les séismes sont fréquents en Papouasie-Nouvelle-Guinée qui se trouve sur la "ceinture de feu" du Pacifique, où se rencontrent des plaques tectoniques, source de fréquente activité sismique et volcanique.

    Source: www.lexpress.fr avec l'AFP


    26/02/18 - Séisme de magnitude 7,5 en Papouasie-Nouvelle Guinée

    La secousse a été ressentie près du centre de l'île principale, à 560 km de la capitale Port-Moresby. Aucun victime n'est à signaler.

    Un puissant séisme d'une magnitude de 7,5 degrés sur l'échelle de Richter a été enregistré aux premières heures de lundi en Papouasie-Nouvelle Guinée, a rapporté l'institut géologique américain (USGS).

    Pas de victime. La secousse a été ressentie près du centre de l'île principale, à 560 km de la capitale Port-Moresby, lundi vers 3h45 locales (16h45 dimanche). Sa profondeur a été située à 35 km, indique l'USGS. On ne signalait pour le moment ni dégâts ni victimes. Le centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique a déclaré qu'il n'y avait pas de risque de raz-de-marée.

    Des précautions prises mais pas d'inquiétude. ExxonMobil Corp a annoncé avoir fermé son usine de conditionnement du gaz située à Hides, près de l'épicentre du séisme, afin d'évaluer les éventuels dégâts. Aucun employé n'a été blessé, a précisé un porte-parole de la compagnie. Le pétrolier Oil Search a déclaré avoir stoppé ses activités dans la zone affectée par la secousse et par plusieurs répliques. Les séismes sont fréquents en Papouasie-Nouvelle Guinée, qui se trouve sur la "ceinture de feu" du Pacifique.

    Source: www.europe1.fr


    26/02/18 - Un séisme de magnitude 5,0 au large de Taiwan

    Un séisme de magnitude 5,0 a secoué les eaux au large du district de Yilan de Taiwan lundi à 02h28 (heure de Beijing), selon le Centre du réseau sismique de Chine (CRSC).

    L'épicentre a été localisé à 24,43 degrés de latitude nord et à 121,97 degrés de longitude est, à une profondeur de 17 kilomètres, selon le CRSC.

    Source: Agence de presse Xinhua


    26/02/18 - Japon: un séisme de magnitude 5,7 frappe la préfecture de Fukushima, pas d'alerte au tsunami

    Un tremblement de terre de magnitude 5,7 est survenu lundi à 01H28, heure locale, au large des côtes de la préfecture de Fukushima, dans le nord-est du pays, a rapporté l'Agence météorologique du Japon (JMA).

    Une grande partie de la côte est du Japon a ressenti la secousse, mais le séisme n'a pas provoqué de tsunami, et la JMA a déclaré qu'il n'y avait aucun risque que cela se produise.

    Selon la JMA, la secousse, d'une amplitude de 4 sur l'échelle sismique japonaise (qui culmine à 7), s'est produite à 37,5 degrés de latitude nord et 141,8 degrés de longitude est, à une profondeur de 40 km.

    Les centrales nucléaires de la région concernée, dont le complexe endommagé de Daiichi à Fukushima, n'ont rapporté aucune anomalie dans leurs opérations suite à la secousse.

    Selon les derniers communiqués de la municipalité, aucun accident, aucun blessé et aucun dégât matériel n'ont été signalés après le séisme.

    Source: french.xinhuanet.com


    Dimanche 25/02/18 - La terre a tremblé en Martinique, ce dimanche soir

    Un séisme modéré de magnitude 3,9 selon nos informations a été enregistré en Martinique, ce dimanche soir vers 21 heures 25.

    D’après nos informations, l’épicentre se situerai au large de la commune de Sainte-Marie (côte atlantique) et à 10 kilomètres de profondeur.

    Source + carte: www.zayactu.org


    Samedi 24/02/18 - Suisse: un séisme de magnitude 2,6 ressenti jusqu'à Bex

    Le séisme, dont l'épicentre se trouve dans la commune valaisanne de Saxon, a été également ressenti dans le canton de Vaud.

    Un séisme de magnitude 2,6 a frappé une partie du canton du Valais ce samedi.

    Selon le service sismologique suisse (SED), il s'est produit à 17h05 et son épicentre se situe dans la commune valaisanne de Saxon.

    Des témoignages recueillis auprès de nos lecteurs indiquent qu'il a été ressenti jusque dans la commune vaudoise de Bex.

    Pour l'heure, aucun dégât lié à ce séisme n'est à signaler.

    Source: www.20min.ch


    24/02/18 - Bolivie: 12 000 empreintes de dinosaures

    Cal Orck’o concentre les traces des pas de huit espèces différentes représentant 465 animaux. Le site demande à être inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

    Au fond de la carrière, sous un soleil de plomb, les visiteurs du Parque cretacico (« parc crétacé ») à Sucre, un casque de chantier sur la tête, se tordent le cou pour apprécier l’ampleur du spectacle. Devant eux, à la verticale, des milliers d’empreintes de dinosaures courent le long d’un immense pan de roche, ancien rivage d’un lac soulevé par des mouvements tectoniques. Plus de 8 espèces et quelque 465 individus sont passés par le site de Cal Orck’o, il y a 68 millions d’années (crétacé tardif), peu de temps avant la disparition des dinosaures. Des titanosaures, herbivores de 15 mètres de long, dont les empreintes rondes sont si grandes qu’elles peuvent contenir un homme ; des tyrannosaures juchés sur leurs tripodes (pattes à trois doigts) ; des ankylosaures, « lézards rigides » dont on ignorait avant cela la présence en Amérique du Sud ; des ornithopodes, « aux pieds d’oiseau ».

    La diversité présente sur le site de Cal Orck’o est aussi impressionnante que le nombre de traces visibles : 12 000, au dernier recensement. Ce qui en fait, de loin, la plus grande densité d’empreintes de dinosaures fossilisées sur une même couche au monde.

    |ancienne carrière de ciment

    Les traces fossilisées s’étendent sur 1,5 km de long et 200 mètres de haut. « À chaque fois que je m’y rends, je suis toujours autant bouleversé et fasciné par ce mur. C’est une vue à couper le souffle, même pour un professionnel », témoigne le Pr Christian Meyer, paléontologue suisse de renommée mondiale et premier expert à s’être rendu sur les lieux après sa découverte, il y a une vingtaine d’années. Le site servait alors de carrière à une fabrique de ciment, qui, pour son activité, découpait la roche en tranches. Cette partie de la carrière avait été délaissée en raison de sa piètre qualité – trop de manganèse. Klaus Pedro Schütt, un agent de voyages bolivien passionné de paléontologie, et le géologue José Hugo Heymann ont été les premiers à avoir compris, en 1994, la nature des traces mises au jour par les machines. Ils ont observé, émerveillés, ce qui reste à ce jour la plus longue piste de dinosaure connue : 500 mètres d’empreintes ininterrompues d’un petit tyrannosaure, baptisé à l’occasion « Johnny Walker ».

    Leurs premières tentatives pour alerter des paléontologues boliviens étaient restées sans réponse, mais une vidéo de Cal Orck’o avait fini par parvenir au Pr Christian Meyer, en Suisse, en 1998. Stupéfait, il s’était rendu rapidement sur place. Le paléontologue revient depuis sur place tous les deux ans pour poursuivre ses recherches ; Cal Orck’o a permis de faire progresser sensiblement les connaissances sur les dinosaures.

    Ainsi, huit types de dinosaures ont été découverts d’après leurs empreintes : quatre différents types de dinosaures carnivores (théropodes), un ankylosaure, deux ornithopodes et deux types de sauropodes (titanosaures). L’observation des empreintes a également permis de comprendre le comportement de certaines espèces : les titanosaures, par exemple, se déplaçaient en groupe, leurs petits au milieu du troupeau.

    Par ailleurs, «la grande biodiversité observée à Cal Orck’o corrobore l’idée d’une extinction soudaine des dinosaures, au détriment de la théorie d’un lent déclin de la diversité des espèces pendant la période crétacée », explique Christian Meyer, professeur à l’université de Bâle.

    Cette richesse exceptionnelle a été mise en valeur à destination du grand public en 2006, avec la construction du Parque cretacico, infrastructure touristique qui présente l’histoire du site et les différentes espèces représentées au travers de statues en taille réelle. Les autorités locales ont pris des mesures pour enrayer la détérioration des empreintes : installation d’un système de drainage et d’un espace de sécurité pour éviter que les visiteurs ne touchent les empreintes, mesures régulières de la stabilité du mur.

    Aujourd’hui, Sucre souhaite voir « l’exceptionnelle valeur » de Cal Orck’o reconnue au niveau mondial, explique Beimar Ramallo, directeur municipal du tourisme à Sucre. C’est pourquoi les autorités boliviennes ont présenté en septembre un dossier pour son inscription au patrimoine naturel mondial de l’Unesco – le processus de sélection est en cours. « En entrant sur la liste, la préservation des empreintes ne serait plus seulement la responsabilité des autorités locales mais aussi nationales et bien sûr de l’Unesco », explique Cloris Lambertin, secrétaire départementale au tourisme, soulignant la fragilité des fossiles exposés à l’érosion éolienne et hydraulique. « Nous espérons bénéficier d’un soutien technique et financier. »

    Christian Meyer a aidé les autorités à monter le dossier de candidature. « Au cours de ma carrière, je me suis rendu sur la plupart des sites d’empreintes de dinosaures du monde, et j’ai publié des études à leur sujet. Cal Orck’o est, de loin, le plus remarquable que j’aie jamais vu. »

    Source: www.lefigaro.fr/sciences - Rédaction: Pauline Fréour à Sucre


    Vendredi 23/02/18 - Piton de la Fournaise: l'activité sismique augmente

    L'observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise a publié un point de situation du volcan ce vendredi.

    Depuis le 16 février 2018, une augmentation progressive de la sismicité volcano-tectonique superficielle (< à 2.5 km de profondeur) sous les cratères sommitaux est observée. Le nombre journalier d’évènements de ce type est ainsi passé de 2 les 16 et 17 février à 11 le 21 février.

    Cette augmentation de la sismicité s’accompagne d’une augmentation des concentrations en CO2 enregistrées dans le sol :
    - Secteur distal, région Plaine des Cafres / Plaines des Palmistes : Tendance à l’augmentation sur des valeurs intermédiaires.
    - Secteur proche du Gîte du Volcan : Forte augmentation des émissions sur l’ensemble du profil de contrôle de ce secteur ; les concentrations mesurées se situent parmi les 3 plus fortes anomalies mesurées depuis le début du suivi de ce secteur en 2015 (anomalies précédentes : mars-mai 2015 et décembre 2016-janvier 2017.

    A noter que les flux de SO2 dans l’air enregistrés au bord de l’Enclos sont en-dessous ou proche du seuil de détection ; même si depuis mi-janvier plusieurs dépassements ponctuels du seuil de détection de faible intensité ont été enregistrés sur la station du secteur ouest du rempart de l’Enclos Fouqué.

    Au sommet de faibles concentrations de H2S (proches de la limite de détection) et parfois de SO2 sont toujours enregistrées.

    Cette augmentation conjointe de la sismicité et de la concentration en CO2 dans le sol font suite à plusieurs mois de lente inflation de l’édifice. Cette inflation particulièrement bien visible sur les stations situées à la base du cône terminal est témoin de la mise en pression d’une source profonde.

    L’évolution de tous ces paramètres sera à suivre et à confirmer ces prochains jours.

    Source : www.zinfos974.com - Rédaction: Laurence Gilibert


    23/02/18 - Paléoantropologie: Neandertal, premier peintre de l'humanité

    Le débat faisait rage et vient d'être tranché : les premiers artistes étaient bien des néandertaliens, comme vient le confirmer une étude réalisée dans des grottes espagnoles.

    Homo sapiens vient de se faire détrôner de son statut d'artiste exclusif. Selon une étude menée par Dirk Hoffmann (Institut Max-Planck, Leipzig, Allemagne) trois grottes ornées espagnoles contiennent des traces de peintures trop anciennes pour avoir été réalisées par des humains modernes. Datant d'au moins -64 800 ans et -115 000 ans pour les plus anciennes, ces peintures réalisées à l'ocre rouge ne peuvent être, selon les chercheurs, que l'œuvre des seuls humains alors présents à l'époque sur le continent européen, à savoir Homo neanderthalensis. A cette époque, H. sapiens n'avait pas encore atteint cette partie du monde et ne le fera que 20 000 ans plus tard, soit vers 45 000 ans avant notre ère.

    Ces nouvelles datations ont été rendues possible grâce à une méthode à l'uranium-thorium qui mesure, dans la calcite contenue dans les peintures, la quantité d'uranium 234 et de thorium 230 issus de la désintégration naturelle de l'uranium 238. Cette même méthode avait déjà été employée cinq ans auparavant par la même équipe pour dater d'autres peintures rupestres dans d'autres grottes espagnoles. Là aussi, les dates obtenues plaidaient pour une facture néandertalienne, mais avec plus d'ambiguïté que l'étude d'aujourd'hui.

    “Au terme d'une campagne de datation de 11 grottes ornées dans l'extrême nord de la péninsule Ibérique, la revue américaine Science avait en effet annoncé le 14 juin 2012 les résultats spectaculaires obtenus par une équipe internationale. Soit -40 800 ans pour un disque de pigment rouge et -37 300 ans pour une empreinte de main négative, peints sur les parois d'El Castillo, et -35 600 ans pour un " claviforme " – une figure géométrique – dans la célèbre grotte d'Altamira. Un mois plus tôt, le 14 mai 2012, un article de la revue américaine Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences) était déjà venu bousculer cette hiérarchie. Une poignée de gravures retrouvées sur un bloc rocheux de l'abri Castanet, en Dordogne, avaient-elles aussi été datées de -37 000 ans par l'archéologue américain Randall White", écrivait Sciences et Avenir à l'époque.

    Une découverte qui fait trembler tout l'édifice préhistorique

    Stupeur dans le monde des spécialistes ! Que ce cousin de l'homme moderne, dont la présence est attestée en Europe depuis -250 000 jusqu'à -30 000 à -40 000 ans pour ses derniers représentants, puisse être crédité de telles créations, et c'était tout l'édifice préhistorique qui trembliait ! En effet, pour la plupart des anthropologues, l'art pariétal est l'apanage de l'homme moderne, et le résultat d'un processus psychique qui s'est développé tout au long des 100 000 ans au moins d'évolution d'Homo sapiens sapiens, comme l'explique Jean-Paul Demoule dans La Naissance de la figure.

    Source! www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/anthropologie - Auteurs: Hervé Ratel et Bernadette Arnaud


    Jeudi 22/02/18 - Des micros à infrasons couplés à de l’IA devraient prévenir les éruptions volcaniques

    Au Chili, des chercheurs semblent avoir trouvé un moyen de prévenir les éruptions volcanique de plusieurs volcans à travers le monde. Des micros à infrasons détectant l’activité volcanique permettrait à une IA de prévenir les éruptions plusieurs jours à l’avance.

    Des chercheurs de la Boise State University, de l’Université de Stanford, et de l’Université de Concepcion au Chili viennent de trouver une nouvelle utilité très spécifique aux micros à basse fréquence, qui pourrait aider à prédire l’éruption de certains volcans. L’idée consiste à surveiller les basses fréquences inaudibles, appelées infrasons, qui sont produites par certains volcans actifs, comme celui de Villarrica dans le sud du Chili.

    Des sons très puissants, pourtant inaudibles

    A priori, "de nombreux volcans produisent des infrasons (des sons à basse fréquence) qui parcourent de longues distances dans l’atmosphère, et peuvent être détectés et enregistrés avec des microphones spécialisés" , explique Jeffrey Johnson, professeur agrégé de géophysique à Boise State. Il continue en expliquant au média Digital Trends : « Bien que les humains ne perçoivent pas les infrasons, ils peuvent être incroyablement puissants« .

    Le 3 mars 2015, le volcan Villarrica est entré en éruption et a provoqué l’évacuation d’environ 4 000 personnes. Quelques jours plus tôt, Johnson explique que le volcan a été produit jusqu’à 100 000 watts d’énergie acoustique par jour, et ce pendant une semaine complète. Cette infrasonorité était produite par le lac de lave au fond du cratère, amplifiée par la forme du cratère qui faisait office de « corne musicale géante« . Lorsque le lac de lave a commencé à s’élever dans le cratère, la forme de cette corne a changé et, par conséquent, le son produit par celle-ci également.

    Encore de l’IA pour sauver des vies

    Le suivi de ces infrasons en temps réel, à l’aide de microphones similaires à ceux conçus et calibrés sur mesure par l’équipe du laboratoire d’infrasons de Boise State, pourrait constituer un précieux outil d’alerte en cas d’éruptions potentiellement mortelles. Cette surveillance pourrait être effectuée à l’aide d’outils tels que des algorithmes de… deep learning.

    Une fois de plus, l’IA semble être la solution. On pourrait l’ajouter aux modèles de prévision volcanique existants, qui analysent les données des sismomètres, de la télédétection par satellite, et des capteurs de gaz. Des volcans similaires à Villarrica sont situés à Hawaï, dans le Pacifique Sud, en Italie, en Afrique et en Amérique centrale.

    Source illustrée + vidéo: www.presse-citron.net (Corentin)


    22/02/18 - Une nouvelle catégorie pour les super ouragans ?

    L’échelle actuelle permettant de mesurer la force des cyclones ne serait plus suffisante pour catégoriser les ouragans de grande ampleur, estiment certains scientifiques. Il faudrait revoir la classification et créer une nouvelle échelle.

    Harvey, Irma, Maria… Des ouragans d’une puissance considérable se sont succédé dans l’Atlantique en 2017, frappant les îles et les côtes américaines, provoquant des inondations et des destructions impressionnantes. Cette saison cyclonique, la plus active depuis 2005, a marqué les esprits par son ampleur, son intensité et sa durée.

    Réunis lors de la Pacific Climate Change Conference 2018 (Conférence du changement climatique du Pacifique) à Wellington (Nouvelle-Zélande), des scientifiques ont évoqué l’idée de créer une catégorie 6 pour mieux coller à l’intensité des ouragans en lien avec le réchauffement des océans et le changement climatique.

    Décrire des tempêtes avec des vents à 320 km/h

    « Scientifiquement, une catégorie 6 serait une meilleure description de la force d’une tempête avec des vents à 320 km/h, et cela permettrait de mieux prendre en compte les recherches indiquant que le changement climatique rend les fortes tempêtes encore plus puissantes », explique Michael Mann, climatologue à l’Université d’État de Pennsylvanie (États-Unis), au journal britannique The Guardian.

    L’échelle actuelle, baptisée échelle de Saffir-Simpson, comporte cinq niveaux d’intensité correspondant à des vitesses de vents et des ondes de tempêtes. Dans un cyclone de catégorie 1, les vents vont de 119 à 153 km/h, alors que dans un ouragan de catégorie 5, la vitesse des vents est supérieure à 251 km/h. Les ouragans Irma et Maria font partie de cette dernière catégorie.

    « Depuis que cette échelle est utilisée dans un contexte scientifique et un contexte d’évaluation des dégâts, cela aurait du sens d’introduire une catégorie 6 pour décrire des tempêtes d’une intensité sans précédents avec des vents de 320 km/h comme le cyclone Patricia », poursuit Michael Mann.

    Mais pour Fabrice Chauvin, chercheur au Centre national de recherches météorologiques de Méteo France, « l’échelle de Saffir-Simpson a été créée pour mesurer les conséquences des ouragans sur les installations humaines. Si la vitesse des vents peut varier dans un cyclone de catégorie 5, les dégâts sont de toutes manières considérables. Une catégorie 6 se justifierait par un différentiel de dégâts ». Il ajoute qu’il faudrait « revoir toutes les bases de données et requalifier les systèmes existants, ce qui demanderait un travail énorme ».

    Source : www.ouest-france.fr/leditiondusoir - Auteur: Valentin Davodeau


    Mercredi 21/02/18 - France: la terre continue de trembler dans le Var, neuf nouveaux séismes enregistrés

    Si les habitants de l'Est-Var, réveillés en sursaut dans la nuit de samedi à dimanche, ont depuis retrouvé le sommeil, la terre, elle, a continué de trembler. De façon quasi imperceptible.

