Nombre de Terriens le 07/05/19 : 7 702 550 000 Lecteurs & acteurs
GEOACTUALITES
La Terre au jour le jour
Les échos de la planète. Les articles sont classés chronologiquement. Si vous avez des informations à nous suggérer, n'hésitez pas à nous les envoyer.

  • Avril 2018
  • Mai 2018
  • Juin 2018
  • Juillet 2018
  • Août 2018
  • Septembre 2018
  • Octobre 2018
  • Novembre 2018
  • Décembre 2018
  • Janvier 2019
  • Février 2019
  • Mars 2019
  • Avril 2019
  • Mai 2019
  •  Avril 2018
    Lundi 30/04/18 - Troisième jour d'éruption au Piton de la Fournaise

    Démarrée le 27 avril 2018, l'éruption au Piton de la Fournaise en est à sa troisième journée. Après une chute de son intensité pendant ses premières 14 heures, le trémor volcanique est resté relativement stable. Et le spectacle est toujours aussi grandiose.

    L'intensité du trémor volcanique est restée relativement stable ce dimanche. "Seules quelques fluctuations de faibles amplitudes ont été observées, et sont à mettre en relation avec des modifications morphologiques au niveau du site éruptif (édification de cônes volcaniques)" indique l'Observatoire. Selon les derniers relevés publiés ce dimanche en fin d'après-midi, ce sont entre 2 et 6 m³/s de lave qui ont été débités.

    Pour les intéressés, le spectacle est visible depuis le sentier du Piton de Bert. Comptez environ 1h30 de marche depuis le Parking Foc-Foc pour parvenir jusqu'au point de vue.

    Pour permettre au public désireux d'accéder aux points de vue sur l'éruption en cours dans les meilleures conditions, la préfecture fait appel à l'esprit civique de chacun :

    - Privilégiez le co-voiturage ;
    - Les véhicules peuvent stationner uniquement sur les aires de stationnement du Pas de Bellecombe ou de Foc-Foc ;
    - Le stationnement sur la route forestière est interdit ;
    - Laissez libre la circulation dans les deux sens, les services de secours pouvant avoir à intervenir très rapidement ;
    - Vérifiez que vous ne bloquez ni les autres véhicules stationnés, ni la circulation ;
    - Les règles du Code de la route s’appliquent sur la route forestière du volcan.

    Le massif du volcan est par ailleurs un milieu naturel, sujet à des changements météorologiques très rapides et parfois violents. Les recommandations relatives à la sécurité en montagne s’appliquent tout particulièrement : consultez la météo, ne sortez pas des sentiers balisés, apportez une attention particulière à votre équipement individuel.

    Un poste de secours est mis en place par les sapeurs-pompiers au parking de Foc-Foc. Pour rappel, l’alerte 2-2 du plan ORSEC* Volcan " éruption en cours" reste en vigueur.

    L’accès du public à l’enclos Fouqué, depuis le sentier du Pas de Bellecombe ou depuis tout autre sentier, ainsi que le poser d’aéronefs dans la zone du volcan, sont interdits jusqu’à nouvel avis.

    Le sentier du Nez Coupé de Sainte-Rose est également interdit à la circulation pédestre à partir du Piton Partage en raison d’un danger réel d’effondrement depuis l’éruption du 3 avril.

    Source: www.ipreunion.com


    30/04/18 - À Hawaï, le volcan Kilauea offre un spectacle à couper le souffle

    De la lave incandescente continue à couler du sommet du Kilauea, un volcan des États-Unis situé à Hawaï, suite au plus grand déversement de la dernière décennie.

    Les scientifiques de l'US Geological Survey à l'Observatoire volcanologique d'Hawaï ont enregistré mercredi matin la nouvelle activité du volcan Kilauea.

    «Le niveau du lac de lave est encore assez élevé», a déclaré Janet Babb, géologue de l'Observatoire.

    Les coulées de lave se propagent sur presque deux mètres de large. Au contact avec de l'eau de mer, cette dernière commence à bouillir en créant des nuages de vapeur et en projetant vers le haut desfragments de lave.

    Le service géologique des USA a constaté que la température de la coulée de lave était d'environ 220 degrés Celsius.

    Le Kilauea est un volcan des États-Unis situé à Hawaï, dans le sud-est de l'archipel et de l'île du même nom. Ce volcan bouclier qui est apparu au pied du Mauna Loa voisin culmine à 1 246,2 mètres d'altitude, ce qui en fait l'un des plus imposants du monde si on tient compte de l'empilement total de ses coulées de lave.

    Pour les Hawaïens, le Kilauea est la demeure de Pélé, la déesse hawaïenne des volcans et du feu. C'est elle qui déclenche les séismes en frappant le sol avec son pied et provoque les éruptions en utilisant son Paʻoa, un bâton magique. Divinité parmi les plus importantes de la mythologie hawaïenne, elle faisait l'objet d'un important culte au sommet du volcan, culte qui se perpétue encore aujourd'hui avec quelques offrandes et danses en son honneur. Cet héritage culturel, géologique et environnemental du Kilauea est protégé par plusieurs réserves naturelles ainsi que par le parc national des volcans d'Hawaï, l'un des plus fréquentés des États-Unis.

    Source: fr.sputniknews.com


    30/04/18 - Séisme: un réseau de 600 sismographes couvre l'entier des Alpes des Pyrénées à la Hongrie

    Les Alpes sont sur écoute. Quelque 600 sismographes ont été installés sur l'ensemble de la chaîne de montagnes, afin de mieux mesurer les risques de séismes. Il s'agit du plus vaste réseau sismologique du monde.

    Des Pyrénées à la Hongrie, de Francfort à la Corse, de 2771 mètres sous l'eau à 3005 mètres d'altitude: 600 sismographes sont à l'écoute des Alpes. Ils permettent de mieux estimer les risques de tremblements de terre dans les régions alpines.

    Le réseau AlpArray devrait permettre de mieux comprendre la genèse des Alpes et la composition des couches terrestres jusqu'à 600 kilomètres de profondeur. Les données recueillies permettront de comparer et de standardiser les catalogues d'événements des pays européens; les estimations de probabilités de séismes pourront également être affinées, indique lundi le Fonds national suisse (FNS).

    Le réseau est constitué de sismographes stationnaires déjà existants et de capteurs mobiles placés sous terre ou dans des granges d'alpages. Ainsi, aucun point de la région étudiée ne se trouve à plus de 30 kilomètres d'un capteur.

    Ces stations sont extrêmement sensibles: elles peuvent détecter un tremblement de terre léger au Japon et le millier d'événements sismiques qui se produisent en Suisse chaque année, précise le communiqué.

    Plus vaste réseau sismologique du monde

    Des sondes ont été placées au fond de la Méditerranée. Elles enregistrent les échos d'ondes sismiques se réfléchissant sur les couches profondes de la Terre et permettent de cartographier le sous-sol alpin. Cela permet d'obtenir des informations sur les structures géologiques proches de la surface.

    Le projet est coordonné par les Ecoles polytechniques de Lausanne et de Zurich. Il regroupe 36 institutions de onze pays. Il s'agit du plus vaste réseau sismologique académique au monde.

    Source: www.lenouvelliste.ch avec l'ATS


    Dimanche 29/04/18 - Piton de la Fournaise: 2e jour d’éruption

    L’éruption du Piton de la Fournaise qui a commencé ce vendredi 27 avril vers 23h50 continue ce dimanche 29 avril. Les coulées de lave sont visibles depuis le Piton de Bert.

    Deuxième jour d’un magnifique spectacle aujourd’hui au Piton de Bert. Le Piton de la Fournaise est entré en éruption le 27 avril à 23h50 pour la seconde fois de l’année.

    Éruption en cours dans l’enclos

    Suite à la crise sismique débutée à 20h15 heure locale, le Piton de la Fournaise avait été placé en alerte 1 – éruption imminente. Après l’éruption qui a eu lieu à 23h50, la préfecture a décidé de déclencher l’alerte 2-2 du plan ORSEC* Volcan "éruption en cours" à compter du 28 avril à 00h30. L’accès du public à l’enclos Fouqué, depuis le sentier du Pas de Bellecombe ou depuis tout autre sentier est interdit.

    Deuxième éruption de l’année

    Entré en éruption le 27 avril, le Piton de la Fournaise nous donne son deuxième spectacle de l’année 2018. C’est également la 15e éruption du volcan en 10 ans. Les fissures éruptives se sont ouvertes sur le flanc sud du volcan, dans le secteur du cratère Rivals.

    Source: www.linfo.re/la-reunion


    29/04/18 - À Yellowstone, le plus grand geyser du monde présente une activité suspecte

    Le geyser Steamboat situé dans le parc national de Yellowstone aux États-Unis est entré en éruption trois fois en six semaines, notent les géologues qui affirment que cette activité est inhabituelle.

    Le geyser Steamboat, considéré comme le plus grand geyser actif du monde à ce jour, présente ces derniers temps une intense activité, annoncent des géologues américains. Ils précisent qu'au cours des six dernières semaines, le geyser est entré en éruption trois fois, dont une la semaine dernière, et affirment qu'une telle fréquence est peu typique du Steamboat, rapporte Reuters.

    C'est dans le célèbre parc national de Yellowstone aux États-Unis que l'impressionnant spectacle de la nature se produit. La réserve naturelle abrite également un immense volcan, mais les scientifiques assurent que les jets d'eau chaude ne présagent pas du tout une éruption volcanique à venir.

    Yellowstone compte parmi les plus grands super-volcans du monde. C'est dans cette région que se produisent fréquemment des secousses sismiques et où l'activité géothermale est la plus forte du continent. Le Steamboat peut quant à lui s'élever jusqu'à 90 mètres de hauteur. Il est entré en éruption le 15 mars ainsi que les 19 et 27 avril. La dernière fois, trois éruptions similaires ont été enregistrées en 2003.

    Source: fr.sputniknews.com avec Reuters


    Samedi 28/04/18 - Piton de la Fournaise: la 2ème éruption de l’année a débuté

    C’est reparti ! Le Piton de la Fournaise est à nouveau en éruption. Une éruption sur le flanc Sud, visible du Piton de Bert. L’alerte 2 du plan ORSEC Volcan a donc été déclenchée, prudence aux curieux.


    Il était 23h50 ce vendredi 27 avril quand le Piton de la Fournaise est entré en éruption. Dès 20h15, les scientifiques de l’Observatoire volcanologique ont constaté le début d’une crise sismique. Déjà depuis le 22 avril, le nombre de séismes volcano-technique avait augmenté, ainsi que leur intensité.

    Une déformation progressive et rapide de l’édifice, signifiant que le magma avait commencé sa progression vers la surface, est venue compléter des conditions similaires à celles des jours précédents l’éruption du 3 avril dernier.

    Finalement c’est donc au bout d’un peu plus de 3 heures, à 23h50, que des fissures éruptives se sont ouvertes sur le flanc Sud du volcan, dans le secteur du cratère Rivals. La préfecture, qui avait d’abord déclenché l’alerte 1 « éruption imminente » à 21h30, s’est empressée d’activer la phase 2 « éruption en cours » du plan ORSEC Volcan, à 00h30 ce samedi 28 avril.

    Cela signifie que pour tous les amateurs désirant se rendre au volcan pour observer l’éruption, des restrictions s’imposent. Ainsi, il est interdit d’accéder à l’enclos Fouqué depuis le Pas de Bellecombe ou tout autre sentier. Le sentier du Nez Coupé de Sainte-Rose est également interdit à la circulation pédestre à partir du Piton Partage, en raison d’un danger réel d’effondrement.

    Comme une bonne partie des dernières éruptions, celle-ci visible depuis le Piton de Bert, accessible à pied. Reste à savoir si il s’agira, comme la dernière, d’une éruption « éclair » ?

    Suite à la crise sismique débutée à 20h15 heure locale ce vendredi 27 avril 2018, le Piton de la Fournaise est entré en éruption à 23h50.

    D’après les renseignements fournis par l’observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise, la ou les fissure(s) éruptives se sont ouvertes sur le flanc sud du volcan, dans le secteur du cratère Rivals.

    En conséquence, le préfet de La Réunion a décidé de déclencher l’alerte 2-2 du plan ORSEC* Volcan « éruption en cours», à compter de ce samedi 28 avril 2018 à 00h30.

    L’accès du public à l’enclos Fouqué, depuis le sentier du Pas de Bellecombe ou depuis tout autre sentier, ainsi que le poser d’aéronefs dans la zone du volcan, sont interdits jusqu’à nouvel avis.

    Pour rappel, le sentier du Nez Coupé de Sainte-Rose est interdit à la circulation pédestre à partir du Piton Partage en raison d’un danger réel et imminent d’effondrement.

    Une reconnaissance plus complète aura lieu ultérieurement. Toute évolution significative fera l’objet d’une nouvelle communication.

    Source illustrée: la1ere.francetvinfo.fr/reunion - Rédaction: Lise Hourdel


    Vendredi 27/04/18 - Nouveau séisme en Guadeloupe ce vendredi soir

    La terre a tremblé à nouveau, ce vendredi (27 avril). Le séisme ressenti serait de magnitude 3,8 sur l'échelle de Richter selon les premiers éléments recensés par l'institut de recherches sismiques de la West Indies University.

    Des secousses ont été ressenties, ce vendredi soir, dans plusieurs régions de l'archipel. Un séisme de magnitude 3,8 sur l'échelle de Richter, selon les premières constatations. Ces données initiales pourraient être actualisées.

    Vers 20h15, de nombreux Guadeloupéens ont senti la terre trembler. Le 17 avril dernier, un autre séisme avait été largement ressenti dans tout l'archipel. Il était de magnitude 4,8 sur l'échelle de Richter.
    Cette fois, le tremblement de terre à été moins puissant, mais plus proche de nous donc ressenti plus fort par la population. Localisé à 8 kilomètres de profondeur, l'épicentre était situé à 21 kilomètres au sud-ouest de Pointe-à-Pitre, soit dans le sud Basse-Terre, vers Saint-Claude et donc la Soufrière, Capesterre Belle-Eau, Baillif, Vieux-Habitants...

    Les îles avoisinantes ont également pu ressentir les secousses car ce nouveau phénomène était à 92 kilomètres au nord-ouest de Roseau, à la Dominique et à 115 kilomètres au sud-est de Saint John's à Antigua et Barbuda.

    Source + carte: la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe


    27/04/18 - Sonatrach découvre un gisement pétrolier au Niger

    Le groupe Sonatrach a annoncé la découverte d’un gisement pétrolier au Nord du Niger, rapporte l’agence d’information algérienne APS.

    Le groupe Sonatrach détient un permis de recherche à 100 % au niveau de la zone “Karfa 1” située à 100 km de la frontière algéro-nigerienne.

    Cette nouvelle découverte à l’internationale a été réalisée grâce notamment aux efforts diplomatiques du ministère des Affaires étrangères pour assurer les conditions de travail nécessaires particulièrement en matière de sécurité, précise la même source.

    Source: africanmanager.com


    27/04/18 - Au Népal, le prochain méga-séisme menace

    Alors que le Népal tente encore de se relever du tremblement de terre meurtrier du 25 avril 2015, la communauté scientifique prédit déjà de façon unanime un prochain «méga-séisme».

    «Avant, personne ne nous prenait au sérieux. Pourtant on ne cessait d’alerter le gouvernement. L’énergie était déjà là. On savait que la faille pouvait rompre. Mais personne ne nous a écoutés». Aujourd’hui, c’est tout l’inverse. Depuis le séisme de Gorkha, qui a entraîné la mort de près de 9.000 personnes le 25 avril 215, le directeur du réseau national de surveillance sismique, Lok Bijaya Adhikari, ne cesse d’être sollicité.

    À tel point que cela fait trois ans que ses collègues et lui ont dû mettre leurs vies personnelles entre parenthèses. Au lendemain du tremblement de terre, une course contre la montre s'est immédiatement engagée pour analyser et comprendre avec précision pourquoi et comment la terre a tremblé. «Pendant sept jours, je n’ai plus dormi», raconte Lok Bijaya Adhikari. Depuis, il n’a toujours pas vraiment retrouvé son propre lit, sauf lors de rares permissions. Comme ses collègues, il a quitté foyer, femme et enfants pour une petite chambre accolée à son bureau dans l’enceinte du département des mines et de la géologie du Népal, à quelques kilomètres du centre de Katmandou. Le campus est empli d’une étrange atmosphère. Entre les bâtiments, un calme absolu semble régner, simplement rompu par les aboiements de la petite dizaine de chiens errants qui ont élu domicile dans les allées. Des nuages de poussière s’élèvent dans l’air dès que souffle une petite brise.

    Le téléphone rouge

    Derrière cette apparente quiétude, les bâtiments décrépis abritent un véritable centre de commandement. C’est ici qu’affluent les données recueillies en temps réel par les vingt-et-une stations sismiques que compte le pays. Elles permettent à l’État népalais d’observer et de mieux connaître les mouvements de l’Himalaya. Formée il y a quarante millions d’années, la chaîne himalayenne est le résultat de la collision entre les plaques tectoniques indienne et tibétaine. Autrement dit, l’Inde se jette sous l’Asie et la collision entre les deux plaques produit la montée de l’Himalaya. Le Népal est situé là. Sur la ligne de crête.

    Si Lok Bijaya et ses hommes ne rentrent plus chez eux, c’est parce que les écrans de leurs ordinateurs ne cessent de les alerter sur de nouveaux mouvements sismiques. Depuis Gorkha, la terre a déjà retremblé plus de 45.000 fois (!). Ce sont ce que les sismologues appellent des «aftershocks» ou des «répliques». «Nous documentons chacune d’entre elles, même si la plupart ne sont pas perceptibles par l’être humain.» Certaines, en revanche, donnent des sueurs froides à toute la population népalaise, encore durement marquée par le tremblement de terre de 2015.

    Avant Gorkha, la problématique des séismes avait été comme enterrée. Plus personne, à l’exception de quelques initiés, ne songeait aux entrailles de la Terre ni à ses mouvements dévastateurs. Le pays avait pourtant déjà connu de nombreux séismes meurtriers. Mais le dernier événement d’ampleur remontait à 1934. Dans les rues de Katmandou, la question était mise de côté, dans les discussions comme dans les esprits. Mais l’onde du séisme de Gorkha s’est propagée jusqu’à la capitale. Depuis, les répliques quasi quotidiennes viennent rappeler à l’État népalais que le sol sur lequel il est bâti est libre de ses mouvements. Dans ce pays ultra centralisé, une problématique ne devient nationale que si elle touche Katmandou. C’est désormais le cas. Et dans le bureau de Lok Bijaya Adhikari, le téléphone n’arrête plus de sonner. Une sorte de téléphone rouge, directement relié au siège du gouvernement, a même été mis en place en cas d’urgence.

    L’impossible prédiction

    Néanmoins, il arrive parfois au personnel du centre de surveillance sismique de s'éloigner des bureaux. Il n’en oublie pas pour autant l’étude des séismes.

    Au petit matin, un jour de mars dernier, l’un des 4x4 du département des mines et de la géologie quitte ainsi le campus, avec à son bord Lok Bijaya Adhikari et l’un de ses techniciens. Après deux heures passées à serpenter sur des pistes abruptes devant un panorama à couper le souffle, la jeep s’arrête sur les hauteurs de Kakani, au nord de Katmandou.

    Une demi-heure de marche à flanc de colline est encore nécessaire aux deux hommes pour atteindre le sommet de la montagne. Le pic rocheux –dont la surface totale n’excède pas celle d’une chambre de bonne– est surmonté d’une étrange machine bardée de capteurs. «Il s’agit d’une sonde sismique, qu’on appelle aussi sismomètre ou accéléromètre, détaille le directeur. Cet instrument est utilisé pour mesurer la magnitude, la localisation de l’épicentre et l’heure précise d’un tremblement de terre.» Ces données sont précieusement analysées. Elles permettent de comprendre et d’évaluer les mouvements de la Terre. Mais elles ne donnent pas aux sismologues les moyens de les anticiper avec précision. Ils ne peuvent donc pas encore prévoir les séismes du futur... Lire l'article complet sur:

    http://www.slate.fr/story/160845/nepal-mega-seisme-prediction-himalaya

    Source illustrée: www.slate.fr - Reportage: Sébastien Leurquin et Elodie Lenhardt, journalistes freelance


    27/04/18 - Les origines nébuleuses de la vie complexe

    Si la vie sur Terre, sous la forme d’êtres composés d’une seule cellule, remonte à plus de 3 milliards et demi d’années, il a fallu bien du temps avant de voir apparaître les premières formes de vie « complexes » — composées de plusieurs cellules. Combien de temps ? Pour y répondre, il faudrait peut-être résoudre une autre énigme, celle du moment du premier grand sursaut d’oxygène.

    En 2016, une équipe chinoise affirmait avoir trouvé des traces fossiles de ce qui pourrait être une algue primitive, vieille de 1,6 milliard d’années — ce qui, si ça se confirme, représenterait un record. Le débat se poursuit quant à ce que représentent ces traces qui font à peine 30 cm de long par 8 cm de large : s’agit-il vraiment du plus ancien ancêtre connu des plantes ou d’une simple colonie de bactéries ? Mais il y a aussi un autre débat qui se poursuit en coulisse : qu’est-ce qui aurait pu déclencher l’apparition de formes de vie complexes, à cette époque lointaine ? La géologie nous a ainsi appris que les premières traces d’oxygène remontaient à 2,4 milliards d’années, mais que le niveau était resté négligeable dans l’atmosphère jusqu’à il y a « seulement » quelques centaines de millions d’années. Or, selon Zhu Xiangkun et ses collègues de l’Académie chinoise des sciences géologiques, l’analyse de roches qui étaient submergées au début de l’époque dite mésoprotérozoïque, soit il y a 1,6 milliard d’années, révèlerait une augmentation subite, et jusqu’ici inconnue, du taux d’oxygène. Suffisamment, disent ces chercheurs, pour que l’oxygène se diffuse dans les océans et favorise du coup l’éclosion de ces hypothétiques algues.

    Reste que s’ils ont raison, l’énigme n’est pas résolue pour autant. Si les premières plantes ne sont pas le facteur qui a provoqué une hausse du taux d’oxygène, quel phénomène géologique a pu y contribuer à cette époque lointaine ? Et qu’est-il advenu de ces algues : sont-elles vraiment les ancêtres de nos plantes, ou juste un premier essai qui a mal tourné et n’a pas donné de suite ?

    Source: www.sciencepresse.qc.ca


    Jeudi 26/04/18 - La vie multicellulaire aurait commencé un milliard d’années plus tôt que ce que nous pensions

    La vie complexe sur Terre a débuté au moins un milliards d’années plus tôt que ce que nous pensions auparavant. À présent, de nouvelles preuves appuyant cette hypothèse ont été découvertes.

    Datant de 1.6 milliard d’années, un fossile trouvé à Gaoyuzhuang, en Chine, semble contenir un petit morceau d’algue. Sauf que cela était considéré comme impossible jusqu’à présent, car à ce moment-là, nous pensions que les niveaux d’oxygène étaient trop bas pour que les organismes multicellulaires puissent évoluer. Mais à présent, une nouvelle étude publiée dans Nature Geoscience stipule qu’il y aurait eu un événement d’oxygénation inconnu durant l’ère mésoprotérozoïque, et que la vie complexe aurait en réalité débuté un milliard d’années plus tôt que ce que nous pensions.

    Jusqu’à récemment, le plus ancien fossile connu d’un organisme multicellulaire (ou complexe) datait d’il y a environ 600 millions d’années, quelque chose qui correspond bien à un pic d’oxygène connu à la même époque. Les scientifiques pensent que pour que la vie complexe évolue, le niveau d’oxygène atmosphérique et océanique devait être relativement élevé, et qu’il était jusque-là inexistant dans l’histoire de la Terre, ce qui signifie que les organismes multicellulaires n’auraient probablement pas évolué avant cette période.

    C’est pour cette raison que lorsque des chercheurs ont avancé en 2016 qu’ils avaient découvert un fossile qui semblait présenter une vie multicellulaire et qui datait d’il y a environ 1.6 milliard d’années, il subsistait beaucoup de doutes et de spéculations.

    Les fossiles étaient clairement visibles à l’œil nu, mesurant environ 30 centimètres de long pour 8 centimètres de large, et étaient constitués de cellules serrées. Avec les niveaux d’oxygène alors jugés trop bas, certains ont suggéré qu’il ne s’agissait peut-être pas d’un seul organisme mais d’un biofilm de bactéries ou de cyanobactéries observé dans les stromatolites, alors que d’autres pensaient que les auteurs avaient simplement commis une erreur d’interprétation.

    Mais une nouvelle étude a démontré que l’ère mésoprotérozoïque, qui s’étend sur 1.6 milliard à un milliard d’années, a pu être beaucoup plus dynamique qu’on ne le pensait : en étudiant les roches qui se sont formées au fond de l’océan à ce moment-là, les chercheurs ont constaté qu’il y avait une augmentation, jusqu’ici inconnue, de la concentration en oxygène au début de l’ère.

    Tandis que les chercheurs sont actuellement incapables de calculer exactement à quel point les niveaux d’oxygène ont augmenté durant cette période précise, ces derniers suggèrent que cela aurait pu être juste suffisant pour déclencher la formation de la vie multicellulaire. Déterminer d’où vient cette poussée d’oxygène reste cependant un mystère à l’heure actuelle. Pour l’instant, les paléontologues et autres chercheurs continueront à rechercher des signes plus précoces de la vie complexe et multicellulaire, afin de mieux comprendre ces phénomènes ainsi que l’évolution de la vie sur Terre.

    Source: trustmyscience.com - Rédaction Julien Claudet avec la revue Nature
    https://www.nature.com/articles/s41561-018-0111-y.epdf


    26/04/18 - Comment les séismes transforment la croûte terrestre en profondeur

    Une équipe internationale de géologues a montré que les séismes favorisent l'incursion d'eau à plus de 50 km de profondeur. Cela modifie grandement la structure et la stabilité des couches inférieures de la croûte terrestre.

    Formation des montagnes, ouverture de rifts, formation de plateaux continentaux... Tous ces phénomènes façonnent le paysage terrestre autour de nous. Ils prennent leur origine dans les couches profondes de notre planète. Les géologues connaissent depuis longtemps ce mécanisme ascendant. Initié dans les couches inférieures de la Terre, c'est lui qui provoque des mouvements tectoniques. Mais une équipe internationale de chercheurs vient de montrer que le phénomène d'influence se produit également dans l'autre sens, c'est-à-dire de la surface vers les profondeurs. Et le moteur de cette influence serait les séismes.

    L'équipe décrit ce phénomène surprenant dans un article publié dans le magazine Nature ce jeudi 26 avril 2018. En effet, lorsque se produit un séisme dans la couche supérieure (10 à 30 km de profondeur) de la croûte terrestre (c'est là que surviennent la plupart des séismes), des répliques peuvent atteindre la croûte inférieure jusqu'à 60 km de profondeur et la fissurer en créant de nombreuses fractures. Résultat, de l'eau provenant de la surface s'y infiltre vers les profondeurs.

    Fracturer et fragiliser la croûte en profondeur

    Lorsque l'eau atteint cette couche inférieure (de 30 à 60 km sous terre), les conditions physiques qui y règnent entraînent l'hydratation des roches. Autrement dit, le liquide pénètre à l'intérieur même des minéraux, les transforme, ce qui produit un "gonflement" des roches qui deviennent aussi moins résistantes. "

    On passe alors d'une roche sèche, imperméable et mécaniquement forte (appelée "granulite") à une roche hydratée et mécaniquement faible (appelée "éclogite)" détaille François Renard chercheur à l'Université Grenoble Alpes (CNRS, IRD, IFSTTAR, ISTerre) et co-signataire de la publication. "Dans cette étude, nous montrons que le volume de croûte inférieure affectée par les séismes et leurs répliques est très significatif et que l'endommagement généré permet la circulation de fluides et la transformation en éclogites" explique le chercheur. Autrement dit, un séisme dans la croûte supérieure et ses répliques dans la croûte inférieure ont pour effet de fracturer et de fragiliser la croûte en profondeur.

    "On avait jusqu'à présent qu'une vision superficielle des séismes. On pensait qu'ils n'agissaient qu'à une profondeur de 20 à 30 km seulement. Cette découverte apporte une nouvelle connaissance géodynamique. On sait désormais que les séismes superficiels contrôlent une partie de la géodynamique des profondeurs" conclut le chercheur. "Ce nouveau processus que nous montrons ici devrait être pris en compte pour mieux comprendre la mécanique des plaques, et leurs effets sur la formation des chaînes de montagnes" ajoute François Renard. En effet, un socle montagneux qui se transforme petit à petit en éclogites, moins résistantes mécaniquement, finira par s'affaisser sous son poids. Une meilleure connaissance du ratio éclogite / granulite à différents endroits du sol pourrait permettre, à l'avenir, d'établir des modèles permettant de prédire la durée de vie des montagnes.

    Source illustrée: www.sciencesetavenir.fr - Auteur: Erwan Lecomte


    26/04/18 - L’homme préhistorique a-t-il tué le paresseux géant ?

    Des chercheurs ont découvert une centaine d’empreintes fossiles datant de 10 000 ans, dans le désert de White Sands, au Nouveau-Mexique (États-Unis). Ces traces semblent indiquer que les hommes préhistoriques chassaient un mammifère aujourd’hui disparu et beaucoup plus grand qu’eux, l’impressionnant paresseux géant.

    Pendant la préhistoire, les hommes chassaient aussi bien le mammouth, le cerf que l’ours. Ces faits sont attestés par des peintures dans des grottes rupestres et par des ossements de ces animaux autour des foyers. Mais en avril 2017, des chercheurs ont retrouvé des empreintes laissées par le paresseux géant (Megalonyx jeffersonii, appelé également « paresseux terrestre », pouvant dépasser 2 mètres de haut) et des humains, dans le parc national de White Sands au Nouveau-Mexique (États-Unis).

    L’analyse des pas semble révéler, un an plus tard, que les hommes préhistoriques chassaient cette espèce à la fin de la dernière période glaciaire (110 000 à 10 000 ans avant notre ère), rapporte le site scientifique Live Science.