    "Neuf nouveaux séismes, d'une amplitude maximale de 2 sur l'échelle de Richter, ont été enregistrés depuis les deux principales secousses du week-end", nous confiait Françoise Courboulex, mardi 20 février.

    Pour cette sismologue, directrice de recherche au laboratoire Géoazur, une unité dépendant du CNRS et située à Sophia-Antipolis, les derniers séismes varois sont loin d'être sans intérêt, malgré leur faible intensité.

    Cinq nouveaux sismographes

    Pour preuve, cinq nouveaux sismographes, trois ce lundi et deux ce mardi, ont été installés temporairement autour de l'épicentre à Saint-Paul-en-Forêt, en collaboration avec le Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement).

    "Si le Sud-est est bien équipé en matière de sismographes(1), le Var l'est un peu moins, du fait d'une sismicité moins forte que dans les départements voisins. En rajoutant ponctuellement des appareils d'enregistrement au plus près de l'épicentre, cela va nous permettre, tant que la crise sismique se poursuit, d'affiner, d'approfondir nos connaissances sur ce qui se passe dans une zone", explique Françoise Courboulex.

    "Mais attention, avertit la scientifique, pas question de prédire si un autre séisme aura lieu, ni quand. On ne sait pas faire".

    1. Une trentaine de capteurs permanents, reliés au Réseau sismologique français, sont implantés dans le Sud-Est, principalement dans les alpes-Maritimes et les alpes de Haute-Provence.

    Source:
    www.varmatin.com (P.-L. P.)


    21/02/18 - Les plantes ont colonisé la Terre 100 millions d’années plus tôt que prévu

    Nous pensions que les premières plantes apparues sur Terre – sous forme de mousse – s’étaient formées il y a environ 420 millions d’années. Une nouvelle étude suggère pourtant que ces événements se sont en réalité produit cent millions d’années plus tôt, changeant notre perception de l’évolution de la biosphère terrestre.

    Durant les 4 premiers milliards d’années de notre histoire, les continents de la planète étaient dépourvus de toute vie, sauf des microbes. Le monde changea ensuite avec l’apparition des premières plantes terrestres et la création d’habitats, que les animaux envahirent un peu plus tard. Les chercheurs pensaient jusqu’à présent que cet instant charnière était survenu il y a environ 420 millions d’années, à la fin de l’Ordovicien. Cette estimation se basait notamment sur les plus vieilles plantes fossiles répertoriées. Les premières plantes complexes étaient des algues sous-marines qui vivaient dans des étangs datant de 1,6 milliard d’années. Une nouvelle étude, publiée dans les Actes de l’Académie nationale des sciences, suggère pourtant que les plantes seraient apparues 100 millions d’années plus tôt, ouvrant la voie l’émergence des premiers animaux terrestres.

    Les plantes sont des causes majeures de l’altération chimique des roches continentales. Ce processus clé dans le cycle du carbone régule l’atmosphère et le climat de la Terre sur des millions d’années. Une équipe de chercheurs s’est pour cette étude appuyée sur la méthodologie de l’horloge moléculaire, qui repose sur l’hypothèse que certaines mutations génétiques s’accumulent à un rythme prévisible dans le temps. En extrapolant en sens inverse, les chercheurs peuvent alors déterminer quand les formes de vie ont divergé en différentes espèces.

    "Les archives fossiles sont trop rares et incomplètes pour être un guide fiable à ce jour sur l’origine des plantes terrestres", note Mark Puttick, co-auteur de l’étude. "Nos résultats montrent que l’ancêtre des plantes terrestres était vivant au milieu de la période cambrienne, il y a un peu plus de 500 millions d’années, ce qui correspond à l’époque où les premiers animaux terrestres sont apparus". Ces nouveaux résultats ont par ailleurs des implications pour la modélisation du climat, puisque les plantes y prennent un part non négligeable.

    Selon Jennifer Morris, de l’École des sciences de la Terre de l’Université de Bristol (Royaume-Uni), et auteure principale de l’étude : "la propagation mondiale des plantes et leur adaptation à la vie terrestre ont entraîné une augmentation des taux d’altération continentaux et une diminution spectaculaire des niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, menant à un refroidissement global. Les tentatives précédentes pour modéliser ces changements dans l’atmosphère ont accepté les enregistrements fossiles des plantes à leur valeur nominale", dit-elle, "mais notre recherche montre que ces âges fossiles sous-estiment les origines des plantes terrestres, ces modèles doivent être révisés".

    Source: sciencepost.fr - Rédaction: Brice Louvet avec les PNAS ("Comptes-rendus de l'Académie nationale des sciences des États-Unis d'Amérique")


    Mardi 20/02/18 - Var: pourquoi des tremblements de terre ?

    Effondrement d'une plaque souterraine, chevauchement de plaques. Plusieurs hypothèses sont examinées par les sismologues après la série de tremblements de terre qui a commencé samedi 17 février. Le laboratoire Géoazur pose de nouveaux capteurs afin d'affiner ses mesures sur le secteur de Fayence.

    Les équipes de Géoazur mènent l'enquête, comme de vrais enquêteurs, sur le terrain. Depuis le séisme de magnitude 3,5 ressenti dimanche 18 février dans le centre du Var, près de Fayence, les sismologues veulent savoir pourquoi. Pourquoi la terre a tremblé dans un secteur aussi inhabituel ?

    Alors les techniciens du laboratoire d'étude sismologique se sont rendus illico presto poser de nouveaux sismographes sur les lieux-mêmes de l'épicentre, à Bagnols-en-Forêt. Trois nouveaux appareils de mesure qui vont réduire la distance entre les capteurs jusqu'ici actifs. Ceux-ci étaient disposés à 25 km d'écart, car la zone du Var était jusqu'ici surveillée "de loin", n'ayant jamais connu de séisme significatif.

    C'est généralement l'arc alpin, et une faille longeant les Alpes-de-Haute-Provence qui enregistrent les mouvements sismiques, pour des raisons géologiques bien connues des sismologues.

    Le tremblement de terre du Var leur pose une colle. C'est une équation à plusieurs inconnues :
    - d'abord ils doivent déterminer à quelle profondeur l'événement s'est créé. Quelque chose s'est passé, à 10 ou 15 km de profondeur, qui a provoqué cette onde vibratoire jusqu'à la surface
    - une fois la profondeur déterminée, il sera plus simple de déterminer ce qui a pu se passer. Les sismologues connaissent les différentes couches de la croûte terrestre.

    Effondrement d'une plaque, rencontre entre deux plaques ? Cela s'est passé en tout cas loin des yeux, dans le monde invisible situé sous nos pieds. Cela reste toujours un mystère difficile à élucider, même pour les scientifiques les plus aguerris.

    Source: france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/var - Rédaction: Françoise Collet


    20/02/18 - Un volcan se détruit partiellement après une éruption en Indonésie

    Le sommet du volcan du Mont Sinabung a été partiellement détruit en Indonésie après être entré en éruption lundi.

    La comparaison d’images prises avant et après l’éruption montrent qu’une énorme partie du sommet a été réduite en cendres, soit environ 1,6 million de mètres cubes, selon les autorités indonésiennes.

    Le Sinabung, qui est situé sur l’île de Sumatra, est actif depuis 2010 après des siècles de dormance.

    Lundi, son éruption a projeté des cendres à une altitude d’environ cinq kilomètres et des roches incandescentes ont dévalé la montagne jusqu’à une distance de 4,9 kilomètres du cratère selon le Centre national indonésien de volcanologie.


    L’éruption ne semble pas avoir fait de victime.

    Le Sinabung est l’un des 129 volcans actifs en Indonésie. Il fait partie de ce qui est appelé la «ceinture de feu du Pacifique», un alignement de volcans qui bordent l’océan Pacifique le long de limites de plaques tectoniques et de failles sismiques.

    Source: journalmetro.com


    Mardi 20/02/18 - Un séisme de magnitude 5,3 frappe Taiwan

    Un séisme de magnitude 5,3 a frappé lundi à 22h47 le district de Yilan, à Taiwan, selon les autorités météorologiques de l'île.

    L'épicentre, situé à une profondeur de 46,5 km, a été localisé à 24,63 degrés de latitude nord et 121,61 degrés de longitude est.

    Aucune perte humaine n'a pour l'heure été signalée.

    Le séisme a été mesuré à 4,9 degrés par le Centre du réseau sismique de Chine, situé à Pekin.

    Source: https://chine.in/actualite/cn/seisme-magnitude-frappe-taiwan_107039.html


    20/02/18 - Paléontologie humaine: comment sommes-nous devenus 7 milliards ?

    L'humanité n'a pas atteint le nombre de 7,4 milliards d'individus du jour au lendemain. Il lui a fallu plus de 3 millions d'années, depuis l'apparition des premiers représentants du genre Homo, pour atteindre une telle population. Avec des hauts et des bas.

    Si retracer l'e&#769;volution de l'humanité sur plusieurs millions d'années reste une gageure, les spe&#769;cialistes parviennent a&#768; livrer des estimations. Ainsi, ils évaluent qu'a&#768; l'aube de l'humanité, l'espe&#768;ce humaine ne comptait qu'une centaine de milliers d'individus répartis en petits groupes distincts. Il faut attendre 40 000 ans av. J.-C. pour atteindre le million.

    Entre ces deux dates, diffe&#769;rents scénarios sont avancés. Certains estiment que la population humaine aurait pu croi&#770;tre entre -1,9 Ma et -200 000 ans pour atteindre 1,15 million d'a&#770;mes. Et a&#768; deux reprises, en -150 000 et -73 000, l'humanité aurait fro&#770;lé l'extinction.

    Par deux fois proches de l'exctinction

    La première fois, il y a environ 150 000 ans, apre&#768;s un e&#769;pisode glaciaire qui aurait fait chuter la population a&#768; quelque 100 000 individus ; la seconde, en 73 000 av. J.-C., apre&#768;s l'éruption du volcan Toba, en Indonésie. Un cataclysme qui aurait re&#769;duit l'humanité, selon certaines estimations, a&#768; seulement 10 000 représentants.

    Pour autant, nous sommes la&#768;, et ce malgré les aléas climatiques (périodes glaciaires et interglaciaires), les invasions respectives, les guerres, les maladies (grandes pestes) qui ont ponctué notre histoire.

    Entre 6000 et 4000 av. J.-C., au Néolithique, la population sur Terre serait ainsi passée de 7 millions a&#768; 30 millions avant d'atteindre, en 2000 av. J.-C., les 100 millions d'individus. Bénéficiant des progre&#768;s techniques, de la me&#769;decine et de la mai&#770;trise de l'environnement, elle a atteint le milliard en 1800 et les 6 milliards d'humains en 1999.

    Source: D'après Science & Vie QR n°23 « Nos ancêtres & nous » - Auteur: Karine Jaquet


    Lundi 19/02/18 - Mexique. Nouveau séisme dans l’État d’Oaxaca, au sud du pays

    Un nouveau séisme a secoué, ce lundi 19 février, l’État d’Oaxaca au Mexique, déjà frappé vendredi par une secousse de forte intensité. Selon le chef des services mexicains de la protection civile, aucun dégât n’était à déplorer ce matin.

    Un séisme d’une magnitude initialement annoncée à 6,1, puis révisée à 5,9, a été enregistré tôt lundi au Mexique, dans l’État méridional de l’Oaxaca déjà frappé vendredi par un puissant tremblement de terre de 7,2.

    L’épicentre de la secousse, survenue à 06&#8201;h&#8201;57 GMT, a été localisé à 32&#8201;km à l’est de Santa Catarina Mechoacan, dans l’État d’Oaxaca, à une profondeur de 40&#8201;km, a indiqué l’institut géologique américain (USGS).

    Le tremblement de terre a été assez fort pour être ressenti jusque dans la capitale Mexico, à plus de 320&#8201;km de là. Certains habitants sont descendus précipitamment dans les rues en entendant les sirènes d’alerte mais ils ont regagné leurs appartements peu après.

    Aucun dégât signalé

    «&#8201;Jusqu’à présent, aucun dégât n’a été signalé&#8201;», a déclaré sur Twitter le chef des services mexicains de la protection civile, Luis Felipe Puente.

    Le séisme de vendredi n’a pas fait de morts mais l’État d’Oaxaca a recensé au moins mille habitations endommagées et a réclamé des fonds fédéraux pour venir en aide aux victimes.

    Source: www.ouest-france.fr avec Reuters


    19/02/18 - Les images impressionnantes de l'éruption d'un volcan à Sumatra

    Un volcan de l'île indonésienne de Sumatra est entré en éruption, lundi, dégageant des gaz brûlants à plus de 4km, indiquent les autorités.

    Le Mont Sinabung a aussi projeté des cendres épaisses jusqu'à 5 km dans l'atmosphère lors de sa dernière activité, a indiqué Sutopo Nugroho, un porte-parole de l'agence indonésienne de gestion des désastres. Il n'y a pas de blessé.

    Ce volcan de 2.460 mètres est entré en éruption de manière intermittente depuis la fin de l'année 2013, forçant des milliers de personnes à se déplacer. Le niveau d'alerte est resté maximal depuis juin 2015.

    Mount Agung sur l'île de Bali est aussi en activité depuis des mois, mais sa zone d'exclusion a été baissée de 10 à 4 kilomètres plus tôt ce mois-ci.

    L'Indonésie se situe sur la ceinture de feu, réputée pour l'activité sismique et les éruptions volcaniques enregistrées dans les régions qu'elle couvre. Le pays dénombre pas moins de 130 volcans actifs.

    Source illustrée + vidéo: www.7sur7.be avec Belga


    Dimanche 18/02/18 - Hydrocarbures: Israël souhaite « une solution diplomatique » avec le Liban

    Le ministre israélien de l’Énergie, Youval Steinitz, a rencontré hier le secrétaire d’État adjoint pour les affaires du Proche-Orient, David Satterfield, dépêché par Washington pour tenter de désamorcer le contentieux entre Israël et le Liban sur les ressources énergétiques en Méditerranée. Les deux hommes ont eu des entretiens au sujet des revendications concernant les réserves énergétiques au large du Liban et d’Israël, affirme un communiqué des services du ministre israélien de l’Énergie.

    David Satterfield s’était rendu à Beyrouth le 6 février. Le Liban signait trois jours plus tard son premier contrat d’exploration d’hydrocarbures au large de ses côtes avec un consortium alliant le groupe pétrolier français Total, l’italien ENI et le russe Novatek. Deux blocs sont concernés, notamment le bloc 9, dont une partie se trouverait dans une zone maritime revendiquée par Israël.

    Le Hezbollah avait affirmé vendredi que le Liban était assez fort pour résister aux pressions américaines et israéliennes, appelant le gouvernement à négocier « en position de force », dans une allusion à la médiation américaine en cours.

    Solution diplomatique

    « Une solution diplomatique est préférable pour les deux parties », a affirmé le ministre israélien de l’Énergie cité hier par ses services. Il a ajouté être convenu avec le responsable américain d’une nouvelle rencontre dans la semaine.

    Depuis plusieurs années, la Méditerranée orientale était devenue une zone d’exploitation gazière active, notamment après la découverte de gisements au large d’Israël, de Chypre et de l’Égypte, ce qui a donné lieu à des tensions entre divers pays de la région sur les droits et les frontières maritimes. L’armée israélienne a annoncé le lancement le 7 février de la construction en Allemagne de corvettes destinées à la marine pour protéger les installations gazières d’Israël en Méditerranée. Les navires de guerre « Saar 6 », qui entreraient en service entre 2020 et 2022, seront équipés d’héliports et de missiles. « Protéger les atouts économiques stratégiques dans les eaux israéliennes est une priorité pour l’État d’Israël », affirmait le site internet de la marine israélienne la semaine dernière.

    Israël a installé en novembre et pour la première fois une batterie de son système antimissile sur un navire de guerre, le qualifiant d’atout précieux pour la protection de ses gisements gaziers en mer. Israël possède d’importants gisements de gaz au large de sa côte nord, ainsi que des infrastructures, à portée des roquettes du Hezbollah.

    Le gisement Tamar, où la production a débuté en 2013, dispose de réserves estimées à 238 milliards de mètres cubes. Le Leviathan, découvert en 2010 et où la production devrait débuter en 2019, renfermerait 539 milliards de mètres cubes de gaz naturel, ainsi que 34,1 millions de barils de condensats.

    Source: www.lorientlejour.com avec l'AFP


    Samedi 17/02/18 - Séisme au Mexique: L'hélicoptère du ministre de l'Intérieur s'écrase près de l'épicentre, 13 morts

    Sorti indemne du crash, Alfonso Navarrete venait constater les dégâts du violent tremblement de terre qui a frappé le pays.

    Treize personnes ont été tuées dans l'accident d'hélicoptère du ministre mexicain de l'Intérieur, Alfonso Navarrete, lui-même sain et sauf, qui se rendait sur la zone touchée par le séisme du 16 février, ont annoncé samedi les autorités judiciaires locales.

    "Nous avons récupéré sur place les corps de 12 personnes: 5 femmes, 4 hommes, deux petites filles et un petit garçon. Une autre personne est décédée à l'hôpital de Jamiltepec" et quinze autres ont été blessées, selon les autorités judiciaires de l'Etat de Oaxaca (sud), où s'est produit l'accident, vendredi 16 février dans la soirée.

    Le ministre voyageait en compagnie du gouverneur de l'Etat d'Oaxaca, Alejandro Murat, et de plusieurs fonctionnaires vers la ville de Pinotepa de San Luis, à environ 600 km au sud de Mexico, dans une zone frappée quelques heures plus tôt par un puissant séisme.

    Une camionnette écrasée

    "Le ministre Naverrete et le gouverneur Alejandro Murat ainsi que l'équipage sont sains et saufs", a tweeté en fin de soirée le président mexicain Enrique Peña Nieto. "Malheureusement, plusieurs personnes au sol ont perdu la vie et d'autres sont blessées", a ajouté le président, qui a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

    Alfonso Navarrete a déclaré à la chaîne Televisa que le pilote de l'hélicoptère militaire avait perdu le contrôle de l'appareil à environ 40 mètres du sol. Les images montrent un hélicoptère militaire renversé sur le côté, et une camionnette écrasée sous lui. Des chaises en plastique apparaissent renversées à proximité.

    Le ministre et ses accompagnateurs se dirigeaient vers le lieu d'un séisme de magnitude 7,2 qui a frappé l'Etat d'Oaxaca. Fortement ressenti dans la capitale, le tremblement de terre n'a fait ni victimes, ni dégâts importants, selon les premières informations données par les autorités.

    Source + vidéo: www.huffingtonpost.fr avec l'AFP


    17/02/18 - Un puissant séisme secoue le Mexique, pas de dégâts majeurs

    Un séisme de magnitude 7,2, dont l'épicentre a été localisé à 600 kilomètres au sud de la capitale, a secoué le Mexique vendredi soir sans faire de dégâts majeurs.

    Un puissant séisme a secoué vendredi soir Mexico, sans provoquer de dégâts majeurs, cinq mois après un violent tremblement de terre qui avait tué 369 personnes dans la capitale.

    Une magnitude de 7,2. "La ville fonctionne normalement, les dégâts sont très mineurs" a déclaré le maire de la mégalopole de 20 millions d'habitants, Miguel Angel Mancera, en début de soirée sur Milenio TV. "Jusqu'à présent il n'y a pas de pertes de vies humaines ni de personnes blessées", a précisé de son côté le porte-parole de la présidence, Eduardo Sanchez.

    La magnitude de la secousse, survenue à 17h39 heure locale (00h39 à Paris), a été évaluée à 7,2 par l'institut américain de géophysique USGS et le service géologique mexicain. Selon l'USGS, l'épicentre du séisme a été localisé au nord-est de Pinotepa de Don Luis, dans l'État d'Oaxaca, à environ 600 kilomètres au sud de Mexico.

    Seulement des dégâts matériels. Des images circulant sur les réseaux sociaux montraient plusieurs maisons endommagées dans cette localité sans toutefois qu'aucune perte humaine ne soit pour l'heure signalée. Les autorités ont signalé des dommages structurels à plusieurs immeubles de la ville ainsi qu'à Santiago Jamiltepec dans le même État de Oaxaca.

    Une alerte à Mexico. Des milliers de personnes sont sortis précipitamment des immeubles de la capitale quand s'est déclenché le système d'alarme, annonciateur d'une secousse imminente, pour rejoindre des places ou des avenues et tenter ainsi d'éviter la possible chute de bâtiments.

    Des précédents traumatisants. La secousse survient cinq mois après une série de deux séismes qui avaient tué plusieurs centaines de personnes dans le centre et le sud du Mexique, et traumatisé une partie de la population. Le 7 septembre, un tremblement de terre de magnitude 8,2 - le plus puissant en un siècle au Mexique - avait frappé le pays et fait 96 morts, principalement dans l'Etat d'Oaxaca.

    Puis le 19 septembre, au 32ème anniversaire de l'énorme séisme de 1985 qui avait tué 10.000 personnes, une secousse de magnitude 7,1 avait fait 369 morts à Mexico. Situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, le Mexique est l'un des pays du monde où l'activité sismique est la plus forte.

    Un système d'alerte performant. La capitale est dotée d'un système d'alerte destiné à avertir la population quelques instants avant un séisme. Ce dispositif fonctionne grâce à une centaine de capteurs placés le long de la côte Pacifique, où le risque d'un séisme est le plus grand. Cela peut prendre une minute aux ondes sismiques pour atteindre la capitale, à plusieurs centaines de kilomètres de là, mais les dégâts peuvent y être considérables car la mégapole est bâtie sur le sol très meuble d'un ancien lac.

    Source: www.europe1.fr


    17/02/18 - Des volcans fascinants

    Situés dans la dépression du Danakil, l’Erta Ale et du Dallol se découvrent en groupe et sous escorte militaire.

    La découverte de l’Erta Ale, un des volcans qui dominent la dépression du Danakil, exige quelques précautions. Nous sommes dans le pays des Afars, non loin de l’Erythrée, une province qui, après une longue guerre, a arraché son indépendance à l’Éthiopie en 1993. Entre les deux pays, les relations restent tendues. De surcroît, des bandes armées peuvent sévir dans le coin. L’ascension de l’Erta Ale se fait donc de jour, en groupe et sous escorte militaire. Le départ a lieu dans l’après-midi, par 39 degrés. Gare aux insolations&#8201;! Dix kilomètres de marche, 430 mètres de dénivelé seulement. Cependant, la progression est lente car après un bon kilomètre de sable noir ponctué de graminées blanchâtres, il faut affronter des coulées tortueuses de lave noire refroidie depuis belle lurette. Puis, les marcheurs contournent un volcan arrondi, le «&#8239;dos de chameau&#8239;». «&#8239;Il est éteint et date de 60&#8239;millions d’années&#8239;», assure Kidu, guide touristique. Plus loin, l’Erta Ale fume en deux endroits. Lui n’a «&#8239;que&#8239;» 30&#8239;millions d’années, selon Kidu. Une fois arrivés en haut, les matelas montés à dos de chameaux sont installés pour la nuit dans les huttes de pierre et de branchages. Les visiteurs, eux, se pressent au bord de la Caldeira. De nuit, le spectacle est fascinant. Au fond du cratère de ce volcan effusif court une rivière de lave rouge. Ce soir de janvier, elle a l’allure d’un torrent impétueux qui se jette dans un gouffre. Le lendemain, à l’aube, le gouffre est comblé, la lave bouillonne sur place. La descente s’impose avant la grosse chaleur. Il faut alors parcourir 280 kilomètres en voiture pour découvrir un autre volcan, le Dallol. Ce dernier se trouve en dessous du niveau de la mer, dans le désert de sel du Danakil. Sa dernière éruption remonte à 1926. Pour le découvrir, la marche ne présente aucune difficulté. Mais, dans cet univers désolé aux extraordinaires couleurs blanches, jaunes, vertes et rouges, il faut prendre garde à l’endroit où l’on pose ses pieds&#8201;: les sources chaudes, les vasques bleutées, superbes à voir, mais remplies d’acide y sont légion&#8201;; de surcroît, le sol peut s’affaisser facilement. Là s’étendent des colonnes et des corniches de sel, des concrétions de soufre, d’oxyde de fer et d’innombrables petits geysers. La lave en fusion dans le sous-sol provoque l’émergence de bulles de gaz. À l’horizon, la mine de potasse, exploitée jadis par des Italiens puis par des Canadiens, a l’allure d’une ville fantôme. Plus loin, il est agréable de tremper ses pieds dans un lac salé, à condition de porter des chaussures en plastique pour ne pas s’écorcher. Couverte de sel, la peau est ensuite toute douce. Magique.

    Source: www.la-croix.com - Rédaction: Paula Boyer


    17/02/18 - «La civilisation n'a peut-être pas besoin de volcan meurtrier pour être détruite»

    Un super-volcan sous-marin vieux de plusieurs milliers d’années situé au Japon pourrait tuer 100 millions de personnes s’il entrait en éruption, ont expliqué des scientifiques du Centre d'exploration océanique de Kobe à Sputnik.

    Un important super-volcan sous-marin au Japon pourrait tuer 100 millions de personnes en cas d'éruption, avertissent des scientifiques au fait de son évolution dans un entretien avec Sputnik.

    Pour prédire les éruptions volcaniques, y compris les éruptions massives, il est important de localiser avec précision la poche de magma ainsi que sa taille et sa forme.

    «Nous avons donc choisi la caldeira de Kikai, le seul endroit dans la zone maritime autour de l'archipel japonais, où une gigantesque éruption d'un ancien volcan sous-marin a eu lieu il y a 7.300 ans», a déclaré à Sputnik Yoshiyuki Tatsumi du Centre d'exploration océanique de Kobe.

    Commentant un rapport indiquant que la probabilité que le super-volcan de la caldeira de Kikai entre en éruption au cours des 100 prochaines années était de 1%, le scientifique a fait savoir que:

    «la probabilité d‘une éruption est assez élevée, et je n'exclus pas que cela puisse se produire demain, même si l'éruption d'un volcan géant n'est pas reconnue comme une catastrophe naturelle», avant de faire un parallèle avec les tremblements de terre meurtriers à Kobe et Kumamoto en 1995 et 2016, qui, a-t-il rappelé, avaient été prédit un jour avant qu'ils aient lieu.

    Tatsumi a également rejeté l'affirmation selon laquelle l'activité volcanique pourrait être alimentée par le réchauffement climatique ou par les essais nucléaires menés par la Corée du Nord. «C'est l'état de la croûte terrestre qui a le plus d'impact sur l'activité volcanique», a expliqué Tatsumi.

    Le sismologue russe Alexey Lyubushin a pour sa part rappelé que les catastrophes géologiques massives avaient une période de récurrence, une échelle de temps, qui s'étalait sur des centaines de milliers d'années, voire des millions d'années. «C'est pourquoi la probabilité que l'éruption se produise au cours de notre vie ou au cours des deux ou trois prochaines générations qui nous succéderont est négligeable», a déclaré Lyubushin à Sputnik.

    L'éveil du super-volcan est un processus plutôt lent pouvant durer plusieurs jours et même plusieurs mois, ce qui permet en théorie à la population de se préparer à l'éruption, a expliqué Lyubushin. «Compte tenu du temps très long entre les éruptions de super-volcans, une civilisation [humaine] pourrait se développer de telle manière pendant cette période qu'il lui serait facile de faire face à une telle catastrophe. Dans le cas contraire, la civilisation pourrait être détruite», a-t-il conclu.

    Le super-volcan sous-marin de la caldeira de Kikai, situé au sud de l'île de Kyushu, au Japon, contient plus de 32 kilomètres cubes de magma, selon les estimations des chercheurs du Centre d'exploration océanique de Kobe. Ces scientifiques ont averti à cet égard que le super-volcan, qui est entré en éruption pour la dernière fois il y a 7.300 ans, pourrait tuer jusqu'à 100 millions de personnes s'il recommençait.

    Source:


    Vendredi 16/02/18 - Un séisme frappe le Royaume-Uni

    Un tremblement de terre de magnitude 4,7 a eu lieu au Royaume-Uni, selon les informations données par le European Mediterranean Seismological Centre (EMSC).

    Un séisme d'une magnitude de 4,7 samedi le Royaume-Uni, selon les informations fournies par le European Mediterranean Seismological Centre (EMSC). 10 millions environ de personnes ont ressenti les secousses.

    Comme le signale The British Geological Survey, sa magnitude était de 4,4 sur l’échelle de Richter.

    &#8203;Les secousses ont été ressenties à 14.31, heure locale. L'épicentre a été localisé à 49 km au nord-ouest de la capitale du pays de Galles, Cardiff. Le foyer se situait à une profondeur d’une dizaine de kilomètres.

    Aucune information sur d'éventuels dégâts et victimes n'est pour l'instant disponible.

    Selon The Daily Express, la police a procédé à l'évacuation de l’Université de Swansea, au pays de Galles.

    Source:
    fr.sputniknews.com


    16/02/18 - Tunisie: des fossiles de rhinocéros découverts à Kasserine

    Des analyses de fossiles découverts dans la région de Majel Belabbes, à Kasserine, indiquent qu’ils reviennent à un rhinocéros préhistorique.

    En effet, c’est ce qu’a laissé entendre au micro de Mosaïque FM, Taoufik Hamzaoui responsable au sein de l’Institut National du Patrimoine.

    « Ces analyses effectuées par les services de l’Institut prouvent que cette espèce vivait à Kasserine, en période préhistorique, avant sa disparition de la région », a-t-il encore expliqué.

    Les rhinocéros sont les mammifères périssodactyles appartenant à la famille des rhinocérotidés. Toutes les espèces de rhinocéros sont actuellement en voie de disparition. Ils font localement l’objet d’une protection et de projets de réintroduction.

    Ces espèces très florissantes durant l’Ère Tertiaire jusqu’au Pléistocène, se cantonnèrent à l’Asie et à l’Afrique.

    Source: www.webdo.tn


    Jeudi 15/02/18 - Japon: des géologues découvrent un volcan capable de tuer 100 millions de personnes

    Un super volcan se trouvant près des côtes japonaises et contenant près de 34 kilomètres cube de magma, ce qui pourrait, en cas d’éruption, coûter la vie à 100 millions de personnes, a été découvert par des scientifiques de l’Université de Kobe.

    En étudiant le cratère du volcan dont l'éruption il y a 7,3 millions d'années avait entrainé la disparition de la civilisation au sud du Japon, des géologues de l'Université de Kobe ont fait une découverte impressionnante, apprend-on par la revue Scientific repots.

    Lors du travail de recherche, ils ont découvert à l'intérieur du volcan une coupole comportant du magma faisant dix kilomètres de diamètres et d'une hauteur de 600 mètres.

    Ayant étudié les dénivellations du fond maritime, les auteurs de la recherche ont constaté que cette coupole était en train de pousser. Selon eux, cela pourrait se finir par une éruption puissante qui provoquerait un tsunami capable d'atteindre les côtes de la Chine et du continent américain du nord au sud.

    De plus, une quantité considérable de cendres entraînerait un phénomène «d'hiver volcanique» sur certains territoires du Japon. Néanmoins, les scientifiques estiment que la probabilité de cet évènement n'est que d'un pour cent.

    Source: fr.sputniknews.com


    17/02/18 - «La civilisation n'a peut-être pas besoin de volcan meurtrier pour être détruite»

    Un super-volcan sous-marin vieux de plusieurs milliers d’années situé au Japon pourrait tuer 100 millions de personnes s’il entrait en éruption, ont expliqué des scientifiques du Centre d'exploration océanique de Kobe à Sputnik.

    Un important super-volcan sous-marin au Japon pourrait tuer 100 millions de personnes en cas d'éruption, avertissent des scientifiques au fait de son évolution dans un entretien avec Sputnik.

    Pour prédire les éruptions volcaniques, y compris les éruptions massives, il est important de localiser avec précision la poche de magma ainsi que sa taille et sa forme.

    « Nous avons donc choisi la caldeira de Kikai, le seul endroit dans la zone maritime autour de l'archipel japonais, où une gigantesque éruption d'un ancien volcan sous-marin a eu lieu il y a 7.300 ans », a déclaré à Sputnik Yoshiyuki Tatsumi du Centre d'exploration océanique de Kobe.

    Commentant un rapport indiquant que la probabilité que le super-volcan de la caldeira de Kikai entre en éruption au cours des 100 prochaines années était de 1%, le scientifique a fait savoir que :

    « La probabilité d‘une éruption est assez élevée, et je n'exclus pas que cela puisse se produire demain, même si l'éruption d'un volcan géant n'est pas reconnue comme une catastrophe naturelle », avant de faire un parallèle avec les tremblements de terre meurtriers à Kobe et Kumamoto en 1995 et 2016, qui, a-t-il rappelé, avaient été prédit un jour avant qu'ils aient lieu.

    Tatsumi a également rejeté l'affirmation selon laquelle l'activité volcanique pourrait être alimentée par le réchauffement climatique ou par les essais nucléaires menés par la Corée du Nord. « C’est l'état de la croûte terrestre qui a le plus d'impact sur l'activité volcanique », a expliqué Tatsumi.

    Le sismologue russe Alexey Lyubushin a pour sa part rappelé que les catastrophes géologiques massives avaient une période de récurrence, une échelle de temps, qui s'étalait sur des centaines de milliers d'années, voire des millions d'années. « C’est pourquoi la probabilité que l'éruption se produise au cours de notre vie ou au cours des deux ou trois prochaines générations qui nous succéderont est négligeable », a déclaré Lyubushin à Sputnik.

    L'éveil du super-volcan est un processus plutôt lent pouvant durer plusieurs jours et même plusieurs mois, ce qui permet en théorie à la population de se préparer à l'éruption, a expliqué Lyubushin. « Compte tenu du temps très long entre les éruptions de super-volcans, une civilisation [humaine] pourrait se développer de telle manière pendant cette période qu'il lui serait facile de faire face à une telle catastrophe. Dans le cas contraire, la civilisation pourrait être détruite », a-t-il conclu.

    Le super-volcan sous-marin de la caldeira de Kikai, situé au sud de l'île de Kyushu, au Japon, contient plus de 32 kilomètres cubes de magma, selon les estimations des chercheurs du Centre d'exploration océanique de Kobe. Ces scientifiques ont averti à cet égard que le super-volcan, qui est entré en éruption pour la dernière fois il y a 7.300 ans, pourrait tuer jusqu'à 100 millions de personnes s'il recommençait.

    Source: fr.sputniknews.com


    15/02/18 - Énergies fossiles: va-t-on vers une dépendance du cobalt ?

    La consommation de cobalt n'a cessé d'augmenter ces dernières années. Le marché pourrait être multiplié par 24 d'ici 2030.

    La consommation de cobalt ne cesse d'augmenter : 74 000 tonnes en 2012, 85 000 tonnes en 2014, 94 000 tonnes en 2016. Court-on le risque de devenir encore dépendant d'une énergie fossile ? "Le capitalisme est dépendant des ressources naturelles depuis toujours. Il y a quelques siècles c'était l'or, l'argent, puis le charbon, le fer, le pétrole, l'uranium", avance François Lenglet sur le plateau du 20 Heures de France2, "toute l'histoire du capitalisme et de ses innovations technologiques, ce n'est pas autre chose que le passage de la dépendance d'une matière première à une autre."

    Des dégradations environnementales considérables

    "La transition vers l'économie dite 'propre', décarbonnée, sans pétrole, ne change absolument pas cela. Au contraire, elle exacerbe notre servitude", estime le journaliste. Pourquoi ? "À cause du risque de pénurie qui existe pour ces matières premières", précise François Lenglet, puisque cela "nous place sous l'emprise des pays producteurs, comme la Chine, qui fait levier de ses ressources pour servir sa volonté de puissance géopolitique." Tout en provoquant des dégradations environnementales considérables, selon le journaliste.

    Source + vidéo: www.francetvinfo.fr


    15/02/18 - République démocratique du Congo: dans l'enfer du cobalt

    Le cobalt, utilisé pour les batteries de téléphone et de voitures électriques, est devenu le minerai le plus recherché du monde.

    Le cobalt est le minerai du monde de demain. Son cours a presque triplé en un an. À qui profite cette flambée des prix ? La République démocratique du Congo produit 60 % du cobalt dans le monde. C'est une manne gigantesque, synonyme, dans ce pays, de marché noir, de corruption et d'ouvriers exploités. Si le cobalt est devenu le minerai le plus demandé au monde, c'est qu'il rentre dans la fabrication des batteries de nouvelle génération. Il est notamment présent dans les smartphones et dans les voitures électriques.

    La Chine omniprésente

    Les industriels du secteur sont donc les premiers à bénéficier de ce boom. Ils voient leurs profits exploser, et chacun veut sa part. Le cobalt congolais est surtout vendu à la Chine, c'est le seul pays à avoir les capacités industrielles pour le transformer en batteries. L'approvisionnement en cobalt est un enjeu stratégique et les entreprises chinoises sont absolument partout dans l'est du Congo.

    Source + vidéo: www.francetvinfo.fr


    15/02/18 - Quantifier au plus vite les séismes pour améliorer l’alerte

    Les sismologues cherchent à mieux caractériser et comprendre les tremblements de terre, dans le but ultime d’aider à leur prédiction. De manière un peu moins ambitieuse, un défi consiste à être capable de produire des alertes immédiatement après leur occurrence, avant que leurs effets touchent les populations. En particulier, l’importance du tsunami, qui s’approche des côtes à quelques centaines de kilomètres par heure, peut être anticipée si l’on connaît au plus vite la magnitude du séisme qui l’a généré.

    Les méthodes classiques de caractérisation précoce des séismes reposent sur l’analyse des ondes sismiques, qui voyagent dans la Terre à des vitesses de 3 à 10km/s. Ces vitesses permettent de localiser un séisme en quelques dizaines de secondes – voire moins – si la zone du séisme est densément instrumentée par des sismomètres.

    Cependant, la détermination de la magnitude est beaucoup plus délicate à réaliser à partir de ces données au plus proche du séisme. Pour prendre une analogie visuelle, il est en effet difficile de se rendre compte de la taille d’un grand objet si on le regarde de trop près. On s’en rendra beaucoup mieux compte en se reculant, ce qui est exactement ce que l’on fait en sismologie en utilisant des sismomètres localisés à plusieurs milliers de kilomètres du séisme, comme ceux du réseau GEOSCOPE. La contrepartie directe étant qu’il faut alors attendre que les ondes sismiques aient voyagé jusque-là, ce qui retarde notre capacité à fournir une information fiable de magnitude.

    Quand les séismes perturbent la gravité de la Terre

    L’origine des ondes sismiques vient de la perturbation brutale du milieu terrestre par le séisme ; de manière similaire à un solide sur lequel on donnerait un coup de marteau, l’ensemble de la Terre se met alors à se déformer de manière vibratoire. Cependant, les échelles ne sont pas du tout les mêmes, et la déformation générée par les ondes sismiques dans la Terre génère un signal physique additionnel : la force d’attraction exercée par la gravité, qui est précisément contrôlée par la position des masses dans la Terre, s’en trouve modifiée.

    De par les déformations relativement faibles en regard de la masse de la Terre, le signal attendu est faible (même pour les plus grands séismes, de l’ordre du milliardième de la gravité qui nous maintient au sol), mais il est quasi-instantané. Comme les perturbations du champ électromagnétique par exemple, un changement de gravité se fait en effet ressentir à la vitesse de la lumière (300 000 km/s), et est donc théoriquement détectable partout dans la Terre dès que les premières ondes sismiques perturbent la région voisine de l’hypocentre.

    Les sismomètres sont par nature sensibles à un changement de gravité, car leur principe se fonde sur la mesure du mouvement d’une masse dont la position d’équilibre est contrôlée par la gravité. Ces instruments pourraient donc détecter un signal avant que les ondes sismiques n’arrivent… Mais est-ce concrètement le cas ?