    Disparition des géants

    Le paresseux géant est une espèce aujourd’hui disparue. Mais est-ce que ce sont les humains ou des bouleversements climatiques qui ont finalement conduit à l’extinction de ces grands mammifères ? Selon les scientifiques, les empreintes relevées dans le parc national White Sands semblent montrer que les hommes suivaient et harcelaient les paresseux géants. La chasse menée par les humains aurait une part de responsabilité dans la disparition de ces animaux.

    Des traces d’autres animaux géants, comme des mammouths, des loups, de grands félins, des chameaux ont également été trouvées sur ce site, très riche en fossiles. « Il y a littéralement des centaines de milliers de traces d’animaux et d’humains ici », a déclaré à Live Science Matthew Bennett, chercheur et co-auteur de l’étude, professeur de sciences environnementales et géographiques à l’université de Bournemouth (Angleterre).

    Interprétation prudente

    Si l’étude est toutefois « solide », William Harcourt-Smith, paléoanthropologue au Lehman College et au Musée américain d’Histoire naturelle, basés à New York (États-Unis) se montre plus réservé quant aux conclusions des chercheurs. « Les scientifiques ont fait un fabuleux travail d’analyse et de documentation. Mais il faut être prudent en imaginant la scène. Il est possible que les paresseux aient laissé leurs traces et qu’une heure plus tard, les humains aussi. Rien ne prouve que l’homme chassait cet animal », explique-t-il toujours à Live Science.

    Cependant, il est tout à fait possible que les marques énormes de griffes sur le sol aient été provoquées par la confrontation avec des êtres humains, a-t-il ajouté. « Mais sans présence d’armes ni d’ossements d’animaux abattus, on peut difficilement deviner ce qu’il s’est réellement passé. »

    Source illustrée: www.ouest-france.fr/leditiondusoir


    Mercredi 25/04/18 - Indonésie, incendie mortel dans un puits de pétrole illégal

    Au moins dix personnes ont péri et des dizaines ont été blessées dans l’incendie d’un puits de pétrole illégal dans l’ouest de l’Indonésie.

    Le bilan pourrait s’alourdir. Au moins dix personnes ont péri et des dizaines ont été blessées dans l’incendie d’un puits de pétrole illégal dans l’ouest de l’Indonésie, mercredi 25 avril.

    Un déversement de pétrole a provoqué un énorme incendie en pleine nuit ravageant au moins trois maisons, alors que les pompiers continuaient de lutter contre les flammes en milieu de matinée.

    « Le feu est toujours actif et n’a pas encore pu être maîtrisé », a déclaré le chef du sous-district de Ranto Peureulak. Des pompiers continuaient de déverser de l’eau pour tenter de venir à bout de l’incendie survenu dans un quartier résidentiel, avec l’aide d’employés de la compagnie pétrolière nationale Pertamina, équipés de matériel spécial pour ce genre d’incident.

    Les victimes étaient en train de collecter du pétrole autour de l’entrée d’un puits quand l’incendie s’est déclaré, a indiqué de son côté la police. Aucune précision n’a été apportée dans l’immédiat sur la quantité de pétrole déversée et l’origine de l’incendie.

    De nombreux accidents mortels ces derniers mois

    L’est d’Aceh, à la pointe nord de l’île de Sumatra, est doté de nombreux puits de pétrole exploités souvent en toute illégalité par des villageois. Les incendies mortels lors d’activités illégales ou non ne sont pas rares en Indonésie, pays de 260 millions d’habitants où les règles de sécurité sont souvent inappliquées ou négligées.

    En octobre, 47 personnes avaient péri dans l’explosion d’une usine de feux d’artifices à la périphérie de Jakarta. En mars, le président Joko Widodo avait suspendu temporairement tous les projets de transport surélevés après une douzaine d’accidents qui avaient fait cinq morts et des dizaines de blessés au cours des derniers mois, dans la course effrénée de construction d’infrastructures avant les Jeux Asiatiques en août.

    Source: www.la-croix.com avec l'AFP


    25/04/18 - Afrique du Sud: le leader mondial du platine enregistre un premier trimestre «positif»

    Anglo American Platinum (Amplats), le plus grand producteur de platine au monde a publié cette semaine, son bilan opérationnel pour le compte du premier trimestre 2018. Il a ainsi enregistré une hausse en glissement annuel de 8% à 1,2 million d’onces de sa production de métaux du groupe du platine (MGP).

    Dans son bilan, la compagnie cotée à la bourse JSE, a indiqué que sa production de palladium a augmenté de 9% à 407 400 onces et celle de platine de 7% à 613 800 onces. Cela a notamment été porté par les performances exceptionnelles enregistrées sur les opérations de Mogalakwena, Amandelbult et Unki, toutes situées en Afrique australe (Afrique du Sud, Zimbabwe).

    Avec ce «solide» trimestre, la filiale d’Anglo American prévoit d’atteindre pour l’année globale, la borne supérieure de son intervalle prévu de production de MGP, qui allait de 4,7 millions à 5 millions d’onces. Elle s’attend à produire environ 2,4 millions d’onces de platine et 1,6 million d’onces de palladium.

    Source: www.agenceecofin.com/platine - Rédaction: Louis-Nino Kansoun


    Mardi 24/04/18 - Canada: léger séisme au large de La Pocatière

    Un séisme d'une magnitude de 3,3 a été ressenti mardi après-midi à environ 10 kilomètres au large de La Pocatière, dans la région Kamouraska.

    Séismes Canada rapporte en effet une secousse de quelques secondes à 13 h 36, à une centaine de kilomètres à l'est de Québec.

    L’épicentre se trouve au nord-ouest de La Pocatière, à une profondeur de 15 kilomètres en dessous du fleuve Saint-Laurent.

    Kamouraska-Charlevoix est considérée comme la région la plus sismique de l’est du Canada.

    Il est possible de ressentir un tremblement de terre d'une magnitude au-delà de 3.

    Vers 16 h 45, Séisme Canada avait d’ailleurs reçu 28 signalements de citoyens qui ont ressenti la secousse deux côtés du Saint-Laurent.

    Source: ici.radio-canada.ca - Rédaction: Alain Rochefort


    24/04/18 - Des dizaines de blessés à la suite d'un séisme en Turquie

    Un tremblement de terre de magnitude 5.1 sur l'échelle de Richter a fait au moins 39 blessés dans la nuit de lundi à mardi, dans le centre de la Turquie. Trente-cinq d'entre eux sont encore hospitalisés, mais aucun ne se trouve dans un état critique, a précisé le ministère de la Santé.

    Le séisme s'est déclaré à 03h34 (04h34 en Belgique) dans la province d'Adiyaman. L'épicentre est situé à 530 kilomètres au sud-ouest d'Ankara.

    De nombreux bâtiments ont été endommagés, voire détruits.

    www.7sur7.be


    24/04/18 - Le top 5 des diamants qui font des records de vente à Genève

    De 23 à 52 millions d'euros. A Genève, les diamants font leurs records du monde en ventes aux enchères.

    Connue pour sa forte concentration de diamantaires et de boutiques de haute joaillerie, Genève accueille les plus belles ventes de diamants et de bijoux précieux depuis de nombreuses années. Découvrez le top 5 des plus beaux diamants passés sous les marteaux genevois depuis 2010, selon le moteur de recherche d'objets d'art Barnebys.

    1. «L’ Oppenheimer Blue», 51,9 millions d’euros chez Christie’s en 2016

    En tête du top 5 se trouve le «Oppenheimer Blue», qui en mai 2016 chez Christie’s, explose les records atteints jusqu’alors avec une vente à 51,9 millions d’euros. Certifié de couleur «Fancy Vivid Blue» par le GIA, ce diamant rectangulaire est logé sur une bague de platine «Eight Blades» signée Verdura. Il a fait partie de l’exposition «The Power of Style : Verdura at 75 » à New-York en 2014.

    2. «The Blue Moon», 44,8 millions d’euros chez Sotheby’s en 2015

    «The Blue Moon», monté sur une bague, a été vendu en 2015 pour le prix exceptionnel de 44,8 millions d’euros chez Sotheby’s.

    Pesant 12,03 carats, de forme coussin, ce diamant a été certifié Fancy Vivid Blue par l’Institut gemmologique américain, la couleur la plus rare et la plus désirable pour un diamant bleu, selon Sotheby’s.

    Les diamants bleus sont considérés comme les plus rares et les plus coûteux au monde. Certains sont d’ailleurs si exceptionnels que l’on dit que leur découverte n’arrive «qu’une fois dans une vie».

    3. «The fancy intense pink», 41,5 millions d’euros en 2010 chez Sotheby’s

    Un diamant rose, comptant parmi les plus rares jamais mis aux enchères, a été adjugé à Genève en novembre 2010 pour 41,5 millions d’euros par Sotheby’s. Ce diamant rose intense de 24,78 carats occupe la 5ème place des diamants les plus chers au monde.

    Selon David Bennett, le président du département de Haute joaillerie pour l’Europe et le Moyen-Orient de Sotheby’s, les diamants roses sont très prisés par les collectionneurs et les professionnels depuis leur découverte en Inde et, ceux excédant les 20 carats sont d’une grande rareté.

    4. Le «Fancy Vivid Orange Diamond», 26 millions d’euros chez Christie’s en 2013

    Un diamant orange «Vivid» de 14,82 carats, le plus gros de sa catégorie, a été vendu à un prix record de 26 millions d’euros en novembre 2013 par Christie’s. Qualifié de « Fancy Vivid Orange Diamond » par l’Institut américain de gemmologie, son éclat est particulièrement intense et sa couleur orange pure est entièrement naturelle.

    Sa taille se rapproche de celle d’une grosse amande et les experts estimaient son prix entre 17 et 20 millions de dollars. Selon David Warren, responsable de la division joaillerie de Christie's, les « diamants de couleur sont beaucoup plus rares que les diamants blancs, notamment lorsqu’on parle de diamants bleus, roses ou oranges ».

    5. Le «Winston Legacy», 23,6 millions d’euros chez Christie’s en 2013

    Le 15 mai 2013, un diamant pur incolore de 101,73 carats, taillé en forme de poire, a battu un record mondial et a été vendu pour 23,6 millions d’euros par Christie’s. Mis en vente aux enchères pour la première fois, son acquéreur Harry Winston a eu le privilège de lui donner un nom : «Winston Legacy».

    Extrait de la mine de Jwaheng, au Botswana, le diamant pesait dans sa version brute 236 carats. Il a fallu 21 mois à un tailleur de diamants pour lui donner son aspect actuel. La pierre a obtenu la classification «D» par l’Institut américain de gemmologie, soit la meilleure couleur possible pour un diamant.

    Prochain record ?

    Le diamant «Farnese Blue» sera l’indéniable lot clé de la prochaine vente aux enchères de Sotheby's le 15 mai 2018. La pierre apparaîtra sur le marché pour la toute première fois, après avoir appartenu à la même famille pendant des siècles. Témoin de 300 ans d’histoire, le «Farnese Blue» est estimé entre 2,9 et 4,2 millions d’euros.

    Source illustrée (5 photos): www.agefi.com


    24/04/24 - Trois scientifiques au musée des faluns à Savigné-sur-Lathan

    Ce musée parle des faluns, ce sable coquillier jaune très fossilifère où beaucoup d' enfants (et d’adultes) ont ramassé des dents de requins noires sur les trottoirs ou dans les carrières de notre région. La richesse de ces sables est telle que de nombreuses collections publiques et privées se sont formées.

    La plus connue est celle exposée au Musée du Savignéen à Savigné-sur-Lathan. Elle est constituée de plusieurs milliers de fossiles marins et terrestres datant du Miocène (environ - 15 millions d’années). A cette époque, un bras de mer chaude peu profonde venant de l’océan Atlantique, envahissait la Vendée, l’Anjou, la Touraine, le Blésois et le pourtour de la Bretagne, léchant même la Normandie. La vie sous-marine y était abondante et diversifiée avec des mollusques (coquille saint-jacques, huîtres…), des requins, des baleines, des coraux, des oursins… Sur les terres émergées, la vie était tout aussi importante avec une riche flore (palmiers…) et une faune étonnante dont les principaux représentants sont les reptiles (crocodiles et tortues) et les mammifères (éléphants, rhinocéros, sangliers, cerfs…). Parmi ces mammifères, il y avait aussi des singes classés dans la famille des primates, animaux grimpeurs aux mains préhensiles. Le premier fossile de primate des faluns de Touraine, qui est le plus vieux primate de la région Centre, a été trouvé par G. Lecointre au XXe siècle, dans une falunière située à Manthelan. Depuis, de nombreux autres fossiles ont été découverts : dents, mâchoires et rares phalanges. Entre 1975 et 2003, L. Ginsburg (ancien professeur au Muséum national d’histoire naturelle de Paris) a écrit 15 articles sur ce petit singe fossile. Pour compléter ces travaux, un projet de révision des primates des faluns a été lancé au niveau de trois institutions : le CNRS-MNHN-Université Pierre & Marie Curie de Paris (Dominique Gommery), le Naturhistorisches muséum de Bâle (Bastien Mennecart) et l’Institut UniLaSalleBeauvais (Cyril Gagnaison). Une mission a été réalisée en Touraine, entre les 14 et 16 avril, période durant laquelle les paléontologues ont consulté différentes collections publiques (Musée du Savignéen et Musée départemental du Grand-Pressigny) et privées regroupant ainsi un lot de 62 fossiles. D’autres consultations seront faites prochainement auprès d’autres collections pour compléter cette étude. Les différentes informations récoltées permettront de réaliser une nouvelle publication scientifique qui fera évoluer notre connaissance sur ces lointains primates nommés Pliopithèques.

    Source: _www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire


    Lundi 23/04/18 - Le Japon garde le feu sacré

    Le Japon, avec des dizaines de volcans actifs, est situé sur la célèbre « ceinture de feu » du Pacifique où une grande partie des séismes et des éruptions volcaniques sont enregistrées. Au global, « la ceinture de feu » compte 452 volcans, soit 75 % des volcans émergés de la planète, qu’ils soient actifs ou éteints. Le Japon s’est réveillé à nouveau avec l’éruption d’un volcan.

    Un volcan au repos depuis 250 ans

    Un volcan situé au sud du Japon est entré en éruption le 19 Avril dernier. Il était resté éteint depuis 250 ans.

    L’Agence météorologique japonaise a interdit l’approche de toute la montagne autour du cratère.

    Le volcan fait partie de la chaîne de montagnes de Kirishima, sur l’île principale de Kyushu, au sud du Japon. La région est à environ 1000 kilomètres (620 miles) au sud-ouest de Tokyo.

    D’autres volcans se sont déjà réactivés

    Le 27 septembre 2014, le Japon a connu son éruption la plus meurtrière depuis près de 90 ans lorsque le mont Ontake, dans la préfecture de Nagano, a soudainement explosé.

    On estime que 63 personnes ont été tuées dans l’éruption. Il y avait à cette période de nombreux randonneurs avides de découvrir les superbes couleurs automnales de la région.

    En janvier dernier, un soldat japonais a été tué et plusieurs autres blessés après une éruption près d’une station de ski populaire au nord-ouest de Tokyo. Un autre volcan à proximité du Mont Io a également éclaté violemment en mars pour la première fois en sept ans. Il y a quelques scènes tournées à côté de ce volcan dans le film James Bond de 1967 « You Only Live Twice ».

    Beaucoup de fumées et de cendres

    Le volcan du mont Io a craché de la fumée et des cendres de façon assez soudaine avant de rendormir. « Un responsable de l’Agence météorologique japonaise a indiqué « Il y a une possibilité que le Mont Io devienne plus actif ». Un périmètre de sécurité a été mis en place. L’agence a également averti que de grosses pierres volcaniques pourraient tomber dans un rayon de trois kilomètres.

    Source: www.laquotidienne.fr - Rédaction: Serge Fabre


    23/04/18 - D'immenses gisements de terres rares découverts au large du Japon

    Les fonds marins situés au large de l'archipel d'Ogasawara, à 2000 kilomètres au sud-est de Tokyo, contiendraient de grandes concentrations de ces minéraux très convoités, d'après une étude publiée le 10 avril dans la revue Scientific Reports. Cette découverte pourrait donner un coup de boost à l'économie japonaise : les chercheurs qui ont réalisé cette étude ont cartographié de vastes réserves de terres rares, suffisantes selon eux pour répondre à la demande mondiale pour une durée « quasi infinie ».

    Les terres rares présentent aujourd'hui un intérêt économique et commercial majeur car elles sont essentielles à la fabrication des produits de haute technologie comme la téléphonie (smartphones), l'électroménager, le laser, les LED ou encore les énergies renouvelables (éolien, véhicules électriques...). Ces éléments métalliques rares sont abondants dans les différentes couches de la croûte terrestre, mais très dispersés géographiquement, ce qui rend compliquée leur extraction.

    A l'heure actuelle, « le monde dépend fortement de la Chine pour les terres rares, Pékin produisant la plupart des éléments actuellement disponibles sur le marché », note Japan Today. La Chine est en effet « le premier producteur d’éléments de terres rares au monde [97 %, NDLR] et compte divers types de gisements », confirme un rapport de l'United States Geological Survey (USGS, Institut Géologique des Etats-Unis). Les autres pays qui possèdent des terres rares en exploitent également, mais à des prix tellement élevés qu'ils préfèrent les importer de Chine.

    Malgré des données très lacunaires, l'USGS estimait fin 2017 les réserves mondiales en oxydes de terres rares à 120 millions de tonnes, détenues à 37 % par la Chine, devant le Brésil (18 %), le Vietnam (18 %), la Russie (15 %), l'Inde (6 %), l'Australie (2,8 %), le Groenland (1,3 %) et les Etats-Unis (1,2 %).

    Une découverte majeure pour le Japon

    Le Japon dépend aujourd'hui largement de son voisin chinois pour son approvisionnement en terres rares, indispensables aux industries électroniques, et doit accepter les prix dictés par celui-ci. Les gisements trouvés au large du pays, suffisants pour assurer la demande mondiale pendant plusieurs siècles, pourraient changer la donne et lui permettre de s'affranchir des taxes de Pékin.

    Découvertes dès 2011 (annoncées dans la revue Nature Geoscience), ces nouvelles réserves de terres rares ont fait l'objet de plusieurs expéditions scientifiques dans les années qui ont suivi.

    Posant d'importants problèmes environnementaux et difficile à réaliser dans une région aussi reculée de la ZEE nippone, le début de l'extraction est alors prévu pour 2023, pour une commercialisation prévue encore plus tard d'après un expert interviewé par le Wall Street Journal. « Le gouvernement [japonais] semble toutefois déterminé à la développer », souligne le South China Morning Post.

    16 millions de tonnes de terres rares, un approvisionnement mondial assuré pour plusieurs siècles

    Une première expédition a été menée en juin 2012 par l'Agence japonaise pour les sciences et technologies marines et terrestres (Japan Agency for Marine-Earth Science and Technology, JAMSTEC) dans les fonds marins de l'île Minamitori-shima.

    Une seconde expédition en janvier 2013 a révélé que des échantillons de sédiments vaseux, prélevés à 5800 mètres de profondeur, présentaient une concentration en terres rares 20 à 30 fois plus élevée que celle des mines chinoises.

    Mais c'est véritablement la quantité de ces précieux minéraux dans les boues sous-marines de l'archipel d'Ogasawara qui a dépassé toutes les espérances : dans la revue Nature, les scientifiques estiment que ces gisements représentent sur une surface de 2500 km² et à une profondeur moyenne de 5000 mètres plus de 16 millions de tonnes de terres rares.

    La plus récente publication (le 10 avril, dans Scientific Reports) révèle que ces 16 millions de tonnes estimées représenteraient 780 ans d'approvisionnement mondial en yttrium, 620 ans pour l'europium, 420 ans pour le terbium, et 730 ans d'approvisionnement pour le dysprosium, autant d'éléments indispensables pour la filière électronique et les nouvelles technologies.

    Ces nouveaux résultats obtenus (par rapport aux estimations des années précédentes) s'expliquent par le développement d'une nouvelle technique d'extraction : « L’équipe a développé une méthode efficace pour séparer les éléments précieux des autres dans la boue » détaille Japan Today.

    Cette nouvelle technique constitue une avancée majeure dans le domaine des terres rares, dont la demande est toujours croissante, ainsi qu'une défi environnemental, les écologistes s'alarmant des conséquences pour l'écosystème marin de la zone définie.

    Un défi industriel et environnemental

    L'extraction de terres rares représente en effet un danger, à la fois sanitaire pour les ouvriers travaillant sur les sites, mais également environnemental, comme l'explique l'océanographe Craig Smith de l'Université d'Hawaï, dans une interview accordée à Nature News en 2011 :

    « L'extraction de ces terres rares nécessite des bains d'acide, et peut avoir un impact particulièrement nocif sur les sites hydrothermaux, qui abritent des écosystèmes fragiles et de nombreuses espèces endémiques. »

    « Le processus ne présentera aucun danger pour les sites puisque ces acides ne seront pas reversés dans l'eau », tempère Yasuhiro Kato, un des auteurs de la découverte.

    Malgré les nombreuses difficultés, l'équipe de chercheurs à l'origine de la découverte s'est donnée 5 ans pour réussir, à l'échelle expérimentale, une première extraction de ces terres rares.

    Source: www.actunautique.com - Rédaction: Jan Zachrisson


    23/04/18 - Toipahautea Waitaki, la plus ancienne des baleines à fanons

    Des scientifiques neo-zélandais ont étudié une nouvelle baleine à fanons archaïque, Toipahautea waitaki, qui vivait il y a environ 27,5 millions

    Ces immenses mammifères glissent paresseusement sous la surface des eaux. De temps en temps, un souffle imposant, un dos rond qui se courbe au-dessus des vagues, un chant lancinant…. Le temps paraît n'avoir pas de prise sur les baleines, elles semblent venir du fond des âges. Mais de quand exactement ? Le professeur Ewan Fordyce et Cheng-Hsiu Tsai, de l'Université d'Otago (Nouvelle-Zélande), apportent un élément de réponse en décrivant une nouvelle baleine à fanons archaïque, Toipahautea waitaki, dans un article publié le 18 avril 2018 dans la revue scientifique Royal Society Open Science.

    Cette nouvelle espèce disparue de baleine à fanons est basée sur un crâne et des os découverts il y a 30 ans au sein de la formation géologique fossilifère appelée “Kokoamu Greensand”, en Nouvelle-Zélande. Toipahautea waitaki vivait il y a environ 27,5 millions d'années. À cette époque, la Nouvelle-Zélande était un archipel entouré de mers peu profondes et pleines de vie.

    La plus ancienne des baleines à fanons

    C’est son âge qui rend Toipahautea waitaki remarquable. Elle est le fossile le plus proche de l'ancêtre commun de toutes les baleines à fanons vivantes comme les petits rorquals et les baleines franches. Bien qu'elle appartienne à une lignée qui n'a pas eu de descendance actuelle, ses restes permettent de mieux comprendre comment les baleines ont adopté, pour se nourrir, l'usage des fanons - sorte de peignes servant à filtrer l'eau et retenant dans la gueule des baleines krills et copépodes, petits poissons, calamars ou crustacés..."Le crâne faisait environ 1 mètre de long et le corps environ 5 mètres, ce qui signifie que c'était une espèce relativement petite, dit le professeur Fordyce. Nous sommes à peu près sûrs que certaines espèces de baleines à fanons seront plus âgées que celles-ci, mais à l'heure actuelle, elle ancre la lignée des baleines à fanons à au moins 27,5 millions d'années."

    La présence d'un sillon pour l'artère alvéolaire supérieure sur la face ventrale du maxillaire et le mince maxillaire latéralement étendu indiquent la présence de fanons chez Toipahautea waitaki. Ses mâchoires longues et étroites étaient sans dents, ce qui suggère qu'elle se nourrissait de la même manière que les petits rorquals des temps modernes. Ce n'est pas le cas de toutes les baleines à fanons de son époque qui peuvent avoir des morphologies très disparates. Et en particulier certaines qui portaient et fanons et dents. Comme si elles n'avaient pas choisi entre deux modes d'alimentation et qu'elles avaient conservé les deux.

    Entre deux spécialisations, un temps d'hésitation

    L'hypothèse qu'adoptent les auteurs de la publication est que, lors de leur évolution, les mysticètes sont passés d'une stratégie d'alimentation spécialisée, prédatrice avec des dents, à une autre, tout aussi spécialisée, filtrage de l'eau par des fanons, en traversant une période plus généraliste et opportuniste ou les mysticètes adoptent simultanément plusieurs stratégies alimentaires. Cette non-spécialisation, en diversifiant les sources de nourriture, a pu ainsi aider les premiers mysticètes à éviter une forte compétition écologique. Avant de se respécialiser, chacune dans sa niche écologique propre, évitant ainsi de se concurrencer frontalement.

    Source illustrée: www.sciencesetavenir.fr - Rédaction: Guillet Emmanuel


    Dimanche 22/04/18 - La géologie de la Bretagne raconte plus de 500 millions d’années

    La géologie de la Bretagne raconte plus de 500 millions d’années d’histoire de la Terre La Bretagne appartient au Massif Armoricain qui se caractérise par la diversité exceptionnelle de ses formations géologiques. Celles-ci furent façonnées aux cours des périodes géologiques précédant l’ère secondaire, c’est à dire avant le Trias (avant 250 millions d’années). Les roches qui forment le sous-sol de la Bretagne s’organisent en trois ensembles : les domaines nord, centre et sud-armoricains dont les âges et les caractéristiques sont très différents et qui sont séparés par des limites géologiques tranchées représentant d’imposantes sutures verticales le long desquelles a coulissé toute la lithosphère. Nous passerons en revue les principales composantes géologiques de chacun de ses domaines et nous les replacerons dans l’histoire de la plaque Armorica. Cette plaque forme le noyau autour duquel sont venus s’accréter des terrains au cours des orogénèses cadomiennes (600 Ma – 530 Ma) puis hercynienne (380 Ma – 250 Ma).

    Nous présenterons pour chaque roche caractéristique un modèle géodynamique de mise en place puisé dans les nombreuses situations que nous offre la dynamique globale actuelle. Ainsi, la genèse des divers types de granites sera illustrée par la subduction andine et par la collision himalayenne. De même, les conditions de formation des diverses variétés de micaschistes seront comparées aux conditions connues ou calculées pour des unités géologiques en cours de déformation dans des zones du subduction océaniques ou continentales. Nous verrons finalement que par ses roches, la Bretagne permet d’illustrer parfaitement les processus géologiques majeurs qui façonnent la lithosphère continentale et océanique dans les trois régimes de la tectonique des plaques : la divergence, la convergence et le coulissage.

    Source: _www.breizh-info.com - Auteur: Yves Lagabrielles,Directeur de Recherche au CNRS, UMR 6118, Campus de beaulieu, Université Rennes


    Vendredi 20/04/18 - Canada: un faible séisme secoue le sud-ouest de l’Ontario

    Un séisme de faible intensité a secoué le sud-ouest de l’Ontario jeudi soir. On ne rapporte ni dégâts ni blessures.

    Les autorités géologiques américaines disent que la secousse de magnitude 3,6 s’est produite près de la ville d’Amherstburg, en Ontario.

    Un représentant de Ressources naturelles Canada a ensuite indiqué que la magnitude avait été revue à 4,1. Le séisme s’est produit à dix kilomètres sous terre, à environ 20 kilomètres au sud de Windsor.

    Nick Ackerley a dit qu’il s’agit d’une secousse «relativement puissante» pour la région et qu’elle a été ressentie dans un rayon de 100 kilomètres.

    Il a ensuite indiqué qu’une secousse de cette taille n’est pas inhabituelle dans l’est du Canada et que les résidants doivent s’attendre à des répliques dont l’intensité ira en décroissant.

    Séismes Canada a dit que des milliers de tremblements de terre surviennent chaque année au Canada, mais que la plupart se produisent dans l’Ouest et qu’on en ressent seulement environ un par semaine.

    Source: lactualite.com


    20/04/18 - France: dans la chaine des Puys un volcan retrouve son visage d’antan

    Petit cratère du sud de la chaine des Puys, l’ancien volcan de Combegrasse culmine à 1220 mètres d’altitude. Surplombant la commune d’Aydat dans le Puy-de-Dôme, il a retrouvé son apparence d’antan après des opérations de déboisement et d’aménagement.

    On imagine facilement la chaîne des Puys qui parcoure le département du Puy-de-Dôme du nord au sud dans un état sauvage, couvert de forêts, mais c’est l’abandon du pastoralisme dans les années 1950 qui a favorisé la plantation de résineux et l’installation de fougères, de genêts et de hêtres.

    Dans le cadre de la candidature du projet d’inscription de la Chaîne des Puys au patrimoine mondial de l’UNESCO et pour redonner son aspect naturel au puy de Combegrasse à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Clermont-Ferrand, des travaux de défrichement puis de restauration de la biodiversité ont été entrepris dès 2013 avec la mise en estive au cours de l’été 2015. L’opération s’est achevée par l’aménagement de chemins de randonnée, d’un parking et d’un parcours pédagogique.

    Depuis 2007, le Conseil départemental du Puy-de-Dôme pilote, aux côtés de nombreux partenaires auvergnats, la candidature de la Chaîne des Puys - faille de Limagne au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce haut lieu tectonique où est visible l’ensemble des mécanismes géologiques procédant à la rupture d’un continent représenterait le premier bien naturel métropolitain français inscrit sur la liste du patrimoine mondial. La candidature passera un dernier examen par les 21 pays membres du Comité du patrimoine mondial au Bahreïn, lors de la 42e session, du 24 juin au 4 juillet.

    Source: france3-regions.francetvinfo.fr - Rédaction: Cyrille Genet


    Jeudi 19/04/18 - Un volcan est entré en éruption ce jeudi au Japon

    Un volcan situé sur l'île japonaise de Kyushu est entré en éruption, jeudi, crachant des cendres et de la fumée dans l'air. Le niveau d'alerte pour le mont Io est évalué à 3 sur une échelle de 5. L'entrée dans la zone de ce volcan est interdite jusqu'à deux kilomètres à la ronde.