    Méga-séisme, mini-variation

    Bien que les idées générales que je viens d’exposer soient connues, les scientifiques ne se sont que très récemment penchés sur cette question. Un premier pas a été fait en 2016 par une analyse qui a pu montrer l’existence d’un signal, mais sans pouvoir toutefois le quantifier précisément. L’étude qui vient d’être publiée dans le journal Science révèle maintenant que ces signaux sont clairement observables dans le cas du méga-séisme du Japon de 2011 (magnitude 9,1), mais pas forcément à l’endroit où on penserait les voir. En effet, en partant du principe que l’amplitude des changements de gravité décroît fortement avec la distance, une première intuition serait d’analyser des sismomètres au plus proche du séisme. Ce raisonnement ne prend cependant pas en compte qu’un séisme n’est pas un phénomène instantané.

    Pour atteindre sa magnitude 9,1, le séisme du Japon a en effet nécessité environ 2 minutes, et il faut donc disposer d’une durée d’observation correspondante pour que l’effet de taille du séisme soit pleinement visible. Or à distance proche du séisme, les ondes sismiques, qui ont une amplitude 100 000 fois plus grande que le signal lié à la gravité, arrivent bien avant ces 2 minutes et le masquent ainsi complètement. C’est ainsi que dans le cas du séisme du Japon, les observations les plus évidentes du signal se font en Corée et dans le nord de la Chine, à des distances comprises entre 1 000 et 2 000 km du séisme.

    En prenant en compte finalement la physique complète du processus, qui inclut également le fait que la Terre cherche à se rééquilibrer pour contrer les changements de gravité, ces signaux précoces sont précisément modélisables. Les simulations numériques confirment par ailleurs que leur amplitude est très dépendante de la magnitude du séisme.

    Cette sensibilité permet ainsi de différencier un séisme de magnitude 9, qui générera un tsunami majeur à distance proche et lointaine, d’un séisme deux ou trois fois plus petit, dont les effets seront plus locaux. Aujourd’hui, cette nouvelle observation est ainsi utilisable pour détecter un séisme majeur dans les minutes suivant son occurrence et donc avant l’arrivée du tsunami.

    Elle ne permet cependant pas de faire la distinction entre des séismes de magnitude 6 et 8, car de tels séismes génèrent des perturbations de gravité trop faibles pour être détectées par des sismomètres. De nouveaux instruments, capables de s’affranchir du bruit de fond sismique terrestre, sont requis pour pouvoir utiliser ces nouveaux signaux sur une gamme de magnitudes plus large.

    Source: theconversation.com - Auteur: Martin Vallée, professeur associé, Institut de physique du globe de Paris (IPGP) – USPC


    Mercredi 14/02/18 - Niger: SIPEX découvre un gisement pétrolier dans la région de Kafra

    Lundi, Sonatrach International Petroleum Exploration and Production Corporation (SIPEX), la filiale internationale de Sonatrach, spécialisée dans l’amont pétrolier, a annoncé la découverte d’un gisement pétrolier dans la région de Kafra au nord du Niger.

    Plus précisément, le gisement est logé sur le bloc Kafra I, situé à la frontière algéro-nigérienne et est mitoyen au Permis de prospection Tafassasset, détenu par Sonatrach, en territoire algérien. Les études post-forages n’ont pas encore permis de déterminer la portée économique du gisement mais le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, reste confiant. « Les prémices sont prometteuses. », a-t-il déclaré.

    Le contrat de prospection et de recherche qui couvre ce bloc vaste de 23 737 kmm³², a été signé en juin 2005 entre le gouvernement nigérien et SIPEX. Il a notamment permis à la société algérienne d’effectuer des relevés sismiques 2D sur 1 800 km.

    Le Niger est l’un des plus petits producteurs de pétrole en Afrique avec 20 000 barils de pétrole par jour. La seule raffinerie pétrolière du pays parvient à satisfaire la demande interne en produits pétroliers.

    Source: fr.africatime.com/niger - Rédaction: Olivier de Souza


    14/02/18 - Découverte: des diamants synthétiques fabriqués à la chaîne

    La technologie permet aujourd'hui de produire des diamants synthétiques. Une copie parfaite à moitié prix loin de convaincre les professionnels en France.

    Marque de luxe par excellence, les diamants ne sont pas accessibles à toutes les bourses. Mais un diamantaire en a décidé autrement. Il importe et distribue des diamants de synthèse à moitié prix. Un diamant vendu 9 000 euros coûterait ainsi le double s'il était naturel. Ces pierres sont produites à la chaîne en Asie. Des machines reproduisent les gestes de la nature. Un simple morceau de charbon est transformé à très haute température en diamant.

    Seulement 2% du marché

    Si les marchés émergents sont friands de ces pierres de synthèse, elles sont boudées par la profession en France. Des joailliers ont investi dans un laboratoire, le seul à pouvoir distinguer un diamant synthétique d'un diamant naturel. Une machine émet des rayons ultraviolets qui déterminent à coup sûr l'origine des diamants. En France, chaque diamant est accompagné d'un certificat qui établit sa qualité et son origine. Pour l'instant, ces diamants synthétiques sont vendus quasiment exclusivement sur Internet. Les ventes ne représentent que 2% d'un marché estimé à 70 milliards d'euros.

    Source illustrée + vidéo: www.francetvinfo.fr


    Mardi 13/02/18 - Trinidad-et-Tobago: deux éruptions observées sur le volcan de boue Devil’s Woodyard

    Le volcan de boue Devil’s Woodyard à Trinidad-eet-Tobago est rentré en éruption ce mardi. Deux éruptions ont été observées et plusieurs personnes ont dû être évacuées.

    Deux éruptions ont été observées, ce mardi sur le volcan de boue de Devil’s Woodyard à Trinidad-and-Tobago. La première éruption a durée 20 secondes projetant de la boue à environs 6 mètres de hauteur.

    La seconde elle a durée 5 secondes avec des projections allant à 3 mètres de hauteur. La boue s’est répandue sur environs 45 mètres tout autour du cratère.

    Suite à la reprise de ses activités, plus de 40 personnes ont été évacuées par la police qui a bouclé la zone afin d’empêcher quiconque d’entrer dans la zone concernée. “C’était plus fort qu’un avion, beaucoup plus effrayant. J’ai réalisé que le volcan était en éruption. Il y eut un sifflement et la maison se mit à trembler. Je voulais sortir et voir ce qui se passait mais j’avais trop peur.” déclare une habitante.

    Un des bâtiments situé près du site du volcan de boue s’est affaissé de quelques dizaines de centimètres. Des fissures se sont même formées jusqu’à environs 2 000 mètres du cratère.

    La dernière éruption de ce volcan de boue a eu lieu en 1995 ; elle a tué une personne et laissé 31 familles sans abri. La première éruption connue de ce volcan a eu lieu en 1852.

    Source illustrée + vidéo: www.zayactu.org


    13/02/18 - Maroc: séisme de magnitude 3,5 degrés ressenti à Taroudant

    Une secousse tellurique d'une magnitude de 3,5 degrés sur l'échelle de Richter a été enregistrée mardi dans la province de Taroudant, a annoncé l'Institut national de géophysique (ING).

    La secousse, dont l'épicentre est situé dans la commune d'Agadir-Melloul (province de Taroudant), s'est produite à 14H17min21sec (GMT), a précisé le Réseau national de surveillance et d'alerte sismique de l'ING dans un bulletin d'alerte sismique.

    La secousse ressentie est d'une profondeur de 1 km, d'une latitude de 30,18°N et d'une longitude de 7,87°W, a ajouté la même source.

    Source: www.h24info.ma


    13/02/18 - Un séisme de magnitude 4,3 frappe une zone près de Pekin

    Un séisme de magnitude 4,3 a secoué lundi soir le district de Yongqing, de la ville de Langfang, dans la province chinoise du Hebei (nord), qui borde le sud de Pekin.

    Selon le Centre du réseau sismique de Chine, le séisme s'est produit à 18h31 (heure de Pekin).

    L'épicentre a été localisé à 39,37 degrés de latitude nord et à 116,67 degrés de longitude est, à une profondeur de 20 km environ, selon le centre.

    Le tremblement de terre a été ressenti dans le centre-ville de Pekin, à 62 km environ au nord de l'épicentre.

    Dans certains arrondissements du centre-ville de Beijing, des personnes sont sorties en courant de leurs bureaux quand les immeubles ont légèrement tremblé.

    La ville de Tangshan, dans la province du Hebei, avait été secouée en 1976 par le séisme le plus meurtrier dans l'histoire de la Chine moderne.

    Source: Le Quotidien du Peuple - Rédacteurs: Yishuang Liu & Wei Shan


    Lundi 12/02/18 - France: séisme léger à modéré en Vendée près de Fontenay-le-Comte

    Lundi 12 février à 4 h 08, un séisme léger à modéré a touché le sud-est de la Vendée, près de la sous-préfecture de Fontenay-le-Comte.

    D'après les premières mesures sismiques réalisées automatiquement par le Réseau National de Surveillance Sismique (RéNaSS), l'épicentre de ce tremblement de terre de magnitude 4,8 a été localisé à 19 km au nord-est de Fontenay-le-Comte, près du village de Loge-Fougereuse.

    A cause de son foyer peu profond (environ 10 km) et sa magnitude significative pour la région (4,8), il a été ressenti à plus de 50 km à la ronde, réveillant dans leur sommeil les habitants proches.

    Ce phénomène trouve certainement son origine dans la faille de cisaillement sud-armoricain, orientée nord-ouest/sud-est, et qui s'étend du sud de la Bretagne jusqu'à la Vendée, passant par Nantes. Ce décrochement, vieux de plus de 300 millions d'années continue de travailler. Ainsi, les territoires situés au sud de ce cisaillement se déplacent toujours vers l'ouest de quelques millimètres par millier d'années au fil des mouvements tectoniques.

    Ceci explique que la région, placée dans une zone de sismicité modérée (échelle 3 sur 5), est régulièrement affectée par des séismes de faible intensité.

    Le dernier séisme régional aussi puissant remonte au 28 avril 2016 : un tremblement de terre de magnitude 5 avait secoué les environs de La Rochelle en engendrant une forte explosion qui avait surpris les habitants.

    Source + carte: www.notre-planete.info- Rédaction: Christophe Magdelaine


    12/02/18 - RDC: Kinshasa met en émoi le marché du cobalt

    La République démocratique du Congo abrite la moitié des réserves de ce minerai essentiel aux voitures électriques et aux smartphones. Son nouveau code minier alarme les producteurs étrangers qui opèrent sur place.

    Il n'y a pas si longtemps, le cobalt n'attirait guère l'attention. Mais, les prévisions dithyrambiques sur un boom de la voiture électrique ont mis sur un piédestal ce minerai, composant clef des batteries rechargeables, qu'on trouve aussi dans les smartphones. Sur le London Metal Exchange (LME), son prix a été multiplié par 3,7 en deux ans. Une envolée historique, presque unique dans le monde des matières premières cotées, liée aussi à la peur d'en manquer .

    Assise sur la moitié des réserves mondiales, la République démocratique du Congo (RDC), devenu un fournisseur crucial d'une planète qui se veut plus verte, n'entend pas l'ignorer. Elle, dont les recettes d'exportation dépendent à 95 % de la mine. Le pays, riche en ressources naturelles, mais qui reste parmi les plus pauvres au monde en termes de PIB par habitant, compte profiter de ce marché mondial en expansion .

    Taxe sur les « super-profits »

    Le pays d'Afrique centrale, qui a entrepris il y a quelques années de moderniser un code minier daté de 2002, a désagréablement surpris, fin janvier, les producteurs étrangers présents en RDC. Le nouveau texte adopté par le Parlement va en effet bien au-delà des hausses de redevances qui étaient attendues par le secteur. En particulier, les députés ont voté en faveur d'une levée immédiate d'une « clause de stabilité » qui dispensait les détenteurs de permis de se conformer à tout nouveau code pendant 10 ans.

    En clair, les géants Glencore, China Molybdenum (CMOC), les producteurs d'or Randgold Resources et de cuivre Ivanhoe Mines pourraient être d'emblée taxés bien davantage. La redevance sur le cobalt serait multipliée par cinq (de 2 % à 10 %), car le pays pourrait désormais le considérer comme un métal « stratégique ». Enfin, les « super-profits » pourraient être imposés. Il s'agit des bénéfices réalisés lorsque les prix des matières premières dépassent de 25 % le cours indiqué dans l'étude de faisabilité bancaire du projet minier.

    Intense lobbying

    Le nouveau code doit être signé par le président Joseph Kabila pour devenir une loi. La promulgation pourrait être imminente. Depuis des semaines, les sociétés minières qui opèrent en RDC sont donc à l'oeuvre pour convaincre l'Etat de ne pas faire passer des mesures qu'elles jugent « draconiennes ». « Le projet de réforme est [...] de nature à diminuer significativement la confiance des investisseurs dans l'environnement réglementaire de la République démocratique du Congo, ce qui découragera de futurs investissements dans le pays », écrivent-elles dans une lettre adressée en décembre aux présidents du Sénat et de l'Assemblée congolais et obtenue par « Les Echos ».

    Une crise de confiance s'est ouverte. La semaine dernière, en plein Mining Indaba, la grand-messe des investissements miniers en Afrique du sud, Randgold s'est fâché. Le producteur a évoqué « les graves conséquences » d'un code « inconsidéré ». S'interrogeant sur les perspectives de son développement sur place, il s'est dit prêt à faire appel à l'arbitrage international. « Tout ce que nous et d'autres sociétés avons construit est mis en péril », a lâché son directeur Mark Bristow. A Londres où Randgold est coté, l'action dévisse de plus de 15 % depuis le début de l'année.

    De son côté, le fondateur d'Ivanhoe Mines, Robert Friedland a assuré n'avoir « aucun problème à payer... Du moment que cette redevance sert à développer, aider et donner les moyens à la population locale ». Pour Glencore, qui a investi plus de 5 milliards de dollars dans ses actifs en RDC depuis son arrivée en 2008, ces changements fiscaux tombent mal, au moment où le groupe, propriétaire de la plus grande mine de cobalt au monde, a prévu de doubler sa production.

    Fervente partisane d'une refonte des taxes minières dans son pays, la société publique Gécamines dénonce, elle, une situation « inacceptable ». L'ancien fleuron de la mine congolaise aujourd'hui très endetté et soupçonné par des ONG d'être une boîte noire financière ( des critiques qu'il récuse ), veut renégocier ses partenariats avec les groupes internationaux. « Je trouve scandaleux que, lorsqu'on discute du cobalt et du boom des véhicules électriques, seuls les traders et les consommateurs soient mentionnés », s'est agacé son président Albert Yuma dans une interview à Bloomberg. Et d'assener : le marché imagine que « le futur du cobalt est entre les mains de Glencore, Trafigura et CMOC et non du Congo ou de la Gécamines. Nous voulons légitimement contrôler le marché du cobalt parce qu'il est à nous ».

    QUELQUES FAITS ET CHIFFRES
    - A 97 %, le cobalt est un sous-produit du cuivre et du nickel
    - La RDC a produit 50% du cobalt en 2016
    - La majeure partie du cobalt extrait en RDC est raffiné en Chine
    - Glencore est le premier producteur et le premier négociant de cobalt
    - Plus de 40 % de la production de cobalt est utilisé par le secteur des batteries
    - Il faut jusqu'à 22kg pour fabriquer une batterie de voiture électrique
    - La demande de cobalt pour les VE pourrait augmenter de 9.300 % d'ici à 2040... si les VE se popularisent
    - La France est présente dans le top 10 des producteurs de cobalt avec la Nouvelle-Calédonie, au 9ème rang mondial (3.300 tonnes en 2016)

    Source: www.lesechos.fr - Auteur: Muryel Jacque


    Dimanche 11/02/18 - Un séisme d'une magnitude de 4,6 frappe Pohang, la plus forte réplique en 3 mois

    Un tremblement de terre d'une magnitude de 4,6 sur l'échelle de Richter a frappé la ville de Pohang ce dimanche, a déclaré l’Agence météorologique de Corée (KMA).

    Le séisme, une réplique du tremblement de terre d'une magnitude de 5,4 qui a frappé la région le 15 novembre de l'année dernière, a été ressenti à travers la ville située à 370 kilomètres au sud-est de Séoul.

    La réplique s'est produite à 5h03 et l'épicentre était situé à une profondeur de quelque 14 kilomètres et à 5 kilomètres au nord de Buk-gu. La réplique est la plus forte depuis celle de magnitude 4,3 qui s'est produite il y a trois mois.

    Les services d'urgence de la ville ont rapporté quelque 16 cas de dommages à 6h du matin et des efforts pour accéder aux zones touchées sont en cours.

    POSCO, le plus grand sidérurgiste du pays qui a son siège à Pohang, a déclaré que ses activités n'ont pas été interrompues, tandis que Korea Hydro & Nuclear Power (KHNP), l'opérateur nucléaire du pays, a indiqué que ses centrales nucléaires n’ont pas été affectées.

    KHNP a ajouté qu’aucun dégât n'a été rapporté près du dépôt de déchets nucléaires.

    Source + carte: Yonhap New Agency


    11/02/18 -

    Le "district des dinosaures", Jiayin, dans la province chinoise du Heilongjiang (nord-est), a restauré un total de 813 fossiles de dinosaures depuis 1902.

    Un squelette de dinosaure de 15 mètres de long et de 6 mètres de haut sera assemblé cette année, a annoncé Shen Fengbin, directeur du département de recherche du Musée des dinosaures Shenzhou de Jiayin.

    Pour l'instant, des fossiles de plus de 10 espèces de dinosaures ont été découverts dans le district et les environs, a indiqué M.Shen.

    Jiayin se situe au nord du Heilongjiang. On estime que des centaines de squelettes de dinosaures y sont enterrées.

    Source: Le Quotidien du Peuple - Rédacteurs: Wei Shan et Guangqi Cui


    Samedi 10/02/18 - Séisme à Taïwan: quinze morts, selon un nouveau bilan

    Le bilan du séisme qui a frappé mardi l’est de Taïwan a atteint quinze morts samedi, lorsque les secouristes qui recherchaient une famille de touristes chinois disparue ont découvert trois corps dans les décombres d’un immeuble en partie effondré.

    Les secouristes ont fouillé les décombres au pied d’un complexe d’habitation de douze étages dans la ville taïwanaise de Hualien (est), incliné à 45 degrés à la suite du séisme et menaçant de s’écrouler, ce qui compliquait les opérations de sauvetage.

    Les trois morts découverts samedi et un couple toujours porté disparu seraient les membres d’une famille de Pékin arrivée lundi à Taïwan pour un séjour dans cette destination touristique, ont indiqué les autorités.

    Ils séjournaient au deuxième étage d’un hôtel situé dans ce complexe lorsque le séisme d’une magnitude de 6,4 s’est produit.

    Les corps retrouvés samedi sont ceux d’un garçon de 12 ans, d’un homme et d’une femme, ont indiqué les secouristes, soulignant que 12 des 15 personnes décédées avaient trouvé la mort dans ce complexe appelé Yun Tsui qui abrite un ensemble d’habitations, un restaurant, des commerces et un hôtel.

    Les pompiers de la ville ont indiqué qu’ils fouillaient la partie écroulée de l’immeuble, à partir du quatrième étage, et qu’ils faisaient tout leur possible pour procéder à des sauvetages, bien que le bâtiment penche à 45 degrés.

    Trois bâtiments partiellement détruits dans la ville de Hualien ont été démolis pour des raisons de sécurité publique, y compris l’hôtel Marshal où un employé a été tué.

    Le pire séisme ayant dévasté Taïwan avait fait 2.400 morts en septembre 1999. Depuis, des normes plus strictes en matière de construction avaient été imposées à Taïwan, mais de nombreux bâtiments plus anciens demeurent vulnérables même aux séismes modérés.