    L'éruption a débuté à 08h39 HB (15h39 heure locale). Aucun blessé ou dégât n'ont encore été rapportés, a précisé le porte-parole du gouvernement.

    De puissantes éruptions avaient déjà été observées en mars et début avril au mont Shinmoe, à environ 5 km au sud-est du mont Io.

    Le Japon se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, connue pour ses fréquents tremblements de terre et éruptions volcaniques. Le pays compte plus de 100 volcans actifs.

    Source: www.rtbf.be


    19/04/18 - Un séisme de magnitude 5,9 frappe le sud de l'Iran sans affecter le fonctionnement d'une centrale nucléaire voisine

    Un séisme de magnitude 5,9 a secoué jeudi la région de Kaki, dans la province de Bouchehr, au sud de l'Iran, sans toutefois affecter le fonctionnement d'une centrale nucléaire voisine.

    Le Centre sismologique iranien a déclaré que la secousse avait eu lieu à 11h05 heure locale (06h35 GMT). L'épicentre, d'une profondeur de 18km, a été estimé à 28,353 degrés de latitude nord et à 51,559 degrés de longitude est.

    Des secouristes ont été envoyés sur place, mais aucun danger ni aucune victime n'ont été relevés dans l'immédiat.

    Le tremblement de terre n'a pas endommagé la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, dont le fonctionnement s'est poursuivi normalement, ont rapporté les médias locaux.

    Les systèmes de distribution d'électricité de la région n'ont pas été perturbés, a assuré le gouverneur de Bouchehr, Abdollah Naderi, à l'agence de presse nationale IRNA.

    L'Iran, qui se trouve à la frontière de deux plaques tectoniques majeures, est frappé presque quotidiennement par des secousses de différente magnitude. En novembre dernier, un tremblement de terre de magnitude 7,3 à frappé l'ouest du pays, tuant au moins 530 personnes et faisant plus de 8.000 blessés.

    Source: Agence de presse Xinhua


    19/04/18 - Séisme en Indonésie: 2 morts et plus de 300 bâtiments endommagés

    Un tremblement de terre peu profond dans la province de Java central a fait deux morts et 21 blessés et endommagé plus de 300 bâtiments, a annoncé jeudi Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l'Agence de gestion des catastrophes naturelles.

    Plus de 2.000 personnes ont trouvé refuge dans les centres d'évacuation mis en place à la suite du tremblement de terre et tous les blessés ont été soignés dans une clinique et un hôpital à proximité, a-t-il ajouté.

    Le séisme, d'une magnitude de 4,4 et d'une profondeur de 4 km, a frappé la province mercredi à 13h28, selon l'agence de géophysique et de météorologie.

    "L'impact le plus grave a été constaté dans le sous-district de Kalibening, dans le district de Banjarnegara", a déclaré M. Sutopo à Xinhua par texto.

    Il a en outre précisé que 316 maisons, quatre mosquées et deux établissements scolaires avaient été gravement endommagés, et que 2.104 personnes se sont réfugiées dans des centres d'évacuation.

    Source: Agence de presse Xinhua


    19/04/18 - La Rochelle: Le muséum nous entraîne dans les pas des grands dinosaures

    Le muséum d'histoire naturelle de La Rochelle nous plonge 145 millions d'années en arrière, sur les traces des dinosaures géants qui peuplaient alors la région...

    Labellisée d'intérêt national par le ministère de la Culture, l'exposition fait le point sur les découvertes paléontologiques de ces dernières années dans la région. Les dinosaures géants comme les sauropodes ont côtoyé crocodiles et tortues dans une région très marécageuse.

    D'un intérêt scientifique certain, l'expo se veut aussi ludique et interactive pour les plus petits.

    C'est un bond dans le passé de... 145 millions d'années, que nous propose de réaliser le muséum d'histoire naturelle de La Rochelle, avec son exposition « Dinosaures, les géants du vignoble », qui vient tout juste de s'ouvrir et qui restera en place jusqu'au 1er septembre 2019. Il s'agit d'une exposition itinérante pilotée par le musée d'Angoulême, et dont le muséum de La Rochelle est partenaire. Elle a été labellisée d'intérêt national par le ministère de la Culture.

    L'exposition au muséum de La Rochelle propose de faire un point sur les récentes découvertes en paléontologie dans la région Aquitaine, et reconstitue l'environnement de la région il y a 140 millions d'années.

    Elle est évidemment largement consacrée aux résultats des fouilles sur le site d'Angeac-Charente, l'un des plus importants spots paléontologiques d'Europe depuis dix ans. Dans cette carrière de sable fouillée un mois par an par les scientifiques, ont été mis au jour des milliers d'ossements remontant à une période charnière entre le jurassique et le crétacé, soit 145 millions d'années.

    Des fossiles trouvés de La Rochelle à la Vendée

    Le site d'Angeac en Charente, nous a entre autres livré des vertèbres de stégosaure et un... fémur de sauropode de 2,2 m de long, soit le plus long fémur de sauropode jamais trouvé en Europe. « Il nous dit que l'animal devait mesurer plus de 30 m de long », raconte Elise Patole-Edoumba, conservateur du patrimoine et directrice du muséum de La Rochelle.

    « Grâce à ce site, nous avons appris que des dinosaures de cette taille ont donc vécu sur le territoire de l'actuelle Charente. Mais il a aussi été trouvé des restes de crocodiles, de poissons, de tortues... Tout ceci nous permet aujourd'hui de reconstituer ce qu'était l'environnement de l'Aquitaine à l'époque, une zone de lagunes et de marécages où vivaient des espèces marines et des dinosaures. »

    Angeac n'est cependant pas le seul site à alimenter l'exposition. Des traces de dinosaures ont aussi été trouvées à Chassiron, sur l'île d'Oléron. Essentiellement des dents et des microrestes remontant au jurassique supérieur (145-150 millions d'années). De La Rochelle à la Vendée, restes et empreintes sont d'ailleurs nombreux à avoir été mis au jour, que ce soit par des amateurs éclairés ou des scientifiques. Des traces qui couvrent toute la période d'existence des dinosaures, jusqu'à leur extinction il y a 66 millions d'années.

    Chantiers de fouilles et vidéos 3D

    « Il a aussi été trouvé dans la région une plume d'oiseau, que nous exposons. Si cela n'est pas très impressionnant, c'est exceptionnel car c'est très rare d'en trouver en Europe - elles sont généralement découvertes en Asie. Cela nous montre qu'il y avait donc déjà des oiseaux, même s'ils étaient très différents de ceux que nous connaissons aujourd'hui », poursuit Elise Patole-Edoumba. Qui nous rappelle au passage que « les oiseaux sont les seuls descendants des dinosaures à exister encore à ce jour. »

    Quelques reconstitutions sont également proposées, comme ce squelette d'ornithomimosaure, « une sorte d'autruche. » « Le squelette a été modélisé et imprimé en 3D. »

    D'autres spécimens venus d'Europe, d'Afrique et d'Asie complètent l'exposition. Des chantiers de fouilles ont été recréés, et des vidéos en 3D sont projetées, pour permettre d'intéresser un public le plus large possible, y compris les enfants.

    Source : _www.20minutes.fr/planete - Rédaction: Mickaël Bosredon


    19/04/18 - Roussillon : un village perché sur une montagne d'ocre

    Au cœur du Luberon, le petit village de Roussillon (Vaucluse) est surnommé le Colorado provençal. Des canyons sur un site de 30 hectares avec ses ocres aux couleurs qui changent en fonction des heures de la journée.

    Vu du ciel, le Luberon est un paysage de Far West. Dans le Colorado provençal, au cœur du Luberon, des sculptures étranges parsèment le sentier des ocres. Chaque année, 300 000 touristes jamais rassasiés foulent ce sentier. "À un moment donné, la mer s'est retirée et ces sables se sont retrouvés à l'air libre, sous climat tropical humide. Ils ont connu une profonde transformation chimique. Les sables qu'ils étaient au départ, plutôt de couleur verte, se sont transformés en sables ocreux", explique Stéphane Legal, géologue.

    Des ocres aux multiples usages

    Cette argile, c'est le pigment utilisé par les premiers hommes. Peintures rupestres ou camouflage, enduits muraux ou maquillage, rien ou presque n'a changé. Ces ocres servent avant tout à colorer les façades. À 343 mètres d'altitude, Roussillon est le seul village perché sur une montagne d'ocre. Tout a commencé dans les carrières et dans les mines des environs. Certaines sont désaffectées, mais on peut aussi les visiter.

    Source + vidéo: www.francetvinfo.fr


    19/04/18 - Vietnam et France coopèrent dans la préservation de géoparc mondial

    Paris - Un procès-verbal sur la coopération dans la gestion et le développement de parc géologique a été signé dans la ville de Digne-les-Bains de la province d’Alpes-de-Haute-Provence par le parc géologique de Cao Bang du Vietnam et celui de Haute-Provence de France.

    L’UNESCO a officiellement reconnu le parc géologique de Cao Bang du Vietnam comme étant un géoparc mondial.

    Cet événement a eu lieu après que le Conseil des géoparcs mondiaux Unesco a décidé le 12 avril lors de sa 204e réunion à Paris de désigner le site de Cao Bang dans le Nord-Est en tant que géoparc mondial Unesco.
    Une délégation de la province vietnamienne de Cao Bang, conduite par Hoang Xuân Anh, président du Comité populaire provincial a visité et eu des échanges des expériences de la préservation et de l’exploitation efficace du patrimoine naturel du Comité de gestion de parc de Haute-Provence.

    La reconnaissance comme membre du Réseau de géoparc mondial de l’Unesco ouvra de nouvelles opportunités à promouvoir le développement socioéconomique de Cao Bang, a déclaré Hoang Xuân Anh, en soulignant la signification importante de cette coopération bilatérale.

    Mme Patricia Granet, maire de la ville de Digne-les-Bains, a estimé que Cao Bang va apprendre des expériences sur la gestion et la préservation de ce patrimoine naturel en vue d’exploiter rationnellement et développer le niveau de vie socioéconomique pour les habitants locaux.

    A cette occasion, la délégation de Cao Bang a visité des sites touristiques célèbres au sein du parc géologique de Haute-Provence, reconnu en 2000 comme géoparc mondial Unesco.

    Situé dans six districts au nord et à l’est de la province de Cao Bang, au Nord du Vietnam, le géoparc de Cao Bang s’étend sur une superficie de 3.000 km² dans les districts de Hà Quang, Trà Linh, Quang Yên, Trùng Khanh, Ha Lang, Phuc Hoà, Hoà An, Nguyên Binh et Thach An. Y habitent différentes communautés ethniques comme Tày, Nùng, Mông, Kinh, Dao, San Chay...

    Les reliefs montagneux couvrent environ 90% de la superficie dusite. Dans une région de climat tropical soumise aux moussons.

    La région comprend un réseau hydrographique complexe avec 5 grands cours d’eau et 47 lacs.

    Le parc est divisé en deux parties distinctes par une active zone de faille profondément enracinée appelée Cao Bang - Tiên Yên. La partie orientale est composée de calcaires paléozoïques, qui présentent un cycle d’évolution karstique tropical complet avec diverses formes de reliefs classiques, par exemple des dépressions, des groupes de sommets, des cônes et des tours, des grottes fossiles et des caves avec des magnifiques spéléothèmes, des vallées fermées et interconnectées, des rivières souterraines et de surface, y compris un système lacustre "turlough", et une des plus grandes cascades du monde sur une frontière internationale. La partie ouest présente des roches sédimentaires riftogènes, des roches basaltiques en coussins, des intrusions ultra-mafiques et granitiques riches en minéraux et des altérations hydrothermales.

    La région possède également des roches sédimentaires datant de 500 millions d’années, avec des coupes transversales de stratotypes, et des fossiles indiquant différents paléo-environnements et des phénomènes d’extinction de la biosphère. La géodiversité est mise en évidence par la diversité des roches (stratigraphie, paléontologie, paléoenvironnement, pétrologie, minéralogie...) et des reliefs (tectonique, géomorphologie, karst, altération, érosion des sols...), caractéristique de différents stades d’évolution de la croûte terrestre.

    Source: fr.vietnamplus.vn


    Mercredi 18/04/18 - Guadeloupe: plus de 140 séismes en deux jours sous la Soufrière

    Plus de 140 séismes ont été enregistrés sous le sommet de la Soufrière, lundi et mardi, la très grande majorité de très faible magnitude, entre 1.0 et 2.1. Leurs épicentres ont été localisés sous le dôme du volcan, entre 1 et 4 km de profondeur.

    La phase d'activité sismique la plus intense a eu lieu lundi, de 18h26 à 22h51. Elle s'est traduite par 75 séismes enregistrés par l'Observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe (OVSG), dont 12 dits « majeurs », c’est-à-dire de magnitude supérieure ou égale à 1.0. Les hypocentres de ces événements ont été localisés entre 2,5 et 3,1 km de profondeur sous la Soufrière. Un seul a été très légèrement ressenti par les habitants de Saint-Claude : celui de 18h59 lundi, de magnitude 2.1 et à une profondeur de 2,7 km.

    Selon l'OVSG, l’activité sismique enregistrée ces derniers jours s’inscrit dans la continuité des observations de l’ensemble de l’activité volcanique de la Soufrière depuis plus de 25 ans. En effet, depuis 1992, cette activité est marquée par un régime fluctuant mais globalement en lente augmentation. Il cumule plusieurs phénomènes de relâche énergétique tels que la sismicité, le flux de chaleur et de gaz, ainsi que des déformations de faible amplitude enregistrées sur le dôme et associées à l’activité d’un système hydrothermal très développé.

    Source: www.guadeloupe.franceantilles.fr


    18/04/18 - En Algérie, un exercice met les sauveteurs de plusieurs pays à l'épreuve

    Le séisme destructeur est imaginaire et les victimes fictives. Mais l'exercice grandeur nature qui réunit un millier de sauveteurs de sept pays en Algérie met à l'épreuve la coordination entre des équipes aux savoir-faire et aux langues différents.

    Dans le scénario imaginé, apocalyptique, un séisme de magnitude 7 a frappé l'Algérie, un barrage menace de rompre, un pont s'est effondré et un camion transportant des matières dangereuses s'est renversé.

    Face à l'ampleur des dégâts, cinq pays européens -Espagne, France, Italie, Pologne, Portugal- et le voisin tunisien ont envoyé des unités spécialisées pour prêter main forte à la sécurité civile algérienne et plus de 1.000 secouristes sont à pied d'oeuvre.

    A Bouira, à une centaine de kilomètres au sud d'Alger, de samedi à mercredi, tous ont dû travailler ensemble en conditions -presque- réelles: sous la pluie ou en plein soleil, dans la boue et la poussière.

    Professionnels aguerris, ils sont préparés aux dures conditions des catastrophes, moins aux difficultés d'adaptation à des équipes aux méthodes et aux langues diverses.

    Les séismes en Algérie ne sont pas que fiction: en 2003, un tremblement de terre de magnitude 6,8 a fait plus de 2.200 morts et 11.500 blessés.

    "L'exercice a pour objectif +l'interopérabilité+", c'est-à-dire faire que tous les sauveteurs travaillent en "totale coopération", "sans gêner les autres", explique le colonel Farouk Achour, de la Protection civile algérienne.

    Le site où se déroule l'exercice est une immense Babel où des spécialistes italiens des structures doivent, par exemple, avertir des sauveteurs français des dangers d'un bâtiment dans lequel il s'apprêtent à entrer, dans un anglais que ni les uns ni les autres ne semblent maîtriser parfaitement.

    Dans cet exercice, la "principale difficulté, c'est la langue", admet le capitaine Mohamed Mnasser, chef en second de l'Unité spéciale de la Protection civile tunisienne.

    Avec des vérins métalliques et des étais de bois, ses hommes s'affairent à consolider un bâtiment ébranlé, à l'intérieur duquel une victime a été repérée.

    "Vite compliqué"

    Au-dessus d'eux, des spécialistes du Groupe d'intervention, de protection et de secours (GIPS) de la Garde nationale républicaine portugaise -un corps comparable à la gendarmerie française- en combinaisons de protection et masques respiratoires, vérifient le contenu de bidons abandonnés dans une zone où doivent intervenir les sauveteurs tunisiens.

    Les appareils ont détecté un produit "vésicant" (hautement irritant) qui s'avérera après rapide analyse être du trichloréthylène.

    Pendant que les hommes passent sous la douche de décontamination après avoir installé un périmètre de sécurité, un officier portugais francophone prévient un officier tunisien du danger. "La communication n'est pas parfaite, le passage d'information est parfois difficile", admet le sergent Sergio André, chef de l'équipe portugaise.

    L'équipe qui gère le poste médical avancé où arrivent les victimes est aussi portugaise. Les blessés légers sont soignés sur place, les cas les plus graves envoyés vers l'hôpital de campagne... français.

    Cet hôpital est une structure projetable, dotée notamment de services de biologie et de blocs opératoires, et autosuffisante pendant 15 jours.

    Ainsi, "on ne vient pas comme un poids aux structures locales", explique le commandant Philippe de Balanda, chef du détachement médical français.

    La sécurité civile française a participé aux opérations après le séisme de 2003.

    Ces manœuvres permettent "de travailler nos procédures dans un contexte international", poursuit l'officier. "Si on n'a pas de procédures communes, au-delà de la barrière de la langue, ça devient vite compliqué."

    Pour le colonel Achour, ce type d'exercice permet aussi "de connaître les compétences des uns et des autres".

    "Dans certains cas, on a parfois besoin de savoir-faire précis. Il est important de savoir ce qui est disponible pour faire appel à ces équipes spécialisées", explique l'officier algérien.

    Source: information.tv5monde.com - Auteur: Aymeric Vincenot


    18/04/18 - Le troisième cycle de ventes de diamants de De Beers a généré 520 millions $

    La filiale d’Anglo American, De Beers, a récolté 520 millions $, lors de son troisième cycle de ventes de diamants de l’année 2018. Ce résultat est inférieur aux 563 millions $ de recettes enregistrées au cours du deuxième cycle, et aux 586 millions $ du cinquième cycle de l’année 2017.

    « Malgré le fait que le deuxième trimestre de l’année soit traditionnellement la période où la demande est la plus faible, la société a continué d’enregistrer une bonne demande de diamants bruts, lors du troisième cycle », a commenté le PDG, Bruce Cleaver (photo). Il a précisé, qu’au cours de la période, les diamantaires se sont focalisés sur le réapprovisionnement, suite à la forte demande des consommateurs de bijoux en diamants aux Etats-Unis et en Chine.

    Plus grande entreprise de diamants au monde, De Beers possède plusieurs actifs en Afrique, notamment en Afrique du Sud (la mine Venetia), au Botswana (la mine Jwaneng, par exemple), ou encore en Namibie (la mine Debmarine). En 2017, elle a enregistré une hausse de 22% à 33,4 millions de carats de sa production totale de diamants.

    Source: _www.agenceecofin.com/diamant - Rédaction: Louis-Nino Kansoun


    18/04/18 - Les diamants de synthèse font trembler l'industrie traditionnelle

    La fabrication de diamants synthétiques ne cesse de monter en puissance. Inquiets, les producteurs cherchent à défendre les vraies pierres auprès des Millennials.

    Le phénomène n'en est qu'à ses débuts. Mais les producteurs de diamants ont bien senti le danger. Les pierres synthétiques, ces produits conçus dans la Silicon Valley, pourraient bien bousculer le marché mondial. Et fragiliser une filière qui emploie près de dix millions de personnes. En 4 ans, la production de ces diamants créés de toutes pièces en laboratoire, est passée de 350.000 à 2,5 millions de carats. Elle pourrait même atteindre les 4,5 millions de carats en 2018, soit 2 % à 3 % de la production mondiale.

    Car après 3 start-ups américaines, dont Diamond Foundry, un laboratoire de Santa Clara (qui compte l'acteur Leonardo di Caprio, parmi ses actionnaires), des industriels chinois, singapouriens et indiens se sont mis à en fabriquer des quantités industrielles. Devant cette concurrence galopante, l'association des producteurs (DPA), et l'Union des professionnels de la joaillerie (UFBJOP) ont décidé de prendre la parole, pour promouvoir le diamant naturel.

    50 % des ventes en France

    Cette gemme représente près de 50 % des ventes de bijoux en France. Un poids qui demain sera menacé, comme c'est déjà le cas aux Etats-Unis, le premier marché mondial. « On sent depuis le début de l'année une accélération de la demande, indique Stéphane Wulwik, un ancien diamantaire, fondateur d’Innocent Stone, une marque pionnière, dont les diamants synthétiques sont certifiés. Plusieurs opérateurs commencent à se monter en Europe, dont l'un va bientôt ouvrir Place Vendôme à Paris ». Leur cible, les jeunes générations sensibles aux messages éthiques. Le film « les diamants du sang », qui évoquait le financement de conflits, via l'extraction de diamants dans certains pays, a jeté le discrédit sur le secteur. Sans parler de l'impact environnemental, avec ses mines géantes qui défigurent les paysages. « C'est le diamant du futur, car les consommateurs de luxe de demain ne sont pas ceux d'hier. Ils veulent de la transparence, poursuit Stéphane Wulwik.

    Une analyse contestée par les industriels. « Nous voulons sortir de la caricature et des poncifs, assène Thomas Morel, le responsable en Europe de la Diamond Producers Association, et reconnecter avec les Millennials, en remettant cette pierre naturelle dans l'air du temps ». Pour les grands producteurs, comme Rio Tinto, De Beers ou Alrosa, un vrai diamant est né dans la nature, à plus de 150 km dans les entrailles de la terre, avec des conditions extrêmes. « Le plus jeune au monde a quelque 900 millions d'années, relève le spécialiste. Chacune de ces pierres est unique, rare et donc précieuse. »

    Quatre semaines de fabrication

    Ce n'est évidemment pas le cas des diamants synthétiques. Il suffit de deux à quatre semaines pour les fabriquer en série, à partir d'une « graine » de vrai diamant, dans des réacteurs à hautes températures. Ces produits ont exactement la même composition chimique que leurs ancêtres. Et à l'œil nu, il est impossible de distinguer l'un ou l'autre. De plus, ces pierres de synthèse sont vendues en moyenne 30 % à 50 % moins chères que les naturelles. Des prix qui devraient encore baisser. « Ce ne sont pas de faux diamants, mais pas des vrais non plus, c'est comme une réplique de Picasso, c'est le même tableau, mais ce n'est pas la même chose », argumente Thomas Morel.

    C'est ce côté authentique, « miraculeux », que les producteurs veulent mettre en avant auprès des Millénials. « Il y a de la place pour le synthétique, mais dans le domaine de la bijouterie fantaisie », estime le responsable. Quant aux arguments éthiques, les producteurs assurent que leur filière « est une des plus contrôlée du monde ». Et ce depuis le processus de Kimberley lancé en 2003, sous l'égide de Nations unies, qui permet une traçabilité des pierres brutes. Les principaux pays producteurs étant le Bostwana, le Canada et la Russie.

    Reste que selon des associations comme Human Rights Watch, nombre de grandes marques de joaillerie, ne peuvent garantir que certaines pierres n'ont pas été extraites dans des mines où travaillent des enfants, par exemple.

    Dans ce contexte, certains grands groupes cherchent déjà à prendre la vague. Swarovski, connu pour ses cristaux et ses bijoux fantaisie, a ainsi lancé Diama, une marque de bijoux en or, sertis de diamants synthétiques. Elle est proposée depuis 2016 aux Etats-Unis. D'autres acteurs, dit-on, commencent à s'y intéresser de près.

    Source: www.lesechos.fr - Auteur: Dominique Chapuis


    18/04/18 - Cobalt, lithium... Le boom ou la bulle ?

    En attendant les batteries aux algues ou au soufre, le boom des batteries lithium-ion fait planer une crainte de pénurie sur les matériaux qui les composent.
    Cobalt, lithium... Le boom ou la bulle ?


    Parmi les cinq matières cruciales pour la fabrication des batteries lithium-ion que sont le manganèse, le nickel, le graphite, le lithium et le cobalt, seuls les deux derniers "pourraient faire l’objet de déficits momentanés" à court et moyen terme, affirme Elsa Olivetti, professeur assistant au MIT. Les autres sont trop largement utilisés dans l’industrie pour que la croissance du segment batteries ait une influence sur la disponibilité de l’offre. Le développement du stockage pourrait toutefois venir soutenir les cours du nickel (en surcapacité) et du cuivre, dont les gisements s’appauvrissent aussi vite que croît son usage, notamment pour le câblage électrique. Elsa Olivetti exclut un ralentissement de la croissance du marché des batteries lié à un manque de matières, du moins dans les quinze prochaines années.

    Source d’inquiétude depuis l’émergence de la batterie lithium-ion, le lithium fait l’objet de controverses. Manquera-t-il ou non à l’industrie ? Dans le doute, Tesla envisage d’investir avec le chilien Sociedad Quimica y Minera (SQM) dans une usine de raffinage de lithium pour nourrir sa gigafactory dans le Nevada. Plus que l’extraction, ce sont les capacités de transformation qui inquiètent les utilisateurs. Avec 40 millions de tonnes, les ressources, elles, sont massives et bien réparties, mais sous-exploitées. L’extraction se fait par deux moyens : la mine et l’exploitation des lacs salés partiellement asséchés, comme en Amérique latine, qui a l’avantage de pouvoir être développée en moins d’un an, contrairement à une mine dont la construction prend plusieurs années. C’est cette voie qu’explore Eramet, qui a développé un procédé innovant de séparation sans évaporation des saumures. Le groupe minier et métallurgique français pense arbitrer d’ici à 2019 un investissement de 400?millions de dollars en Argentine, pour produire annuellement 20 000 tonnes équivalent carbonate de lithium à compter de 2021.

    Une explosion de la demande

    La capacité mondiale de production de lithium est estimée à 200 000 tonnes, dévolues pour moitié à la fabrication de batteries. Elle pourrait monter à 500 000 tonnes en 2020, si les projets en cours se concrétisent. Mais la demande croît plus vite encore. "L’Union européenne a fait le choix de ne pas considérer le lithium comme matière première critique, une situation d’autant plus étonnante que les technologies liées aux transitions énergétiques figurent parmi ses priorités absolues en matière de recherche et de développement industriel. Cette approche, qui peut s’expliquer par l’utilisation potentielle d’autres technologies (cadmium, vanadium, sodium, fer), est néanmoins contre-intuitive au regard des travaux et avancées technologiques des principaux acteurs", note Nicolas?Mazzucchi, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique dans un rapport récent.

    La question du cobalt est plus épineuse encore. Ses prix ont triplé en deux ans, notamment en raison des projections de croissance du véhicule électrique. Les craintes sont aussi géopolitiques et sociétales. Plus des deux-tiers du cobalt extrait à travers le monde proviennent de la République démocratique du Congo, une production effectuée dans des conditions extrêmement difficiles, parfois par des enfants. Une situation dénoncée par des ONG qui mettent en évidence les défauts de surveillance de leur supply chain par les principaux fabricants de batteries. La récente révision du code minier congolais, qui rehausse les royalties sur la production de métaux stratégiques, a aussi participé à l’emballement mondial autour de ce métal critique dont les réserves sont très inégalement réparties. Sur les 100 000?tonnes extraites en 2017, la Chine en aurait consommé 80 % selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS). La demande croissant plus vite que l’offre a entraîné une course à la sécurisation des approvisionnements par les industriels [lire l’encadré ci-contre].

    Technologies et matières alternatives

    Dans les laboratoires, la priorité est donc donnée à la réduction de la teneur en cobalt des batteries lithium-ion. Le coréen SK Innovation et son concurrent LG Chem ont annoncé la production prochaine de batteries au lithium NMC?811, dont la cathode contient 80 % de nickel pour 10 % de manganèse et 10 % de cobalt. Elles viendraient supplanter les NMC?111 (nickel, manganèse et cobalt à parts égales) à 622. L’anode, quant à elle, est généralement en graphite (naturel ou artificiel). Quelque 1,2 million de tonnes de graphite ont été extraites en 2016, principalement en Chine (780 000?tonnes). L’un de ses usages industriels majeurs est la fabrication d’électrodes pour les fours à arc électrique des aciéries recyclant la ferraille. Un consortium chinois construit une usine géante d’anodes pour batteries, capable de traiter 260 000?tonnes par an, et sera concurrencé par Hitachi Chemical au Japon, qui a un projet d’une capacité de 100 000?tonnes. En France, la branche graphite et carbone d’Imerys produit du graphite naturel et synthétique au Canada, en Suisse et en Namibie. Expert des minéraux de spécialités, le groupe propose aussi du noir de carbone conducteur pour les batteries.

    La principale concurrente du lithium-ion pour le stockage de masse est la batterie à flux Redox au vanadium. C’est celle choisie par l’américain UniEnergy Technologies (UET) et le chinois Rongke Power pour construire à Dalian, en Chine, une batterie géante ayant deux fois la capacité et six fois la puissance de celle conçue par Tesla et Neoen à Hornsdale, en Australie. Mais ce n’est pas le développement de cette technologie qui a récemment fait doubler le prix du vanadium. « La hausse du prix du pentoxyde de vanadium est en fait liée à un déficit d’offre en Chine. D’une part, le programme Blue sky a contraint les producteurs chinois à réduire leur production. D’autre part, une nouvelle régulation impose pour la construction d’immeubles un fer à béton de qualité antisismique contenant davantage de vanadium (300?grammes par tonne d’acier) », explique Christian?Hocquard, consultant indépendant et ancien du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Le vanadium est le vingt-deuxième?élément le plus abondant sur terre. Il s’en extrait quelque 80 000 tonnes par an, dont la moitié en Chine.

    Diversification des matières

    Les autres technologies concurrentes n’ont, pour l’immense majorité, pas fait leurs preuves au niveau industriel. Des innovations laissent toutefois espérer une diversification des matières impliquées, telle cette batterie low-cost du MIT à base de matériaux courants (du soufre, de l’air, de l’eau et du sel) qui permettrait de diviser par cinq le coût "batterie" du kilowattheure (qui ne représente lui-même qu’un tiers du coût total du stockage, développement, construction et gestion de l’énergie compris). Ou ces tests récents pour remplacer la coûteuse cathode lithium-cobalt par du graphène couvert de nanofilaments de vanadium dans une batterie zinc-ion. Les travaux se multiplient aussi sur les matières organiques qui pourraient substituer ou booster les métaux critiques des batteries actuelles. Les algues, rouges ou vertes, font l’objet de recherches pour leur capacité à synthétiser des nanomatériaux, comme le carbone poreux pour remplacer le graphite. Plus crédible pour le stockage de masse, la batterie lithium-air n’en finit pas de jouer avec les nerfs des chercheurs qui travaillent dessus. Mais Toyota et le MIT croient encore à ses promesses. L’air, lui, ne devrait pas venir à manquer.

    Les industriels en lice dans la course au cobalt

    La substitution du cobalt dans les batteries n’étant pas pour demain, les industriels veulent massivement sécuriser leurs approvisionnements. Le chinois GEM fait la course en tête après la négociation d’un contrat de trois ans auprès du premier producteur mondial, Glencore. « Si le cobalt tombe aux mains des chinois, vous ne verrez pas de véhicules électriques produits en Europe », fanfaronnait le DG du groupe minier Ivan?Glasenberg, peu après avoir vendu au chinois un tiers de sa production. Une bonne manière de placer rapidement les deux autres tiers. Volkswagen a connu un premier échec après avoir proposé une garantie d’achat sur dix ans sans s’engager sur le prix. Lot de consolation, du cobalt de Glencore finira dans ses batteries, son fournisseur Catl s’approvisionnant chez GEM. La téléphonie s’inquiète aussi. Tandis que Samsung SDI relançait le recyclage de téléphones usagés, la filiale négoce Samsung C & T négociait un accord pluriannuel d’achat auprès de Somika en République démocratique du Congo. Apple avait lancé des discussions similaires dès février. À ce rythme, il ne restera pas grand-chose pour le stockage sur les réseaux électriques.

    Source: www.usinenouvelle.com - Auteur: Myrtille Delamarche


    18/04/18 - Les animaux peuvent-ils vraiment prédire un séisme ?

    Les animaux possèdent-ils un sixième sens leur permettant de prédire un séisme ? Des chercheurs allemands font le point.

    Les animaux possèdent-ils vraiment un sixième sens qui leur permet de prédire un séisme avant que celui-ci ne se produise ? Pour l'instant, aucune preuve ne vient étayer ce phénomène, ont répondu le 17 avril 2018 dans le Bulletin of the Seismological Society of America des chercheurs du Centre de Recherche pour les Géosciences situé en Allemagne.

    Des études qui manquent de rigueur scientifique
    Pour en arriver à cette conclusion, les sismologues ont épluché 180 études scientifiques sur le sujet, regroupant en tout plus de 700 observations durant 160 tremblements de terre différents et analysant le comportement de 130 espèces. Selon ces publications scientifiques, les animaux appréhendent un séisme quelques mois à quelques secondes avant que celui-ci ne se déclenche. Certaines relatent des cas où le sujet se trouvait à quelques kilomètres de l'épicentre quand d'autres se situaient à plusieurs centaines de kilomètres de là. La plupart des observations relevées étaient ponctuelles, seulement 14 ont été menées sur le "long terme" : la plus longue a seulement duré 1 an.

    Autre remarque faite par les scientifiques allemands : peu de ces études présentaient des données chiffrées. Selon eux, le manque de rigueur scientifique de ces recherches ne permet pas de conclure que les animaux adoptent un comportement anormal avant le déclenchement d'un séisme.

    Les animaux sentiraient le séisme dès le début, mais pas avant

    Cependant, ils ont découvert que le nombre d'animaux précurseurs relevés est lié à la proportion de tremblements, ce qui laisse penser que la plupart d'entre eux ont en réalité senti le séisme alors que celui-ci avait déjà débuté. Les comportements dits anormaux commenceraient donc dès les premières étapes d'un séisme, des changements subtiles que les humains ne perçoivent pas forcément. "Les animaux sentent peut-être les ondes sismiques générées par les tremblements, suggère dans un communiqué Heiko Woith, auteur principal de l'étude.

    Une autre option est que les effets secondaires déclenchés par les tremblements - comme des changements dans les eaux souterraines ou le dégagement de gaz provenant du sol - soient sentis par les animaux". Dans tous les cas, les chercheurs pensent qu'ils ne sentent pas des changements environnementaux avant le début du processus mais bien quand celui-ci est déjà entamé.

    Et sans un suivi de l'animal pendant plusieurs années, il est impossible d'écarter la possibilité que le comportement anormal de celui-ci ne soit pas le résultat d'une maladie ou de tout autre facteur extérieur à la catastrophe naturelle, notent les chercheurs. Pour prouver une hypothétique détection d'un séisme par les animaux avant que le tremblement ne se déclenche véritablement, les scientifiques indiquent que leurs confrères devront utiliser des protocoles bien définis. Dans le cas contraire, leur sixième sens pourrait bien rester une légende à jamais.

    Source: www.sciencesetavenir.fr - Rédaction: Anne-Sophie Tassart


    Mardi 17/04/18 - Le Beaujolais officiellement labellisé Géoparc mondial de l'Unesco

    Ce label vient de reconnaître un projet de territoire axé sur la protection et la valorisation des géo-patrimoines.

    L'Unesco a officiellement labellisé le Beaujolais "Géoparc mondial de l'Unesco". Une réelle victoire pour tous les acteurs locaux mobilisés autour de cette démarche, qui récompense un travail de longue haleine engagé depuis 2012.

    "Même si le Beaujolais est surtout reconnu dans le monde entier pour la qualité de ses vins, dorénavant, il le sera pour la richesse, la complexité et l'exceptionnalité de son patrimoine géologique", souligne le Syndicat mixte du Beaujolais, porteur de la démarche.

    En effet ce label vient de reconnaître non seulement le caractère remarquable de la géologie du Beaujolais mais également son projet de territoire axé sur la valorisation des géo-patrimoines.

    "C'est la mobilisation et le travail de tout un territoire qui est aujourd'hui récompensé, souligne Daniel Paccoud, président du SMB. Les associations, les scientifiques, les collectivités, l'équipe du Geopark, mais aussi les entreprises, les habitants se sont mobilisés autour des géo-patrimoines du Beaujolais."

    A ce jour, sur 140 géoparcs existants, la France en compte désormais 7.

    Que va apporter ce label ?

    "Les géoparcs labellisés gagnent 20 % de fréquentation touristique, nous a confié Daniel Paccoud. C'est un outil de communication international pour tout le monde, de promotion et de qualité d'un terroir."

    Pour l'heure, les projets ne manquent pas : la création d'une carte découverte du Geopark, un programme de géo-événements, l'aménagements de nouveaux sites pour mieux valoriser le Geopark, etc.

    Source: www.lepatriote.fr - Rédaction: Laurence Chopart


    17/04/18 - Un tremblement de terre ressenti en Martinique et en Guadeloupe, ce mardi après-midi

    Un séisme modéré de 4,8 sur l’échelle de Richter a été ressenti en Martinique et en Guadeloupe, ce mardi après-midi. L’épicentre se situe non-loin d’Antigua and Barbuda.

    Vers 16 heures 26, ce mardi après-midi, un séisme modéré de magnitude 4,8 sur l’échelle de Richter a été ressenti en Martinique, mais également en Guadeloupe.

    D’après nos informations, l’épicentre d’une profondeur de 22 kilomètres, se situe à 13 kilomètres de Saint John’s à Antigua and Barbuda

    Source + carte: _www.zayactu.org


    17/04/18 - Canada: la terre a tremblé en Haute-Gatineau et dans les Laurentides

    Un tremblement de terre de magnitude 3,5 a été ressenti dans de nombreux secteurs de l'Outaouais et des Laurentides, mardi soir.

    Selon Séismes Canada, une division de Ressources naturelles Canada, le séisme de magnitude 3,5 s'est produit à une profondeur de 18 km, à 18 h 59.

    L'épicentre était situé à 15 km au nord-ouest de Mont-Laurier et à 130 km au nord de Gatineau.

    Sur Facebook, des résidents de Messines, Maniwaki et Egan-Sud, entre autres, ont affirmé avoir senti la terre trembler. Au moment d'écrire ces lignes, on ne rapporte aucun dommage.

    Un séisme de magnitude 3 est suffisant pour être ressenti dans la région environnante.

    Ressources naturelles Canada souligne sur son site Internet que l'est du pays est touché par environ 450 séismes par année.

    « De ce nombre, quatre en moyenne dépassent la magnitude 4, trente dépassent la magnitude 3 et vingt-cinq autres sont ressentis », précise le ministère.

    Source: www.sympatico.ca


    17/04/18 - Séismes: quand la terre tremble au Japon

    La terre tremble tous les jours au Japon où au moins un séisme est enregistré quotidiennement dans le pays, généralement de faible magnitude. Ce qui fait que le visiteur a toujours une petite crainte dans un coin de sa tête avant de se rendre sur l’archipel nippon. Journal du Japon vous explique tout sur ce phénomène naturel.

    Les séismes, inséparables de l’histoire du Japon
    Le séisme est la catastrophe naturelle la plus menaçante au Pays du Soleil Levant, l’archipel se trouvant sur la jonction de deux plaques tectoniques particulièrement actives : la plaque Pacifique et la plaque Eurasiatique.

    Au cours de ces dernières années, la presse a beaucoup parlé de ces phénomènes destructeurs et relayé les informations sur leur force dévastatrice et les dégâts qu’elle occasionne. Les deux séismes les plus connus sont ceux de Kobe en 1995 et de Fukushima en 2011. Cependant, des séismes de faible magnitude ont lieux tous les jours au Japon où habitants comme touristes peuvent les ressentir.

    On ne compte pas moins de douze séismes depuis 1891 qui ont été particulièrement meurtriers, dont deux qui ont provoqué des tsunamis détruisant tout sur leur passage. Le premier séisme enregistré fut celui de Hakuho en 684 avec une magnitude de 8 sur l’échelle de Richter. Les écrits de l’époque relatent des dommages sévères ayant détruit les habitations. Le dernier en date, est celui de magnitude 6.1 qui a eu lieu sur l’île de Honshule le 20 septembre 2017 et durant lequel seuls quelques bâtiments ont été détruits.

    Kobe, préfecture de Hyōgo, région du Kansai, 1995

    C’est le matin du 12 janvier, à 5 h 46, alors que les habitants dorment encore ou se réveillent tout juste, qu’un violent séisme frappe Kobe et ses alentours. La ville fût en grande partie détruite. La magnitude était de 6.9 sur l’échelle de Ritcher. 6 437 personnes ont perdue la vie et 43 792 furent blessés.

    Les images de cette catastrophe sont impressionnantes, les anciennes maisons et les bâtiments aux normes sismiques peu développées ont été de véritables tombes, emprisonnant les habitants sous les décombres. De plus, la ville de Kobe n’a pas lancé d’alerte. Les secours, peu préparés, à cause de la rareté des séismes dans cette zone du Japon, ont mit du temps à arriver, retardant d’autant le dégagement des blessés. Suite au tremblement de terre et à cause des nombreux branchements de gaz endommagés, la ville prend feu, rajoutant un élément meurtrier de plus au désastre qui s’y déroulait. Le séisme de Kobe est la catastrophe la plus violente de l’histoire du Japon, détrôné par la suite par celui de Fukushima.

    Fukushima, préfecture de Fukushima région du Tōhoku, 2011

    Le 11 mars 2011 à 14h46, un séisme de magnitude 9, un des plus violents que la planète ait jamais connu, a lieu aux alentours de la ville de Sendai, près de la centrale nucléaire de Fukushima. Le tremblement de terre a d’abord fait violemment bouger les immeubles des villes voisines jusque Tokyo, créant la panique dans la capitale. Puis un tsunami s’est formé au large avant de s’abattre sur la région, engloutissant tout sur son passage, y compris la centrale nucléaire. Une catastrophe nucléaire de grande ampleur s’en est suivie, irradiant les alentours de Fukushima. Grâce à la technologie parasismique des nouvelles constructions, le séisme en lui-même n’a pas provoqué énormément de décès, mais le tsunami a été meurtrier, causant 15 683 morts, 4 744 disparus et 90 000 personnes déplacées.

    Les mesures prises

    Suite aux risques élevés que représentent les tremblements de terre dans le Japon contemporain, le gouvernement japonais a mis en place des normes sismiques strictes pour les nouvelles constructions qui permettent de réduire les dégâts et de protéger les habitants. Désormais, les bâtiments sont construits sur des plateformes mobiles et se balancent sans s’effondrer en cas de tremblements de terre.

    Autre mesure: des exercices sont pratiqués et enseignés dès le plus jeune âge dans les écoles. Ainsi, quand l’alarme antisismique retentit, les Japonais ont pour consigne de se glisser sous les bureaux ou les tables, d’ouvrir les portes et d’éteindre les lumières. Tous les habitants pratiquent au moins une fois dans l’année ce genre d’exercices, sans compter les informations de prévention largement diffusées.

    Les villes, ont mis en place des plans d’urgences et de communication afin de pouvoir évacuer ou informer rapidement les populations. Les transports en communs sont arrêtés, les services de gaz ou d’électricité prévenus. Le Japon est si bien préparé, qu’il participe même à la formation d’autres pays aux systèmes préventifs parasismiques. Quant aux recherches scientifiques sur les technologies antisismiques, elles sont, au Japon, à la pointe de l’innovation.

    Vous planifiez un séjour au Japon ?

    Lorsque l’on se rend au Japon, il est important de connaître les règles de bases en cas de séisme. Vous devez, au même titre que les habitants, vous réfugier sous une table, ouvrir les portes pour permettre aux secours de rentrer plus facilement et rapidement en cas de déformation de l’immeuble, fermer la lumière et si besoin le gaz. Aussi, éloignez-vous le plus possible des fenêtres. Si les secousses sont trop fortes, sortez dehors et éloignez-vous des bâtiments. Dans tous les cas, si vous êtes dans un hôtel, une gare, un musée, etc. suivez attentivement les instructions données par le personnel.

    Il est également important de se déclarer sur Le fil d’ariane, ce qui permettra au gouvernement français de savoir que vous êtes au Japon et de prendre les mesures nécessaires en cas de problème, pour vous signaler aux autorités japonaises et ainsi, vous retrouver et vous rapatrier.

    Source : www.journaldujapon.com - Rédaction: Madeline Chollet


    17/04/18 - Séismes, éruptions, tsunamis: peut-on prévoir ces catastrophes?

    Ces phénomènes naturels ont tous en commun d’être spectaculaires, destructeurs. Mais ils sont aussi imprévisibles, du moins à court-terme…

    Séismes, éruptions volcaniques, tsunamis. Ces phénomènes naturels ont en commun d’être aussi spectaculaires que leur pouvoir de destruction est grand. D’autant qu’ils sont très difficiles à prévoir. Pourtant, la mobilisation scientifique pour tenter de les anticiper ne date pas d’hier. Où en est-on? Qu’est-on capable de prédire ou non? Le point.

    Des volcans sous surveillance, mais…

    "Pour un volcan surveillé, nous sommes capables de savoir à quelques mois s’il y aura une éruption", explique Sylvie Vergniolle, volcanologue au CNRS. "Il y a des signaux précurseurs : des déformations du sol, le volcan gonfle parce que le système se met en pression. On note aussi une augmentation des petits tremblements de terre associés à la migration du magma vers la surface".

    Ainsi, pour l’année 2018, les scientifiques estiment que six volcans sont à surveiller de très près : les Monts Kirishima au Japon, le Merapi en Indonésie, l’Öræfajökull en Islande, le Popocatepetl au Mexique, le Villarrica au Chili, le Kilauea aux États-Unis. Certains ayant montré des signes d’activité pourront se calmer. D’autres entreront dans une phase d’éruptions au cours des mois à venir.

    Mais, à l’heure actuelle, nous ne sommes pas capables de dire à la semaine près s’il faut évacuer les alentours d’un volcan ou non. Problème, pour le Vésuve (qui a détruit Pompéi) par exemple, "on estime que s’il y avait une éruption, la lave et les fragments de roche atteindraient la ville de Naples en moins de trois minutes", selon Sylvie Vergniolle.

    "Il est très compliqué de savoir à l’avance où une éruption va se localiser exactement. Dans le cas du Piton de la Fournaise, à la Réunion, la lave peut arriver en surface à n’importe quel endroit. On se sait qu’une heure avant quelle zone va être concernée, lorsque le magma est en train de quitter le réservoir profond pour arriver vers la surface"

    Mettre les volcans sur écoute?

    Petit espoir? En février dernier, des scientifiques de Stanford et de la Boise State University ont découvert qu’il était possible de capter les sons à basse fréquence émis par les lacs de lave de certains volcans. En l’occurrence, selon l’étude publiée dans le journal Geophysical Research Letters, ils se sont penchés sur l’éruption du Villarica, au Chili, survenue en 2015. Ils expliquent avoir détecté une variation dans les fréquences le 27 février 2015. Celle-ci correspond selon eux au moment où le lac de lave a commencé à monter, avant que l’éruption ne se produise, le 3 mars.

    Mettre les volcans sur écoute pour anticiper les éruptions plusieurs heures, voire quelques jours en avance? Pour s’en assurer, il faudrait voir si l’expérience est transposable sur d’autres volcans, car le Villarrica fait partie des rares volcans de la planète à posséder un lac de lave en fusion. Sans compter que les auteurs de l’étude estiment que leurs observations doivent aussi être mises en relation avec les données sismiques enregistrées et les émissions de gaz mesurées. À suivre donc.

    Prévoir les séismes, mais pas les prédire

    Autre phénomène naturel face auquel on se sent peu de chose : le séisme. À chaque fois que la terre tremble, et plus particulièrement lorsque cela cause des destructions, la question revient : Pourquoi n’avons-nous pas pu le prédire? Ce n’est pourtant pas faute d’être capable de faire des prévisions à (très) long terme, comme l’explique Christophe Vigny, directeur de recherches CNRS : "Nous sommes capables de dire cette zone est dangereuse, cette zone ne l’est pas, ou l’est beaucoup moins. Nous sommes aussi capables de donner des probabilités sur des temps longs. Mais évidemment ce n’est pas très utile pour la population lorsqu’on lui dit : il y a 100% de probabilité qu’il y ait un séisme ici dans les 10 000 prochaines années".

    C’est pourquoi la communauté scientifique travaille à réduire cette fenêtre, pour obtenir des probabilités de 80–90% dans les 100 ans qui viennent. Quant à la prévision à court terme (quelques jours), n’en parlons pas. "Elle reste impossible tant que l’on ne dispose pas des moyens d’identifier et d’observer les mécanismes précédents et déclenchant la rupture".

    Aucun signe avant-coureur, vraiment?

    Cela ne signifie pas que les scientifiques ont laissé tomber. Loin de là. Mais si une grande partie de la recherche se concentre sur l’identification de signaux précurseurs aux séismes, elle se heurte pour l’heure à de nombreux problèmes. "On a bien l’impression que dans un certain nombre de cas on a observé des signaux précurseurs", note Christophe Vigny. Mais ils sont extrêmement variables, aussi bien dans leur intensité que dans leur durée ou leur précocité.

    Ils peuvent se produire des mois, des semaines, quelques jours, voire à peine quelques secondes avant. Difficile dans ces conditions de prédire un événement qui peut aussi bien se produire dans les prochaines secondes que dans un an. "Et ce qui passe ensuite n’a pas l’air d’avoir de rapport avec ce qui passe avant", ajoute le chercheur.

    "Parfois, il se produit un tout petit signal en amont, mais il est suivi d’un très gros tremblement de terre. Parfois les signaux sont très importants mais accouchent d’une souris. Il y a aussi de nombreux événements pour lesquels on n’a pas vu de précurseur. Et des précurseurs pour lesquels il n’y a pas d’événement. Or nous ne savons pas identifier les raisons pour lesquelles il ne se passe finalement rien. alors nous continuons à faire des mesures pour voir si l’on retrouve des schémas".

    "En bref, on comprend très mal la physique des séismes", conclut Christophe Vigny. "Nous n’arrivons pas à faire un calcul qui nous dise : tant de temps après ça, il doit se passer cela".

    Le cas particulier des tsunamis

    Le cas des tsunamis est encore plus particulier puisque dans la majorité des cas, ils sont provoqués par des séismes ou des éruptions sous-marine, phénomènes qui sont donc déjà très compliqués à prévoir. Comme pour le tsunami dévastateur qui a frappé l’Indonésie, le Sri Lanka, l’ouest de la Thaïlande et le sud de l’Inde en 2004.

    "On sait qu’il y a un séisme. On l’enregistre immédiatement", explique la géophysicienne Raphaële Moeremans. "Mais on ne connaît jamais immédiatement la géométrie de rupture de la faille, qui est pourtant un facteur très important pour la propagation de la vague. Cela explique pourquoi on ne peut pas être très précis, et certainement pas en temps réel". Mais le recherche s’organise de plus en plus pour anticiper les effets potentiels des tsunamis, notamment grâces aux mathématiques.

    "À l’heure actuelle, sur la base des modèles statistiques construits à partir des événements précédents, on peut estimer, au mieux, une heure d’arrivée de la vague et une hauteur de vague. Le genre d’informations que l’on trouve justement dans les alertes tsunami, sur lesquelles il y a eu beaucoup de progrès de faits"

    En somme, si l’on ne peut pas prédire les tsunamis en eux-mêmes, "la simulation numérique aide de plus en plus à la prévision de leurs effets à grande distance des sources (séismes, éruption)", abonde Hélène Hébert, spécialiste en simulation des tsunamis au Laboratoire risques sismiques et géologiques du Département analyse, surveillance, environnement (DASE) du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) . "Car le tsunami se propage parfois en plusieurs heures".

    Source : www.sudouest.fr - Rédaction: Alexandra Tauziac


    Lundi 16/04/18 - Indonésie: séisme de magnitude 6,4 au large de la province des Moluques du Nord

    Un séisme d'une magnitude de 6,4 sur l'échelle de Richter s'est produit lundi matin (heure locale) au larges des côtes occidentales de la province des Moluques du Nord, en Indonésie, a annoncé l'Agence indonésienne de Météorologie, de Climatologie et de Géophysique.

    Ni dégâts ni victimes n'ont cependant été signalés pour le moment.

    La secousse s'est produite à 02H30 heure de Jakarta. L'épicentre se situait à 85 km au nord-ouest de Ternate, le chef-lieu des Moluques du Nord, et à une profondeur de 10 km sous l'océan.

    L'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS) a quant à lui évalué le séisme à 5,9, pour une profondeur de 36,5 km.

    L'Agence indonésienne de Météorologie, de Climatologie et de Géophysique a déclaré qu'il n'y avait pas de risque de tsunami.

    L'Indonésie se trouve au milieu de la "Ceinture de feu du Pacifique", une zone où plusieurs plaques tectoniques se rencontrent, ce qui l'expose à de fréquents tremblements de terre.

    Source: Agence de presse Xinhua


    16/04/18 - Le mystère de l’étrange « Chaussée des Géants » est enfin résolu

    Une équipe de chercheurs a pour la toute première fois reproduit les processus chimiques à l’origine des impressionnantes colonnes géométriques faites à partir de roches volcaniques. En Irlande du Nord, la Chaussée des Géants en est un parfait exemple.

    La Chaussée des Géants se distingue par des milliers de colonnes hexagonales retombant vers la mer. Nous savons que ces dernières se forment sous l’effet du magma chaud qui se refroidit et se contracte dans la roche. Mais quel est le seuil de température ? Jusqu’ici, la réponse n’était pas très claire. Une équipe de l’Université de Liverpool au Royaume-Uni pense aujourd’hui avoir la réponse : entre 840 et 890 degrés Celsius, à savoir juste en dessous du point où le magma se cristallise en basalte, à environ 980 degrés Celsius.

    «La température à laquelle le magma se refroidit pour former ces joints colonnaires est une question qui fascine le monde de la géologie depuis très longtemps», explique l’un des chercheurs, le volcanologue Yan Lavallée. Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont utilisé des colonnes basaltiques extraites du volcan Eyjafjallajökull en Islande. Grippés dans une pince, les échantillons ont été chauffés à plus de 1000 degrés Celsius avant d’être refroidis dans la lave.

    Les géologues ont maintenant une bonne idée de la chaleur de la roche de la Chaussée des Géants lorsqu’elle commença à se diviser en ces formes étranges, il y a 50 à 60 millions d’années. Des sites similaires peuvent également être trouvés en Islande, aux États-Unis et même sur Mars. Différents taux de refroidissement et d’autres facteurs peuvent aussi produire des colonnes de différentes tailles et formes. «Ces expériences étaient techniquement très difficiles, mais elles démontrent clairement la puissance et la signification de la contraction thermique sur l’évolution des roches de refroidissement et le développement des fractures», explique l’un des membres de l’équipe, Anthony Lamur.

    En plus de répondre à une question de longue date sur la formation de ces merveilles rocheuses, la recherche pourrait maintenant aider les experts à mieux comprendre la manière dont la chaleur se déplace à la surface de la Terre, et comment l’extraction d’énergie géothermique pourrait être plus efficace.

    Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans la revue Nature Communications.

    Source: sciencepost.fr - Rédaction: Brice Louvet avec Nature Communications https://www.sciencealert.com/we-know-how-these-amazing-geocentric-giants-causeway-columns-formed


    12/04/18 - Scruter la Terre au millimètre près

    Éric Calais, géologue, professeur à l’École normale supérieure, expose comment le suivi de la forme de la Terre par des techniques spatiales permet de comprendre les processus naturels qui agitent notre planète. Elles permettent notamment d’observer le cycle de vie des failles sismiques et de proposer un changement de paradigme pour expliquer les séismes qui ont lieu hors des frontières entre les plaques tectoniques. Ces avancées sont cruciales pour mieux comprendre et déterminer l’aléa sismique, y compris en France métropolitaine.

    Océans, continents, chaînes de montagnes, volcans : la géodiversité de notre planète Terre est étonnante. Une planète qui peut sembler statique et peu changeante – mais pas pour le géologue, qui extrait des roches leur histoire et sait donc que le visage de la Terre est constamment modifié. La tectonique des plaques, manifestation en surface des mouvements qui agitent la Terre en interne, fournit un cadre logique à la formation des océans et des chaînes de montagnes, ou encore à l’occurrence des séismes et des volcans. Mais la Terre se déforme aussi sous le poids des glaces ou des eaux océaniques et continentales, qui varient avec l’évolution des températures globales – les changements de forme de la Terre sont donc aussi des indicateurs de son état de santé climatique. Ces changements de forme sont minimes – quelques millimètres à centimètres par an –, mais contiennent des informations fondamentales sur les processus qui agitent notre planète. Aujourd’hui, ces déformations sont directement mesurables, à l’échelle humaine, grâce à la géodésie spatiale, littéralement la « mesure de la forme de la Terre depuis l’espace ».

    La course à l’espace lors de la guerre froide a permis de développer les technologies nécessaires à la mise en orbite de satellites artificiels. L’un de ces systèmes spatiaux, le GPS, permet le positionnement précis pour tous et tout le temps. Il a en quelque sorte démocratisé la géodésie spatiale. On connaît son impact sur la vie courante : qui n’a pas de GPS dans son smartphone ? Mais on sait moins qu’il a permis des découvertes scientifiques récentes de premier plan.

    J’étais jeune chercheur à la Scripps Institution of Oceanography, en Californie, au début des années 1990, quand cette technique commençait à devenir suffisamment précise pour des applications à la mesure des déformations de la Terre. Nous mettions alors au point les méthodes qui permettaient d’extraire du GPS des positions de précision centimétrique, nous mettant en capacité, par exemple, de mesurer directement le mouvement des plaques tectoniques. La tâche était cependant ardue car le coût des équipements était très élevé et le nombre de stations de mesure faible. Aujourd’hui, on mesure des positions avec une précision millimétrique en temps quasi réel et on les suit au cours du temps à partir de plusieurs milliers de stations réparties sur l’ensemble des terres émergées de la planète.

    L’impact du poids de l’eau

    Le GPS, maintenant complété par d’autres systèmes équivalents comme le Galileo européen, a donc changé la donne. Il permet de mesurer directement l’accumulation d’énergie sismique le long des failles actives aux frontières entre les plaques tectoniques. Cette information nous avait permis, par exemple, de montrer, dès 2008, que la faille responsable du séisme dévastateur d’Haïti en 2010 était capable de générer un séisme de magnitude 7,2, ce qui s’est effectivement produit. Une autre technique de géodésie spatiale s’est récemment ajoutée à notre boîte à outils – l’interférométrie radar –, qui permet une couverture spatiale complète, avec une précision de mesure de l’ordre du centimètre. Les mesures géodésiques permettent donc de suivre le cycle de déformation au voisinage des grandes failles sismiques, qui, pendant la plus grande partie de leur vie sont bloquées, ne relâchant l’énergie élastique qui s’accumule alentour que ponctuellement, par un glissement quasi instantané lors de grands séismes. Mais la géodésie spatiale montre maintenant que le « cycle de vie » des failles contient aussi des épisodes pendant lesquels elles glissent lentement et silencieusement – sans causer de séismes. Nous l’avons observé, par exemple, dans le rift est-africain, en août 2007, où une faille glissa d’un mètre en une semaine sans séisme associé. Ces observations ouvrent la voie à la compréhension des propriétés mécaniques des systèmes de failles, et peut-être un jour à la prédiction des séismes.

    La géodésie spatiale permet aussi de mesurer avec suffisamment de précision les mouvements verticaux de la croûte terrestre dus au poids des masses d’eau continentales. Par exemple, des collègues californiens ont pu « peser » le déficit d’eau lors de la grande sécheresse qui a affecté l’ouest des États-Unis de 2013 à 2017 en mesurant entre 5 et 10 mm de subsidence à partir de plusieurs centaines de stations GPS installées dans la région. Et ce type de déformation ne laisse pas la croûte terrestre indemne : nous avons récemment montré que le poids de l’eau dans la haute vallée du Mississippi, près de Memphis, qui varie en fonction des saisons, induisait une flexure suffisante de la croûte terrestre pour expliquer la sismicité régionale saisonnière que l’on y observe.