    Source: www.liberation.fr/planete avec l'AFP


    10/02/18 - Niveau d'alerte abaissé à Bali, les habitants peuvent regagner leur foyer

    Les autorités indonésiennes ont abaissé samedi le niveau d'alerte pour le Mont Agung, un volcan qui a commencé à gronder fin novembre sur l'île de Bali, permettant ainsi à 50.000 personnes de regagner leur foyer. "Le périmètre de sécurité est maintenant de quatre kilomètres autour du cratère et personne ne vit dans cette zone."

    Le 28 novembre dernier, les autorités indonésiennes avaient décrété l'alerte maximale à Bali en raison des émissions de cendres et de fumées du volcan Agung, faisant craindre une éruption imminente. L'aéroport international de Denpasar avait été temporairement fermé et tous les vols annulés. Environ 100.000 habitants devaient initialement évacuer les lieux.

    La dernière éruption du volcan Agung, en 1963, avait fait 1.600 morts.

    Plus de 120 volcans sont en activité en Indonésie, qui est située sur la "ceinture de feu" du Pacifique.

    Source: www.levif.be avec Belga


    Vendredi 09/02/18 - Un séisme de magnitude 5,5 enregistré au nord d’Antigua-et-Barbuda

    La terre a tremblé, ce vendredi après-midi. Un séisme de magnitude 5,5 sur l’échelle de Richter a été enregistré au nord d’Antigua-et-Barbuda.

    Une partie de la Caraïbe à bougé, ce vendredi après-midi (9 février 2018) vers 13 heures 40.

    En effet un séisme de magnitude 5,5 sur l’échelle de Richter s’est fait ressentir à Antigua-et-Barbuda. L’épicentre se situerai au nord de Barbuda à 10 kilomètres de profondeur.

    Source + carte: www.zayactu.org


    09/02/18 - Algérie: séisme de 3,7 à l’Est de Bejaia

    La terre a légèrement tremblé ce vendredi à Aokas, station balnéaire située à 20 km à l’Est de Bejaia, indique le Craag.

    Le séisme, qui s’est produit à 16h34, a été localisé à 3 km au nord-ouest d’Aokas. Il a été ressenti dans les localités avoisinantes comme Ait Smail.

    Source: www.tsa-algerie.com


    09/02/18 - Un séisme de magnitude 5,8 frappe le Mexique

    Un tremblement de terre de magnitude 5,8 a secoué cette après-midi le Mexique. Son épicentre a été localisé à 37 kilomètres de la ville de San Patricio.

    Un séisme de magnitude 5,8 a été enregistré ce vendredi au Mexique, indique l'Institut américain de géophysique USGS. Aucune information sur d'éventuels dégâts et victimes n'est pour l'instant disponible.

    Le foyer du séisme a été localisé à une profondeur de 16 kilomètres.

    Source + carte: fr.sputniknews.com


    09/02/18 - Taiwan: cherche encore ses disparus après le séisme de mardi

    Les secouristes ont eu du mal à trouver des survivants deux jours après un séisme de magnitude 6,5 qui a frappé le comté de Hualien à Taïwan mardi soir, faisant des centaines de blessés, plusieurs disparus et un bilan de dix morts.

    Les efforts de secours actuels sont entravés par de fortes pluies et des répliques qui menacent de déstabiliser davantage les bâtiments fortement endommagés dans la région.

    Jeudi, 25 personnes étaient toujours portées disparues.

    Dans l'immeuble d'habitation Yun Men Tusi Ti. D'énormes poutres métalliques de soutien ont été mises en place pour empêcher le bâtiment de s'effondrer complètement pendant que les opérations de secours se poursuivent.

    La situation à l'intérieur et autour de l'immeuble demeure extrêmement précaire car il est maintenant incliné à 45 degrés. Plus de 300 civils et militaires ont été mobilisés pour tenter de sauver les survivants et récupérer les corps de ceux qui sont restés à l'intérieur.

    Source: www.rtbf.be avec agences


    09/02/18 - Le jour où la terre s’est arrêtée

    Notre planète est toujours en mouvement. La surface de la Terre s’apparente à celle d’un puzzle constitué d’énormes plaques de croûte terrestre qui se bousculent continuellement. Certaines se frottent et s’écartent pendant que d’autres se chevauchent. Ainsi naissent les chaînes de montagnes, se forment de nouvelles terres et se creusent des océans colossaux. Mais il y a 2,3 milliards d’années, il semblerait que la Terre se soit « arrêtée ».

    Ce phénomène surprenant apparaît comme «&#8201;un chapitre manquant dans l’histoire de la Terre&#8201;», note Ross Mitchell, géologue à l’Université Curtin en Australie, dans une recherche publiée le 29 janvier dans Nature Geoscience. Effectivement, parce que les mouvements laissent des traces et des traînées sur notre planète, y compris la création de nouvelles roches, et l’absence de ces indices indique un « arrêt des machines », comme si la planète avait mis le frein à main il y a environ 2,3 milliards d’années. Les plaques ont ralenti pour finalement maintenir un rythme d’escargot, et les volcans se sont endormis. Le monde est devenu calme, immobile, presque paisible, mais seulement en apparence.

    Une telle absence de données pourrait signifier que nous n’avons tout simplement toujours pas eu accès à ces preuves. David Evans, géologue de l’Université Yale (États-Unis) qui n’était pas impliqué dans l’étude, pensait par exemple que ces lacunes se rempliraient sûrement avec le temps. Pour tenter de résoudre le problème, Ross Mitchell et son équipe ont décidé de compiler l’échantillon statistique le plus important à ce jour. Ils se sont donc penchés sur des ensembles de données comprenant plus de 400 000 minéraux et 700 000 échantillons de roches de divers types. Mais au bout du compte, les chercheurs n’ont tout simplement pas daté de roches ou de minéraux apparus il y a entre 2,3 milliards et 2,2 milliards d’années. Il y a donc un trou de 100 millions d’années.

    Selon l’équipe de recherches, cette « pause » pourrait ici refléter une période dans l’histoire de la Terre où les continents se sont soudés ensemble pour ne faire qu’un : un supercontinent connu sous le nom de Superia. C’est une histoire que les géologues connaissent bien : les continents semblent se rejoindre et se séparer dans un cycle ordonné. Il y a environ 275 à 200 millions d’années, tous les continents étaient nichés en un supercontinent connu sous le nom de Pangée. Remontez l’horloge et d’autres supercontinents émergent, comme Nuna et Rodinia. Mais Superia, beaucoup plus ancien que les autres, est différent. Il ne pourrait être qu’un «&#8201;mini-supercontinent&#8201;» de la taille de l’Antarctique. Il n’y avait tout simplement pas autant de surface à l’époque.

    Ainsi rassemblées, les masses ont alors cessé de se bousculer. Seulement, notre planète a besoin de mouvement pour respirer. Sans la tectonique des plaques, la Terre ne peut expulser sa chaleur interne, alors 100 millions d’années sans tectonique et notre planète se transforme alors en cocotte-minute. Fermez le couvercle pendant un moment, note le chercheur, et l’énergie accumulée fera redémarrer la tectonique des plaques. En effet, les chambres de magma ont finalement commencé à flamber, les volcans ont dégazé, menant inévitablement au déchirement de Superia, de nouveau fragmenté en plusieurs continents. Qui plus est, ces chambres magmatiques longtemps restées prisonnières ont déversé tant de roche liquide sur la surface de la planète que celle-ci, en se durcissant, aura fini par former des terres encore plus vastes.

    Tous les scientifiques ne sont pas convaincus par cette hypothèse, mais beaucoup s’accordent à dire qu’il existe effectivement un véritable fossé géologique, et que celui-ci est probablement lié au cycle des supercontinents, même si les détails doivent être précisés.

    Source: sciencepost.fr - Rédaction: Brice Louvet avec www.nature.com


    09/02/18 - De nouvelles études sur l'extinction des dinosaures ouvrent le champ des hypothèses

    Nous savons qu'un astéroïde a causé la fin des dinosaures. Mais si d'autres facteurs avaient concouru à leur extinction ?

    Qu’est-ce qui a causé l’extinction des dinosaures ? Année après année, les réponses se précisent. On sait depuis un moment que l’hypothèse de l’astéroïde s’étant écrasé au large de la péninsule de Yucatán, au Mexique, est exacte. Comme l’expliquait au grand public un documentaire de la BBC sorti en mai 2017, ce météore s’est écrasé au "pire endroit possible" en causant une éruption colossale qui a libéré un gigantesque volume de soufre et un tremblement de terre gigantesque.

    Mais cette explication n’est pas nécessairement complète. Est-il envisageable que la fin des dinosaures fût également le résultat d’autres facteurs qui, cette fois, étaient purement terrestres, sans lien direct avec l'astéroïde ? Ces derniers jours, une étude est venue apporter du grain à moudre à tous les passionnés de dinosaures.

    La première a été publiée le 5 février dans la revue Nature par trois chercheurs britanniques de l’université de Reading. Spécialistes de la biologie, ils affirment que les espèces de dinosaures se sont déployées sur Terre de façon spectaculaire, à tel point que la biodiversité de leur environnement en a été menacée. Ainsi, selon eux, les dinosaures ont concouru eux-mêmes à leur propre extinction. Une théorie qui est débattue par de nombreux chercheurs.

    Une vie volcanique intense a-t-elle décimé les espèces ?

    Une deuxième étude, cette fois en lien avec l'astéroïde, a été publiée à la fin du mois de janvier dernier dans la revue scientifique Sciences Advances et s’attache à comprendre le rôle des volcans dans cette extinction.

    Il y a environ 66 millions d’années – à un diplodocus près, hein –, l’astéroïde qui s’est écrasé sur ce qu’on nomme aujourd’hui le cratère de Chicxulub, large de 180 kilomètres de diamètre, a causé une véritable apocalypse. En plus d’un tremblement de terre, le nuage de dioxyde de soufre qui s’est formé dans les airs aurait stagné, causant une retombée de pluies acides qui aurait porté un énorme coup aux espèces de dinosaures.

    Les deux auteurs de l’étude affirment que l’impact a également déclenché le réveil de volcans sous-marins partout à travers le globe, ajoutant une couche infernale au déluge. The Verge explique que ces deux spécialistes des volcans, issus des universités du Minnesota et de l’Oregon, ont travaillé sur la formation de ce qu’on nomme les dorsales, ou rides médio-océaniques.

    En simplifiant, on peut dire qu’il s’agit de frontières de divergence entre deux plaques tectoniques qui sont le lieu d’une forte activité volcanique sous-marine. Concrètement, les deux chercheurs se sont emparés des données sur la croûte terrestre et les dorsales il y a 66 millions d’années et ont analysé l’évolution de l’activité volcanique. Pour eux, la lave sous-marine a percé la croûte terrestre pour venir se répandre sur les dorsales et la surface.

    L'astéroïde aurait ainsi causé des dégâts considérables dans une région volcanique d'Inde appelée Trapps du Deccan. "Des dorsales se sont échappées de larges quantités de lave, alors que les éruptions des Trapps du Deccan ont recouvert l'essentiel du sous-continent indien. À la fin, les trois-quarts des plantes et des espèces de la Terre avaient disparu", écrivent les auteurs sur The Conversation.

    Source illustrée: _mashable.france24.com - Rédaction: Benjamnil Bruel


    Jeudi 08/02/18 - On connaît maintenant l’origine de l’effondrement des premiers vertébrés terrestres il y a 307 millions d’années

    Une récente étude menée par des chercheurs de l’Université de Birmingham (Royaume-Uni) suggère que l’extinction de masse observée chez les espèces végétales il y a 307 millions d’années a entraîné l’extinction de certains groupes de tétrapodes, les premiers vertébrés terrestres.

    Les périodes du Carbonifère et du Permien (358 à 272 millions d’années) furent des intervalles critiques dans l’évolution de la vie sur Terre. Pendant la période carbonifère, l’Amérique du Nord et l’Europe ne formaient qu’une seule et même masse terrestre au niveau de l’équateur, couverte de forêts tropicales denses. Ces forêts ont prospéré grâce au climat chaud et humide, fournissant un habitat idéal pour les premiers tétrapodes (vertébrés à quatre membres), leur permettant de se diversifier en une variété d’espèces. Mais ça n’a pas duré.

    Il y environ 307 millions d’années, au moment où le nombre d’espèces de tétrapodes commençait à augmenter, les forêts tropicales ont de leur côté commencé à disparaître. Le climat est devenu beaucoup plus sec, menant à l’extinction de nombreuses espèces au sein des groupes végétaux dominants. Si l’on savait la période compliquée pour les plantes, on ne savait en revanche pas dans quelle mesure cet événement avait affecté la communauté des premiers tétrapodes.

    Les tentatives précédentes d’explication des changements de diversité au cours de cette période ont été entravées par les enregistrements fossiles, qui n’ont pas été échantillonnés de manière égale à différents intervalles de temps ou zones géographiques. Pour combler ces lacunes dans les sources, les chercheurs de Birmingham ont compilé un nouvel ensemble d’informations à partir de la base de données Paléobiology, et utilisé des méthodes statistiques avancées pour estimer les changements biogéographiques.

    Les résultats de l’étude montrent que la diversité des tétrapodes a largement diminué suite à l’effondrement de la forêt tropicale et l’apparition de conditions de vie plus sèches. Cela est dû en grande partie à la réduction des habitats adaptés aux amphibiens, qui avaient besoin d’environnements humides pour survivre. D’autre part, les chercheurs ont en revanche constaté que suite à cet effondrement, les espèces tétrapodes survivantes ont commencé à se disperser plus librement à travers le globe, colonisant de nouveaux habitats plus éloignés de l’équateur. Beaucoup de ces survivants étaient des amniotes, dont la taille généralement plus grande que celle des premiers amphibiens leur permettait de parcourir de plus longues distances. Ces animaux se caractérisaient également par la présence d’un amnios, une enveloppe contenant un liquide dans lequel se développe le bébé. Chez les autres animaux, la cellule-œuf avait besoin d’eau pour se développer.

    «&#8201;Cette étude est la plus complète jamais réalisée sur l’évolution des tétrapodes&#8201;», note Emma Dunne de l’Université de Birmingham. «&#8201;Nous avons une meilleure compréhension de la façon dont les tétrapodes ont réagi aux changements de leur environnement. Cet effondrement aura été crucial pour ouvrir la voie aux amniotes, groupe qui a finalement donné naissance aux mammifères, aux reptiles et aux oiseaux modernes&#8201;».

    Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans les Proceedings of the Royal Society B.

    Source: sciencepost.fr - Rédaction Brice Louvet avec The Royal Society


    08/02/18 - Le marché mondial du cobalt entre les mains de la RDC et la Chine

    La conférence Mining Indaba en Afrique du Sud se clôt sur un constat : la concentration de la production de cobalt entre la RDC et la Chine fait peser un risque sur l'approvisionnement mondial.

    L'abandon annoncé par la France et la Grande-Bretagne des véhicules à essence et diesel d'ici à 2040 et le virage de l'industrie automobile mondiale vers les véhicules électriques ont placé le cobalt au centre d'un débat complexe. En effet, ce métal entre, avec le lithium, dans la composition des batteries lithium-ion des voitures électriques comme dans celles des smartphones.

    Les projections de Transparency Market Research estiment ainsi que le marché mondial des batteries au lithium-ion devrait passer d'une valeur de 24 milliards d'euros en 2015 à 61 milliards à l'horizon 2024.

    Cette progression s'expliquant essentiellement par la demande de l'industrie automobile. Le cabinet de conseil Morgan Stanley estime ainsi que les véhicules électriques devraient représenter la moitié des ventes mondiales à l'horizon 2050.

    66% de la production mondiale

    Mais cette dépendance aux batteries au lithium-ion repose sur une faiblesse préoccupante. Les géants de l'industrie mondiale tels qu’Apple, Samsung, Volkswagen ou Tesla sont dépendants des livraisons d'un pays africain plongé dans un profond marasme politique : la République démocratique du Congo (RDC), qui assure à elle seule les deux tiers de la production mondiale de cobalt, estimée à 148.000 tonnes en 2015 par la British Geological Survey.

    L'autre particularité du cobalt est que les pays de production diffèrent souvent de ceux où ce métal est raffiné. De ce point de vue, la Chine arrive largement en tête puisqu'avec plus de 48.000 tonnes par an, elle raffine à elle seule près de la moitié du cobalt disponible sur le marché mondial.

    D’ailleurs la Chine est largement présente en RDC puisqu’elle raffine la plus grande partie du cobalt extrait dans ce pays. Dès lors, il y a un véritable danger pour l'industrie automobile, ou celle des téléphones portables, à dépendre ainsi de la RDC.

    Dans un article publié par le site de vulgarisation scientifique The Conversation, Ben McLellan, chercheur à l'université de Kyoto au Japon, estime que l'industrie automobile "devrait se soucier du fait que l'approvisionnement d'un de ses minéraux essentiels (...) pourrait être trop centralisé dans un seul pays."

    Si la Chine demeure par ailleurs un Etat plus fiable du point de vue économique, la crise d'approvisionnement en terres rares, entre 2009 et 2012, a montré que Pékin pouvait avoir une utilisation politique de ses ressources minérales.

    "Il y aura une pénurie d'approvisionnement en cobalt à l'avenir, lorsque le marché des véhicules électriques va se déployer", a prédit à Bloomberg Ivan Glassenberg, le PDG du géant minier Glencore. Ainsi, en cinq ans, le prix de la tonne de cobalt a quasiment été multiplié par trois et la tendance reste à la hausse au London Metal Exchange, la bourse des métaux de Londres.

    La RDC s'apprête d'ailleurs à réviser son code minier jugé trop favorable aux capitaux étrangers, pour que son économie profite aussi de l'envolée des cours du cobalt, notamment par l'intermédiaire de l'entreprise nationale Gecamines.

    Travail d'enfants

    Mais ce n'est pas le seul souci. Dans un rapport publié en novembre 2017, Amnesty International a dénoncé les conditions de travail effrayantes dans les mines de cobalt en RDC, où 20% de la production serait assurée par des exploitations artisanales.

    Amnesty International a accusé des entreprises comme Volkswagen, Daimler, Microsoft et Renault de ne pas agir suffisamment - voire pas du tout - pour tracer l'origine du cobalt qu'ils intègrent dans leur production.

    Volkswagen a annoncé en janvier sa décision de s'installer au Rwanda pour y bâtir une usine d'assemblage. L'intention du constructeur automobile allemand est également de se rapprocher des gisements de cobalt en République démocratique du Congo.

    "20% de la production totale de cobalt en RDC est réalisée à la main. Les mineurs extraient le cobalt avec des outils rudimentaires et sans protection", explique Lauren Amistead d'Amnesty International. "Les puits qu'ils creusent sont souvent plus profonds que la norme légale de 30 mètres. Ils descendent parfois à 60 ou 70 mètres et ils n'ont aucune protection. Ces personnes travaillent dans des conditions très dangereuses et lorsque les puits s'effondrent, il y a des morts."

    "Si Volkswagen veut devenir leader sur le marché de la voiture électrique alors ils doivent vraiment se positionner en tant que leader du point de vue des pratiques d'extraction. Il est de la plus haute importance que la révolution des véhicules électriques ne se fasse pas sur le dos des enfants et des adultes qui travaillent dans ces conditions en République démocratique du Congo", poursuit Lauren Amistead.

    Les industriels de l'automobile et des smartphones se retrouvent donc sous une pression croissante des ONG mais aussi des investisseurs qui exigent un "traçage" du cobalt, à l'image de ce qui a été mis en place pour les minerais et les diamants extraits dans les zones de conflits.

    Le fond d'investissement Hermes, qui pèse 34 milliards d'euros, vient de sommer les industriels de songer à utiliser des techniques telle que le "blockchain", une technologie de stockage et de transmission de données qui fonctionne sans contrôle central, utilisée notamment avec la crypto-monnaie bitcoin.

    Appliquée au cobalt, cette technologie, déjà utilisée pour le diamant, permettrait de tracer le cobalt depuis son extraction jusqu'à son application industrielle.

    Toutefois, le cas du cobalt reste plus complexe car encore lié à une production plus artisanale. Le risque étant que du cobalt "propre" soit mélangé à la production d'autres sites qui utilisent le travail des enfants.