    Détecter de nouvelles formes de signaux

    L’apport de la géodésie spatiale, au cours de la dernière décennie, à notre connaissance des déformations de la Terre, notamment celles qui conduisent à des séismes, a donc été majeur. Il reste cependant une catégorie de séismes qui échappent à notre compréhension, ceux des continents stables, loin des frontières entre les plaques tectoniques. S’ils sont relativement rares, ils affectent des régions non préparées et font systématiquement de forts dégâts. Ils posent des problèmes spécifiques pour le dimensionnement et la maintenance d’ouvrages sensibles, nucléaires par exemple, dans des zones réputées géologiquement stables – comme une grande partie de la France métropolitaine. La géodésie spatiale dans ces régions indique que les failles sismiques, contrairement à leurs alter ego en frontière de plaque, n’y accumulent pas d’énergie élastique – les séismes y relâchent donc une énergie « fossile » accumulée au cours des temps géologiques anciens. Nous comparons ces régions à des blocs de béton précontraint : ils sont, à la fois très résistants globalement et très fragiles localement. De fait, une perturbation locale, même faible, des contraintes mécaniques peut déclencher un séisme. De telles perturbations accompagnent, par exemple, la migration naturelle de fluides au sein de la croûte terrestre. La mesure de zéro (!) par géodésie spatiale apporte donc une information cruciale qui nous amène à revoir notre modèle conceptuel pour ces séismes qui ne sont pas le résultat de la tectonique des plaques.

    Les techniques de géodésie spatiale permettent donc de suivre la forme de la Terre au millimètre près quasiment partout et en continu. Un des défis actuels est la quantité de données issues des capteurs terrestres ou spatiaux qui prennent le pouls de notre planète. Cette masse de données implique que nous cherchions de nouvelles méthodes pour y détecter des signaux géologiques pertinents – avec la difficulté que nous ne connaissons souvent pas, a priori, la forme de ces signaux. Les techniques dites de l’intelligence artificielle vont certainement, dans notre domaine comme dans d’autres, nous permettre de faire un nouveau pas en avant dans les années à venir.

    Source: www.humanite.fr en partenariat avec l'Académie des Sciences


    12/04/18 - La taphonomie, qu’est ce que c’est ?

    Comment des os, voire de la peau ou des plumes d’animaux disparus, espèces éteintes parfois depuis des millions d’années peuvent-ils se fossiliser et arriver jusqu’à nous ? Quels enseignements tirer d’une accumulation d’ossements et d’outils ou de traces d’activités humaines du passé ?

    Une discipline récente nommée taphonomie tente de répondre à ces questions. Objectif premier : comprendre les modalités de la formation et la préservation de sites paléontologiques et archéologiques. En effet, si depuis l’Antiquité les fossiles ont intrigué les savants, ceux-ci ne savaient pas toujours les interpréter. Exemples : comment la présence de restes marins fossilisés sur une montagne, ou bien les os géants des dinosauriens pouvait-elle être expliquée ?

    La science des lois de l’enfouissement

    Il faudra attendre 1940 pour que, pour la première fois, le concept fondamental de cette discipline émerge. Le paléontologue russe Ivan Efremov crée le terme taphonomie, du grec taphos qui signifie tombe, et nomos, la loi. En somme, la taphonomie est la science des lois de l’enfouissement. C’est-à-dire celle qui étudie le passage de la biosphère (monde vivant) à la lithosphère (monde minéral). Cela comprend l’étude des mécanismes et modalités de la fossilisation depuis la mort d’un animal, son enfouissement jusqu’à sa découverte dans le sol d’un site archéologique ou paléontologique.

    Ce concept est resté confidentiel pendant des années. Ce n’est qu’en 1975 que la paléontologue américaine Kay Behrensmeyer reprend et diffuse le travail d’Efremov. Pour sa thèse de doctorat, elle applique la méthode aux sites de la région de l’Omo en Ethiopie, connus pour ses fossiles d’hominidés.

    Elle sera la première à montrer l’importance du transport par l’eau et de l’environnement de dépôt de carcasses d’animaux le long des chenaux de la paléo-rivière Omo et d’un lac voisin. Elle en déduit que les assemblages de fossiles du site de l’Omo résultent de trois phases d’accumulation. Tout d’abord, les os des animaux vivants dans les savanes (éléphants, girafes, antilopes…) dont les carcasses ont été abandonnées sur le sol par les prédateurs (lions, chacals, lycaons…) et les charognards (hyènes, vautours) sont, soit détruites, enterrées dans le sol, soit tombent dans la rivière lors des crues.

    Les ossements se retrouvent déposés dans les eaux plus profondes et plus calmes du milieu de la rivière ou dans les méandres où ils sont enfouis une deuxième fois en même temps que les carcasses des animaux aquatiques (crocodiles, hippopotames, poissons…). Ceci explique pourquoi les faunes fossiles provenant de la savane ou du fond des chenaux du fleuve ou du delta du lac sont différentes. Ce ne sont pas des différences d’environnement mais des différences liées à l’histoire taphonomique du site.

    Expérimentation au Kenya

    Kay Behrensmeyer a montré expérimentalement que les os peuvent être assimilés à des particules sédimentaires. Cela permet d’expliquer les dépôts par gravité d’éléments denses (les dents par exemple) en grande quantité dans les rivières. Une autre expérimentation commencée et toujours en place depuis 1975 suit la désintégration et l’enfouissement de carcasses de grands mammifères à la surface de la savane du parc naturel d’Amboseli au Kenya. Cette étude a pour but de contribuer à montrer comment ont pu se former les gisements à Hominidés d’Afrique de l’Est au cours du temps.

    Dans les années 1990 en Europe émergent les premiers travaux de taphonomie sur des sites paléontologiques des périodes pliocène-pléistocène. De même, un travail est mené sur les accumulations de petits mammifères grâce à Peter Andrews.

    Le taphonomiste travaille comme un « détective » : il doit mener une enquête pour remonter jusqu’aux causes de la mort d’un ensemble d’organismes et détailler tous les processus qui ont conduit à la découverte de ses restes. Pour cela, il doit observer la disposition des restes dans le site, connaître la nature du sol ou de la roche englobants. Puis au laboratoire il doit identifier les restes, examiner leur surface et essayer d’interpréter les « indices » que sont les différentes marques, traces distinguables. Il doit observer attentivement la texture des restes, les fractures, reconnaître les parties manquantes.

    Pour cela il peut s’aider d’un l’Atlas de taphonomie publié récemment ou utiliser un référentiel. Il peut aussi se lancer dans des analyses physico-chimiques pour comprendre les transformations de la matière des restes osseux que l’on appelle diagenèse. Enfin il doit mettre au point des expérimentations lui permettant de mieux interpréter ses observations ou de démontrer l’origine de certaines altérations.

    Altérations

    Ainsi lorsque le paléontologue ou l’archéologue trouve des os dans un site, le taphonomiste doit observer la disposition des éléments osseux, des outils, des roches dans le carré de fouille et ensuite au laboratoire les examiner un par un pour essayer de comprendre les causes des altérations.

    Sur cet os (voir photo en cliquant sur Source) la surface n’est pas lisse comme pour un os « frais », elle est craquelée, rugueuse et il manque des couches concentriques d’os qui ont été enlevées par l’action conjuguée du climat très chaud et humide. Un tel os fossilisé indique que la carcasse de l’animal est restée longtemps à la surface du sol à se dessécher après attaque par les prédateurs. D’autres os montrent des traces évidentes de transport dans l’eau et d’abrasion par le sable, ils sont alors polis et leurs crêtes émoussées.

    Dans le site sud-africain de Langebaanweg (photo ci-dessous), vieux de de 4,5 millions d’années, les os de grands et de petits mammifères sont mélangés intimement avec la roche. Ils se sont déposés dans une zone marécageuse le long d’un estuaire et se sont probablement enfouis très rapidement selon la chercheuse Brigette Cohen. Certains os de grands mammifères montrent des traces de fractures liées à l’érosion par le climat et des fracturations dues au poids des sédiments sur les os. Les nombreux petits mammifères (rongeurs, musaraignes) présentent des signes de digestion par des prédateurs rapaces ou petits carnivores.

    Il n’est pas rare que dans un site s’accumulent à la fois des grands mammifères proies (antilopes, cerfs, sanglier…) ou plus près de nous des restes d’animaux domestiqués par l’homme (chèvres, chevaux, moutons, vaches…) et des petits animaux (rongeurs, amphibiens, lézards, oiseaux, poissons) apportés par des rapaces ou encore des petits carnivores vivant au contact de l’homme comme la chouette effraie et le renard. Ces petits animaux sont souvent ingérés entiers et passent dans le tube digestif du prédateur qui va soit les recracher et laisser des accumulations impressionnantes de pelotes de régurgitation soit déféquer et abandonner des crottes, comme le montrent les photos ci-dessous.

    Ces pelotes de déjection et les fèces sont remplies de restes osseux de ces petits animaux ainsi que de poils ou plumes n’ayant pu être digérés. Comme les rapaces ou les renards peuvent nicher dans des grottes, on retrouve leurs accumulations fossilisées en abondance. C’est ainsi que pour de nombreux gisements plio-pléistocènes des travaux taphonomiques ont montré que l’origine des restes osseux de petits vertébrés était due à des rapaces diurnes, nocturnes, ou à des petits carnivores.

    Bien que très petits, altérés physiquement et chimiquement par le passage dans les sucs acides de l’estomac, les petits os provenant des pelotes de régurgitation de rapace se fossilisent extrêmement bien. En effet une suite de transformations aboutit à augmenter la minéralité des os en augmentant leurs teneurs en phopshore et en calcium et les rend probablement plus résistants.

    À cette épreuve de la prédation et de la digestion, assez destructrice, s’ajoutent encore des altérations dues à l’enfouissement dans le sol ou le transport par l’eau. À ce stade, les atteintes sont identiques pour grands et petits mammifères. Ainsi, un sol sableux et sec pourra polir la surface de l’os tandis qu’un sol acide ou basique provoquera sa corrosion. Les racines des végétaux du sol laissent également des traces sinueuses sur les ossements.

    Succession de hasards

    Les épisodes climatiques forts viennent aussi altérer l’os en le craquelant jusqu’à le détruire tandis que pour les carcasses d’animaux abandonnés en surface, le piétinement par les gros animaux laisse aussi des craquelures et des stries reconnaissables. Le suivi de carcasses restées en surface du sol dans différents types d’environnements montre qu’il faut entre 2 jours et plus de 20 ans pour qu’elles se désintègrent. Enfin, les traces laissées par l’exploitation humaine des carcasses (stries de découpe, traces de boucherie) sont caractéristiques et leur présence permet d’inférer le mode d’utilisation des gibiers dans les sites quaternaires.

    Pour que des os parviennent entiers jusqu’à nous il faut donc une succession de hasards favorables permettant leur conservation. Il semble clair après plusieurs années de travaux taphonomiques que certaines circonstances comme des mortalités en masse, l’enfouissement rapide des restes permet une meilleure préservation tandis que certains environnements leurs sont plus favorables comme le fond des lacs, les tourbières, le permafrost ou les grottes. L’âge de dépôt des sites n’est pas le facteur le plus important puisque des fossiles très anciens sont parfois mieux conservés que des fossiles plus récents. Pour mieux appréhender les lois de la fossilisation, il nous faudra encore multiplier les analyses et les expérimentations dans le futur… Grâce à la taphonomie !

    Source: theconversation.com - Auteur: Christiane Denys, Professeure du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) – Sorbonne Universités


    12/04/18 - Joaillerie: qui sont les mystérieux chasseurs de pierres précieuses ?

    Naturellement discrets, souvent inconnus du grand public, les chercheurs de pierres des plus prestigieuses maisons de joaillerie ont accepté de nous dévoiler une partie de leurs secrets.

    C’est Shakespeare qui a raison: la passion s'accroît en raison des obstacles qu'on lui oppose. Comment expliquer autrement l’irrésistible attrait exercé par ces petits morceaux de roches pour lesquelles tant de passionnés sont prêts à commettre d’irrémédiables folies. Ces cailloux, ce sont les diamants, les rubis, les saphirs, les émeraudes. Dans le jargon, on les appelle des pierres précieuses parce qu’elles sont rares, chères, difficiles à trouver, et que leur formation naturelle, aux plus profonds des entrailles de la Terre, a nécessité plusieurs centaines de millions d’années. En somme, une conjugaison inouïe de chimie et de magie.

    Ces gemmes d’exception sont dispersées un peu partout sur le globe. Leur extraction se fait en Afrique, en Colombie, en Birmanie ; les exemples sont innombrables même si certaines destinations sont plus prestigieuses que d’autres. Leur commerce se faisait historiquement en Inde mais désormais de remarquables maisons de joaillerie, anciennes ou plus récentes développent de superbes propositions créatives sur tous les continents.

    Une destination bénéficie cependant d’une aura hors norme. Cette destination se trouve au centre du Paris historique, sur une surface bien délimitée. Il s’agit de la Place Vendôme. C’est un français qui écrit ce texte : on pourrait lui reprocher son un esprit cocardier déplacé. Pourtant, personne dans le monde ne songe à contester cette suprématie. Dire que les pierres les plus étourdissantes sont passées un jour ou l’autre trouvées dans les somptueux hôtels particuliers qui composent cette place ne suffit pas à expliquer le prestige de ce lieu unique. Pour comprendre la signature Vendôme il faut s’entretenir avec des spécialistes d’un genre très particulier: les chercheurs de Pierre.

    Leur profession est nimbée de mystère. On ne connait pas leurs noms, encore moins leurs visages, et même l’intitulé de leur métier fluctue au gré des maisons: celui ci est “directeur des Acquisitions de gemme”, celui-là est “Expert acheteur Pierre”. Ils ne parlent pas tous d’une même voix, ils ont des parcours différents, des préférences pour certaines teintes, des affinités naturelles pour certaines pierres. Mais leur mission est la même: perpétuer le feu sacré qui caractérise l’excellence Vendôme. Ils sont à la fois le cœur vibrant des maisons de haute joaillerie et le gardien vigilant de leur âme.

    Un mot revient souvent dans la bouche de tous les chercheurs de pierres : l’émotion. Tous s’accordent pour confirmer que la qualité de la pierre ne suffit pas. Il faut aussi un supplément d’âme. Chez Van Cleef & Arpels, le chercheur de pierres parle même de ‘caractère’. « Van Cleef & Arpels a toujours aimé les pierres exceptionnelles et ça, c’est quand même exaltant, dit-il. Moi j’aime les choses fortes, ça se traduit dans les gemmes forcement. Une pierre de caractère, ce n’est pas un critère, c’est une impression. Une sorte de charme.»

    Thierry Robert est une légende dans le milieu fermé de la haute joaillerie. Tout le monde a entendu parlé de sa fameuse boussole qui lui sert à détecter, partout où il se trouve, la lumière du Nord, la meilleure selon lui pour examiner les pierres. La boussole a aujourd’hui fait place à un smartphone mais la passion elle, n’a pas changé. Personne ne connaît mieux la place Vendôme que lui. Il faut dire qu’il avait tout juste un an lorsqu’il pénétra pour la première fois au 26 place Vendôme : il accompagnait son père qui était l’expert en pierres de Monsieur Boucheron. Il portait une barboteuse rouge. Il le sait car ses parents lui ont raconté mille fois que Fréderic Boucheron en l’apercevant le surnomma : le diable rouge. « Mon père a travaillé 50 ans chez Boucheron. Il a aussi été un professeur merveilleusement patient avec moi ». Il a 22 ans lorsqu’en 1970, Gérard Boucheron l’engage au service des pierres. « Lorsque mon père a pris sa retraite, je suis devenu l’acheteur de Boucheron, c’était en 1982 ».

    Comme son père, Thierry Robert est un merveilleux pédagogue. Son regard franc s’illumine lorsqu’il sort de sa poche quelques émeraudes pour nous dispenser un petit cours de minéralogie. « Reconnaître une pierre, au fond ce n’est pas difficile mais le plus dur c’est de savoir reconnaître sa beauté ». Quelques conseils ? « Une pierre doit briller 24 heures sur 24 heures, c’est pour cela que lorsque j’achète une pierre de couleurs, je l’examine matin, midi et soir. » A t’on encore une pierre qu’on rêve d’avoir ou de trouver ? « Bien sur, j’essaie depuis des années de trouver un diamant rose, coussin, de plus de 20 carats. Il faut savoir rêver dans la vie. » Une pierre historique préférée ? « j’en ai trois : mon père s'était attaché à trois pierres étalons: un saphir birman, un rubis birman, une émeraude de Colombie. Un jour, le directeur du magasin les a vendues. Mon père fut inconsolable. Je serai heureux de les revoir ».

    Agée de 20 ans, Françoise Roche était déjà représentante place Vendôme. 4 ans plus tard, une fois son diplôme de gemmologie obtenu, elle faisait son entrée chez Cartier à la haute joaillerie. « J’étais la plus jeune acheteuse de la maison. A l’époque chez Cartier, c’était la seule maison où il n’y avait que des femmes aussi bien au département diamants, qu’à celui des perles et des pierres de couleurs. Que ce soit chez Mauboussin, chez Boucheron ou chez Van Cleef, les acheteurs étaient des hommes. C’était un milieu non pas machiste mais très masculin ».

    Aujourd’hui Françoise prodigue son talent chez Chaumet où elle est responsable des pierres de couleurs, c’est à dire les rubis, les émeraudes et les saphirs. Pas des diamants ? « Traditionnellement Place Vendôme, vous aviez deux acheteurs. Un pour les diamants, l’autre pour les autres pierres précieuses. Ce ne sont pas les mêmes métiers, ni les mêmes réseaux, les mêmes marchands ». La raison de cette distinction est assez simple : « Il faut deux ou trois ans pour devenir un diamantaire, comprendre un certificat. Pour pouvoir acheter des pierres de couleurs et devenir un bon négociant: il faut 10 ans.». Cela explique le fait que Françoise qui prévoit de partir à la retraite dans une douzaine d’années, forme actuellement son successeur.

    « Choisir une pierre de couleurs est très difficile. Contrairement aux diamants, la provenance d’une émeraude, d’un rubis ou d’un saphir est décisive. Une cliente avisée parlera volontiers de saphir de Ceylan, de rubis Birman, d’émeraude de Colombie. Une émeraude de Colombie et une émeraude de Zambie n’ont pas les mêmes “jardins”, ni la même couleur, ni évidemment la même valeur ». Sa pierre préférée ? « j’ai une tendresse naturelle pour le Saphir Paparadja mais sinon j’ai eu un choc pour trois pierres dans ma vie : un saphir paparadja que j’ai vu au doigt d’une cliente au debut de ma carriere, elle ignorait completement ce qu’elle avait au doigt! L’autre pierre c’est un rubis de trente carats que j’ai vu chez Cartier et la troisieme c’est un saphir birman de 34 carats que nous avons dévoilé lors de notre derniere collection de haute joaillerie consacrée à la nature: une somptuosité !

    Chauffage ? Non merci

    Que vient on chercher place Vendôme ? Françoise est catégorique : « Les clientes sont certaines en venant ici de ne trouver que des pierres non chauffées. Il faut savoir que certains rubis et saphirs sont presque incolores lorsqu’on les trouve dans la nature. Le fait de les chauffer permet d’intensifier leurs couleurs. Toutes nos grands-mères le savaient. Certaines chauffaient leurs pierres dans des casseroles d’eau chaude. Sauf qu’ici Place Vendôme, contrairement à votre bijouterie de quartier, vous ne trouverez jamais de pierres trafiquées. ». On tente la question généraliste : Y a t’il un goût Vendôme ? La encore, Françoise trouve des réponses franches et directes : « Une maison qui a 230 ans d’existence développe quasi naturellement un gout pour les très belles pierres précieuses, des pierres aux origines les plus cotées, comme par exemple les origines birmanes, cachemire, colombie etc. On ne peut pas comparer des maisons comme Mellerio, Chaumet, Boucheron, Cartier avec des maisons plus récentes ou des maisons qui ont volontairement, comme Mauboussin, choisi de quitter le territoire de l’excellence. On n’utilisera jamais ce que certaines maisons appellent du ‘lilas de France’ qui est en fait de l’améthyste ni de topaze bleue irradiée. C’est inconcevable dans une maison comme la notre. ».

    Fines ou précieuses ?

    Quelle est la grande évolution de ses dernières années ? « Certainement l’utilisation de pierres fines. On peut voir de superbes bijoux Napoléon III avec des topazes roses et Suzanne Belperron utilisait avec le talent que chacun connaît des pierres fines et ornementales. Puis ce mouvement est tombé en désuétude. Au moment ou les joailliers de la place Vendôme ont lancé dans les années 90 ce qu’elles ont appelé les “lignes boutiques”, les pierres fines ont refait leur apparition. D’abord sur des lignes “accessibles” puis dans les collections de haute joaillerie ». Du coup, on se demande presque s’il est encore pertinent de faire la distinction entre les pierres précieuses et les pierres fines. « Oui, dit Françoise. Les pierres précieuses sont plus rares même si les tourmalines Paraiba peuvent atteindre des prix conséquents. Notre dernière collection comprenait un ensemble de spinelles rouges de Tanzanie, d’un éclat incroyable, elles ressemblaient à des fraises Haribo. On les a toutes vendues en trois jours ce qui se comprend : il vaut mieux acheter ce genre de pierres fines qu’un rubis de moyenne qualité ».

    Question de taille.

    La place Vendome, c’est aussi une histoire de taille. Taille ? Ce mot dans la joaillerie ne désigne pas une grandeur mais une technique. Une pierre est taillée par un lapidaire. Il y a naturellement une ‘french touch’ qui est très recherchée. Françoise Roche la décrit ainsi : « On n’aime pas ici les petites facettes que vous voyez au Sri Lanka, ni la façon de tailler allemande qui fait ressembler les pierres à du strass. Le gout Vendôme, c’est une taille avec des grandes facettes. On a une culasse qui est harmonieuse, ni ventrue, ni ronde : elle n’est pas « robole » comme on dit dans le jargon. Il y a une délicatesse, une symétrie. Pour l’obtenir il faut des lapidaires exceptionnels. Sans modestie, on peut dire que la main française n’a pas de concurrent. C’est pourquoi le monde entier vient faire tailler ses pierres à Paris. Ce sont les lapidaires parisiens qui vont former leurs confrères de la mine Muzo à Bogota. Inutile de préciser que nous ne travaillons qu’avec les meilleurs et qu’ils sont très peu nombreux. C’est ça aussi le supplément d’âme de la Place Vendôme”.

    Source: _www.lofficiel.com - Rédaction: Hervé Dewintre


    Vendredi 13/04/18 - Une île du Vanuatu évacuée pour la deuxième fois en sept mois à cause d'une éruption volcanique

    Les autorités de l'archipel ont déclaré l'état d'urgence sur l'île d'Ambae, dans le nord, dont 11 000 habitants avaient déjà été évacués en septembre à cause du volcan Manaro Voui.

    Les habitants d'une île du Vanuatu, dans le sud du Pacifique, se préparent vendredi 13 avril à vivre leur seconde évacuation en sept mois. Les autorités de l'archipel ont déclaré l'état d'urgence sur l'île d'Ambae, dans le nord, dont 11 000 habitants avaient déjà été évacués en septembre à cause du volcan Manaro Voui. L'Observatoire de prévention des risques géologiques du Vanuatu a annoncé que le Manaro Voui connaissait actuellement une éruption de niveau trois, sur une échelle qui en compte cinq.

    Le directeur général du ministère chargé de la prévention des Catastrophes nationales, Jesse Benjamin, a indiqué que la nouvelle évacuation serait menée de façon beaucoup plus ordonnée qu'en septembre, quand une flotille de petites embarcations avait été mobilisée pour aller chercher les habitants d'Ambae. "L'évacuation de l'année dernière a été menée dans la hâte, dans la crainte d'une éruption de grande ampleur, a-t-il dit au Daily Post. Il y a un mécontentement au sujet de la façon dont cela s'était passé. Nous allons cette fois-ci évacuer dans un premier temps les populations les plus touchées."

    Source: www.francetvinfo.fr avec l'AFP


    13/04/18 - Le bilan de la tempête atteint 40 morts en Inde

    Le bilan de la tempête qui s'est abattue cette semaine sur le nord de l'Inde est à présent de 40 morts au minimum, affirment vendredi des sources officielles. La tempête a traversé les Etats d'Uttar Pradesh et du Rajasthan mercredi, semant la destruction derrière elle, arbres déracinés et maisons effondrées.

    On dénombre 26 morts en Uttar Pradesh et 14 au Rajasthan. Le nombre de blessés dans ces deux Etats s'élève lui à près de 200 personnes. Environ 200 têtes de bétail ont aussi péri dans ces intempéries.

    Source: www.7sur7.be avec Belga


    13/04/18 - Les séismes à répétition de retour au Nouveau-Brunswick

    Deux ans après qu’un mystérieux «essaim» de tremblements de terre eut secoué aussi bien les bâtiments que les habitants d’un village du Nouveau-Brunswick, le phénomène est de retour.

    Séismes Canada a recensé 22 secousses au Nouveau-Brunswick depuis 30 jours. La plupart d’entre eux se sont produits près de McAdam, dans l’ouest de la province, près de la frontière avec les États-Unis.

    Le maire Ken Stannix explique que les séismes font sursauter la population et produisent parfois des détonations plus bruyantes qu’un coup de feu.

    «Quand j’en ai entendu un pour la première fois, j’ai eu l’impression que le réservoir d’eau chaude venait d’exploser dans le sous-sol, a-t-il dit. On a ensuite compris que c’étaient ces tremblements de terre. Ça te réveille en pleine nuit, mais on commence à y être habitués. On se réveille et on se dit: ''Bon, il doit y avoir eu un séisme'', ensuite on entend quelques détonations douces, puis c’est fini.»

    Stephen Halchuk, un sismologue de Ressources naturelles Canada, a dit que toutes les récentes secousses ont été de faible intensité, avec une magnitude de moins de 3 sur l’échelle Richter.

    «À compter du 27 mars, nous avons eu une (secousse de) magnitude 2,6 près de McAdam, puis plusieurs événements très petits, a-t-il expliqué. La plupart des tremblements de terre au Nouveau-Brunswick sont de magnitude 3 ou moins. Au cours du dernier siècle, nous avons occasionnellement eu des secousses plus importantes de magnitude 5 ou plus. Ce faible niveau d’activité avec une petite magnitude 2 ou moins n’a vraiment rien d’extraordinaire.»

    Les séismes au Nouveau-Brunswick se produisent habituellement dans le nord-est et le sud-ouest de la province, a ajouté M. Halchuk. D’autres tremblements de terre ont frappé ailleurs dans la province au cours du dernier mois, poursuit-il, mais rien ne permet de croire à une augmentation de la tendance à long terme.

    M. Halchuk a dit que d’autres essaims d’activité ont été détectés depuis quelques années ailleurs en Amérique du Nord, particulièrement dans le Maine et le Connecticut voisins.
    Au début de 2016, plus d’une centaine de séismes ont secoué la région de McAdam, sans que la cause ne soit jamais élucidée.

    M. Halchuk a expliqué qu’il n’y a pas de faille sismique bien définie dans la région et qu’on ne comprend donc pas pourquoi la région est le théâtre de séries de tremblements de terre.
    Le maire Stannix a dit que des résidents inquiets avaient inondé son bureau d’appels en 2016, mais que cette fois-ci le tout est accueilli avec beaucoup plus de calme.

    «Les gens sont moins nerveux. J’imagine que c’est pour deux raisons - la quantité, même s’il y en a quand même eu plusieurs depuis 30 jours, c’est moins que les quelque 90 que nous avons eu en 2016, et la gravité n’y est pas non plus», a-t-il expliqué.

    Source: www.lesoleil.com avec La Presse Canadienne - Rédaction : Kevin Bissett


    13/04/18 - Les anciens océans étaient-ils chauds ? Révélations d’un système hydrothermal fossile

    Des chercheurs du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (GET/OMP – CNRS/IRD/CNES/UT3 Paul Sabatier) et de l’Instituto de Astronomia, Geofísica e Ciências Atmosféricas (IAG) de l’Université de São Paulo viennent de démontrer que la composition isotopique en oxygène des océans néoprotérozoïques (ici environ 760 millions d’années) était similaire à celle des océans actuels. Ce résultat combiné aux paléo-thermomètres existants confirmerait l’hypothèse que les océans anciens étaient
    plus chauds qu’actuellement. Cette étude est publiée dans la revue Nature Communications, le 13 avril 2018.


    Les océans anciens étaient-ils plus chauds que les océans modernes ? Voici une question qui fait encore débat dans la communauté scientifique. L’estimation des paléotempératures des océans anciens repose aujourd’hui sur les compositions isotopiques d’archives sédimentaires telles que les carbonates ou les cherts (silex). Une donnée indispensable à ces calculs de paléotempératures est la composition isotopique en oxygène de l’eau de mer elle-même. Cependant, cette dernière est jusqu’ici très mal contrainte pour les temps anciens.

    Les scientifiques ont mis en évidence les vestiges d’une activité hydrothermale sous-marine dans des fragments de lithosphère océanique âgée de 760 Ma affleurant dans l’Anti-Atlas marocain. Parmi ces vestiges, des veines de magnétite massives, oxyde de fer précipité à partir d’un fluide hydrothermal dérivé d’eau de mer, constituent une archive isotopique exceptionnelle pour la composition isotopique en oxygène des océans il y a 760 Ma. Les analyses réalisées sur ces veines de magnétite indiquent que l’eau de mer impliquée dans leur genèse avait une
    composition isotopique en oxygène identique à l’actuelle.

    La composition isotopique en oxygène des sédiments océaniques (notamment des carbonates et des cherts) évolue au cours du temps et le fractionnement isotopique carbonates ou silice /eau de mer dépend de la température. Il est alors possible d’avancer au vu de ce résultat queles océans terrestres étaient probablement 15 à 30 °C plus chauds que les océans actuels il y a 760 Ma. En effet, avec une composition isotopique en oxygène des océans constante au cours
    des temps géologiques, les différences de fractionnement isotopique entre l’eau de mer et les
    carbonates ou les cherts, utilisés comme paléo-thermomètres sédimentaires, pourraient refléter un refroidissement des océans au cours du temps. Ces températures élevées sont à intégrer dans notre compréhension des glaciations globales (Terre-boule-de-neige, Snowball Earth) et du début de la diversification de la vie.

    Source: Communiqué de presse du CNRS


    Jeudi 12/04/18 - Piton de la Fournaise: La chambre magmatique en cours de réalimentation

    Pour Aline Peltier, Directrice de l'Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise, "Il faut s'attendre en 2018 à d'autres éruptions"

    La première éruption de l’année du Piton de la Fournaise a été pour le moins furtive, 17 heures et 20 minutes, mais le volcan n’a peut-être pas dit son dernier mot.

    Si depuis la fin de l’éruption, l’activité sismique est en baisse voire absente et les éboulements du côté du Nez Coupé de Sainte-Rose ont cessé, une pressurisation se fait toujours sentir non pas vers le flanc nord mais au niveau du cratère Dolomieu. "Une réalimentation est en cours avec des niveaux de CO2 importants", a expliqué ce mercredi Aline Peltier, directrice de l’Observatoire volcanologique. Une nouvelle éruption est donc possible dans les prochaines semaines ou mois à venir.

    La prochaine plutôt sur le flanc sud

    Le 3 avril dernier, le volcan entrait en éruption. Une éruption attendue depuis 7 mois, peu de temps donc après celle du 14 juillet. Tout s’accélère à 5h40 avec le début de la crise sismique qui dure 4h50. "Une durée importante qui indique que le magma s’oriente loin du cône central et effectivement, la première fissure de 330m de long apparait à 4 km du Dolomieu". La deuxième en pied de rempart. Le magma s’est propagé du cône central aux fissures. Durant cette éruption, moins de 500 m³ de lave sont sortis de terre, avec une particularité: "cette propagation de la fissure vers le rempart, qui a joué son rôle de barrière". Ce qui a causé ces éboulements et la fermeture du sentier.

    Une reprise de l’activité hors enclos n’était également pas écartée et la phase d'alerte 1 "éruption probable ou imminente" du dispositif spécifique "ORSEC* volcan enclenchée.

    L’activité s’étant recentrée au niveau du cône sommital depuis quelques jours, vendredi prochain, services de la préfecture et scientifiques de l’OVPF réaliseront une observation sur le terrain.

    La prochaine éruption pourrait bien se dérouler sur le flanc sud. "Plus le temps est long entre deux éruptions, plus il y a de chance d’alternance".

    Source + vidéo: www.zinfos974.com


    12/04/18 - Nouveau Séisme en Haïti

    L'Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l'Énergie (MBE) s'associe au Ministère de l'Environnement (MDE) et au Secrétariat Permanent de Gestion des Risques et Désastres (SPGRD) pour informer qu'un séisme de magnitude 4 sur l'échelle de Richter a été enregistré hier mercredi 12 avril 2018 à 8h45 et 51 secondes du soir, à une profondeur de 10km.

    L'épicentre a été localisé dans le département du Nord-Ouest à environ 10km Nord Nord-Ouest d'Anse Rouge, 13 km au Nord-Est de Baie de Henne, 18 km au Sud-Est de Jean-Rabel et à 37 km au Sud-Ouest de Port-de-Paix.

    Aucun dégâts n'a été signalé par les autorités locales.

    Source: www.haitilibre.com


    12/04/18 - Un léger séisme secoue le Vorarlberg autrichien

    Un séisme de magnitude 3,3 a secoué jeudi vers 04h20 le Vorarlberg autrichien, a indiqué le Service suisse de sismologie de l'EPFZ. L'épicentre a été situé à 8 kilomètres au nord-ouest de Schruns (A) et à 15 kilomètres de profondeur.

    Selon l'institut autrichien de météorologie et géodynamique (ZAMG), le séisme a été ressenti dans une grande partie du Vorarlberg. Aucun dégât n'a été signalé.

    Jusqu'à 800 secousses inoffensives sont recensées chaque année en Suisse. En 2017, 1230 ont été enregistrées. Mais de forts séismes peuvent arriver à tout moment. Le plus fort tremblement de terre documenté en Suisse, d'une magnitude évaluée à 6,6, avait détruit une grande partie de Bâle en 1356.

    Source + carte: www.swissinfo.ch


    12/04/18 -Pourquoi la fièvre retombe sur le lithium

    Les projets miniers vont plus que satisfaire la demande liée à l'essor des voitures électriques. Morgan Stanley voit les prix chuter de 45 % d'ici à 2021.

    Morgan Stanley a récemment jeté un froid sur le petit marché du lithium. Dans une note récente, qui a secoué les investisseurs, les analystes de la banque assurent que les prix du métal utilisé dans les batteries des voitures électriques pourraient chuter de 45 % d'ici à 2021.


    Selon eux, « le taux de pénétration de ces véhicules sera insuffisant pour compenser la nouvelle production à bas coût en provenance du Chili ». Le pays d'Amérique du sud, dont les réserves de lithium sont les plus importantes au monde, abrite aujourd'hui toute une foule de projets ou de plans d'expansion qui « menacent » d'augmenter l'offre mondiale d'environ 500.000 tonnes par an, préviennent-ils. En conséquence, la banque estime que la demande de métal sera largement couverte.

    Surplus de lithium dès 2019

    On a longtemps craint un manque de lithium, désormais, on spécule sur un trop-plein.

    « Nous prévoyons que 2018 sera la dernière année où le marché mondial du lithium sera déficitaire », assume Morgan Stanley, qui voit émerger un surplus de métal à partir de 2019. Les experts de Wood Mackenzie sont du même avis, et présument que « dès 2019 et au-delà la hausse de l'offre commencera à dépasser celle de la demande de façon plus agressive et que le niveau des prix déclinera en conséquence. »

    Depuis un an, les recherches exploratoires pour trouver des gisements de lithium se sont multipliées . A travers le monde, les juniors s'affairent. Le premier producteur chinois de lithium, Ganfeng Lithium, qui veut s'introduire à la Bourse de Hong Kong , a lui aussi de grandes ambitions. Ces envies d'exploration qui vont de l'Irlande à l'Australie devraient faire de lui le numéro deux mondial du secteur dès cette année.

    La fièvre retombe

    La courbe ascendante des prix du lithium s'est déjà inversée ces dernières semaines, après avoir plus que doublé en deux ans. Le revirement se lit notamment sur le marché chinois, où les prix au comptant ont régressé depuis leurs pics de décembre.

    La fièvre sur le prix du lithium est également retombée après la résolution d'un conflit de longue durée entre le producteur chilien SQM, l'un des plus gros de la planète, et le régulateur du pays concernant des royalties sur le métal. Car l'accord signé va permettre à la société minière d'augmenter ses quotas de production, et les analystes estiment que SQM pourrait produire quatre fois plus d'ici à 2026.

    Des investisseurs déchantent

    Conséquence, certains investisseurs déchantent. A l'instar de ceux qui se sont rués sur le fonds indiciel coté (ETF) Global X Lithium & Battery Tech, relève Bloomberg. Après un bond de plus de 700 % depuis fin 2016, l'ETF qui suit l'évolution d'un indice composé de fabricants de batteries et de producteurs de lithium comme FMC, Tesla et Albemarle, a plongé de 16 % au premier trimestre : sa pire chute depuis 2015.

    Et, les déboires récents de Tesla liés aux interrogations des marchés financiers sur la capacité du groupe à mener à bien son grand projet sur la voiture électrique de masse n'ont pas arrangé la tendance.

    Source: www.lesechos.fr - Auteur: Muryel Jacque


    12/04/18 - Egypte: SDX découvre un important gisement de gaz naturel sur South Disouq

    En Egypte, l’explorateur britannique listé sur AIM et Toronto, SDX Energy a annoncé la découverte d’un gisement gazier sur son puits Yunus-1X, sur le permis South Disouq, dont le forage a démarré le 26 mars dernier.

    Selon les précisions fournies par la société dans un communiqué, le forage a atteint une profondeur de 9 068 pieds et a rencontré une colonne de gaz conventionnel de 100,8 pieds, dans la formation Abu Madi. Ceci avec une porosité moyenne de 28,5%.

    SDX Energy déclare que ces résultats excèdent les prévisions pré-forage.

    Il faut dire que c’est la deuxième découverte de la société sur ce permis et la première de sa campagne de forage de quatre puits. Trois autres puits restent à être forés.

    «Nous sommes extrêmement encouragés par la découverte d'aujourd'hui, notre deuxième découverte consécutive à South Disouq. Ce résultat de forage très positif démontre davantage le potentiel gazier très important que détient le permis. Ensemble, ces deux puits réussis confirment notre point de vue sur la géologie du sous-sol et démontrent que nous sommes sur la bonne voie pour réaliser le plein potentiel de la licence.», s’est ravi Paul Welch, le patron de SDX Energy.

    Actuellement, les travaux d’achèvement sont en cours. Les tests de forage devraient commencer entre les 30 et 45 prochains jours.

    Une fois, les résultats concluants, le puits sera connecté à l'infrastructure adjacente à la première découverte dans le bassin, SD-1X, où le démarrage de la production est prévu pour la seconde moitié de 2018.

    Source + carte: www.agenceecofin.com - Rédaction: Olivier de Souza


    Mercredi 11/04/18 - Les catastrophes naturelles ont coûté 337 milliards de dollars en 2017

    Comme chaque année depuis cinquante ans, le réassureur Swiss Ré propose un bilan financier et humain des catastrophes naturelles de l’année écoulée.

    Après une année 2015 lors de laquelle les catastrophes naturelles avaient effectué moins de dégâts financiers, l’année 2016 avait enregistré une hausse des incidences financières. En 2017, le coût des catastrophes naturelles a explosé. L’an dernier, les 301 catastrophes naturelles qui se sont produites dans le monde ont coûté 337 milliards de dollars. En 2016, les catastrophes naturelles avaient été plus nombreuses. Mais moins dévastatrices. Le coût de ces dernières, en 2017, a atteint un niveau record, comme l’indique le réassureur Swiss Ré qui a recensé les ouragans, les incendies et tremblements de terre qui ont émaillé 2017....

    210 milliards d’euros à cause des ouragans aux USA

    Ces catastrophes naturelles représentent, outre le bilan humain, de sacrées pertes pour les assureurs qui ont dû prendre en charge leurs clients à hauteur de 144 milliards de dollars. Jamais les assureurs n’avaient été autant sollicités depuis le milieu du siècle dernier. Parmi les événements les plus destructeurs, les ouragans Harvey, Irma et Maria qui ont représenté les deux-tiers des pertes économiques l’an dernier. Ces ouragans avaient ravagé les Caraïbes ainsi que le sud-est des Etats-Unis. Heureusement pour les populations mais aussi pour les sociétés d’assurance, la majeure partie de la Floride avait été épargnée....

    7 000 milliards de dollars depuis 1900

    Mais les Etats-Unis n’ont pas été le seul pays touché : l’Australie, qui a vu passer sur son sol le cyclone Debbie, ou encore le Mexique qui a enregistré des tremblements de terre conséquents, n’ont pas été épargnés. Au-delà des pertes financières, le bilan humain est élevé : plus de 11 000 personnes ont en effet perdu la vie ou ont été déclarées disparues en 2017. Sans oublier les victimes de catastrophes qui ont perdu leur logement et se sont retrouvées sans abri. Depuis 1900, les catastrophes naturelles ont causé 7 000 milliards de dollars de dégâts, selon l’ingénieur de l’Institut de technologie de Karlsruhe James Daniell....

    Source: www.eco-mag.com - Auteur: Isabelle Maximoff


    11/04/18 - Une réserve presque infinie de terres rares... dans les fonds marins !

    Des scientifiques japonais ont analysé des massifs gisements de terres rares dans les fonds marins de l'Océan Pacifique, estimant qu'ils pourraient représenter plusieurs centaines d'années de la consommation mondiale de certains de ces matériaux.

    Des gisements de terres rares découverts en 2013 pourraient contenir plus de 16 millions de tonnes de ces minéraux précieux, utilisés dans la fabrication de produits de haute technologie (éoliennes, smartphones, moteurs électriques, etc.), selon une étude publiée le 10 avril 2018 dans la revue Scientific Reports. Ils sont situés dans une vaste zone de 2.500 km² près de l'île de Minamitorishima, à quelque 2.000 km au sud-est de Tokyo.

    Des réserves dures à extraire

    Lors de précédentes recherches réalisées dans la même région, des scientifiques, dont certains participent également à la nouvelle étude, étaient parvenus à une évaluation d'environ 6,8 millions de tonnes, une découverte déjà jugée importante. Ces conclusions sont une bonne nouvelle pour le Japon, qui importe de Chine, d'où provient la quasi-totalité de la production mondiale de terres rares, 90% de ces métaux cruciaux pour son industrie.

    Les chercheurs ont analysé des échantillons de boues prélevés à plus de 5.000 mètres de profondeur et extrapolé la quantité de minéraux exploitables. Ils ont évalué que la quantité présente de dysprosium, un élément utilisé par exemple dans les aimants permanents, représentait 730 années de consommation mondiale, tandis que les réserves d'yttrium, entrant dans la fabrication des lasers, étaient susceptibles de combler les besoins de l'industrie pendant 780 années. Ils ont aussi trouvé de grandes quantités d'europium et de terbium. La zone de recherches "a le potentiel pour fournir au monde ces métaux sur une base quasi-infinie", insistent les auteurs de l'étude.

    Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont appliqué une technique de centrifugation qui permet d'extraire encore plus de minéraux. Ils sont ainsi arrivés à accroître la concentration de terres rares exploitables, et donc la rentabilité des projets de développement, assurent-ils. Et si, à l'avenir, un moyen est trouvé pour utiliser cette méthode d'extraction directement sous l'eau, alors "cela contribuera à améliorer l'efficacité économique" de l'exploitation de ces gisements situés à de grandes profondeurs, ajoutent-ils.

    Source illustrée : www.sciencesetavenir.fr avec l'AFP


    11/04/18 - 2 squelettes de dinosaures vendus à plus de 1,4 million d'euros chacun

    Deux squelettes de dinosaures ont dépassé aujourd'hui à Drouot le prix de 1,4 million d'euros (1.443.820 euros pour un diplodocus et 1.407.700 euros pour un allosaurus) lors d'une vente aux enchères à Paris, a annoncé l'hôtel des ventes.

    "C'est le même acheteur qui a acquis les deux dinosaures, un particulier étranger", a précisé Drouot. Le fossile de l'allosaurus, un carnivore qui a vécu il y a environ 150 millions d'années, était estimé entre 550.000 et 650.000 euros. Le diplodocus, qui vivait environ à la même période, était évalué entre 450.000 et 500.000 euros.

    Source: www.lefigaro.fr


    11/04/18 - Le menu des dinosaures révélé par le calcium

    En étudiant le calcium de restes fossiles de gisements du Maroc et du Niger, des chercheurs ont pu reconstituer les chaînes alimentaires du passé. Ils expliquent ainsi comment tant de prédateurs pouvaient co-exister au temps des dinosaures. Cette étude, réalisée au Laboratoire de géologie de Lyon : Terre, planètes et environnement (CNRS/ENS de Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1) en partenariat avec le Centre de recherche sur la paléobiodiversité et les paléoenvironnements (CNRS/Muséum national d'Histoire naturelle/Sorbonne Université), est publiée le 11 avril 2018 dans la revue Proceedings of the Royal Society of London B.

    Il y a une centaine de millions d'années, en Afrique du nord, les écosystèmes terrestres étaient dominés par les grands prédateurs – dinosaures théropodes géants, grands crocodiles –, avec peu d'herbivores en comparaison. Comment tant de carnassiers pouvaient-ils cohabiter ?

    Pour le comprendre, des chercheurs français ont étudié des fossiles des dépôts de Gadoufaoua au Niger (datés de 120 millions d'années) et de la formation des Kem-Kem au Maroc (100 millions d'années), deux sites avec une surabondance de prédateurs par rapport aux dinosaures herbivores retrouvés sur place. Plus précisément, ils ont mesuré les proportions de différents isotopes1 du calcium dans les restes fossilisés (émail des dents, écailles de poissons).

    En effet, chez les vertébrés, le calcium provient quasi-exclusivement de l'alimentation. Comparer la composition isotopique des proies potentielles (poissons, herbivores) à celle des dents de carnivores permet donc de remonter au régime de ces derniers.

    Les données obtenues montrent des préférences alimentaires similaires dans les deux gisements : certains grands dinosaures carnassiers (abélisauridés et carcharodontosauridés) chassaient préférentiellement des proies terrestres telles que les dinosaures herbivores, d'autres (les spinosaures) étaient piscivores2 ; le régime du crocodile géant Sarcosuchus était intermédiaire, composé de proies terrestres et aquatiques. Ainsi, les différents prédateurs évitaient la compétition grâce à un partage subtil des ressources alimentaires.

    Certains fossiles exceptionnels, présentant des traces de morsure ou un contenu stomacal, avaient déjà livré des indices sur l'alimentation des dinosaures ; mais ces témoignages restent rares. L'avantage de la méthode isotopique du calcium est de produire un panorama global des habitudes alimentaires à l'échelle de l'écosystème. Elle ouvre donc des perspectives pour l'étude des chaînes alimentaires du passé.

    Cette étude a bénéficié du soutien du Labex Institut des origines de Lyon, de l'Institut national des sciences de l'Univers du CNRS (à travers le projet Diunis) et de la Jurassic Foundation.

    Source: Communiqué de presse du CNRS


    Mardi 10/04/18 - Chili : séisme de magnitude 6,3 dans le nord du pays

    L'épicentre de ce séisme se situe à 70 km à l'est de la ville côtière d'Arica, à la frontière péruvienne.

    Un séisme de magnitude 6,3 a frappé le nord du Chili mardi matin, a annoncé l'institut géologique américain (USGS). La secousse a été enregistrée à 70 km à l'est de la ville côtière d'Arica, proche de la frontière péruvienne, à une profondeur de 82 km, a précisé l'USGS, sans faire état de victime ou de dégâts dans un premier temps.

    Une faille géologique. Le Chili est un des pays les plus touchés par les tremblements de terre. Il a ainsi enregistré ces sept dernières années trois séismes d'une magnitude supérieure à huit. Selon l'institut géologique américain, le tremblement de terre de Valdivia (sud du Chili) en 1960 fut le séisme le plus important jamais enregistré, d'une magnitude de 9,5.

    Les côtes du Chili longent des lignes de faille qui entourent le bassin du Pacifique et qui sont à l'origine de fréquents séismes et éruptions volcaniques. Le nord du Chili avait enregistré un tremblement de terre d'une magnitude de 8,3, suivi d'un tsunami, en septembre 2015, qui avait tué quinze personnes.

    Source: www.europe1.fr


    10/04/17 - Un séisme de 4,7 fait craindre le pire en Italie

    Ce matin à 5h11, un tremblement de terre de magnitude de 4,7 sur l'échelle de Richter est survenu au centre du pays, dans la province de Macerata.

    Le séisme survenu ce matin très tôt à 5h11 dont l'épicentre se trouve à 2 kilomètres de Muccia, dans le centre de l'Italie, n'a pas fait de blessés, annoncent les médias italiens dont «La Reppubblica». Mais la peur était bien là.

    Dans les dix minutes qui ont suivi la première secousse, il y a eu dix répliques. Le clocher de la petite église de Santa Maria di Varano a cédé. Les écoles sont restées fermées ce 10 avril à Pieve Torina et les trains ne circulent plus entre Civitanova et Macerata.

    Source: www.tdg.ch


    10/04/18 - Grèce: séisme modéré en mer Egée dans les Cyclades

    Un séisme de magnitude 4,9, qui ne semble pas avoir fait de victime, a frappé en mer Egée mardi en début de soirée, a annoncé l’Observatoire national d’Athènes, qui avait d’abord mentionné une magnitude de 4,7.

    Le tremblement de terre s’est produit peu avant 18h00 (HB) et son épicentre a été localisé en pleine mer à 25 km de l’île d’Astypalea, dans l’archipel des Cyclades, et à 260 km au sud-est d’Athènes, a précisé l’Observatoire.

    Il a été ressenti par les habitants des Cyclades mais pas à Athènes, et aucun blessé ni dégâts n’étaient rapportés une heure après.

    La Grèce et la Turquie se trouvent sur des lignes de faille sismique importantes et ont été frappées à plusieurs reprises par des tremblements de terre ces dernières années, dont certains ont fait de nombreuses victimes côté turc.

    Source : www.cielfm.be - Rédaction : Mahmoud Ali


    10/04/18 - Les données satellitaires gravimétriques mettent en évidence les déformations profondes avant le séisme de Tohoku en 2011

    Grâce aux mesures satellitaires du champ de gravité, des chercheurs français observent les mouvements profonds au sein de notre planète, et proposent donc un meilleur suivi de la déformation précédant les séismes géants des zones de subduction comme celui de Tohoku au Japon en 2011. Réalisée en collaboration entre l'Institut National de l'Information Géographique et Forestière et l'Institut de Physique du Globe de Paris, et Géosciences Environnement Toulouse, cette étude est publiée le 9 avril dans la revue Nature Geoscience.

    Les séismes géants, comme celui au large de Tohoku, au Japon, en 2011, sont une manifestation extrême de la tectonique des plaques. Ils se produisent le plus souvent dans les zones de subduction, lorsqu'une plaque océanique rencontre une plaque continentale et plonge dans le manteau terrestre. Le long de certaines portions, le mouvement de la plaque plongeante déforme la plaque continentale de manière continue durant toute la période inter-sismique. Ces déformations sont mesurées très finement par des mesures géodésiques de surface. Mais de telles mesures ne permettent malheureusement pas de suivre les déformations profondes au sein du manteau, ni de prédire avec suffisamment de précision la taille des séismes et le moment où ils se produisent.

    L'observation satellitaire offre de nouvelles perspectives. Grâce aux mesures de gravimétrie obtenues par les satellites GRACE, une image plus complète des mouvements des plaques à proximité des zones de subduction peut être obtenue. En effet ces mesures du champ de gravité permettent de détecter les redistributions de masses en profondeur, liées à ces mouvements tectoniques. Les variations du champ de gravité sont cartographiées chaque mois avec une couverture spatiale homogène jusqu'à 400 km de résolution. Elles offrent une information sans équivalent pour détecter, à des échelles spatiales et temporelles intermédiaires, les mouvements profonds au sein de notre planète.

    L'analyse des données satellitaires du champ de gravité a permis à une équipe de chercheurs français de mettre en évidence et replacer dans un scénario global la séquence de transferts de masses associés au séisme géant de Tohoku (Mw 9.0, 11 mars 2011), et notamment de démontrer qu'ils étaient initiés en profondeur quelques mois avant la rupture. En plus des variations de gravité extrêmes concentrées au voisinage de l'épicentre, ils ont détecté des changements précurseurs dans la gravité terrestre sur plus de 2000 km tout le long de la subduction des plaques Pacifique et Philippine sous la plaque Eurasienne. Ces signaux nous montrent que la rupture géante fait partie d'une déformation à l'échelle régionale, qui migre de la profondeur vers la surface à travers tout le système de subduction, sur des périodes de quelques mois à quelques années. Les anomalies précédant la rupture reflètent probablement un étirement de la plaque Pacifique vers 250 km de profondeur à mesure qu'elle plonge dans le manteau. La dimension spatiale des mouvements précurseurs trouve écho dans les variations de gravité co- et post-sismiques, qui suggèrent une augmentation de la vitesse de deux plaques océaniques, Pacifique et Philippine, après la rupture, sur une section de 2000-km le long des frontières de plaques.

    Ces résultats démontrent le potentiel de la gravimétrie satellitaire pour étudier l'aléa sismique dans le contexte des processus de subduction. Ils fournissent des informations uniques sur des périodes de l'ordre du mois à des échelles régionales (entre 500 et 2000 km). Il est maintenant nécessaire de chercher si de telles variations de gravité existent également avant les autres séismes géants qui se sont produits depuis le lancement de GRACE, ouvrant alors des perspectives nouvelles dans la détection de précurseurs des ruptures géantes.

    Source illustrée: INSU-CNRS


    10/04/18 - La mâchoire d’un animal marin de 205 millions d'années retrouvée sur une plage anglaise

    Une mâchoire d’un des animaux marins les plus vieux de l’histoire a été retrouvée sur une cote anglaise. L’ichtyosaure, vieux de 205 millions d’années mesurait 36 mètres de long.

    Superbe et étonnante découverte faite par des chercheurs en Angleterre. Des fossiles d’une mâchoire d’un ichtyosaure ont été retrouvés sur une plage de Lilstock dans le Somerset (au sud-ouest de l’Angleterre) en mai 2016, révèle Reuters. Les scientifiques s’accordent à dire que l’animal, le plus grand reptile marin, a vécu il y a 205 millions d’années pendant la période du Trias (qui précède le Jurassique). Ces animaux marins dominaient les océans comme les dinosaures dominaient sur terre. Ils n’étaient néanmoins pas considérés comme des dinosaures mais comme des reptiles marins.

    36 mètres de long
    Ce morceau de la mâchoire appartenait à la partie basse de l’animal. Selon les chercheurs, l’ichtyosaure mesurait environ 36 mètres de long. "Cet os appartient à un géant", a d’ailleurs précisé Dean Lomax, paléontologue à l’université de Manchester. Aujourd’hui, seulement certaines baleines sont plus larges. On pense notamment à la baleine bleue qui mesure environ 30 mètres de long et qui est à l’heure actuelle l’animal le plus grand animal marin.

    Selon les chercheurs, cet os découvert pourrait appartenir à un ichtyosaure appartenant à la famille des Shastasaurus. Plusieurs fossiles avaient d’ailleurs été retrouvés dans le passé aux Etats-Unis, au Canada ou en Chine. L’équipe de chercheurs cherche désormais à savoir comment le reptile s’est retrouvé piégé à cet endroit.

    Source: www.lci.fr/sciences - Rédaction: Xavier Martinage


    Lundi 09/04/18 - Japon: 5 blessés dans un séisme

    Un tremblement de terre de magnitude 5,6 s'est produit dans la nuit d'hier à aujourd'hui dans l'ouest du Japon, faisant cinq blessés et des dégâts matériels, tandis que les autorités ont alerté du risque de répliques. La secousse, qui a touché l'ouest de l'île de Honshu, à 96 km au nord de Hiroshima à 01h32 aujourd'hui (16H32 GMT dimanche), a été évaluée à 5,6 sur l'échelle ouverte de Richter par l'Institut américain USGS et à 6,1 par l'Agence météorologique japonaise (JMA).

    L'agence a demandé à la population de rester vigilante. "Nous voulons que les zones qui ont subi ce fort séisme restent sur leurs gardes durant la semaine qui vient environ, contre des secousses qui pourraient être d'une intensité de niveau cinq plus", sur l'échelle sismique japonaise, a indiqué Toshiyuki Matsumori, un de ses responsables lors d'une conférence de presse. L'échelle sismique japonaise est utilisée pour évaluer les effets en surface d'un tremblement de terre. Le niveau "cinq plus" est le quatrième plus élevé. Il rend difficile de marcher sans se tenir à quelque chose, suffit à renverser un téléviseur et peut endommager routes et immeubles.

    De fortes répliques pourraient se produire pendant deux ou trois jours, a ajouté M. Matsumori, et plusieurs secousses importantes ont déjà été ressenties dans la région secouée par le séisme initial. Cinq personnes ont été blessées par ce tremblement de terre, dont un garçon de 17 ans qui s'est cassé une jambe en tombant de son lit. Aucune blessure mettant en danger la vie des personnes n'a été constatée.

    Une centaine d'habitations n'avaient plus accès à l'eau dans la ville d'Oda, et des secours ont été envoyés sur place pour installer des systèmes d'approvisionnement temporaire. Des bâtiments et des routes ont également été endommagés. Aucun problème n'a été signalé dans la zone de la centrale nucléaire de Shimane, actuellement à l'arrêt pour maintenance. Le Japon est situé sur la Ceinture de feu du Pacifique, une vaste zone qui concentre la majeure partie des tremblements de terre et des éruptions volcaniques de la planète.

    Source: www.lefigaro.fr avec l'AFP


    09/04/18 - Six personnes tuées dans l’effondrement d’une mine au Ghana

    Dans une région du sud du Ghana, six mineurs ont été tués et deux autres blessés ce samedi par l’effondrement du toit d’un tunnel d’une mine d’or exploitée par une entreprise américaine.
    « Je confirme que six personnes sont mortes. Deux autres ont été soignées dans une clinique (…) après la tragédie survenue samedi », a déclaré ce dimanche Agbeko Azumah, un porte-parole de Newmont, l’entreprise qui exploite cette mine dans la région de Brong Ahafo, située à environ 430 km d’Accra, la capitale du Ghana. Selon Alwyn Pretorius, le vice-président de la compagnie en Afrique, «toute la famille Newmont est dévastée par ce tragique accident et notre priorité est de fournir notre aide aux familles, amis et collègues de travail».
    La société a ajouté dans un communiqué avoir évacué tous les autres employés sur le site et que le travail a été suspendu pour pouvoir mener une enquête sur les causes de l’accident.
    « Tous les autres employés travaillant dans cette zone ont été évacués en toute sécurité et le lieu de l’accident a été sécurisé », selon la même source. Newmont qui exploite deux mines d’or au Ghana, est une des plus grandes sociétés mondiale de production d’or.
    L’effondrement du toit de la mine de cette compagnie américaine a été moins meurtrier que les précédents accidents du genre dans ce pays de l’Afrique de l’ouest. En juillet 2017, en effet, au moins 22 personnes ont été tuées dans l’effondrement d’une mine d’or illégale dans l’ouest du pays. Aussi en 2010, au moins 45 personnes ont été tuées dans l’effondrement d’une mine illégale après des pluies diluviennes.
    Le Ghana est le deuxième plus grand producteur d’or en Afrique, après l’Afrique du Sud.