    Source illustrée: Deutsche Welle - Auteur: Jean-Michel Bos


    Mercredi 07/02/18 - Sept morts et 67 disparus lors du séisme à Taïwan

    Des immeubles qui penchent, des rez-de-chaussée effondrés : les secouristes travaillaient d'arrache-pied, mercredi, dans la ville taïwanaise de Hualien pour retrouver des survivants après un séisme qui a fait au moins sept morts et 260 blessés.

    Selon les pompiers, 67 personnes étaient encore portées disparues tard mercredi soir, un jour après le tremblement de terre de magnitude 6,4 qui a secoué ce port pittoresque de la côte est, l'une des destinations touristiques les plus courues de Taïwan.

    Plusieurs édifices ont aussi été lourdement endommagés.

    Des photos et des vidéos publiées sur lnternet montrent des immeubles, principalement à Hualien, qui s'inclinent de manière prononcée. Les étages inférieurs se sont souvent effondrés et les secouristes ont dû utiliser des échelles et des grues pour s'assurer que les résidents en sortent de manière sécuritaire.

    Au moins quatre édifices se sont écroulés ou se sont déplacés sur leurs fondations. Les dégâts sont vraisemblablement attribuables à la liquéfaction du sol, phénomène qui se produit quand le sol sous un immeuble perd sa solidité en raison d'un stress comme celui causé par un séisme.

    On compte au moins deux employés de l'hôtel Marshal parmi les morts. Un autre employé a été secouru des décombres.

    Les opérations de secours se poursuivent à Taïwan pour retrouver des survivants après le séisme de mardi.

    Des routes ont été endommagées par la puissance du tremblement de terre. Des milliers de foyers sont maintenant privés d'électricité et d'eau.

    Les efforts des secouristes se sont concentrés sur l'immeuble résidentiel Yunmen Tsulti, qui s'incline maintenant à 45 degrés. De longs piliers d'acier ancrés contre des blocs de ciment ont été installés pour l'empêcher de tomber.

    Plusieurs répliques continuent à secouer la région et les sinistrés sont hébergés dans des abris d'urgence, notamment dans un nouveau stade de baseball où on leur offre un lit et de la nourriture chaude.

    Les opérations de sauvetage sont sans cesse interrompues par de violentes répliques du séisme, qui obligent chaque fois les secouristes à courir se mettre en sécurité.

    La plus puissante d'entre elles a atteint une magnitude de 5,7 et a été ressentie jusque dans la capitale, Taipei, à 120 km au nord de Hualien.

    La côte est située sur la Ceinture de feu du Pacifique, qui est reconnue pour son activité sismique, de l'Alaska au sud-est de l'Asie.

    Il y a deux ans, un tremblement de terre de magnitude 6,4 avait secoué le sud de Taïwan et avait provoqué l'effondrement d'un immeuble d'habitation, causant la mort de 115 personnes.

    Cinq personnes qui ont participé à la construction de l'édifice avaient plus tard été condamnées pour négligence.

    En 1999, un puissant séisme de magnitude 7,6 avait fait plus de 2300 victimes.

    Source: _Radio Canada avec l'AP


    07/02/18 - Au moins quatre morts et 145 disparus dans un séisme à Taïwan

    Un tremblem>ent de terre de magnitude 6,4 a secoué mardi l'est de Taïwan. Le bilan provisoire fait état de quatre morts et plus de 145 personnes disparues. Le président Tsai Ing-wen s'est rendu sur place.

    Au moins quatre personnes ont été tuées et 145 sont portées disparues après un séisme de magnitude 6,4 qui a frappé mardi 6 février, dans la soirée, la ville de Hualien, dans l'est de Taïwan. Le tremblement de terre a par ailleurs fait 225 blessés, dont certains grièvement.


    Un hôtel et un immeuble d'habitation ont été les bâtiments les plus endommagés de cette ville portuaire, un haut lieu touristique de l'île, d'après le service des pompiers.

    Les secours se sont affairés toute la nuit et la matinée suivante dans les décombres. Un grand nombre des personnes portées disparues seraient bloquées dans un hôpital militaire de la ville.

    Quelque 40 000 habitations ont été privées d'eau et les coupures de courant en ont affectées 1 900.

    Procédure catastrophe

    Le président Tsai Ing-wen s'est rendu sur les lieux mercredi matin pour coordonner les secours. "Le président a demandé à son cabinet et aux ministères concernés de lancer immédiatement la "procédure catastrophe", ont fait savoir ses services.

    Un tremblement de terre de magnitude 6,1 a déjà eu lieu dans la région dimanche, sans faire ni victimes ni dégâts.

    Plus de 100 personnes ont trouvé la mort dans un séisme il y a deux ans dans le sud de Taïwan et l'île reste traumatisée par le souvenir du tremblement de terre de 1999, de magnitude 7,6, qui avait fait plus de 2 000 morts.

    Source: _www.france24.com avec l'AFP


    07/02/18 - Paléontologie: Mansourasaurus, le maillon manquant

    Une équipe de paléontologues égyptiens de l'Université de Mansoura a mis au jour les fossiles d'une nouvelle espèce de dinosaures, qui comble l'une des lacunes historiques de l’évolution des dinosaures.

    Mansourasaurus est la nomination donnée au nouveau dinosaure, découvert depuis quelques jours dans l’oasis de Dakhla dans la Nouvelle Vallée du Désert occidental. Le nouveau dinosaure est mis au jour grâce à une équipe de paléontologues égyptiens des Universités de Mansoura et d’Assiout, dirigée par le professeur Hesham Sallam, fondateur du Centre de paléontologies de vertèbres à l’Université de Mansoura.
    En fait, c’est le sixième dinosaure trouvé en Egypte. « Toutes les précédentes trouvailles ont été effectuées par des missions étrangères (voir encadré). C’est la première fois qu’une équipe égyptienne réalise une telle découverte scientifique », affirme Sallam, ajoutant que Mansourasaurus est une nouvelle espèce, qui comble une lacune dans l’histoire de l’évolution des dinosaures sur la terre, ce qui redouble l’importance de cette trouvaille.

    L’histoire de cette découverte a commencé en 2008, lorsque le jeune paléontologue Hesham Sallam est parti en quête de dinosaures qui vivaient depuis 70 à 80 millions d’années, d’après la chronologie de leur existence sur terre. Les premières évidences ont apparu quelques années plus tard, à Dakhla en 2010. Une équipe est partie alors à Dakhla en 2013. « Nous sommes restés en plein désert pendant 21 jours. Le travail se prolongeait plus de 12 heures par jour », se souvient Sanaa Al- Sayed, adjointe du directeur. Une quête de titan a délivré le premier fossile en décembre 2013. Etant fragile, il a été fortifié et consolidé avec des matériaux chimiques.

    En mars 2014, la mission a dégagé d’autres membres fossilisés du dinosaure : Bras, omoplate, mâchoire, vertèbres cervicales et thoraciques, côtelettes, une complète patte, un doigt de main, trois autres de pattes ainsi qu’une partie du crâne. « Tous ces fossiles composent 65 % du dinosaure. La taille de la trouvaille est en bonne proportion par rapport aux dinosaures découverts dans le monde entier », souligne Sallam. « Cette trouvaille n’a été accomplie que cette semaine parce que l’équipe a dû faire des études pendant quatre ans. Et l’on a donné le nom de Mansourasaurus au dinosaure », reprend-il. En fait, au cours de ces années, les fossiles ont été consolidés et transférés au Centre de paléontologies des vertèbres de l’Université de Mansoura afin d’accomplir les études qui ont confirmé que Mansourasaurus est un sauropode qui est un gigantesque reptile herbivore, aux longues nuque et queue. Il pèse environ 5,5 tonnes dont la longueur totale atteint 10 mètres. Son dos était couvert de morceaux de plaques osseuses pour le protéger et consolider sa peau. « On a comparé les fossiles du dinosaure découvert avec ceux de l’Amérique du Sud, de l’Afrique du Sud, de l’Asie et de l’Europe. Les nouveaux fossiles sont uniques. C’est une nouvelle espèce au monde entier », affirme la paléontologue Iman Al- Dawoudi, membre de la l’équipe scientifique qui a effectué les analyses. Raison pour laquelle les paléontologues égyptiens ont eu le droit de le nommer. « On l’a appelé Mansourasaurus en l’honneur de l’équipe qui l’a découvert, provenant de l’Université de Mansoura », commente l’adjointe Sanaa Al-Sayed.

    Enigme résolue, d’autres en attente

    Mansourasaurus, qui appartient au groupe Titanosauria, vivait à l’ère géologique crétacée supérieure (depuis près de 100 millions d’années à 65 millions d’années). « Mansourasaurus représente l’évolution des derniers dinosaures qui vivaient en Egypte, voire dans tout le continent africain », explique Sallam, ajoutant que des dinosaures similaires se trouvaient en Europe. « A l’âge du crétacé supérieur, après la formation des 6 continents, il y avait une sorte de pont qui reliait l’Afrique à l’Europe, ce qui permettait le déplacement des dinosaures d’un continent à l’autre sans la moindre difficulté », reprend-il. A cette époque lointaine, cette région de l’Egypte comprenait des fleuves et des deltas, ce qui permettait aux plantes tropicales de pousser. Dans cette ambiance vivaient les gigantesques reptiles qui régnaient dans tout le globe terrestre. Si la trouvaille de Mansourasaurus est une clé dans l’évolution des dinosaures égyptiens et africains, il reste encore beaucoup d’étapes à accomplir. L’équipe va remonter le dinosaure et continuer ses études pour répondre à quelques questions encore énigmatiques, comme les moyens de déplacement de Mansourasaurus d’un continent à l’autre et les raisons de la disparition de ces reptiles.

    Historique sur les dinosaures égyptiens
    D'après Hesham Sallam, la recherche des dinosaures en Egypte remonte au début du XXe siècle.

    1915 : Le paléontologue allemand Ernest Stromer Von Reichenbach (1871-1952) a commencé ses quêtes sur les dinosaures en Egypte, notamment dans les oasis de Bahariya, Kharga et Dakhla.

    1924 : Stromer a trouvé, dans l’oasis de Bahariya, Bahariyasaurus ou le « reptile effrayant ».

    1930 : Le paléontologue allemand a dégagé le Spaniosaurus, avec ses épines au dos. Le Spaniosaurus en est le plus féroce jamais trouvé. Il est le protagoniste du film Jurassic Park.

    1931 : Stromer a mis au jour Carcaradontosaurus, dont les dents ressemblent à celles du requin.

    1932 : Stromer a trouvé Aegyptosaurus, sauropode. Les fossiles de tous ces dinosaures ont été transférés en Allemagne afin d’être exposés au Musée de Munich. Mais le musée a été frappé et détruit par une bombe en 1942, durant la Deuxième Guerre mondiale et les dinosaures égyptiens ont été perdus pour de bon.

    2001 : La mission de l’Université de Pennsylvanie, dirigée par le professeur américain Robert Glegengack, a trouvé, dans l’un des sites de l’oasis de Bahariya, le dinosaure herbivore Paralitan Stromer. Nomination en l’honneur du premier paléontologue qui a travaillé sur site au début du XXe siècle.

    Source: hebdo.ahram.org.eg - Rédaction: Doaa Elham


    07/02/18 - La Zambie prévoit de produire 1,5 million de tonnes de cuivre en 2019

    En 2019, la Zambie pourrait atteindre une production annuelle de cuivre de 1,5 million de tonnes. C’est ce qu’a déclaré mardi, son ministre des mines Christopher Yaluma (photo), lors de l’African Mining Indaba, une conférence sur l’investissement dans le secteur minier.

    Selon M. Yaluma, cette prévision se base sur le fait que l’environnement minier se soit amélioré ces dernières semaines, et les tensions avec les producteurs sur l’approvisionnement en électricité, réglées.

    «Les perspectives de l’industrie minière zambienne sont très positives. Les restrictions sur l’approvisionnement en électricité ont été supprimées et les prix des produits de base sont bons.», a-t-il déclaré.

    En 2018, la Zambie prévoit de produire 1 million de cuivre, contre un peu plus de 800 000 tonnes en 2017. Le deuxième producteur de cuivre du continent a enregistré l’année passée, une hausse à 37,6 milliards de kwachas, de ses revenus miniers.

    Source: www.agenceecofin.com - Rédaction: Louis-Nino Kansoun


    Mardi 06/02/17 - Deux morts et plus de 100 blessés dans un séisme à Taïwan

    Deux personnes ont été tuées et 114 blessées, certaines grièvement, dans un séisme de magnitude 6,4 qui a frappé mardi soir l'est de Taïwan, a annoncé le gouvernement.

    Le Premier ministre William Lai a précisé que les décès étaient survenus dans la ville portuaire de Hualien, où un hôtel, le Marshal Hotel, s'est effondré. La secousse a été enregistrée à 23h50 heure locale, son épicentre se trouvant à 21 km au nord-est de cette agglomération, a précisé l'institut géologique américain USGS.

    Les services des pompiers ont déclaré qu'au total au moins quatre bâtiments, dont un deuxième hôtel, avaient été plus ou moins gravement endommagés.

    L'USGS, organisme qui fait référence au niveau mondial en matière de tremblements de terre, a annoncé que ce séisme avait été enregistré à une faible profondeur d'environ 9,4 km.

    Sur des images télévisées, on peut voir l'hôtel Marshal de Hualien incliné sur un côté, ainsi que des routes fissurées.

    Des responsables des services locaux de la lutte contre les incendies ont déclaré que 28 personnes au total avaient été secourues dans cet hôtel et dans un immeuble d'habitation.

    "Le tremblement de terre est si fort (...) Il y a des fissures sur le mur", a témoigné sur Facebook un habitant de Hualien.

    Près de cent autres secousses de moindre importance avaient été enregistrées dans la même région ces trois derniers jours.

    Il y a deux ans, un séisme de même magnitude avait fait plus de cent morts dans la ville de Tainan, dans le sud-ouest de Taïwan.

    Source: www.7sur7.be avec Belga


    06/02/18 - Regard sur la naissance de l’Antarctique

    Des chercheurs ont récemment annoncé une percée dans les travaux entourant la formation, il y a quelque 34 millions d’années, des nappes glaciaires ayant donné naissance à l’Antarctique. Car si la région polaire fascine depuis longtemps, avec entre autres l’établissement de nombreuses bases de recherche sur ce continent glacé, personne n’avait encore résolu le mystère.

    De fait, deux théories s’opposent. La première théorie repose sur les changements climatiques mondiaux. Les scientifiques ont démontré que les taux atmosphériques de dioxyde de carbone ont diminué de façon constante depuis le début de l’ère cénozoïque, il y a 66 millions d’années. Lorsque ces taux sont descendus en deçà d’un seuil critique, la baisse de la température du globe a permis la formation des nappes glaciaires dans l’Antarctique.

    La seconde théorie repose sur les changements spectaculaires survenus dans la configuration de la circulation océanique. Selon cette théorie, l’augmentation considérable de la profondeur du passage de Drake (qui sépare l’extrémité sud de l’Amérique du Sud et l’Antarctique) survenue il y a quelque 35 millions d’années a déclenché une réorganisation complète de la circulation océanique. L’augmentation de l’écart entre les masses continentales de l’Antarctique et l’Amérique du Sud a entraîné la formation du puissant courant circumpolaire antarctique qui a fait fonction de barrière d’eau et empêché efficacement les eaux plus chaudes de l’Atlantique Nord et du Pacifique central de se déplacer au sud vers les masses continentales de l’Antarctique. Ces dernières se sont ainsi trouvées isolées, et les températures plus basses ont permis la formation des nappes glaciaires.

    Une équipe de chercheurs dirigée par des scientifiques du Département des sciences de la Terre et des planètes de l’Université McGill estime que la meilleure façon de comprendre la formation de ces nappes glaciaires près du pôle Sud consisterait en fait à combiner les deux théories.

    Ainsi, dans un article publié dans la revue scientifique Nature Geoscience, les chercheurs affirment que « l’augmentation de la profondeur du passage de Drake a modifié la circulation océanique, ce qui a eu pour conséquence d’entraîner les eaux chaudes vers le nord suivant une configuration semblable à celle que l’on observe dans le Gulf Stream, qui réchauffe actuellement le nord-ouest de l’Europe, et que cette réorganisation de la circulation océanique résultant du déplacement des eaux chaudes vers le nord a entraîné une augmentation des précipitations ».

    Toujours au dire des experts, ces précipitations accrues, survenues il y a quelque 35 millions d’années, « ont eu pour conséquence de réduire les taux atmosphériques de dioxyde de carbone ». En fait, ces taux ont fini par chuter à un point tel que les nappes glaciaires ont pu se former rapidement dans l’Antarctique, apprend-on dans l’étude.

    « Il s’agit d’une leçon intéressante pour nous en matière de changements climatiques », affirme le professeur Galen Halverson de l’Université McGill. « Nous nous trouvons devant un changement radical entre deux états climatiques stables en Antarctique – des glaciers se sont formés rapidement là où il n’y en avait pas. Nous réalisons la complexité des changements climatiques et l’ampleur des effets exercés par la réorganisation de la circulation océanique sur le climat mondial lorsqu’on les étudie en fonction de l’échelle des temps géologiques. »

    Source: www.pieuvre.ca


    06/02/18 - Pôle Nord. La Chine a de l'appétit !

    La Chine a dévoilé, fin janvier, un livre blanc sur ses intentions maritimes, géopolitiques et économiques dans l'Arctique. Non sans inquiéter les Canadiens.

    Ce n'est qu'un document de quelques pages, mais il inquiète, voire fait trembler les milieux informés du Canada. L'objet de toutes les peurs canadiennes est un petit livre blanc intitulé « La politique arctique de la Chine ». Ce rapport a surpris, car l'empire du Milieu n'est pas, d'ordinaire, si disert et il dévoile rarement ses ambitions. Dès le début de son livret, le gouvernement chinois positionne son pays comme « une importante partie prenante dans les affaires arctiques » mais aussi, non sans raccourcis géographiques, « comme un État presque arctique, l'un des États continentaux les plus proches de l'Arctique ». Si Pékin enchaîne les précautions oratoires, assurant vouloir protéger l'environnement de la région, tout indique le contraire. Depuis le début des années 2000, les Chinois ont accentué leur présence dans le Grand Nord, notamment via des expéditions scientifiques. À la fin 2017, la Chine avait déjà mené huit expéditions polaires, franchi le passage du Nord-ouest avec un brise-glace, le Xue Long, (NDLR : Dragon des neiges), racheté à l'Ukraine au milieu des années 1990.

    Rachat de mines

    Au-delà de ces expéditions et d'une base au Spitzberg qui lui donnent une légitimité polaire au regard de la communauté internationale, Pékin appelle ses entreprises à accélérer leurs investissements dans l'Arctique en construisant des ports pour aménager une voie maritime arctique qu'elle nomme « route de la soie polaire ». Pour asseoir leurs insatiables besoins en ressources naturelles, les Chinois ont acheté des mines canadiennes au Nunavut, dont les matières premières pourraient, dans le futur, transiter via cette route de la soie polaire. L'empire du Milieu a aussi prêté beaucoup d'argent à l'Islande, en banqueroute après la crise financière de 2008. En échange, Reykjavik a soutenu Pékin pour obtenir un poste d'observateur au Conseil de l'Arctique. Car la dictature chinoise ne cache pas son appétit pour les richesses pétrolières et gazières du pôle Nord, qui représenteraient respectivement 13 % et 30 % des réserves mondiales non découvertes. Autre source d'intérêt, les immenses ressources halieutiques du Grand Nord. Ces ambitions avouées inquiètent d'autant plus le Canada que ce dernier a toujours considéré l'océan Arctique comme une mer intérieure lui appartenant. Chaque année, l'armée canadienne et ses rangers inuits mènent des exercices dans le Grand Nord, comme ce sera encore le cas à la fin février. Sans impressionner personne, car Ottawa n'a jamais investi pour protéger l'Arctique.