    Source: www.legriot.info


    09/06/18 - Les ondes sismiques ne sont pas affectées par l'eau dans les roches

    La vitesse des ondes sismiques ne dépend pas de la quantité d'eau contenue dans les roches du manteau terrestres. Cette découverte va à l’encontre de ce que pensaient les sismologues et pourrait éclairer notre compréhension de la tectonique des plaques.

    Lors d'un séisme, des ondes sismiques se propagent à travers la Terre. En analysant leur vitesse et leur intensité, les sismologues en déduisent des informations sur la structure et la composition du manteau et de la croûte terrestre. « Jusqu’à présent nous pensions avoir identifié quatre paramètres principaux influant sur la vitesse et l’atténuation des ondes sismiques : la température, la présence de magma c’est-à-dire de roche en fusion partielle, l’eau et la composition des roches », explique Eric Debayle, sismologue au CNRS, à l’École normale supérieure de Lyon. Mais les résultats obtenus par l’équipe de Christopher Cline, de l’université nationale australienne de Canberra, pourraient bien changer la donne.

    Ces chercheurs ont prouvé que la présence d’eau dans les roches n’avait aucune influence sur la propagation des ondes sismiques. Cette découverte est d’autant plus paradoxale que l’équipe de Christopher Cline voulait, au départ, prouver exactement le contraire. Ils pensaient, comme leurs collègues, que l’eau piégée dans les roches avait un impact sur les ondes sismiques et voulaient justement le quantifier.

    Les chercheurs ont donc piégé des quantités variables d’eau dans des échantillons d’olivine, le minéral le plus répandu dans le manteau supérieur. Ils ont ensuite soumis chaque échantillon aux conditions de pression et de température du manteau terrestre et ont appliqué une torsion à l’une de ses extrémités. « Le but était de tordre doucement la roche pour provoquer une onde et suivre sa propagation dans l’échantillon », précise Jean-Philippe Perrillat, de l’université de Lyon et spécialiste de la minéralogie à l’intérieur de la Terre.

    Grâce à ces expériences de simulations d’ondes sismiques, les chercheurs se sont rendu compte que les roches se comportaient toutes comme des roches sèches et que la quantité d’eau n’avait aucune influence. Mais ce n’est pas la seule découverte faite par l’équipe.

    Christopher Cline et ses collègues avaient pour habitude de ranger leurs échantillons dans des cylindres de nickel et de fer. En vérifiant si la quantité d’eau était toujours la même dans leurs échantillons, ils ont constaté que les cylindres avaient tendance à oxyder l’olivine. L’équipe a alors décidé d’utiliser des contenants en platine. Et là, surprise ! En réalisant des mesures sur des échantillons contenus dans des cylindres différents, les scientifiques ont découvert que le degré d’oxydation de l’olivine avait une influence sur la propagation des ondes.

    Selon ces résultats, les ondes sismiques apportent donc un indice en moins puisqu’elles ne permettent pas de déterminer si l’on trouve des traces d’eau dans les roches. Mais en contrepartie, elles permettront sûrement, si elles sont bien exploitées, d’obtenir des informations sur le degré d’oxydation des roches terrestres.

    Pour Christopher Cline et ses collègues, l’insensibilité des ondes sismiques à l’eau présente dans les roches pourrait changer notre compréhension de la tectonique des plaques. Jusqu’à présent les sismologues pensaient observer, grâce aux ondes sismiques, la transition entre le manteau, constitué de roches humides et déformables, et la croûte terrestre, sèche et rigide. Les modèles expliquant les mouvements des plaques tectoniques étaient donc, en partie, fondés sur cette interprétation. Maintenant que les chercheurs savent qu’elle est fausse, ces modèles vont pouvoir être repensés, et améliorés.

    Source: www.pourlascience.fr - Auteur: Donovan Thiebaud


    Dimanche 08/04/18 - Un reptile préhistorique vieux de 180 millions d’années enceinte d’octuplés

    Une équipe de paléontologues annonce la découverte d’une partie du squelette d’un ichtyosaure vieux de 180 millions d’années avec les restes de six à huit petits embryons retrouvés entre ses côtes.

    Les ichtyosaures étaient des reptiles aquatiques qui dominaient les mers jurassiques. Ils mesuraient entre un et dix mètres de longueur en moyenne, étaient piscivores et vivipares. Ils se nourrissant d’autres reptiles, de poissons et d’invertébrés marins tels que les bélemnites semblables à des calmars. Les fossiles d’ichthyosaures sont assez communs au Royaume-Uni. Cependant, seulement cinq spécimens d’ichtyosaures ont ici été retrouvés avec des embryons « à l’intérieur » (et aucun avec autant).

    Le nouveau spécimen, en plus d’être le premier ichthyosaure embryonnaire enregistré dans le Yorkshire, est également géologiquement le plus jeune des spécimens porteurs d’embryons britanniques, provenant du stade toarcien du Jurassique, âgé d’environ 180 millions d’années (les autres étaient datés à entre 190 et 200 millions d’années). Le fossile reposait depuis 2010 chez un collectionneur de fossiles, Martin Rigby qui, soupçonnant la présence d’embryons, fit appel aux paléontologues Mike Boyd et Dean Lomax, de l’Université de Manchester.

    Le spécimen est coupé en deux, ce qui expose plusieurs grandes côtes (de la femelle) et plusieurs chaînes de vertèbres et divers petits os indéterminés. Les chercheurs pensent qu’il y a entre ces petits os au moins six embryons présents, mais probablement huit. « Nous avons également envisagé la possibilité que les minuscules restes puissent être contenus dans l’estomac, bien qu’il semblait hautement improbable qu’un ichtyosaure avale six à huit embryons avortés ou des ichtyosaures nouveau-nés en même temps, note Mike Boyd. Ce ne semble pas avoir été le cas, parce que les embryons ne présentent aucune érosion par les acides gastriques et que les embryons ne sont associés à aucun contenu stomacal commun chez les ichtyosaures du Jurassique précoce, comme les restes de bélemnites semblables à des calmars ».

    Huit espèces différentes d’ichtyosaures ont été documentées avec des embryons. L’ichtyosaure le plus fréquemment trouvé avec des embryons est Stenopterygius. Plus d’une centaine de ces spécimens ont été retrouvés avec des embryons (de 1 à 11) dans la région de Holzmaden et ses environs, en Allemagne.

    Source illustrée sciencepost.fr - Rédaction: Brice Louvet avec l'université de Manchester (phys.org)


    08/04/18 - Deux-Sèvres: l'énigme géologique de la Marbrière d’Ardin

    Un sentier d’interprétation vient d’être aménagé dans l’ancienne carrière de marbre. Un site unique, d’un intérêt scientifique majeur selon les géologues.

    Les randonneurs se souviennent tout au plus d’un gigantesque roncier. Et des évocations villageoises d’une carrière de marbre autrefois exploitée qui donne aujourd’hui son nom à la station de pompage proche. Au hameau de La Villedée, l’un des nombreux de la commune d’Ardin, un « front de taille », vraie pépite géologique à ciel ouvert, est désormais accessible au public. Un lieu promis à l’oubli, n’était la volonté du maire Jean-Pierre Rimbeau et du Conservatoire régional d’espaces naturels (CREN) de Poitou-Charentes, de créer un sentier d’interprétation qui se faufile désormais au cœur de la carrière de la Marbrière. Inscrit à l’inventaire des sites d’intérêt géologique du Poitou-Charentes depuis 1998, ce patrimoine naturel et culturel prend toute sa mesure lorsque l’on écoute le géologue en décortiquer les entrailles.

    Une importante littérature scientifique

    « Attention, nous ne sommes pas n’importe où ! », affirme solennellement Didier Poncet. Bienvenue quelque part au nord du Gondwana, à l’aube de la naissance des continents. Voyage dans le temps, il y a quelques millions d’années, un atoll, des mers chaudes et toute une faune grouillante. Parmi elle, des « trilobites », des animaux marins disparus. Bien connus à Ardin, où un géologue poitevin a découvert il y a une trentaine d’années de très nombreux exemplaires de fossiles de ce petit animal dans les strates sédimentaires de la Marbrière : « Il s’agit d’une signature paléontologique de l’âge givétien », indique savamment Didier Poncet. C’est-à-dire il y a environ 380 millions d’années. Mais ce qui donne un caractère unique à ce site géologique de quelques hectares à peine, selon le spécialiste, c’est qu’il a été épargné par le « métamorphisme », un phénomène de modification des minéraux : « Il s’agit d’une roche sédimentaire indemne de toute déformation, ce qui en fait un très grand mystère. » Depuis plus de 170 ans, le « Givétien de la Villedée d’Ardin » a fait l’objet d’une importante littérature scientifique, « plus de quatre-vingts publications », a décompté Didier Poncet. « Ce qui, avec le stratotype du Thoarcien (NDLR : dans le Thouarsais) en fait l’un des deux sites d’intérêt scientifique majeur dans le département des Deux-Sèvres, à l’échelle nationale mais aussi internationale. » Depuis la crête ou au pied de la falaise, via des voies de circulations ponctuées de tables de lecture, les visiteurs peuvent désormais contempler l’ancienne carrière de la Marbrière. Le site pédagogique est désormais intégré à la ronde des carrières du département via l’association L’Homme et la Pierre.

    Source: www.lanouvellerepublique.fr - Rédaction: Jean Rouziès, journaliste, directeur départemental adjoint de la Nouvelle République des Deux-Sèvres ,Niort


    Samedi 07/04/18 - Séisme en Papouasie-Nouvelle Guinée, 100 morts

    Un séisme d'une magnitude de 6,5 sur l'échelle de Richter a ébranlé aujourd'hui la Papouasie-Nouvelle Guinée, a rapporté le Centre sismologique euro-méditerranéen (CSEM) La secousse a été enregistrée à 93 km au sud-ouest de Porgera, dans la région d'Enga, à seulement 2 km de profondeur, a indiqué le Centre.

    La Papouasie-Nouvelle Guinée, l'un des pays les plus pauvres au monde, a subi voici un mois un séisme nettement plus violent, de magnitude 7,5 dans les hautes terres du Sud. Ce tremblement de terre a fait au moins 100 morts, des glissements de terrain ayant enseveli certaines localités.

    Source:
    www.lefigaro.fr avec Reuters


    07/04/18 - Algérie: Une secousse tellurique de 3,6 enregistrée hier matin à Boumerdès

    Il ne s'agit pas d'un exercice, mais d'un vrai séisme. Une secousse tellurique de magnitude 3,6 sur l'échelle ouverte de Richter a été enregistrée hier matin à 7h54 (heure locale) dans la wilaya de Boumerdès, a indiqué le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag) dans un communiqué. L'épicentre du séisme a été localisé à 7 km à l'ouest de Zemmouri (wilaya de Boumerdès, a précisé le Craag. Le séisme qui a été ressenti jusqu'à la banlieue est d'Alger, n'a fort heureusement fait aucune victime ni dégâts matériels.

    Source: www.lexpressiondz.com


    07/04/18 - Chili un volcan proche de l'éruption: 4000 secousses, 800 explosions

    Le volcan Nevados de Chillan menace d'entrer en éruption et crache de la fumée blanche dans une zone très touristique.

    Une colonne de fumée blanche et une succession de secousses ont poussé les autorités chiliennes à élever le niveau d'alerte face au risque d'éruption du volcan Nevados de Chillan jeudi. Une zone très touristique, comprenant centres de ski et hôtels de luxe, se trouve à son pied.

    Entouré de forêts luxuriantes et de rivières à l'eau cristalline, cet ensemble de 17 cratères, situé dans la région de Biobio, en pleine cordillère des Andes, est l'un des plus actifs au Chili. Il est sous surveillance constante depuis plusieurs années.

    Depuis 2015 il était en niveau d'alerte jaune. Mais, depuis décembre, de petits dégagements de cendres ont été observés sur l'un des cratères, à environ 3200 mètres d'altitude, ce qui a inquiété les spécialistes.

    Alerte orange

    Des équipes de la police chilienne et du service national de géologie et des mines ont constaté qu'une grande colonne de fumée blanche s'échappait d'un des cratères. Elles ont aussi détecté un flux anormal de lave sur un cratère, qui pourrait déborder à tout moment, tandis que les stations de surveillance ont enregistré au total 4000 secousses et environ 800 explosions.

    L'organisme a alors élevé le niveau d'alerte à orange (niveau 3 sur 4), devant la grande probabilité d'un «événement éruptif explosif plus important que ce que nous avons observé ces derniers mois», a indiqué le chef du réseau national de surveillance des volcans.

    Cet ensemble de volcans a connu une dizaine d'éruptions plus ou moins fortes entre 1861 et 2003. Sa dernière grande éruption a eu lieu en 1973, mais sans faire de mort ni de dégâts importants.

    Source: www.20min.ch


    07/04/18 - Découverte au Montana: bébé Tyrannosaure ou tyran nain ?

    La découverte rarissime d'un tyrannosauridé miniature au Montana relance la controverse: s'agit-il d'un T.rex juvénile ou d'une espèce miniature, le Nanotyrannus?

    À qui appartient la jolie petite gueule fossile (voir photo), longue de 40 cm et garnie de dents de 5 à 10 cm, exhumée au Montana ? À un jeune Tyrannosaurus rex ? Ou à un Nanotyrannus lancensis, autrement dit un de ses cousins nain dont l'existence même est très discutée ? La découverte, par des paléontologues de l'Université du Kansas, de la mâchoire partielle d'un dinosaure carnivore dans la formation gorgée d'ossements de Hell Creek, relance une belle controverse scientifique. Comme c'est le cas à chaque fois que l'on découvre -joie rarissime- un membre de la famille des tyrannosauridae aux proportions miniatures.

    Star toujours incontestée de la paléontologie, le T.rex ou "roi des lézards tyrans" est connu depuis 1905. Une cinquantaine de squelettes plus ou moins complets sont connus, attestant qu'il peut atteindre les 13 m de long et 4m de haut. Mais les restes de bébés ou de juvéniles sont rares. "On en connait cinq seulement, nous précise David Burnham, de l'Université du Kansas, dont l'équipe vient de dénicher le dernier crâne (auquel s'ajoute un os du bassin). Enfin, si l'on exclut les quatre autres spécimens qui pourraient être de jeunes T.rex mais qui ont été décrits comme des Nanotyrannus".

    Terreur pygmée

    Espèce parmi les plus disputées de la paléontologie, le Nanotyrannus a pointé son museau en 1946, toujours au Montana : il est alors décrit comme un tyrannosauridé du genre Gorgosaurus (connu depuis 1913) par Charles Whitney Gilmore du Musée national d'histoire naturelle Smithsonian. Mais en 1988, des chercheurs, dont Robert Bakker, un paléontologue réputé iconoclaste désormais affilié au Muséum d'histoire naturelle de Houston, reprennent l'étude du crâne et concluent qu'il s'agit d'un taxon séparé, plus petit. Le spécimen du Montana ne mesurant que 5 mètres de long, ils le surnomment Nanotyrannus ou "tyran nain". L'équipe a conclu que le spécimen était adulte, car les os du crâne semblaient avoir fusionnés, alors qu'ils ne sont pas soudés chez les spécimens immatures. Quatre autres spécimens attribués à Nanotyrannus ont été découverts depuis, dont le plus célèbre, Jane, alias " la terreur pygmée ", exhumé en 2001 est aussi le plus complet.

    Depuis, des articles contradictoires, portant sur le nombre des dents ou la forme des os qui font le T. rex ou le Nanotyrannus se sont succédé, comme le racontait le magazine Science en 2015, les spécialistes s'écharpent sans que la question ne soit tranchée, ou ne fasse l'unanimité, faute encore d'un nombre suffisant de fossiles.

    D'où l'importance du dernier crâne découvert dans le Montana. David Burnham et son équipe ont bon espoir d'éclaircir l'identité de leur trouvaille. S'il s'agit bien jeune T.rex, alors il pourrait avoir entre quatre et sept ans, estiment les chercheurs, en comparant ses mensurations avec celles de deux autres juvéniles connus, âgés de 3 et 11 ans. Mais pour en avoir le coeur net, "nous allons analyser la morphologie des dents et les comparer avec les autres specimens, précise le paléontologue américain. Nous aimerions faire de l'histologie pour compter les "cernes de croissances" des tissus qui indiquent l'âge de leur propriétaire. Nous retournerons donc fouiller pour trouver plus d'os !". En leur souhaitant bonne pioche.

    Source: www.sciencesetavenir.fr - Rédaction: Rachel Mulot


    Vendredi 06/04/18 - Chili: un volcan proche de l'éruption

    Une colonne de fumée blanche et une succession de secousses ont poussé les autorités chiliennes à élever le niveau d'alerte face au risque d'éruption du volcan Nevados de Chillan (sud) de jaune à orange (de niveau 2 à niveau 3 sur 4) jeudi. Entouré de forêts luxuriantes et de rivières à l'eau cristalline, cet ensemble de 17 cratères, situé dans la région de Biobio (550 km au sud de Santiago), en pleine cordillère des Andes, est l'un des plus actifs au Chili et il est donc sous surveillance constante depuis plusieurs années.

    Depuis 2015 il était en niveau d'alerte jaune, mais depuis décembre de petits dégagements de cendres ont été observés sur l'un des cratères, à environ 3.200 mètres d'altitude, ce qui a inquiété les spécialistes. Des équipes de la police chilienne et du Service national de géologie et des mines (Sernageomin) sont allées observer de plus près, et ont pu constater qu'une grande colonne de fumée blanche s'échappait d'un des cratères.

    Sernageomin a aussi détecté un flux anormal de lave sur un cratère, qui pourrait déborder à tout moment, tandis que les stations de surveillance ont enregistré au total 4.000 secousses et environ 800 explosions. L'organisme a alors élevé le niveau d'alerte à orange, devant la grande probabilité d'un "événement éruptif explosif plus important que ce que nous avons observé ces derniers mois", a indiqué Alvaro Amigo, chef du réseau national de surveillance des volcans.

    Cet ensemble de volcans a connu une dizaine d'éruptions plus ou moins fortes entre 1861 et 2003. Sa dernière grande éruption a eu lieu en 1973, mais sans faire de mort ni de dégâts importants. Au pied des volcans se trouve une zone très touristique, avec des centres de ski et des hôtels de luxe.

    Source: www.lefigaro.fr avec l'AFP


    06/04/18 - L'agate, une pierre volcanique qui séduit les créateurs

    Avec leur graphisme singulier, les agates séduisent à nouveau les créateurs, hypnotisés par leurs volutes et festons multicolores.

    Roger Caillois les qualifiait de «pierres curieuses», de «celles qui attirent l’attention par quelque anomalie de leur forme ou par quelque bizarrerie significative de dessin ou de couleur».De ces minéraux aux « tracés capricieux », l’essayiste et académicien a constitué une importante collection glanée dès les années 1950 en Amérique latine et en Asie, dont on peut découvrir quelques-uns des plus beaux spécimens derrière les vitrines de l’exposition Trésors de la terre à la galerie de minéralogie du Muséum national d’histoire naturelle, à Paris. Là, les nodules d’agate - au premier abord «boulets gris et rugueux, franchement rébarbatifs» - révèlent, une fois tranchés et polis, leurs volutes souvent inattendues, toujours fascinantes. Sur celle-ci, Roger Caillois distinguait «des festons minéraux, des points de dentelle, des éclaboussures de pistils et des projections de pollen», quand ces autres lui évoquaient les «draperies d’une aurore boréale» ou «une mer de nuages dans une estampe japonaise».

    Rebaptisées par l’écrivain «L’Œil bleu», «Monocle et binocle», «Oiseau naissant», «Le Fleuve Alphée», ces agates - une variété de calcédoine aux veines tour à tour laiteuses ou multicolores - convoquent irrémédiablement l’imaginaire. C’est d’ailleurs cette puissance poétique qui a conduit Vincenzo Castaldo, directeur de la création de Pomellato, à les mettre en scène sur plusieurs de ses bagues ­Ritratto, célébrant les 50 ans du joaillier italien (9 500 euros). «Ce qui fait la force de l’agate, c’est qu’elle ne répond à aucun critère de couleur, de pureté, de taille et de poids comme les diamants, par exemple. Le choix reste donc très subjectif, guidé uniquement par l’intuition et la créativité. Dans cette collection, j’ai choisi, par exemple, des agates dendritiques dont les inclusions d’oxyde de fer font penser à de petits arbustes et où les parties blanches translucides ressemblent, elles, à un paysage enneigé mais aussi des agates bandées aux motifs plus graphiques, proches de l’art contemporain ou des agates onyx à bandes blanches ultra­minimalistes.»

    Origine volcanique

    Quel que ce soit le motif, ces «pierres à images» (selon Caillois) racontent toujours quelque chose. D’autant qu’il en existe une grande variété. «Une centaine, précise Gian Carlo Parodi, minéralogiste, chercheur au Muséum national d’histoire naturelle. Rythmées par des inclusions, des cercles concentriques ou des stries parallèles ; teintées de bleu, de jaune ou de brun, les agates, une variété de quartz microcristalline et fibreuse, ont toutes la même origine volcanique. Quant aux gisements, on en trouve principalement au Brésil, en Patagonie et au Mexique, mais aussi en Inde, en Russie ou en Turquie, avec de belles nuances de ­rouge.»

    Leur nom viendrait même de la rivière Achates, en Sicile, d’où elles étaient probablement extraites pendant l’Antiquité. «Les Grecs et les Romains ont largement utilisé les agates blanches ou bleues, mais aussi teintées de noir (onyx) et de rouge (cornaline), pour en faire des intailles ou des camées, explique Marc Auclert, qui présente, en ce moment, dans sa boutique de la rue de Castiglione, à Paris, une magnifique bague sertie d’une intaille en onyx blanc et noir du IIe siècle et son impression dans l’or (5 500 euros). Ces pierres ressurgissent ensuite à la Renaissance et au XIXe siècle avec une belle production en Allemagne, mais aussi pendant la période Art déco, autant pour l’ornementation que pour la joaillerie.» Voir les sublimes bijoux en calcédoine au bleu laiteux et diaphane de Suzanne Belperron pour la maison Bernard Herz, mais aussi les étuis à cigarettes, pendules ou coupelles de Cartier datant des années 1920. La maison de la rue de la Paix vient d’ailleurs d’imaginer, pour sa collection de haute joaillerie, une coupe en agate aux reflets moirés et dont la plume de paon en or gris, brillants et saphirs peut être portée en épingle à cheveux.

    "Une allure artistique"

    Tombée en désuétude, l’agate sera remise au goût du jour dans les années 1960-1970 en même temps que les tonalités joyeuses des malachite, œil-de-tigre ou lapis-lazuli par Bulgari, Piaget et, bien sûr, Jean Vendôme, décédé l’été dernier, qui signa l’épée d’académicien de Roger Caillois et réalisa de spectaculaires créations minérales.

    Si, aujourd’hui, ces volutes demeurent anecdotiques chez les joailliers de la place Vendôme - des touches blanches ou vertes, ici et là, rarement plus -, l’agate fait pourtant un retour remarquable chez les créateurs séduits par son coût abordable - c’est l’une des pierres dures les moins chères.

    Ainsi, Marc Deloche a monté, sur une chaîne en or très simple, deux gros morceaux aux motifs bleutés taillés en losange, à porter en pendentif (1 300 euros) ou façon torque (850 euros). Le jeune Samuel Huguenin s’amuse, lui, avec l’étrangeté d’une agate mousse aux herborescences couleur gazon sur une bague aux angles tranchants (à partir de 1 165 euros). Quand le joaillier Garnazelle exploite, lui, des sinuosités en noir et blanc sur des boucles d’oreilles tout en rondeur (2 300 euros). Retenons également, à la galerie parisienne de Karry Berreby, les volutes crémeuses associées à une tourmaline rose sur des pendants d’oreilles (3 200 euros). Mais aussi les agates brutes des chevalières de l’Américaine ­Jacquie Aiche où l’on distingue les dépôts cristallins et irisés. Sans oublier les larges tranches qui colorent les bagues et pendentifs de Sylvia Toledano. «J’aime surtout les tons marron ou brun doré qui accentuent l’effet brut de l’agate, explique la créatrice. Jamais calibrées et impossibles à reproduire en série, ces pierres donnent tout de suite une allure artistique.» Car, ici plus qu’ailleurs, c’est le bijou qui doit suivre le dessin et les contours de la pierre pour en révéler cette «beauté spontanée» dont parlait Roger Caillois.

    Source illustrée: madame.lefigaro.fr - Rédaction: Pauline Castellani


    06/04/18 - Inauguration d'un mur autour des mines de tanzanite en Tanzanie

    Le président tanzanien John Magufuli a inauguré un mur entourant les mines de tanzanite du nord du pays, construit afin de lutter contre les exportations illégales et mieux contrôler la vente de cette pierre précieuse extraite uniquement en Tanzanie.

    Érigé par l'armée, ce mur long de 24,4 km et haut de plusieurs mètres encercle les mines de Mirerani, proches de l'aéroport international du Kilimandjaro. Sa construction, débutée en septembre, a coûté 5 milliards de shillings tanzaniens, soit environ 1,8 millions d'euros.

    "Avant la construction de ce mur, il y avait beaucoup de fuites de tanzanite, de l'ordre de 40% de la production", a déclaré le président Magufuli, lors d'une cérémonie retransmise en direct à la télévision nationale, faisant référence à des cas d'exportation illégale de tanzanite, sortie clandestinement par des mineurs.

    Il a rappelé qu'en vertu d'une décision de fin 2017, la vente de tanzanite par les grossistes doit désormais se dérouler à Mererani sous le contrôle de la Banque centrale tanzanienne, à l'intérieur donc de la nouvelle enceinte de couleur jaune, qui ne comporte qu'une seule entrée et dont la sécurité sera assurée par l'armée,.

    Avant cela, elle se vendait surtout à Arusha, non loin de Mirerani, et à Nairobi, au Kenya.

    La tanzanite, pierre précieuse de couleur bleue à violette surtout exportée vers l'Inde, est exploitée dans les montagnes de Mererani, dans le nord de la Tanzanie, près du mont Kilimandjaro.

    M. Magufuli a par ailleurs assuré lors de cette cérémonie que des géologues tanzaniens avaient découvert un nouveau important gisement de tanzanite. "Mais je ne vous dirai pas l'endroit aujourd'hui, c'est encore un secret. Là aussi, nous y érigerons un mur", a-t-il promis.

    Depuis l'année dernière, M. Magufuli a engagé un bras de fer avec les grandes sociétés minières étrangères opérant en Tanzanie, accusées d'avoir sous-évalué leur production d'or, de diamant et de tanzanite, notamment, entraînant un manque à gagner pour le pays de plusieurs dizaines de milliards de dollars en impôts et redevances depuis 1998, selon les autorités tanzaniennes.

    Un rapport parlementaire publié début septembre 2017 assurait alors que l'extraction de la tanzanite profitait essentiellement aux exploitants et aux trafiquants, une situation attribuée à la corruption dans le secteur et à des contrats défavorables.

    Surnommé "Tingatinga" (bulldozer en swahili), le président Magufuli a marqué les esprits depuis sa prise de fonctions fin 2015 en se montrant inflexible dans la lutte contre la corruption.

    Mais son style peu consensuel et abrupt lui vaut aussi d'être qualifié d'autocrate et de populiste par ses détracteurs, alors que la liberté d'expression est de plus en plus réduite dans le pays.

    Source: www.voaafrique.com avec l'AFP


    Jeudi 05/04/18 - Séisme de magnitude 5,3 au large de la Californie, pas de victime

    Un séisme d'une magnitude 5,3 sur l'échelle de Richter, ressenti jusqu'à Los Angeles, a été enregistré jeudi au large du comté de Ventura, en Californie, a annoncé l'institut américain de géophysique USGS.

    Aucune victime ni aucun dégât n'ont été signalés dans l'immédiat après cette secousse survenue à 12H34 locales (20h34 en France), dont l'épicentre a été localisé à 37 kilomètres au sud-est de l'île de Santa Rosa.

    Le service des pompiers de Los Angeles a mobilisé ses équipes dans plus d'une centaine de casernes dans un rayon de 750 kilomètres pour passer au crible la région afin de repérer d'éventuels dégâts sur des infrastructures cruciales, comme les routes et les ponts.

    La police de Los Angeles procédait également à un contrôle d'infrastructures et de lieux "critiques", a-t-elle indiqué.

    Des responsables des services météorologiques ont indiqué qu'il n'y avait pas de risque de tsunami après ce séisme au large.

    Source: www.lefigaro.fr avec l'AFP


    05/04/18 - Île de la Réunion: retour au calme au Volcan

    Le volcan semble bel et bien se rendormir. Dans son point de 15h, l'Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) indique que la sismicité enregistrée sous le volcan a bien diminué ces dernières 24 heures. Ont été enregistrés : 12 séismes volcano-tectoniques superficiels enregistrés le 05 avril entre 00h et 15h (heure locale), aucun séisme profond n’a été enregistré ce jour, aucun séisme sous le flanc nord nord-est n’a été enregistré ce jour.

    Des éboulements au niveau du Nez Coupé de Sainte Rose sont toujours enregistrés (11 événements entre 00h et 15h, heure locale). Aucune déformation majeure de l’édifice n’est enregistrée. Les teneurs en H2S et SO2 dans l’atmosphère au niveau de la zone sommitale sont en dessous du seuil de détection.

    Source: www.zinfos974.com (A.D.)


    05/04/18 - Un volcan japonais crache des cendres à 5 kilomètres de hauteur

    Dans le sud du Japon, le volcan Shinmoedake projette un nuage de cendres à près de 5km de hauteur. L'agence météorologique japonaise met en garde les habitants contre des projections de pierres volcaniques à plus d'un kilomètre.

    Le volcan de 1.421 mètres de haut, actif depuis début mars, se situe entre les provinces de Kagoshima et Miyazaki. Il n'y a pas encore de signalement de blessé ou dommage comme conséquence de cette nouvelle activité volcanique. Le niveau d'alerte est de trois sur cinq.