    « Gagnant-gagnant »

    Dans une lettre ouverte publiée à la fin 2017 dans le quotidien du Nunavut Nunatsiaq News, le sénateur canadien Dennis Patterson a tiré la sonnette d'alarme : « Le Canada doit mettre en place des mesures de régulation » dans l'Arctique s'il ne veut pas le perdre. Des mesures superflues si l'on en croit Pékin qui assure vouloir faire les choses avec « respect, coopération, dans un esprit gagnant-gagnant » !

    Source + carte: www.letelegramme.fr avec son correspondant au Canada


    Lundi 05/02/18 - La terre a tremblé dans le Cantal et dans le Puy-de-Dôme

    Les sismographes ont enregistré deux secousses à seulement quelques jours d’intervalle : le 29 janvier à proximité de Saint-Flour (Cantal) et le 2 février dans le secteur de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Toutes deux d’une magnitude de 2,1 sur l’échelle de Richter.

    Il était 22h39, vendredi 2 février, lorsque les sismographes ont enregistré un séisme dans le Puy-de-Dôme. L’épicentre a été localisé à 29 kilomètres de Clermont-Ferrand. L’intensité de cette secousse était de 2,1 MLv (échelle de Richter). Quelques jours plus tôt, le même scénario est survenu dans le Cantal. Lundi 29 janvier à 7h22, une secousse a été enregistrée à 13 kilomètres à l’est de Saint-Flour. La magnitude était également de 2,1 sur l’échelle de Richter.

    Si ces séismes sont passés inaperçus auprès des habitants, ils ont bel et bien été enregistrés par le Réseau National de Surveillance Sismique (RéNaSS). "Ces deux secteurs sont connus comme étant des zones sismiques" explique Antoine Schlupp, ingénieur de recherche et responsable scientifique du bureau central sismologique français et du RéNaSS. "A cet endroit les séismes peuvent être liés soit au volcanisme soit à la tectonique des plaques. La faiblesse de l’intensité dans ce cas ne permet pas de savoir précisément de quoi il s’agit" précise-t-il.

    Avec des magnitudes de 2,1 MLv, ces tremblements de terre sont considérés comme très mineurs. "C’est vraiment très petit sur l’échelle de Richter. Pour avoir un ordre d’idée entre 2 et 3, l’énergie est multipliée par 30. Et 5, sur l’échelle, c’est plusieurs millions de fois plus puissant" souligne Antoine Schlupp. Dans le monde, chaque jour, des milliers de secousses de petite intensité sont mesurées. En France, elles sont environ une centaine chaque année.

    En Auvergne, une dizaine de stations contribue à enregistrer toutes ces données. Le RéNass rappelle régulièrement que les témoins de tremblements de terre peuvent répondre à un questionnaire sur franceséisme.fr. Trop faibles en intensité, les deux secousses enregistrées dans le Puy-de-Dôme et dans le Cantal n'ont été signalées par aucun habitant. "Elles étaient situées trop en profondeur" souligne Antoine Schlupp, puis il ajoute "à cette profondeur et avec seulement une magnitude de 2,1 MLv, il aurait fallu être situé juste au-dessus pour ressentir les secousses. Elles sont donc passées inaperçu auprès de la population".

    Source: france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes - Rédaction: D.Cros


    05/02/18 - Le secteur minier réuni en Afrique du Sud pour son grand rendez-vous annuel

    La 24e édition d’Investing in African Mining Indaba, la conférence internationale annuelle sur l'investissement minier en Afrique, se tient du 5 au 8 février au Cap en Afrique du Sud. Elle réunit les décideurs et professionnels du secteur minier implantés ou intéressés par l'Afrique.

    Les organisateurs de la conférence internationale annuelle sur l'investissement minier en Afrique attendent pas moins de 2 000 sociétés internationales et les délégations officielles de 45 pays -africains ou non- à ce rassemblement annuel. L’année 2017 a constitué une bonne année pour le secteur minier. En fin d'année, les cours ont progressé de plus de 20%. Et c’est la Chine qui mène le bal dans le secteur du fer du zinc et du nickel.

    Toutefois, 2018 devrait connaitre selon la Banque mondiale une certaine accalmie sur les prix. Et même l'or devrait être légèrement orienté à la baisse, ce qui ne fait pas l'affaire de l’Afrique du Sud. Mais la Zambie et la République démocratique du Congo vont bénéficier de la demande croissante en cuivre, liée au développement de la voiture électrique.

    La Guinée s'attend à profiter de la demande chinoise en bauxite. Peu de croissance à attendre en revanche des gisements de fer guinéens, sud-africains, mauritaniens, libériens et sierra-léonais. La République démocratique du Congo peut déjà se frotter les mains : elle détient un tiers des réserves mondiales de cobalt dont le prix a doublé en 2017.

    Source: www.rfi.fr


    05/02/17 - Dans les mines d'or de l'est du Cameroun, tensions entre exploitants chinois et mineurs locaux

    Dans les forêts de l'est du Cameroun, les mines d'or attirent des entreprises chinoises. Avec leurs pelleteuses et pompes à eau, elles ont compliqué le travail des mineurs artisanaux locaux, qui exploitent ces mines depuis des années à l’aide de simples pelles et de bassines. Ils racontent leur désarroi face à l’arrivée des ces nouveaux exploitants selon eux peu regardants sur les mesures de sécurité. Les tensions peuvent être vives entre les entreprises étrangères exploitantes et les locaux.

    Source: fr.news.yahoo.com


    05/02/18 – Paléontologie: l’araignée qui avait une queue

    Des spécimens d'une espèce d'arachnide inconnue à ce jour, qui ressemble à une araignée dotée d'une queue couverte de poils, ont été découverts très bien conservés dans de l'ambre datant de 100 millions d'années.

    Les bestioles décrites par une équipe internationale de paléontologues vivaient donc au Crétacé dans le territoire correspondant à l’actuel Myanmar.

    Les quatre fossiles d'araignées primitives sont décrits dans la revue Nature Ecology & Evolution.

    Ces spécimens sont plutôt petits. Leur corps mesure environ 2,5 millimètres, à l'exclusion de la queue, longue de 3 millimètres.

    Ces arachnides ressemblent en tout point à une araignée, avec des crocs, des pédipalpes mâles (appendices), quatre pattes et des filières de soie à l'arrière. Fait étonnant, elles possèdent aussi de longs flagelles, ou queues, rappelant ceux des scorpions.

    Aucune espèce actuelle d’araignée ne possède une telle queue, bien que certains cousins des araignées, les uropyges (Uropygi) par exemple, possèdent un flagelle anal.

    Selon Paul Selden, de l'Institut de paléontologie et du Département de géologie de l'Université du Kansas, l’appendice de cette nouvelle espèce appelée Chimerarachne yingi lui permettait d’explorer son environnement.

    Chimerarachne yingi serait entre les araignées modernes équipées de filières, mais sans queue, et les très vieilles Uraraneida (un ordre éteint d'arachnides, cousines des araignées) qui vivaient il y a entre 380 et 250 millions d'années et qui possédaient une queue, mais pas de filières.

    La nouvelle espèce serait, selon Paul Selden, l'arachnide archaïque « la plus semblable aux araignées » et certains de ses descendants à queue pourraient être présents dans les forêts asiatiques.

    Une conclusion que ne partage pas l’un de ses collègues de l'Université d'Harvard, Gonzalo Giridet. Selon lui, Chimerarachne yingi serait elle-même une Uraraneida, et serait disparue sans laisser de descendants.

    Quoi qu'il en soit, ces créatures partagent certainement un ancêtre commun avec les araignées. Elles ressemblent d'ailleurs au groupe le plus primitif d'araignées actuelles.

    Le saviez-vous?

    Les premiers arthropodes sont apparus il y a environ 540 millions d'années. Et il y a 440 millions d'années, apparurent les premiers spécimens connus de scorpions et d'araignées. De nos jours, il existe 80 000 espèces d'arachnides, dont plus de 1 500 espèces de scorpions et 50 000 espèces d'araignées.

    Source illustrée: Radio-Canada - Texte d'Alain Labelle


    Dimanche 04/02/18 - Séisme de magnitude 6,1 au large de Taïwan

    L'épicentre est situé à une quinzaine de kilomètres au nord du port de Hualien, à environ huit kilomètres sous le niveau de la mer.

    Un séisme de magnitude 6,1 s'est produit dimanche soir à une faible profondeur au large des côtes orientales de Taïwan, ont annoncé les services sismologiques américains (USGS). L'épicentre est situé à une quinzaine de kilomètres au nord du port de Hualien, à environ huit kilomètres sous le niveau de la mer, a ajouté l'USGS, selon laquelle "la probabilité est faible qu'il y ait eu des victimes ou des dégâts".

    Source: www.europe1.fr avec l'AFP


    04/02/18 - Tricastin: un séisme pourrait causer "un accident de type Fukushima"

    Thierry Gadault et Hugues Demeude, auteurs du livre "Nucléaire, danger immédiat", mettent à mal la sûreté des centrales centrales nucléaires françaises notamment celle du Tricastin (Drôme/Vaucluse).

    Le Journal du Dimanche publie des extraits de cet ouvrage. Pour les deux enquêteurs la situation est alarmante.

    Tricastin : pire centrale du pays

    La centrale du Tricastin (Drôme/Vaucluse), "avec son réacteur 1, est la pire centrale du pays".

    "Ce réacteur cumule tous les problèmes : défauts sous revêtement, absence de marge à la rupture, et dépassement des prévisions de fragilisation à quarante ans", soulignent-ils.

    Et d'ajouter : "Sans oublier le risque d'inondation catastrophique en cas de séisme, comme l'a relevé en septembre 2017 l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a arrêté d'office le fonctionnement des quatre réacteurs de la centrale en attendant qu'EDF fasse, enfin, les travaux de renforcement de la digue du canal de Donzère-Mondragon."

    La centrale est située en contrebas du canal, à six mètres en dessous du plan d'eau.

    "On pourrait aller vers un accident de type Fukushima"

    Pierre-Franck Chevet, le président de l'ASN a confié aux deux auteurs "qu'en cas de séisme fort on pourrait aller vers une situation, avec quatre réacteurs simultanés en fusion, qui ressemble potentiellement à un accident de type Fukushima. EDF a trouvé l'arrêt immédiat de la centrale pour réaliser ces travaux injustifié, moi je le trouve justifié".

    EDF avait annoncé en novembre 2017 un nouveau report du redémarrage de la centrale nucléaire du Tricastin arrêtée depuis le début d’octobre à la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en raison de travaux de renforcement d’une digue protégeant le site d’éventuelles inondations.

    Source: www.ledauphine.com


    04/02/18 - Cauchemar en sous-sol

    Notre sous-sol est un véritable gruyère : des mines, des galeries, des tunnels rendent le sol parfois instable, et représentent un risque, qui peut aller jusqu’à l’affaissement de terrain. On recense 500 000 cavités sous le territoire national, et sept millions de Français seraient concernés.

    On l’imagine indestructible, compact, et pour cause, toute notre vie est bâtie sur lui. C’est notre sous sol. Mais en réalité, il ressemble à du gruyère, il est traversé par des cavités souterraines. Elles sont naturelles ou creusées par l’homme. On estime leur nombre à 500 000 sur tout le territoire.

    Selon des associations qui alertent sur ce qui pourrait devenir un danger majeur, 7 millions de Français sont concernés. En résumé, leur maison est construite sur du vide, au dessus d’un trou. Cela peut être une carrière, un tunnel, des marnières - elles sont très présentes en Normandie- ce sont des galeries d’où la craie était extraite.

    Il y a évidemment aussi la France minière, 2 500 communes concernées par les 40 000 kilomètres de galeries creusées, et elles parfaitement répertoriées. Mais depuis l’arrêt de l’exploitation de ces mines, ces voies souterraines ne sont plus entretenues, en tout cas pas assez pour empêcher des affaissement de terrains. Avec pour conséquence : des maisons qui peuvent s'écrouler.

    Pour ce reportage, Stéphane Cosme est allé dans ces endroits où le sol littéralement se dérobe sous nos pieds.

    « Cauchemar en sous-sol», reportage de Stéphane Cosme avec une prise de son en plein air de Sandrine Malon et en sous-sol de Jean- André Giannecchini. La réalisation est signée Michelle Soulier, assistée d’Alexia Lacour.

    Source: www.franceinter.fr - Pour en savoir plus avec le site de la ville de Paris


    Samedi 03/02/18 - Une collection d'empreintes de dinosaures inestimable découverte sur un parking de la NASA

    Le chasseur de fossiles amateur Ray Stanford ne se doutait pas qu’il découvrirait l’une des collections d’empreintes de dinosaures la plus riche au monde en traversant le parking de la NASA en 2012, pour aller déjeuner avec sa femme.

    D’aucuns diraient qu’il a eu de la chance, mais dans le milieu de la paléontologie, le regard aiguisé de Ray Stanford est devenu légendaire. En 25 ans, ce retraité de 79 ans, chasseur de fossile amateur, a permis à lui seul de tripler le nombre de dinosaures identifiés dans le Maryland. Mais ces exploits ne représentent rien, comparés à l’incroyable découverte qu’il a faite lors d’un jour d’été de 2012, alors qu’il traversait le parking du NASA Goddard Space Flight Center après un déjeuner avec sa femme, spécialiste de l’information au sein de la prestigieuse agence spatiale.

    Une incroyable découverte

    Après leur déjeuner, Stanford prit le chemin pour rentrer chez lui, mais son attention fut attirée par un morceau de grès constellé des taches rouge vif caractéristiques du fer oxydé. Un morceau de roche à peine visible au milieu d’une portion de sol herbeux, mais dont Stanford savait pertinemment qu’elle était idéale pour conserver des empreintes. Son intuition fut confirmée lorsqu’il identifia la marque d’une patte de nodosaure à sa surface. À cet instant, Stanford ignorait encore l’importance de sa découverte.

    La NASA était à l’époque sur le point de démarrer la construction d’un nouveau bâtiment à l’endroit même où se dressait cette roche. Désireuse d’extraire le fossile afin de libérer le terrain, elle demanda au climatologue Compton Tucker d’utiliser un radar à pénétration de sol pour déterminer la taille approximative de la dalle de grès. L’énorme pièce de roche put ensuite être excavée.

    Durant l’excavation, un employé de la NASA confia, l’air honteux, qu’il était passé de nombreuses fois près du fossile sans jamais le remarquer. « Tu es un astrophysicien », lui répondit Stanford, avant d’ajouter en pointant le ciel : « Ton esprit est là-haut. Pour ma part je suis un chasseur de dinosaure, mon esprit est concentré ici-bas. » La dalle pesant plus de 4 tonnes, un moule de fibre de verre fut fabriqué pour faciliter le travail d’analyse.

    Les marques d’une vie passée

    Lors de l’automne 2015, le moule fut installée dans le sous-sol de Stanford, où il passa de nombreuses heures à explorer ses secrets progressivement et méticuleusement. « Je n’arrivais plus à dormir », raconte-t-il. « C’était un moment de découverte absolument incroyable. » Sa femme, Sheila, se joignit souvent à lui durant son inspection. Elle l’aida notamment à repérer la trace des ailes d’un ptérosaure, délicatement imprimées de part et d’autre de la bête alors que celle-ci s’était penchée pour fouiller le sol à la recherche de nourriture.

    En tout, la dalle de 2,6 mètres de long conserve la marque d’environ 70 empreintes provenant d’au moins 8 espèces d’animaux différentes : dinosaures, petites créatures ancêtres des oiseaux, et… mammifères ! « Cette région-ci est très, très intéressante, car nous avons une belle paire d’empreintes avec cinq orteils », s’exclame Stanford avec enthousiasme. « On pourrait dire qu’il s’agit là de nos ancêtres du Crétacé. »

    Le moule en fibre de verre de la dalle réside désormais au NASA Goddard Space Flight Center. Il s’agit à ce jour de l’une des collections d’empreintes fossiles les plus riches et les mieux préservées au monde. « J’aime l’appeler la pierre de Rosette », s’amuse Martin Lockley, un spécialiste des empreintes de dinosaures à l’Université du Colorado. D’après un rapport publié ce 31 janvier dans la revue Nature, cette « photographie géologique » daterait de plus de 100 millions d’années. « Cette dalle représente bien plus que je ne l’aurai jamais espéré », conclut Stanford.

    Source: - Rédaction: Emma Hollen


    03/02/18 - La frontière algéro-tunisienne secouée par un séisme

    Un séisme de 4,8 degrés sur l’échelle ouverte de Richter a été enregistré dans la nuit de vendredi à samedi, vers les coups de 23h00, au niveau de la frontière entre l’Algérie et la Tunisie.

    L’épicentre de cette forte secousse a été localisé à la frontière algéro-tunisienne, mais sur le côté algérien par l’Institut national tunisien de la Météorologie (INM), rapporte ce samedi matin le site de Nessma.

    “Les informations parvenues au site Nessma indiquent que les analyses préliminaires situent l’épicentre de la secousse à 34,52 degrés de latitude et à 7,86 degrés de longitude, du côté de l’Algérie (à 39 km à l’ouest de la ville de Feriana) gouvernorat de Kasserine.”, précise la même source.

    Source: www.alg24.net


    03/02/18 - En Toscane, l'art de l'extraction du marbre de Michel-Ange

    Il y a 500 ans, l'artiste florentin y choisissait ses blocs à sculpter. Aujourd'hui, malgré la mécanisation et la concurrence mondiale, son excavation demeure un art.

    Quel est le point commun entre la basilique Saint-Pierre du Vatican, le Panthéon de Rome, ou encore les statues David et Pièta de Michel-Ange ? Toutes ces œuvres sont réalisées au moins en partie avec du marbre provenant du même endroit : les Alpes apuanes en Toscane.

    Le marbre de Carrare, du nom de la ville de 65 000 habitants au bord de la Méditerranée, est un type de marbre d'une blancheur très uniforme, prisé pour sa qualité, extrait de carrières s'étalant dans ce massif montagneux du centre-ouest de l'Italie.

    Dans la carrière du Monte Altissimo, qui atteint les 1589 mètres d'altitude, le paysage n'est toutefois plus celui qui a inspiré le génie Michel-Ange, celui qui a désigné en 1517 le marbre de cette région comme étant le plus pur.

    L'exploitation industrielle, entre mines à ciel ouvert et mécanisation, n'a plus rien à voir avec les premiers travaux d'aménagement de l'artiste florentin il y a cinq siècles.

    Elle a cependant conservé un aspect artistique, illustré par la vidéo ci-dessus : celui de l'extraction -avec une extrême prudence- d'imposants blocs de "blanc de Carrare". Pesant trois tonnes par mètre cube, ils déséquilibrent les engins de chantier. Un trésor italien qui représente 13% du PIB et 10% des employés de cette province, Massa-Carrara.

    Cette roche dérivée du calcaire, découverte et utilisée depuis 2000 ans par les Romains, a connu son essor pendant la Renaissance et en particulier avec la multiplication des statues de corps drapés. Aujourd'hui, les 85 carrières de la province profitent de la démocratisation de l'usage du marbre et des nouveaux marchés émergents.

    À Cararre, l'impact de la mondialisation

    60 millions de tonnes de marbre italien -dont la moitié de matériaux transformés- ont ainsi été exportés en 2016, soit quatre fois le volume qui sortait du pays il y a vingt ans, rapportaient Les Echos en novembre. La mondialisation a diversifié les sources concurrentes : Turquie, Iran, Pakistan et Inde dépassent le volume italien, sans toutefois atteindre le milliard d'euro de chiffre d'affaires de l'Italie et ses 3300 entreprises du secteur.

    Des pays qui influencent le marché, qui a frôlé la crise il y a quelques années, principalement en raison de la transformation du marbre avec une main d'œuvre plus compétitive. Cette étape est de plus en plus réalisée dans le pays d'origine, "au lieu de l'envoyer, comme avant, à Carrare", souligne Roberto Dell'Amico, propriétaire d'un atelier à Carrare ouvert par son père il y a 45 ans. Pour y faire face, la Toscane oblige, depuis 2010, à transformer sur place la moitié de la production locale.