    Source: www.7sur7.be avec Belga


    05/04/18 - Regain d'activité pour le volcan sous-marin Kick'em Jenny

    Tout le monde sait ce qu'est un volcan, avec ses fumées et ses coulées de magma rougeoyant. Mais il ne faut pas oublier qu'il existe aussi des volcans sous-marins. Il existe même "surtout" des volcans sous-marins puisque les volcans terrestres ne représenteraient que 2% du total.

    La plupart d'entre eux sont à une grande profondeur et les manifestations de leurs éruptions sont généralement invisibles à la surface. D'autres sont à faible profondeur et leurs éruptions peuvent avoir des conséquences pour les terres à proximité. Le plus ancien cas enregistré est celui de l'éruption du Kolumbo qui a fait 70 morts sur l'île Santorin, dans la Mer Egée, en 1650. Il en existe d'autres, comme le Kick'em Jenny, à proximité de l'île de Grenade, dans la Mer des Antilles.

    La base de ce volcan est à environ 1300 mètres de profondeur, mais son cratère de 350 mètres de diamètre se trouve à seulement 160 mètres sous le niveau de la surface. Il est déjà entré en éruption à 9 reprises depuis 1939, sans conséquence. Mais le risque de tsunami est réel en cas d'éruption particulièrement violente, ce qui explique qu'il soit surveillé de près par les vulcanologues ainsi que son voisin, le Kick'em Jack. La dernière éruption du Kick'em Jenny remonte à 2015.

    Le 12 mars 2018, les vulcanologues de l'Université des Indes Occidentales ont fait passer le niveau d'alerte du Kick'em Jenny à orange en raison d'une augmentation de l'activité. Rappelons que le niveau supérieur, le rouge, signifie qu'un éruption est imminente. Principales conséquences pour les populations : la zone d'interdiction de navigation passe à 5 km autour du volcan, et différentes mesures d'évacuation sont préparées.

    Depuis le 22 mars 2018, toutefois, une baisse de l'activité volcanique a été constatée et le niveau a donc été baissé à jaune. La navigation est toujours interdite dans un rayon de 1,5 km autour du cratère. Le volcan reste sous surveillance car il n'est pas exclu qu'il repasse en niveau d'alerte orange.

    Source: www.sur-la-plage.com - Rédaction: Charles Lorrain


    05/04/18 - Kenya: une faille mystérieuse interpelle les scientifiques

    Une faille impressionnante, découverte au Kenya, laisse les scientifiques perplexes. Le continent est-il en train de se partager en deux ?

    C'est une faille de quatre kilomètres de long, qui atteint par endroits 20 mètres de large et 50 mètres de profondeur. Pour les géologues du monde entier, sa soudaine apparition au milieu du Kenya est encore un mystère. À quelques kilomètres de Nairobi, la capitale, le sol s'est dérobé à Suswa en l'espace d'une journée le 18 mars dernier. Ici, des engins de chantier sont encore à pied d'oeuvre pour tenter de consolider la route emportée par ce gigantesque mouvement de terrain. Aucune victime, mais une belle frayeur pour les habitants. "Le dimanche, ma mère m'a appelée, il y avait de grosses fissures dans sa maison. C'était comme si la terre allait avaler toute la maison", explique une femme.

    Une fracture du continent africain ?

    Comment expliquer ce phénomène ? Très vite, plusieurs experts ont avancé la thèse d'une fracture du continent africain, car cette faille se situe au beau milieu de la vallée du Rift, une zone sismique où deux morceaux d'Afrique s'écartent loin de l'autre. Mais pour Yann Klinger, du CNRS, cette hypothèse est peu probable : "Si cette fracture était tectonique, on s'attendrait à avoir une activité sismique anormale, or aujourd'hui nous n'avons pas eu de séisme de magnitude conséquente dans la région." Cette faille serait plutôt la conséquence de fortes pluies. La séparation de l'Afrique aura bien lieu, mais pour les scientifiques pas avant 50 millions d'années.

    Source: www.francetvinfo.fr


    05/04/18 - Ecosse: d'exceptionnelles empreintes de dinosaures découvertes sur l'île de Skye

    Des paléontologues écossais ont mis au jour une cinquantaine d’empreintes fossiles datées d’environ 170 millions d’années. Même si les espèces précises auxquelles elles appartiennent n’ont pas encore pu être identifiées, les spécialistes sont déjà parvenus à déterminer qu’elles pourraient correspondre aux traces de sauropodes et de théropodes, des genres typiques du Jurassique moyen, mais qui n’ont pourtant laissé que peu de témoignages fossiles de leur présence.

    L’Écosse est bien connue pour ses lacs, et notamment le Loch Ness. Selon la légende, cette étendue d’eau douce abriterait le célèbre monstre Nessie. Outre cette créature mythique, des animaux tout aussi fabuleux, mais autrefois bel et bien réels, ont aussi hanté la région, il y a plusieurs centaines de millions d’années.

    Comme en atteste leur publication, parue dans la revue Scottish Journal of Geology, des archéologues britanniques de l’Université d’Edimbourg ont mis au jour pas moins de cinquante empreintes de dinosaures, figées dans le sol de l’île de Skye, la plus vaste de l’archipel des Hébrides intérieures, en Écosse. Ces traces retrouvées au niveau du site baptisé Rubha nam Brathairean – aussi connu sous le nom de Brother’s Point – datent d’environ 170 millions d’années, et remonteraient donc au Jurassique moyen, une époque géologique qui n’a laissé que très peu de traces fossiles.

    Sauropodes et Théropodes cohabitaient

    La majorité des empreintes découvertes par les scientifiques ont été identifiées comme celles de sauropodes, des herbivores à long cou, dont le plus célèbre représentant était le Brachiosaure. Quelques unes des traces semblent appartenir à d’autres genres, comme le Tyrannosaure, membres du sous-ordre des Théropodes, des bipèdes carnivores qui se déplaçaient sur leurs pattes arrière.

    Ces découvertes sont d’autant plus exceptionnelles, que les traces d’animaux datées de ces temps reculés sont extrêmement rares. Les sédiments dans lesquelles elles ont été figées sont bien souvent enfouis dans le sol, et n’apparaissent ainsi que très rarement au grand jour.

    Lorsque c’est le cas, les fossiles sont soumis à rude épreuve par les éléments, et disparaissent rapidement à cause de l’érosion qu’ils subissent. La découverte de ces empreintes du Jurassique moyen se révèle donc comme une avancée majeure pour les scientifiques.

    Un tournant dans l’Histoire des dinosaures

    "Cette époque fut un moment important dans l’évolution des dinosaures, lorsque les premiers oiseaux se sont probablement envolés vers le ciel, les tout premiers tyrannosaures carnivores et les stégosaures dotés de plaques osseuses dorsales se sont diversifiés, et les sauropodes au long cou ont commencé à grandir pour atteindre des tailles colossales", expliquent les paléontologues dans leur publication.

    Mettre au jour ces extraordinaires empreintes fossiles ne fut pas une mince affaire. Pour y parvenir, les chercheurs ont en effet eu à affronter des conditions très rudes. Isolé, battu par les vents et les vagues, le site est très difficile d’accès, mais pour pallier ces difficultés, les archéologues ont fait appel à la technologie. C’est à l’aide de drones et de caméras qu’ils ont capturé les images des traces de pas multi-millénaires.

    Grâce à ces images, les scientifiques sont parvenus à analyser la morphologie des pattes à l’origine des empreintes. Les marques les plus arrondies témoignent ainsi de l’impact de pieds de sauropodes, alors que des traces tridactyles, comparables à celles laissées par les oiseaux, révèlent la présence de théropodes.

    L’ensemble de ces empreintes est réparti sur deux pistes, qui regroupent une série de traces fossiles bien alignées, mais une partie d’entre elles s’avère également éparpillée ça et là, de manière isolée.

    Une seule autre découverte comparable

    Pour l’instant, les spécialistes ne sont pas encore parvenus à identifier avec certitude les espèces précises auxquelles appartiennent les empreintes fossiles. Quoi qu’il en soit, ces découvertes permettent de confirmer l’hypothèse selon laquelle les sauropodes prospéraient dans les lagons écossais au Jurassique moyen, comme le pressentaient les archéologues suite à une précédente découverte.

    En 2015, des scientifiques avaient en effet mis au jour des centaines d’autres empreintes, à Duntulm cette fois. La découverte récente n’est donc que la deuxième en son genre, comme le confirme l’auteure principale des travaux, Paige dePolo : "Ce site de traces fossiles est la seconde découverte d’empreintes de sauropodes sur l’île de Skye".

    "Il a été trouvé dans des roches qui sont légèrement plus anciennes que celles décelées précédemment à Duntulm, sur l’île, et démontre la présence de sauropodes dans cette région du monde au cours d’une période plus étendue que ce que l’on pensait auparavant", ajoute-t-elle. Les ancêtres de Nessie seraient donc bien plus vieux que prévu !

    Source: www.maxisciences.com - Publié par Benoît Crépin


    05/04/18 - Observations sur la naissance des cristaux

    Une équipe de chercheurs de l'Université de Bruxelles, de l'Université de Technologie d'Eindhoven et de l'Institut des Sciences de la Terre de Grenoble a découvert les détails moléculaires de la sélection polymorphe des cristaux de macromolécules. Leurs travaux ont été publiés dans Nature le 5 avril 2018.

    Produire des cristaux de macromolécules - une étape nécessaire pour comprendre la structure des protéines, les briques de la vie - peut être atrocement difficile. C'est parce que nous ne comprenons toujours pas complètement comment un cristal est "né". Il est bien connu que les cristaux se forment à travers le groupement spontané de molécules, en adoptant une structure périodique en trois dimensions, mais comment exactement les molécules réalisent cet exploit est encore un mystère.

    Pour ajouter plus de complexité au problème, une seule molécule peut également s'organiser en différentes structures cristallines, appelées polymorphes. Ces polymorphes ont généralement des propriétés physiques différentes, ce qui peut avoir un effet profond sur les caractéristiques finales du matériau formé. Pour les cristaux de protéines, les polymorphes sont importants car ils auront, entre autres, des vitesses de dissolution différentes, ce qui est pertinent pour les applications de délivrance de médicaments.

    Actuellement, contrôler le processus de cristallisation pour obtenir le polymorphe de choix est difficile parce que les mécanismes sous-jacents à la sélection polymorphe sont encore peu clairs. En utilisant une cryo-microscopie électronique à transmission, cette équipe interdisciplinaire a réussi à imaginer la "naissance" des cristaux de protéines avec une résolution moléculaire, découvrant un processus hiérarchique plutôt complexe qui implique différentes étapes d'auto-assemblage à des échelles de longueur croissante.

    Ces observations sont les premières en leur genre et fournissent une nouvelle façon d'obtenir des informations sur les processus d'auto-assemblage des macromolécules en structures plus grandes. Mais, l'équipe est allée plus loin et a cartographié les voies de nucléation de plusieurs polymorphes. Ils ont montré que la sélection polymorphe est dictée par l'architecture des plus petits fragments possibles formés au début du processus de cristallisation. Une fois cette structure précurseur est formée, le résultat du processus est décidé.

    En analysant et en comprenant les différences de structure des différents noyaux, les auteurs ont développé des stratégies pour guider le processus de sélection polymorphe. Ceci a été réalisé en accordant, par mutagenèse dirigée, les différents modes d'interaction qui existent entre les macromolécules, et ainsi "poussant" le résultat du processus de nucléation dans un sens ou dans un autre.

    En un mot, ces découvertes font progresser considérablement notre compréhension fondamentale de la nucléation et de la sélection polymorphe. Ces connaissances sont non seulement pertinentes pour les macromolécules, mais peuvent également être traduites en d'autres substances qui forment des cristaux (tels que des composés pharmaceutiques ou des solides inorganiques d'intérêt industriel). En outre, la méthodologie expérimentale développée pour cette étude ouvre une nouvelle voie pour suivre les processus d'auto-assemblage des protéines impliquées dans divers troubles pathologiques, tels que la séparation liquide-liquide dans la formation de la cataracte oculaire ou la formation de fibres amyloïdes associées à une gamme de troubles neurologiques.

    Source: CNRS


    Mardi 03/04/18 - Bahreïn : découverte du plus grand gisement de pétrole de schiste du pays

    Le Bahreïn a annoncé avoir découvert le plus grand champ pétrolier de son histoire. Il contiendrait 80 milliards de barils de pétrole de schiste.

    Le Bahreïn va-t-il devenir le nouvel eldorado du pétrole dans le Moyen-Orient ? Le plus grand champ pétrolier jamais découvert à Bahreïn contient 80 milliards de barils de pétrole de schiste, ce qui pourrait faire de ce petit pays du Golfe un important producteur pétrolier, a annoncé mercredi 4 avril le ministre du Pétrole. Des opérations d'évaluation sont en cours pour estimer les quantités de pétrole de schiste et de gaz de nature à être exploitées dans ce gisement, a précisé cheikh Mohammed ben Khalifa Al-Khalifa lors d'une conférence de presse.

    Situé dans des eaux de faible profondeur au large des côtes ouest de Bahreïn, ce champ s'étend sur une surface de 2.000 kilomètres carrés, face au littoral de l'Arabie saoudite, géant mondial du pétrole. Le nouveau gisement dépasse en réserves l'autre champ pétrolier actuellement exploité à Bahreïn. Baptisé Bahrain Field, ce dernier avait été découvert en 1932 mais ne renferme que quelques centaines de millions de barils. L'impact exact de cette nouvelle découverte ne se dessinera toutefois qu'au moment où les quantités exploitables seront connues. Le directeur de l'exploration de la compagnie nationale Bahrain Petroleum Co., Yahia al-Ansari a indiqué que l'exploitation ne devrait pas débuter avant cinq ans.

    80 % des revenus proviennent du pétrole

    Bahreïn a été le premier Etat du Golfe a découvrir du pétrole mais il est aujourd'hui le plus petit producteur parmi les six pays producteurs de cette région. L'Arabie saoudite est le premier. Le pays extrait actuellement quelque 50.000 barils d'or noir par jour de son champ Bahrain Field. Le petit royaume, dont 80% des revenus proviennent du pétrole, bénéficie également de 150.000 barils/jour supplémentaires du champ pétrolier d'Abou Safa qu'il partage avec son grand voisin saoudien.

    Cheikh Mohammed a aussi fait état de la découverte d'importantes réserves de gaz dans le nouveau champ situé à l'ouest de Bahreïn, dans ce qui est appelé le bassin de Khalij Al-Bahrain. Les estimations vont de 10.000 milliards de pieds cube (283 milliards de m³) à 20.000 milliards de pieds cube (566 milliards de m³), selon le ministre. Bahreïn ne fait pas partie de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) mais a malgré tout décidé d'être inclus dans un accord entre les pays Opep et non Opep pour limiter la production afin de soutenir les cours de l'or noir qui avaient fortement dégringolé depuis 2014.

    Source: www.challenges.fr


    03/04/18 - 03/04/18 - Paléontologie: une belle découverte sans lendemain

    Il y a dix ans, le géologue Abderrazak El Albani découvrait au Gabon des fossiles multicellulaires de 2,1 milliards d’années, les plus anciens. Mais, faute de financements, ses recherches furent suspendues.

    Comment perdre quand on peut ­gagner ? Question de sportifs de haut niveau… mais aussi de scientifiques, tant la compétition côtoie la coopération dans les labos. Une équipe peut perdre en s’acharnant sur une mauvaise idée. En se trompant dans ses calculs. En se montrant incapable de piétiner le savoir acquis pour le dépasser. Mais perdre parce qu’elle manque d’argent alors qu’elle a démarré la compétition en tête, par chance mais aussi par capacité à renverser les idées antérieures, c’est rageant.

    Abderrazak El Albani, professeur à l’université de Poitiers, ne cache pas son amertume devant le refus répété – « cinq fois ! », s’exclame-t-il – de l’Agence nationale de la recherche (ANR) de ­financer la poursuite de recherches saluées par de prestigieuses publications ou par leur mise en valeur par le CNRS pour le grand public sur une fresque du métro parisien. Surtout lorsqu’il voit arriver sur le terrain Noah Planavsky, de Yale, et Andrey Bekker, de Riverside (Etats-Unis), Yuichiro Ueno, de Tokyo, le Norvégien Aivo Lepland ou l’Américain Tony Prave, tout contents de l’aubaine, certains de publier dans les meilleures revues sur un sujet aussi excitant.

    Multiplier les preuves pour convaincre

    En 2008 l’équipe d’El Albani tombe sur un sujet de classe mondiale, dans une carrière de grès au Gabon, près de Franceville. Il y déniche, dans des roches de 2,1 milliards d’années, des macro-fossiles d’organismes multicellulaires de plusieurs dizaines de centimètres. Ils obligeront à réécrire tous les manuels sur l’émergence de la vie complexe. Les paléontologues faisaient jusqu’alors remonter les premiers êtres multicellulaires de taille macroscopique à la faune d’Ediacara (620 à 542 millions d’années). Avant, seuls des unicellulaires, présents depuis 3,8 milliards d’années, peuplent la Terre, « même si de rares traces sont interprétées par certains chercheurs comme de minuscules multicellulaires il y a 1,7 milliard d’années », précise le géologue.

    Le jeune universitaire sait qu’il devra multiplier les preuves pour convaincre des collègues interloqués. A affirmation extraordinaire, preuves extraordinaires, réclame le conservatisme éclairé des scientifiques. Il s’entoure de pointures mondiales en paléontologie (le Suédois Stephan Bengston) et en histoire de la Terre primitive (l’Américain Donald Canfield). Il multiplie les analyses physico-chimiques à l’aide d’équipements sophistiqués. Bingo ! avec la parution saluée en « une » dans la revue Nature. Les fossiles gabonais et leur milieu de vie seront l’objet de nombreuses publications (PNAS, PloS One, Scientific Reports ou des revues plus spécialisées) et d’une dizaine de thèses dirigées par El Albani. Elles ont permis de ­préciser le contexte géochimique, environnemental et la transformation de l’atmosphère – le taux plus élevé d’oxygène durant cet épisode semble la clé de son émergence puis de sa disparition lorsqu’il baisse vers 1,9 milliard d’années.

    Pourtant, Abderrazak El Albani ne parvient pas à réunir les fonds pour continuer son action. Les élus locaux, très fiers de pouvoir dire qu’à Poitiers aussi on fait de la science de classe mondiale, financent des équipements sur les fonds européens régionaux. Le président de l’université a très peur de perdre sa vedette, rapidement promue professeur. L’université Columbia de New York lui propose un contrat de cinq ans et un million de dollars pour la recherche. Une grande université française veut le débaucher. Très attaché à sa région, soucieux de sa famille, El Albani fait le pari de rester à Poitiers. Mais le financement scientifique national va faire défaut. Une seule exception, significative, lorsqu’il peut s’expliquer « les yeux dans les yeux » avec le directeur de l’Institut national des sciences de l’Univers du CNRS, Jean-François Stephan (décédé en 2013), qui mobilise 50 000 euros rapidement afin de sauver le chantier. « Sans cette décision, le projet se serait arrêté dès 2011 », précise El Albani.

    Mais, avec les réformes et les budgets sarkoziens puis hollandais, les directions du CNRS n’ont plus grand-chose à distribuer sur la base d’une stratégie scientifique. Tout doit passer par l’ANR, censée permettre aux jeunes de s’affranchir de la tutelle de leurs aînés et des directions. El Albani va donc déposer, chaque année depuis 2013, des demandes pour un programme de ­recherche séduisant. L’idée ? « Elucider les raisons de l’apparition de ces formes de vie multicellulaires et complexes, leur règne de près de 200 millions d’années, puis leur disparition : les gènes de ces organismes ont-ils disparu ou ont-ils été réactivés lors du redémarrage de la vie multicellulaire, plus d’un milliard d’années après ? »

    Pas un centime d’euro en cinq ans

    Le programme d’El Albani exige de comparer l’écosystème gabonais avec des fossiles du « milliard d’années ennuyeux » lui succédant, s’amuse-t-il, et avec la faune d’Ediacara. Il propose donc des sites et des équipes, en France et à l’étranger, disponibles pour faire ce travail avec lui. Peine perdue. Pas un centime d’euro en cinq ans. Même les missions au Gabon, onze depuis 2010, sont financées de bric et de broc. Des centaines de fossiles rapportés à Poitiers attendent leur étude, faute de crédits. L’ANR, pour justifier ces refus, avance souvent qu’il n’y a pas assez d’argent pour financer toutes les recherches. Un euphémisme, puisque près de 90 % des projets déposés en recherche fondamentale ne sont pas financés ces dernières années. En 2016, cette ­situation avait conduit le jury de la commission maths et informatique à démissionner, jugeant que son travail ressemblait plus à une « loterie » qu’à une évaluation scientifique.

    Les difficultés d’El Albani montrent que l’ANR est moins capable que les directions scientifiques des organismes de recherche de financer des petites équipes de province lorsqu’elles sont à la pointe de la science. Cela conduit à ­arroser « là où c’est déjà mouillé ». Alain Fuchs, dans sa lettre aux personnels, lorsqu’il a quitté la direction du CNRS en octobre 2017 dénonçait « la chute vertigineuse des crédits de l’ANR » mais disait aussi son regret « de ne pas avoir pu suffisamment convaincre la puissance publique de l’importance cruciale de la recherche scientifique pour notre avenir ». Quant au budget 2018, avec zéro création de postes de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens et des crédits en berne, il ne rassure guère El Albani devant ­l’arrivée de concurrents beaucoup mieux dotés que lui. « Les Japonais sont arrivés à quinze au Gabon », s’alarme-t-il.

    Source: www.lemonde.fr/sciences - Auteur: Sylvestre Huet, envoyé spécial à Poitiers


    Mardi 03/04/18 - La Réunion: le volcan du Piton de la Fournaise entre en éruption

    "Il n'y a pas de menace pour la route nationale ou pour les communes aux alentours pour le moment, mais nous suivons l'évolution de la situation de près", précise la préfecture de La Réunion.

    Le Piton de la Fournaise s'est réveillé. Le volcan situé sur l'île de La Réunion est entré en éruption, mardi 3 avril à 11 heures locales (9 heures en métropole), à la suite d'une crise sismique. Pour le moment, l'éruption est localisée dans l'enclos du volcan. "Il n'y a pas de menace pour la route nationale ou pour les communes aux alentours pour le moment, mais nous suivons l'évolution de la situation de près", précise la préfecture de la Réunion.

    "D’après les renseignements fournis par l’observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise, l’éruption a lieu sur le flanc Nord à proximité du côté de Nez Coupé de Sainte-Rose, a indiqué la préfecture, ajoutant qu'"une reconnaissance plus complète aura lieu ultérieurement".

    Le Piton de la Fournaise est l'un des plus actifs au monde. Il est entré en éruption trois fois l'année dernière, en janvier, en mai et en juillet, ainsi qu'à une quinzaine de reprises au cours des dix dernières années.

    Source: www.francetvinfo.fr


    03/04/18 - Séisme de 4.6 au large d'Haïti

    L'Unité Technique de Sismologie (UTS) du Bureau des Mines et de l'Énergie (MBE) s'associe au Ministère de l'Environnement (MDE) et au Secrétariat Permanent de Gestion des Risques et Désastres (SPGRD) pour informer qu'un séisme de magnitude 4.6 sur l'échelle de Richter a été enregistré hier lundi 2 avril 2018 à 9h46 et 37 secondes du matin.

    L'épicentre a été localisé en mer à environ 108.4 km au Sud de Belle Anse et à 111.8 km au Sud-Est de Marigot.

    Rappelons que dimanche la terre a tremblée également dans les Nippes. La secousse a été ressentie dans au moins 4 communes du département : Anse-à-Veau, l'Azile, Arnaud et Petit-Trou de Nippes, provoquant un début de panique.

    Aucun dégâts n'a été signalé par les autorités locales pour ces deux événements sismique.

    Source: www.haitilibre.com


    Lundi 02/04/18 - Un séisme en Bolivie, ressenti jusqu'au Brésil, ne fait pas de dégâts

    Un tremblement de terre de magnitude 6.6 sur l'échelle de Richter a secoué lundi le sud-est de la Bolivie, près de ses frontières avec le Paraguay et l'Argentine, selon un centre sismologique de La Paz. Le séisme s'est manifesté en matinée, à 9h40 (15h40 en Belgique), son centre situé près de Carandaiti, dans le département de Chuquisaca, à une profondeur de 658 km. Le centre américain USGS a quant à lui mesuré le séisme à 562 km de profondeur, à 12 km de Carandaiti avec une magnitude de 6.8.

    L'évènement n'a causé ni dégâts ni blessés, selon les autorités locales. Il a été toutefois ressenti, notamment "dans des bâtiments élevés dans la ville de Sucre", selon un porte-parole du centre sismologique de La Paz. Les localités de Tarija, et de Bermejo, entre autres, ont également ressenti la secousse. A Tarija, des habitants sont rapidement sortis des immeubles, par précaution. Le séisme s'est manifesté jusqu'au Brésil, où il a causé des scènes de panique parmi la population, peu habituée à ce type d'évènements, entre autres à Brasilia et à Sao Paulo, selon plusieurs médias.

    Source: www.rtl.be avec Belga


    01/04/18 - Au moins 23 blessés dans un séisme de magnitude 5,3 en Iran

    Un séisme de magnitude 5,3 s'est produit dimanche dans la partie occidentale de l'Iran, au moins 23 personnes ont été blessées, d'après l'agence Tasnim.

    Le bilan précédent faisait état de 15 blessés

    Selon le Centre sismologique euro-méditerranéen (CSEM), le séisme s'est produit près de la frontière irano-irakienne, à 170 km au nord-est de Bagdad et à 17 km au sud-ouest de la ville iranienne de Sarpol-e Zahab (province de Kermanshah). Selon le CSEM, le foyer du tremblement de terre était situé à 10 km de profondeur.

    L'Institut de géophysique auprès de l'Université de Téhéran a confirmé que la magnitude du séisme avait été de 5,3.

    Le 12 novembre dernier, deux secousses telluriques de magnitude 7,2 et 7,3 ont été enregistrées à 200 km au nord-est de Bagdad et à 100 km à l'ouest de Kermanshah. Les foyers de ces séismes se trouvaient à 19 et 25 km de profondeur. Sept provinces iraniennes ont été touchées par ce tremblement de terre. 12.000 maisons ont été détruites et autant d'habitations ont été endommagées dans 1.650 villes et villages. Au moins 530 personnes ont été tuées et 7.500 blessées.

    Source: fr.sputniknews.com


    01/04/18 - Yellowstone: une fontaine de magma découverte sous le supervolcan

    Des chercheurs de l’Université du Texas ont découvert un gigantesque panache qui s’étend du noyau au manteau. Ils ont décelé la présence d’une section du manteau qui semble plus chaude que ses environs. Cette zone se situe en dessous de la région de Yellowstone, aux États-Unis et s’étendrait de la Californie au Mexique. Rappelons qu’à Yellowstone se trouve « la Caldeira », un cratère classé dans la catégorie des supervolcans.

    Les avancées technologiques en matière d’ondes permettent actuellement d’étudier les propriétés d’une zone localisée dans les entrailles de la Terre. Il est aussi possible de cartographier avec davantage de précision ce qui se passe sous le sol terrestre. Les scientifiques utilisent notamment les données tirées des ondes sismiques.

    Yellowstone

    La question intrigue sérieusement les spécialistes. Dans l’hypothèse où le supervolcan se réveillerait, une partie de la surface terrestre s’en trouverait indéniablement modifiée. Les détails sur l’étude sont disponibles dans Nature Géoscience.

    Une arme de destruction massive

    La dernière activité de la Caldeira en tant que supervolcan date de 640 000 ans. L’explosion était si intense que les cendres éjectées s’étaient éparpillées dans toute l’Amérique du Nord. Son cratère s’étend sur 40 à 60 kilomètres. Depuis, la région de Yellowstone a connu une trentaine d’éruptions volcaniques dites « classiques ». La dernière éruption enregistrée avait eu lieu il y a 70 000 ans.

    Le danger n’est pas à écarter si on tient compte de l’histoire de la Caldeira ainsi que de la présence du panache continental. L’objectif des chercheurs est de vérifier s’il pourrait y avoir une corrélation susceptible d’accélérer le réveil du supervolcan.

    À IFL Science, Michael Polandavait, le responsable de l’Observatoire de Yellowstone a déclaré : « cela ne change rien à notre perception de l’activité volcanique». «Ce type de structure fonctionne sur des millions et des millions d’années… ».

    Aucune prévision n’est encore possible

    Selon plusieurs facteurs, les vitesses de pénétrations des ondes sismiques qui traversent les couches géologiques peuvent varier. Le temps parcouru jusqu’à l’arrivée n’est donc pas le même. Dans le cas de Yellowstone, ces ondes ont décéléré dans une « zone longue, mince et inclinée ». Les experts en ont déduit qu’il y a une partie du manteau ayant une température comprise entre 600° et 800°, plus élevée que celle de la région environnante. Elle est de forme cylindrique et longue de plus de 350 kilomètres.

    L’histoire géologique de la chaîne d’îles volcanique d’Hawaï atteste du mécanisme d’un panache. Alors que les plaques tectoniques se déplacent sur les limites malléables du manteau, les panaches en surchauffe restent immobiles. Ces derniers occasionnent ainsi la formation de volcans.

    Source: www.fredzone.org


    01/04/18 - Algérie: secousse tellurique de 3,4 à Oued Djer dans la wilaya de Blida

    Une secousse tellurique de magnitude 3,2 sur l'échelle ouverte de Richter a été enregistrée, hier à 17h42 dans la wilaya de Blida, a indiqué le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique dans un communiqué.

    L'épicentre de la secousse a été localisé à 5 km sud-est de Oued Djer, a précisé la même source.

    Source: www.elmoudjahid.com

     Tiré à part 

    Le "Journal Communautaire Interactif ©" est une création @picom  - e-mail : journal@j-c-i.com
    Informations légales
    Propositions
    d'articles ou d'anecdotes
       Géosciences
       Environnement
     
    Propositions de photos,
    schémas ou dessins
       Réception iconogaphie
     
    Boîte à lettres
    vos questions & nos réponses
       Courrier des lecteurs
     
    Nos coordonnées