    Sur place, la répétition de la scène semble pourtant ne connaître aucune fin. Au-dessus des camions et des pelleteuses s'agitant dans ce décor cubique, des étranges alpinistes tecchiaroli auscultent les flancs abrupts afin de repérer les prochains lieux d'extraction, où une scie diamantée effectuera une première découpe.

    Certaines carrières sont perchées sur une crête de la montagne qu’elles grignotent, d'autres sont souterraines et prennent la forme de hautes galeries. Quelques-unes exploitées actuellement ont débuté à l'époque romaine. Toutes ou presque font état d'une abondance de matière première.

    "Le marbre, c'est comme le cochon, on ne jette rien", résume un expert du secteur, Antonio Chiappini. Du produit noble à "la terre qui sert pour les remblais" ou "les débris utilisés pour la fabrication du carbonate de calcium", un produit utilisé dans l'industrie alimentaire ou cosmétique. L'or blanc a encore un avenir.

    Source + photos: |www.lexpress.fr avec l'AFP



    Vendredi 02/02/18 - Votre maison est-elle exposée au dangers du radon ?

    Le Radon est un gaz silencieux mais mortel. Il cause 3.000 décès en France. Etes-vous potentiellement en danger ? Découvrez-le.

    Vous n’en avez sans doute jamais entendu parler en dehors d’un cours de physique-chimie au lycée. Le Radon, est un gaz radioactif incolore et inodore qui cause 3.000 morts par an en France. 2e cause du cancer du poumon, il est particulièrement présent dans plusieurs régions de notre territoire.

    Un gaz invisible mais létal

    Vous ne pourrez pas le sentir, le voir ou vous rendre compte de sa présence. Le radon est un tueur invisible. Déclaré comme cancérigène depuis 1987, il peut être aussi dangereux que les accidents sur la route. Avec entre 1.200 et 3.000 morts par an, cette deuxième cause du cancer du poumon, ne s’incline que face au tabac.

    Comment se manifeste-t-il ? Il faut tout d’abord savoir que la centrale nucléaire la plus proche de vous est innocente. On parle ici d‘un gaz 100 % naturel qui produit sa propre radioactivité. Il émane du sol par la décomposition de l’uranium présent dans les roches granitiques ou volcaniques. C’est dans vos maisons que le danger peut ensuite apparaître. Il s’immisce par les fissures dans les chapes de béton. Si votre maison n’est pas assez aérée, le danger commence alors à apparaître.

    80% de la Loire-Atlantique

    Comment savoir si votre ville peut être sensible à ce problème ? Il faut savoir que le radon est avant tout localisé dans certaines régions. On peut ainsi le trouver en Bretagne, Normandie, Massif central, Pyrénées, une partie des Alpes, Vosges, Corse, Guyane ou encore Nouvelle-Calédonie pour les zones les plus importantes. Le record est toutefois détenu par la Loire-Atlantique avec 80% de son territoire ayant un fort potentiel de Radon. Pour savoir si vous êtes concernés, rendez-vous sur la carte mise en ligne sur le site internet de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire).

    Mais être dans une zone à fort potentiel, ne signifie pas pour autant que vous allez être victime de la radioactivité du radon. Jean-Pierre Sarrazin, de l’association UFC Que Choisir détaille : “une meilleure aération peut suffire à régler le problème”. Le problème réside dans l’information. Beaucoup de personnes ignorent être dans une zone sensible au radon et ignorent même l’existence de celui-ci.

    Une législation qui va évoluer

    C’est justement pour gagner en visibilité que la législation va prochainement évoluer. A l’heure actuelle, on dispose d’informations au niveau départemental. L’idée est désormais de descendre à l’échelon communal avec des informations plus précises. Le chiffre de 7.033 communes classifiées comme étant à fort potentiel de radon est annoncé. Le taux de concentration maximum de radon va aussi être revu à la baisse. S’il excède 300 becquerels (contre 400 auparavant) par mètre cube d’air (Bq/m3), des travaux sont obligatoires.

    Source + carte: www.minutenews.fr


    02/02/18 - Guadeloupe: une série de séismes volcaniques sous le sommet de La Soufrière

    Une séquence de séismes volcaniques, localisés à l’aplomb de la Soufrière, a débuté jeudi, à 12h55 locales et s'est terminée à environ 15h31. Plus de 30 séismes ont été enregistrés par l’Observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe (OVSG), la grande majorité de très faible magnitude et non ressentis. Un seul a été ressenti avec une faible intensité dans la commune de Saint-Claude. Dit « majeur », ce séisme était de magnitude 2.1 et repéré à une profondeur de 2,5 km.

    Les épicentres de ces séismes ont été localisés sur le dôme du volcan. Tous les hypocentres ont été situés entre 2 et 2,5 km de profondeur sous le sommet.

    Si vous avez ressenti des séismes, vous pouvez témoigner sur www.franceseisme.fr (BCSF)

    Source: www.guadeloupe.franceantilles.fr


    02/02/18 - Afrique du Sud: un millier de mineurs secourus après 30 heures sous terre

    Un millier de mineurs piégés sous terre pendant une trentaine d'heures dans une mine d'or d'Afrique du Sud à la suite d'une coupure de courant sont remontés à la surface, sains et sauf vendredi, accueillis par leurs familles soulagées.

    La totalité des 955 mineurs qui étaient piégés depuis plus de vingt-quatre heures au fond d'une mine d'or en Afrique du Sud, à cause d'une panne d'électricité, sont ressortis sains et saufs à l'aube, vendredi 2 février, a annoncé leur employeur.

    L'incident n'a pas fait de victimes, "seuls quelques cas de déshydratation et de pression artérielle élevée, mais rien de grave", a précisé un porte-parole de la compagnie minière Sibanye Gold.

    "C'était stressant. Il n'y avait pas beaucoup de ventilation", a témoigné un mineur, Mike Khonto, sorti indemne à l'aube. "Heureusement, nos chefs nous ont fait parvenir de la nourriture et de l'eau", a-t-il raconté.

    Les mineurs étaient prisonniers des galeries de la mine de Beatrix, près de la ville de Welkom (centre), depuis un violent orage mercredi soir qui avait coupé l'électricité et bloqué les ascenseurs de plusieurs puits de l'exploitation.

    "Une expérience traumatique"

    Après de longues heures d'efforts, les secours ont pu rétablir entièrement le courant et remettre en service les ascenseurs, qui ont remonté les premiers mineurs à la surface au lever du jour.

    Ils "ont vécu une expérience traumatique", a reconnu le porte-parole de la mine. De retour à l'air libre, les 955 mineurs devaient subir un examen médical et recevoir un soutien psychologique, ainsi que leurs familles.

    Les accidents miniers sont fréquents en Afrique du Sud, qui possède les mines les plus profondes au monde. En 2015, 77 personnes y sont mortes, selon la Chambre sud-africaine des mines.

    Source: www.france24.com avec l'AFP


    Jeudi 01/02/18 - Guatemala: le volcan Fuego en éruption, alerte orange déclenchée

    Le volcan Fuego au Guatemala (3.763 mètres d'altitude) était en éruption jeudi, expulsant des colonnes de cendres qui sont retombées sur plusieurs villages, a annoncé la protection civile, qui a déclenché l'alerte volcanique orange dans la région.

    Situé à 35 km au sud-ouest de la capitale, le Fuego est entré en éruption mercredi soir, dégageant des cendres jusqu'à 1.700 mètres au-dessus de son cratère, a indiqué aux journalistes David de Leon, porte-parole de la Coordination nationale de lutte contre les catastrophes naturelles (Conred).

    La Conred a alors décrété l'alerte orange "face à la hausse d'activité du volcan Fuego", avec des flux de lave expulsés jusqu'à 500 mètres au-dessus du cratère et le rejet de "fines particules" de cendres sur au moins huit villages alentour, selon le porte-parole.

    Par précaution, les classes ont été suspendues dans plusieurs écoles de la zone.

    Le volcan Fuego avait provoqué en septembre 2012 l'évacuation d'environ 10.000 habitants, et depuis il est entré à plusieurs reprises en éruption.

    Outre le Fuego, deux autres volcans sont actifs au Guatemala, le Santiaguito (ouest) et le Pacaya (sud), à 30 km de la capitale.

    Source: www.tahiti-infos.com avec l'AFP


    01/02/18 - Un millier de mineurs sud-africains bloqués par une panne électrique

    Un millier de mineurs étaient bloqués jeudi sous terre, apparemment en bonne santé, à plusieurs centaines de mètres de profondeur dans une mine d'or d'Afrique du Sud, victimes d'une panne d'électricité provoquée par un violent orage.

    Selon la compagnie Sibanye Gold, propriétaire de la mine, cette coupure de courant a provoqué un arrêt des ascenseurs et empêché la remontée de la presque totalité de l'équipe de nuit de la mine de Beatrix, près de la ville de Welkom (centre).

    Seule une soixantaine de salariés ont jusque-là pu être remontés sains et saufs à la surface, a précisé un porte-parole de Sibanye Gold, James Wellsted, sur la chaîne d'information locale eNCA.

    "Il y a encore 950 mineurs qui doivent être remontés à la surface", a ajouté M. Wellsted.

    Le Syndicat national des mineurs (NUM) a pour sa part indiqué que 800 salariés étaient coincés au fond du puits numéro 3 et 300 autres dans le puits numéro 2.

    "Nous avons fait descendre des équipes de secours, recensé tout le monde et nous essayons bien sûr de les remonter à la surface le plus vite possible", a expliqué le porte-parole de Sibanye Gold.

    "Tous les salariés semblent se porter bien. Nous leur fournissons de la nourriture et de l'eau", a-t-il précisé à l'AFP.

    La profondeur à laquelle les mineurs étaient bloqués restait à préciser. Les galeries les plus basses de la mine de Beatrix descendent jusqu'à 1.000 m sous la surface.

    Selon M. Wellsted, les équipes de secours tentaient de mettre en service des générateurs électriques de secours susceptibles de faire fonctionner les ascenseurs.

    "Aération"

    "Nous avons des difficultés, probablement liées au pic de tension causé par l'orage, à remettre en marche le système d'aération, nous concentrons nos efforts là-dessus pour l'instant", a détaillé le porte-parole de Sibanye Gold.

    L'orage qui a frappé mercredi soir la mine de Beatrix, à environ 290 kilomètres au sud-ouest de Johannesburg, a endommagé deux câbles d'alimentation électrique de la mine. Un d'entre eux a pu être remis en état dans la journée, selon M. Wellsted.

    L'Association du syndicat des mineurs (AMCU) a immédiatement réagi à l'incident, qualifié de "très grave compte tenu du nombre élevé" de mineurs prisonniers. Elle a dénoncé "le manque de plans de secours à la mine en terme de sources alternatives d'électricité".

    Selon l'AMCU, les mineurs bloqués risquent de se retrouver rapidement à court d'eau et d'alimentation.

    La principale centrale syndicale du pays, la Cosatu, a pour sa part immédiatement demandé "une enquête sur cet accident" et exigé que la compagnie soit "tenue responsable pour négligence".

    Les accidents miniers sont fréquents en Afrique du Sud, qui possède les mines les plus profondes au monde. En 2015, 77 personnes sont mortes dans les mines, selon la Chambre sud-africaine des mines.

    En août dernier, 5 mineurs sont morts dans une mine d'or proche de Johannesburg, enseveli par l'effondrement d'une galerie.

    Pendant des décennies, l'extraction minière, particulièrement de l'or, a porté à bout de bras la croissance de l'économie sud-africaine. Sa production a toutefois récemment chuté à cause de l'épuisement de ses réserves.

    Source: www.romandie.com avec l'AFP


    01/02/18 - Métaux rares : «Un véhicule électrique génère presque autant de carbone qu’un diesel»

    Dans son dernier ouvrage, «La Guerre des métaux rares», Guillaume Pitron dénonce «la face cachée de la transition énergétique et numérique». Pour le journaliste, éoliennes, panneaux solaires et voitures électriques se contentent de déplacer la pollution à l’autre bout du monde.

    Iridium, indium, platine, terres rares : ces métaux aux noms parfois méconnus sont essentiels pour les industries de pointe. Sans eux, pas de batteries électriques, d’éoliennes, de téléphones portables ou de fibre optique. Le journaliste Guillaume Pitron s’est intéressé aux conséquences environnementales et géopolitiques de l’extraction de ces métaux rares. A l’occasion de la sortie de son livre la Guerre des métaux rares, il revient sur six ans d’enquête à travers une douzaine de pays.

    Les métaux rares, qu’est-ce que c’est ?

    L’Union européenne fournit une liste de 27 matières premières rares (phosphore, cobalt, hélium, etc.), dont de nombreux métaux. Ce sont des minerais présents en quantité infime dans la croûte terrestre. Ils sont naturellement mélangés à d’autres métaux plus abondants (fer, aluminium, etc.). Pour en obtenir quelques kilos, il faut extraire des tonnes de terre. Les scientifiques parlent de rareté géologique mais aussi industrielle. Certains métaux abondants peuvent devenir rares si la demande explose.

    A quoi servent-ils ?

    Grâce à leurs propriétés chimiques uniques, ce sont les vitamines de la transition énergétique et numérique, le pétrole du XXIe siècle. Sans métaux rares, nos téléphones portables feraient la taille d’une brique, n’auraient ni écran tactile ni vibreur. Sans eux, impossible de propulser un TGV à 500 km/h. C’est hallucinant, ils nous ont envahis. Notre futur high-tech sera toujours plus tributaire de ces minerais dont la production ne cesse de croître.

    Quel est le principal pays producteur de métaux rares ?

    La Chine a le leadership sur la production d’une ribambelle d’entre eux. Elle contrôle notamment 95% de la production mondiale de terres rares. En 1992, Deng Xiaoping (numéro un de la Chine de 1978 à 1992) aurait dit de façon prémonitoire, «le Moyen-Orient a le pétrole, la Chine a les terres rares». Historiquement, les Etats-Unis étaient leader sur le marché. Mais avec la prise de conscience écologique des années 80, les Occidentaux ne veulent plus de mines chez eux. Extraire des métaux rares est trop sale et coûteux en énergie.

    Les Chinois, dans une quête de croissance effrénée, récupèrent le job. Pendant des décennies, au prix d’un dumping social et environnemental sans précédent, l’Empire du milieu inonde l’Occident de métaux rares très peu chers. Cette situation arrange tout le monde, d’un côté les pays occidentaux développent leurs nouvelles technologies à faible coût, de l’autre les Chinois s’enrichissent.

    Tout va bien dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce que la Chine prenne conscience des leviers économiques et géopolitiques qu’elle peut actionner avec ces ressources. Au tournant des années 2000, sa croissance et ses besoins en métaux rares explosent. Pour satisfaire sa demande intérieure et développer ses propres technologies, Pékin décide de fermer le robinet. Après avoir gavé l’Occident de métaux rares, le pays restreint ses exportations. C’est la fameuse politique des quotas qui chauffe les oreilles de l’Organisation mondiale du commerce.

    La Chine en a profité pour développer sa propre transition énergétique…

    Exactement, au détriment de la nôtre. Le mot innovation est devenu un mantra en Chine. Les technologies vertes et le numérique sont les nouveaux moteurs de la croissance chinoise, indispensable à la survie du Parti communiste. Pour assurer son avance industrielle, Pékin n’a pas hésité à s’approprier les technologies occidentales. En échange d’un accès direct et illimité aux métaux rares, de nombreux industriels ont migré vers l’Empire du milieu. Les Chinois ont accédé à leurs laboratoires de recherche. Sous couvert de co-innovation, ils ont sinisé les brevets européens et américains. Grâce à ce chantage aux métaux, la Chine est devenue le leader mondial de la transition énergétique. Le pays est sorti de l’âge de pierre auquel les Occidentaux voulaient le cantonner.

    Trouve-t-on des métaux rares dans d’autres pays ?

    Il y en a partout, du lithium en Bolivie et en Argentine, du cuivre au Chili, du cobalt en république démocratique du Congo. L’Indonésie est également une grande puissance minière qui regorge d’étain. Tous ces pays veulent s’inspirer de l’exemple chinois et capter la valeur ajoutée des métaux rares. Plus aucun Etat ne veut reproduire le schéma néocolonialiste selon lequel les pays en développement produisent les minerais bruts, le vendent une poignée de dollars aux Occidentaux ; et ces derniers le valorisent avec quelques brevets pour le revendre dix fois plus cher.

    Au-delà des ambitions, c’est très dur à mettre en place car ça veut dire ouvrir des routes, installer des lignes électriques, faire venir des savoir-faire. En 2015, l’Indonésie a tenté un embargo sur l’exportation de minerais brut. Derrière, elle n’avait pas un tissu industriel suffisamment développé pour transformer la ressource. Elle a dû faire marche arrière deux ans plus tard. Seule certitude, les Occidentaux doivent accepter de partager le gâteau technologique auquel toutes les nations aspirent.

    Quelles sont les conséquences écologiques de cette course aux métaux rares ?

    Qui dit mine, dit dégâts environnementaux. C’est le revers de la croissance verte à tous crins. En Mongolie intérieure, la principale région minière chinoise, c’est un enfer de Dante. Aucune réglementation n’est appliquée. Les usines rejettent leurs effluents toxiques directement dans les sols. La population paye un lourd tribut avec un taux de cancer très élevé. Le problème c’est que le recyclage coûte plus cher que l’extraction. Piégés par une logique du moindre coût, les industriels préfèrent renvoyer leurs déchets en Chine et s’approvisionner directement en nouveaux minerais.

    La transition énergétique ne fait donc que déplacer la pollution ?

    Cette transition est un leurre. Un fabuleux marketing nourrit l’illusion que les énergies renouvelables sont vertes. Nous oublions sciemment qu’elles sont tributaires de l’extraction de métaux sales. Nous avons juste délocalisé la pollution et faisons semblant de faire du propre. Prenez l’exemple des voitures électriques. Le terme «zéro émission» est délirant. Sur l’ensemble de son cycle de vie, un véhicule électrique génère autant de carbone qu’un diesel. Comment peut-on qualifier cette technologie de durable ?

    La révolution numérique, essentielle au développement de nouvelles sources d’énergie, entretient aussi le mirage d’un monde moins physique. En réalité, derrière un courriel se cachent des milliers de kilomètres de câbles de cuivre. Nous oublions que la quantité de matière est finie. Les experts connaissent déjà le jour exact où on extraira le dernier minerai rentable. Les technologies pourront toujours évoluer et repousser la date butoir, mais à quel prix ? C’est une course de vitesse qui épuise la terre.

    Au nom de la sobriété, du moindre impact de l’homme sur l’environnement, nous creusons toujours plus. Nous vivons en plein paradoxe. Les plus productivistes pensent déjà aux océans et aux astéroïdes où le potentiel minier serait gigantesque. Les grandes puissances sont en train de s’approprier des endroits que la communauté internationale s’était juré de laisser à l’abri des appétits industriels. En 2015, Barack Obama a ouvert la danse. Il a autorisé les citoyens américains à devenir propriétaires d’astéroïdes pour exploiter des gisements de métaux rares. C’est en rupture totale avec l’idée que l’espace est un bien commun de l’humanité.

    Pour susciter une prise de conscience, vous plaidez pour la réouverture des mines françaises…

    Je ne le propose pas de gaieté de cœur mais c’est indispensable. Si les Français ont sous leur fenêtre la tonne de minerais qui a servi à la construction de leur voiture électrique, ils seront obligés d’ouvrir les yeux. Je plaide pour ce choc visuel, psychologique et physique. Nous sortirons peut-être de cette transition au rabais et rationaliserons notre utilisation de métaux rares. Nous devons partager le fardeau écologique de la transition énergétique. En France, nous avons la chance d’avoir de bonnes réglementations environnementales, la transition serait un peu moins sale.

    Je suis conscient que la réouverture des mines nécessite un immense courage politique et beaucoup de pédagogie. La transition énergétique a besoin de sauts de conscience et pas seulement de sauts technologiques. Nous nous sommes enfermés dans l’idée qu’avec quelques technologies de plus nous allons tout résoudre.

    Source: www.liberation.fr/planete - Interview : Marine Ernoult

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